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Le bloc-notes de cirk75

Chronique au fil du temps et de la mémoire d'un circophile amateur

Jean-Dominique Puet dit Dominique Jando

Publié le 21 Juin 2012 par cirk75gmkg dans Personnalités

JandoNé le 1er août 1945 à Neuilly sur Seine Jean-Dominique Puet dit Dominique Jando est un passionné de cirque et après avoir dès douze ans monté avec quelques amis des spectacles de cirque, il participe à l’école du cirque fondé par Jérôme Medrano (voir blog16/10/11) où il apprend les fondamentaux de la piste. En 1962 il débute sa carrière de clown avec comme partenaire Dominique Denis. Il crée une fondation d’amateurs de cirque: Ring, travaille comme assistant metteur-en-scène au théâtre, puis devient décorateur, dresseur de dauphins. Il fonde le Club Jean Richard, rencontre Sylvia Monfort et Alexis Gruss Junior (voir blog13/02/12) avec qui il fonde le Centre de Formation aux Arts et Techniques du Cirque et du Mime, dont il devient le secrétaire général. Parallèlement il réalise aussi des affiches pour les cirques de Jean Richard ou le Cirque de Montmartre.

Jando-Histoire.jpgJando-CircusDominique Jando historien réputé des arts de la piste a publié plusieurs livres. Parmi les ouvrages qu’il a écrit deux écrits se détachent, sa célèbre "Histoire Mondiale du Cirque" (Éditions Jean-Pierre Delarge) ainsi qu’un impressionnant livre tant au niveau de ses dimensions (29 x 44 cm, 670 pages) qu’au niveau de son contenu. Cet ouvrage: "The Circus 1870-1950", écrit en collaboration avec Linda Granfield et Fred Dahlinger Jr. (Éditions Taschen) est reconnu aujourd’hui comme le livre de référence du cirque américain.

Medrano09JRJando2.JPGEgalement cofondateur du Festival du Cirque de Demain à Paris, Dominique Jando de 1983 à 2002 a travaillé comme intendant adjoint du Big Apple Circus de New York et, en 2003 devient le directeur de la "School of Circus Arts de San Francisco", ville dans laquelle il réside actuellement.

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Crescend’0 de Muriel Hermine

Publié le 19 Juin 2012 par cirk75gmkg dans Programmes

 

Crescend-o.jpg Née au Mans le 3 septembre 1963, Muriel Hermine est une ancienne championne pratiquant la  natation synchronisée. Mettant fin en 1987 à une carrière sportive bien remplie et comprenant 12 titres de championne de France et 4 titres de Championne d’Europe ainsi qu'une médaille de bronze au Mondiaux de Madrid, elle se tourne vers le spectacle en proposant des spectacles aquatiques ayant pour nom: Sirella, Crencend’O ou Freedom.

bouglionech1997.jpgLe spectacle Crescend’O est présenté pendant deux années de suite au Cirque d’Hiver de Paris et c’est à cette occasion que le piscine construite en 1933 fut entièrement restaurée grâce au partenariat signé avec Electricité de France. La première de ce spectacle sous-titré "L’eau et le Cirque" a eu lieu le 16 octobre 1997, c'set un spectacle nautique qui est la rencontre entre le monde de l'eau et le monde du cirque. Et devant le succès remporté, les producteurs décident de représenter le même spectacle à l'automne 1998, (6 novembre au 10 janvier 1999) Et c’est ainsi que plus de 230 000 spectateurs sont venus admirer au Cirque d’Hiver les nageuses trapézistes, le duo synchronisé entre un cheval et une nageuse, les femmes-élastique qui jaillissent des profondeurs.... Puis en 1999 et 2000, Crescend'O est présenté de façon permanente à Disneyland Paris dans une version un peu différente de celle présentée au Cirque d’Hiver, avec Dacha Volnaya, une jeune artiste russe qui succède à Muriel Hermine.

bouglionech1998.jpgParmi les artistes signalons une dénommée Irina Rekhviachvili specialiste en ballets aquatiques, trapèze, corde lisse élastique, et cercle, aujourd'hui connue sous le nom d’Irina Bouglione, qui est, comme chacun le sait, la charmante épouse de Francesco Bouglione, actuel directeur de production du Cirque d’Hiver Bouglione.

 

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Exploit du funambule américain Nik Wallenda

Publié le 18 Juin 2012 par cirk75gmkg dans Personnalités

 

Wallenda.jpgAcclamé par des dizaines de milliers de spectateurs, le funambule américain Nik Wallenda a réalisé vendredi 15 juin au soir son rêve de gosse et est entré dans l'histoire, en traversant sur un fil les chutes du Niagara. Il a mis moins de 30 minutes pour traverser des Etats-Unