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Le bloc-notes de cirk75

Depuis 2010, Chronique au fil du temps et de la mémoire d'un circophile amateur

La Danseuse de corde, par Henri de Toulouse-Lautrec (1864-1901)

Publié le 24 Mars 2018 par cirk75 dans Art

Quelle étrange œuvre ? Est-on vraiment en présence d’une fildefériste proposant son numéro ? Ou n’a-t-on pas plutôt le sentiment d’avoir affaire à une danseuse de corde débutante ? Qu’a voulu peindre Henri de Toulouse-Lautrec (voir blog17/03/11) en 1899, dans cette huile sur toile mesurant 47 sur 32 cm et actuellement pensionnaire en Suède à Stockholm au Nationalmuseum ?

Que de questions pose ce tableau? Mais a-t-on les réponses? A vous de juger...

En effet telle une nageuse sondant avec ses doigts de pied la température de l’eau, cette jeune femme avec son pied droit semble évaluer la rigidité du fil sur lequel elle veut évoluer. De plus ses mains, ne sont pas suspendues dans les airs en recherche d’équilibre, mais agrippent gauchement ce qui parait être un siège. Enfin et c’est peut-être ce qui est le plus édifiant, son corps n’est pas dans la posture qui sied à une fildefériste. Elle n’est pas droite comme on s’attend à voir une danseuse de corde, mais assise sur un tabouret et le corps renversé en arrière. Bref Toulouse-Lautrec semble avoir peint une débutante ou au mieux une artiste en répétition.

D’ailleurs est-on sous le chapiteau ou la coupole d’un cirque ? Assurément non, la couleur verte qui entoure le sujet et les lampions suggèrent plus une fête champêtre voire une kermesse populaire.

Oui l’approche de ce tableau est ambigu, mais n’oublions pas qu’en 1889 date de cette huile, suite à son internement pour des désordres mentaux dus à l’alcoolisme, c’est en produisant de mémoire, des dessins sur l'art de la piste que Toulouse-Lautrec prouve qu’il a retrouvé non seulement sa santé mentale mais aussi sa capacité à travailler.

Ceci expliquant peut-être cela…

Qu'en pensez-vous?

Pour la petite histoire ce tableau est bien connu des aficionados du monde du cirque, il a même servi de thème pour vanter une exposition circassienne sur le peintre albigeois et le cirque à Tourrette-Levens, ville dont le Maire n'est autre qu'Alain Frère (voir blog21/09/11), le célèbre collectionneur et docteur es cirque.

C'est tout dire...

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L’Hippodrome de Montmartre (1900-1907)

Publié le 23 Mars 2018 par cirk75 dans Bâtiments

Situé à Paris à l’angle de la rue Caulaincourt et de la rue Forest, édifié afin de prendre la suite de l’hippodrome de l'Alma (voir blog14/03/18), le nouvel Hippodrome dit de Montmartre ou de  la Place Clichy comprenait cinq parties distinctes, à savoir :

-une entrée monumentale en pierre de taille avec façade de style Belle Époque, au rez-de-chaussée un grand vestibule avec un escalier d’honneur, au niveau de la piste le contrôle et le bar fumoir, puis au niveau supérieur la direction, la comptabilité et l’administration..

-une salle de spectacle à la suite de l’entrée, possédant une importante charpente métallique,

-un théâtre, à l’extrémité ouest de la salle,

-des loges pour les artistes situées à droite du théâtre,

-les écuries et la machinerie à l’est du théâtre.

Cette grande salle pouvait accueillir 7 000 spectateurs, dont 5 000 assis, qui se répartissaient sur cinq niveaux, tout autour d’une piste mesurant  70 mètres de long sur 35 de large prolongée par une scène de 17,50 mètres de profondeur sur 30mètres de large.

Cet établissement comportait encore un restaurant dont le décorateur était Edouard-Jean Niermans, celui du Moulin Rouge voisin. Ce  restaurant pouvait accueillir pas moins de 2000 couverts dans une ambiance musicale.

Pour prendre la direction de cette salle de spectacle, dans un premier temps on sollicita, Hippolyte Houcke l’ancien directeur de l’Hippodrome de l’Alma qui déclina l’offre. Puis on demanda à  Ernest Molier (voir blog29/04/12) qui accepta d’en assurer  bénévolement la direction artistique.

Parmi les programmes qui ont marqué notons "Vercingétorix" donné à partir du  18 mai 1900. Cette  pantomime équestre à grand spectacle en 3 actes et 4 tableaux de Victorin Jasset, musique de Justin Clérice avec courses de chars, troupes persane et japonaise, chevaux en liberté et clowns et clownesses, ravit les nombreux spectateurs. Cette pantomime équestre faisait aussi frémir le patriotisme de l’époque avec en ultime parade le défilé des héros nationaux.

 

Pendant 7  années, l’Hippodrome proposa, spectacles de cirque, de pantomime, des matchs de football, un spectacle de combat naval, et 1905, le célèbre "Wild West Show de Buffalo Bill". Mais malgré sa splendeur et un succès d’estime, l’exploitation de l’hippodrome se révéla désastreuse suite à des frais généraux exorbitants qui ne permettaient pas d’équilibrer au moins les comptes.

Le 10 mars 1907 l’hippodrome ferma définitivement ses portes. Le bâtiment servit alors au cinéma, les projections étant organisées en sous-sol, et la piste permit de pratiquer le patin à roulettes.

 

Quatre ans plus tard en 1911, Léon Gaumont achèta les bâtiments et les transforma en cinéma géant de 6000 places, le Gaumont Palace. En 1931, le bâtiment est complétement transformé par l'architecte Henry Belloc qui le dota d'une façade de style Art déco. Enfin entre 1961 et 1967, l’édifice fut de nouveau modifié, sa capacité fut ramenée à 2400 places, et on y diffusa des films selon le procédé Cinérama.

Mais le public ne fut pas au rendez-vous et en 1973, le Gaumont Palace fut vendu et démoli. Aujourd’hui à cet endroit on trouve désormais un grand magasin de bricolage et l’Hôtel Mercure Paris Montmartre. Une plaque à côté relate le passé glorieux de cet hippodrome devenu un temps la plus grande salle de cinéma du monde.

 

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Palmarès du Festival International du Cirque Éléphant d'Or 2018

Publié le 22 Mars 2018 par cirk75 dans Festivals

 

Après les 6 premières qui se sont déroulées à Figueres, le festival circassien cher à Genis Matabosh (voir blog 31/03/13) se déplace cette année à Gerone pour sa 7ème édition. Rappelons qu'une des particularités de cette manifestation est de proposer des numéros totalement inédits en Europe et le millésime 2018 n'a pas failli à cette donnée.

Pour la présente édition, le jury a eu à départager 24 numéros présentés par 70 artistes et a remis les récompenses suivantes:

Eléphants Daliniens d’Or

1 - National Circus of Pyongyang Swing (balançoire Russe avec barre fixe et bascule) - RPD de Corée

2 - Acrobatic Troupe (Chine)

3 - National Circus of Pyongyang Funan (Funambules grande hauteur) - RPD de Corée

Eléphants Daliniens d’Argent

1 - Han Kuk Ryong (équilbres) - RPD de Corée

2 - Troupe Shatirov (Echelles aériennes) - Russie

3 - Our Story (mat chinois) - Russie

Eléphants Daliniens de Bronze

1 - Dmitry Dubinin (Jonglage) -Russie

2 - A et J (sangles aériennes) - Royaume Uni / Ukraine

3 - Phoenix (Tissus) - Australie

Prix spécial du Jury

Royal Circus Ballet by Gia Eradze - Russie

Prix du Jury de la Critique

Han Kuk Ryong (équilbres) - RPD de Corée

Prix du Jury de l'image

Audrey et Thomas (Trapèze fixe ) - France / Etats- Unis

Prix du Public

National Circus of Pyongyang  Swing (balançoire Russe avec barre fixe et bascule) - RPD de Corée

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Les blogs sur le cirque ont tendance à être aux abonnés absents

Publié le 21 Mars 2018 par cirk75 dans sites

Déjà "Aucirque.com" il y quelques temps avait cessé de paraître. Et maintenant, Christian Sudre fondateur et administrateur du site "Burguscircus l'Univers du Cirque" nous fait savoir qu’après 16 ans de bons et loyaux services il tire sa révérence pour quelques temps, mais espère revenir prochainement en partenariat avec de grands événements du monde du cirque et de l'illusion. Triste nouvelle car en cette période où les arts de la piste ont un net regain de popularité auprès du public il est dommage que ces médias, sources d’informations circassiennes se tarissent laissant les aficionados du cirque un peu sans voix. Christian Sudre nous donne rendez-vous sur sa page Facebook mais ce n’est pas pareil,. Facebook est un  média qui par son mode de fonctionnement réduit voire raccourci le nombre d’informations, par rapport à un site qui permet d'aller au delà du simple  transfert des informations provenant d’autres pages.

Heureusement il nous encore, et nous espérons pour très longtemps, "Circopedia" (voir blog17/10/15) "Le circassien" site dédié au cirque québécois, "Arts du Cirque BnF" (voir blog10/10/16) "Circus-collection" un site riche en illustrations et photos de programmes de cirque et,  le fort utile "Circus Parade", cher à Dominique Denis (voir blog23/06/16)…

Cependant "Burguscircus l'Univers du Cirque', proposait aux circophiles des informations du jour sur les spectacles et événements circassiens à venir et cela va bien entendu nous manquer. Espérons que ce silence sera de courte durée...

Pour notre part, depuis 2011 avec le site Cirk75 nous essayerons en fonction de notre mémoire et de notre disponibilité d’être aussi présent que possible, afin de divertir à ceux que nos humbles connaissances circassiennes intéressent. Merci à celles et ceux qui prennent le temps de nous lire.

Aussi en guise de conclusion, un petit scoop, en janvier 2019 à Massy Totty  (voir blog20/12/13) sera présent et, promet quelques nouvelles entrées spécialement conçues pour la 27ème édition du festival francilien.

Alors en voila une nouvelle qu'elle est bonne comme disait Coluche ...

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Les Chiffonniers d’Emmaüs (1955)

Publié le 20 Mars 2018 par cirk75 dans Cinéma

En plus du film "Quitte ou Double" mis en scène par Robert Vernay en (voir blog31/05/15), Robert Darène assisté de Marcel Camus, Georges Lautner réalise deux ans plus tard en 1955 un film relatant les premières années de la communauté Emmaüs, fondée en 1949 par l'abbé Pierre. Ce film montre notamment la séquence du jeu radiophonique "Quitte ou Double" (voir blog07/10/11) où l’Abbé Pierre questionné par Zappy Max (voir blog13/02/11) sous le chapiteau du Radio Circus (voir blog 16/01/2015) des Gruss-Jeannet, remporte 368 000 francs de gain pour sa communauté.

Astucieux le prêtre utilisera aussi les ondes de Radio Luxembourg pour lancer un appel à une contribution nationale qui remporta aussi un grand succès.

 

Zappy Max relate le passage de l’abbé Pierre et d'autres ecclésiastiques au Quitte ou Double -pour le fondateur d'Emaüs  c'était un soir d'avril 1952 à Chantilly, sous le chapiteau des Gruss-Jeannet- dans une brochure dont le titre est bien entendu celui de cette emission qui mettait chaque semaine la France en émoi.

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Le cirque bonjour (1971-1979), à l’origine du nouveau cirque

Publié le 19 Mars 2018 par cirk75 dans Nouveau-Cirque

La fille et le gendre de Charlie Chaplin (voir blog03/07/12), sont à  l’origine de la création de ce que l’on nomme aujourd’hui "le Nouveau Cirque" et ils sont également les inspirateurs de nombreuses troupes qui depuis ont tracé leur propre sillon artistique. Revenons aujourd'hui sur la création de ce cirque à cette époque vraiment different.

Le cirque bonjour (1971-1979), à l’origine du nouveau cirque

Lui, Jean-Baptiste Thierrée vient du théâtre. A  25 ans il fonde sa propre troupe et crée cinq spectacles. Il travaille notamment avec Jean-Marie Serreau, Roger Planchon, Peter Brook… et joue même dans le film de Fellini "Les Clowns" (voir blog13/12/10). Elle, Victoria Chaplin, actrice et costumière britannique, joue aussi dans "Les Clowns" ainsi que dans le dernier film de son père "La Comtesse de Hong-Kong" où elle est une jeune femme dansant sur le bateau avec Ogden Mears. En 1969 elle rencontre Jean-Baptiste Thierrée, se marient et décident d’investir le milieu du cirque mais d’une manière moins traditionnelle. En 1971 en partenariat avec une vieille famille banquiste les Moreno-Bormann  ils  créent "Le Cirque Bonjour". Au programme un spectacle fantasmagorique mélangeant cirque traditionnel (acrobates, jongleurs et animaux…) et cirque contemporain (clown engagé, musique pop, marionnettes, costumes, surréalisme…) avec trame et mise en scène ou plutôt en piste.

Le cirque bonjour (1971-1979), à l’origine du nouveau cirque

Parmi les artistes du Cirque Bonjour un certain James Thierrée (voir blog27/02/17) qui enfant débute sur la piste familiale et, qui par la suite deviendra acteur et artiste de cirque au sein de la Compagnie du hanneton dont il est le fondateur. Victoria et Jean-Baptiste Thierrée ont également deux filles Aurélia et Juliette Thierrée elles aussi artistes de cirque.

Le Cirque Bonjour trouve son public, le chapiteau de 1000 places est bien souvent rempli. Il est même invité en 1971 au Festival du théâtre d’Avignon. Il faut dire et, peut être cela a aidé, font partie du spectacle Stéphane et Christophe Vilar les fils du fondateur du festival.

Originalité le spectacle est préacheté par les Comités d’entreprises, les Maisons de la Culture, Municipalités, Club du 3ème âge. Bref l'aventure marche, mais au bout d’une année les Moreno-Bormann mettent fin à cette association trop coûteuse pour eux, car trop de temps morts et de longs voyages entre deux points d’étape.

Les Thiérrée poursuivent seuls l’aventure et en 1979, le "Cirque Bonjour" devient le "Cirque Imaginaire", puis "Le Cirque Invisible" (voir blog21/12/11) mais cela est une autre histoire déjà d’ailleurs contée.

Le cirque bonjour (1971-1979), à l’origine du nouveau cirque
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Charlot Pauwels, clown et trompettiste (1938-2017)

Publié le 18 Mars 2018 par cirk75 dans Clowns

Véritable enfant de la balle, Charles Pauwels dit Charlot nait né en 1938 au Cirque d’Hiver de Paris où ses parents Alfred "Pépète" Pauwels  (voir blog02/02/12) et Alexandra "Baby" Busnach,  en sont des pensionnaires appréciés. Baby proposant de son côté des combinaisons aériennes en duo avec une partenaire les "Sœurs Frediani-Pauwels", ou Pépète créant un célèbre trio de matelots cascadeurs "Les Johnson" comprenant son épouse et un acrobate russe. Après le départ de ce dernier et un intermède avec Pierrot un de ses neveux, Pépète s’associe pour ce numéro à Charlot et avec son second fils Marc dit Marquis.

Quelques années plus tard en 1967 ils forment tous les trois, le "Trio Pauwels" où Charlot l’ainé en est le blanc pailleté, Marquis le contre pitre et Pépète l’auguste. Leur comique tout en finesse plait et fait le bonheur des spectateurs. Charlot, est le clown blanc qui offre à son père et à son frère une résistance. Charlot est le parleur, celui que ses comparses déstabilisent, mais qui à la fin reste maître du jeu. "Le clown blanc est le déclarant, il parait plus intelligent, mais c’est lui qui finalement est mis en pièces, c'est le jeu", avait l’habitude de dire avec modestie Charles.

Le "trio Pauwels" rencontre  un grand succès et est demandé sous les meilleurs chapiteaux européens : Bouglione, Williams, Chipperfield, Althoff, Américan Circus. En parallèle il passe à la télévision où il acquiert une grande renommée.

Charlot Pauwels, clown et trompettiste (1938-2017)
Charlot Pauwels, clown et trompettiste (1938-2017)

 

Après une tentative manquée en 1977 de monter un cirque familial, la seconde tentative en 1981 sera la bonne et, le 1er mai 1981 naît le cirque Pauwels, où Charlot et ses deux complices se plaisent notamment à créer deux spectacles soutenus par une intrigue théâtrale, mêlant personnages bien connus des enfants et numéros de cirque traditionnel. Il s’agit de "Robin des Bois et les saltimbanques" où Charlot joue l'infâme Prince Jean qui enlève la belle Marianne, ou ce spectacle plus contemporain, "Spiderman dans les filets du cirque".

cliché Didier Richard

cliché Didier Richard

Puis Charlot Pauwels tourne en Flandre avec notamment le chapiteau du Circus Barones. Après avoir bien roulé sa bosse et avoir selon Marquis son frère cadet été un oiseau libre, après avoir vécu comme il voulait, Charlot Pauwels décède le 16 décembre 2017 à l’âge de 79 ans.

Et depuis il s’en est allé jouer de la trompette aux étoiles, instrument dans lequel il excellait...

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Une leçon de maintien au cirque Fernando, par Maurice Blum, (1832-1909),

Publié le 17 Mars 2018 par cirk75 dans Art

Nous sommes en 1878, sur la piste du cirque Fernando (voir blog01/07/12) le peintre, aquarelliste et graveur Maurice Blum a représenté un cheval, trois chiens, un singe, un tambour ainsi qu’un personnage aisément reconnaissable. Il s’agit de Boum-boum, le clown médecin Géronimo  Medrano (voir blog17/10/11) si reconnaissable à son maillot et son collant noirs décorés de fleurs et à sa perruque de chanvre hérissée de houppettes.

Cette toile se nomme "Leçon de maintien au cirque Fernando" elle nous montre Medrano une canne à la main, montrant au chien faisant le beau sur un cheval comment il faut se tenir avec grâce en équilibre. A sa gauche  un singe est à califourchon sur un gros chien noir, et un troisième  toutou semble attendre en faisant la sieste. Rien qu’à l’attitude de cet animal on ressent que l’on assiste à une répétition, cette impression est renforcée par l’absence de spectateurs sur les gradins du cirque.

Le peintre ne semble intéressé que par cette scène aussi, s’est-il contenté de peindre cette partie de la piste et rien d’autre.  Il va à l’essentiel et ne nous montre aucun autres détails de cette salle. Enfin sa palette de couleurs utilise principalement les couleurs froides suggérant ainsi que tous les éclairages ne sont pas utilisés pour cette mise en piste.

La silhouette si reconnaissable de Boum-boum Medrano

La silhouette si reconnaissable de Boum-boum Medrano

Maurice Blum a, de 1846 à 1850 étudié à l’Ecole des Beaux-Arts de Lyon, ville où il est né et où il présente pour la première fois au Salon de 1858 deux portrait du mariage d’Henri IV avec Marie de Médicis. Puis il monte à Paris pour suivre les cours d’Eugène Delacroix , de François-Edouard Picot et de Alfred Stevens. Une fois installé à Montmartre, non loin du cirque Fernando, il va proposer entre 1864 et  1891 de nombreux  portraits, scènes d’intérieurs; mais aussi des scènes de cirque comme ce très intéressant  tableau qui nous montre l'importance qu'a le maintient du corps dans un numéro, une discipline aussi indispensable que l'acrobatie pour être un véritable artiste de la piste.

Maurice Blum un peintre totalement ignoré de nos jours...

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Les Arènes du Grand Palais à Paris

Publié le 16 Mars 2018 par cirk75 dans Cirques d'hier

Les arts de la piste ne se sont pas toujours produits sous des chapiteaux ou sous les coupoles de bâtiments construits pour cet effet. Les Palais des Sports (voir blogs 08/03/11 et 07/03/17) ont aussi au XX° siècle été ponctuellement transformés en enceinte circassienne. Ainsi à Paris le cirque de Moscou (voir blog17/03/13) ou les spectacles de Cirque pour Noël ont envahi pour un temps le Vel d’hiv, le Palais des Sports de la porte de Versailles ou le Palais Omnisports de Paris Bercy.  Mais d’autres bâtiments prestigieux ont également commis dans les arts de la piste. Tel le " Grand Palais des Beaux-arts" édifice situé dans le VIII° arrondissement et consacré par la République "à la gloire de l'Art français".  Et c’est dans cet édifice qu’en 1937 du 11 au 23 août s’est produit "Le Cirque des Cirques" version Houcke-Baroncelli, qui proposait une sorte d’hippodrome en utilisant 3 pistes comme les dimensions du lieu le permettaient, pour y présenter sous la houlette de Natol (voir blog19/11/13) une sélection d’artistes où les Houcke-Raincy se taillaient la part du lion.

Les Arènes du Grand Palais à Paris

Quelques années plus tard en 1943, en pleine occupation,  le Centre d’Initiatives Sociales (CIS) locataire du Grand palais y fait aménager un vaste cirque pouvant recevoir  6 000 spectateurs. Le CIS propose à Albert Rancy, le petit fils de Théodore Rancy (voir blog22/09/11)  de prendre avec comme secrétaire général un dénommé Henry Thétard  (blog29/03/13) et Louis Lavata  comme régisseur,  la direction des "Arènes du Grand Palais". Dans la réalité cet établissement dont la première a lieu le 2 mai 1943 se nomme  "Nouveau Cirque des Champs-Elysées" un clin d’œil en quelque sorte à Louis Dejean (voir blog20/03/15) propriétaire jadis du "Cirque des Champs-Elysées". Les programmes de cet établissement concocté par Albert Rancy  comprenaient des attractions de grand renom, les Fratellini (voir blog18/05/15), Chrysis de la Grange (voir blog31/03/15), les Nor-Bertys, Roger Spessardy (voir blog23/06/15), Angélo Tassi, les Wolson, les Alizés (voir blog07/04/14), la cavalerie Carré  ou le " bolide infernal" des Frères Desprez (voir blog09/02/17). L’orchestre était placé sous la direction de Florimond, maestro très apprécié aussi chez Medrano (voir blog12/02/17).

Malheureusement sommé par une lettre du Consulat général allemand signée Von Kutzschenbach de quitter les locaux pour être remplacé le 2 mai 1944 par son ex-beau-frère Jean Houcke -il fut un temps marié à Marcelle Rancy- un circassien que l'on disait plus conciliant avec les autorités occupantes, Albert Rancy est obligé de passer la main.

Deux mois après le Grand Palais est incendié et au mois d'août 1944 paris est libéré , mais ceci est une autre histoire.

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Le Gala du XI° Festival des Arts du Cirque d’ Izhevsk

Publié le 15 Mars 2018 par cirk75 dans Festivals

Le jury du XI° Festival des Arts du Cirque d’ Izhevsk, manifestation qui s’est déroulée du 7 au 11mars a souhaité récompenser les artistes suivants :

 

Ours d’Or

Illusion "Falcon". Anatoli et Alexey Sokol Sokol. (Russie)

Jinan Acrobatique, Jongleurs avec des chapeaux. (Chine) 

Acrobaties sur une balançoire avec une barre horizontale. (Corée du Nord)

 

Ours d’argent

Murad Khidirov "Restaurant", chimpanzés. (Russie)

Tsai Yong, l'équilibre. (Chine)

Duo Flash Splash sangles aériennes. (Russie & Ukraine)

Xinjiang Acrobatique l’Ode à la jeunesse. (Chine)

 

Ours de bronze

Equilibristes sur perches Taalaybek Saralaeva. (Russie)

Brothers Marton,  (Italie)

Les Sandros, Equilibre sur les bobines. (Portugal)

Trio Angelis Barre russe. (Roumanie).

Revenons en images sur la soirée de clôture et visionnons ce gala où les numéros récompensés sont programmés.

         

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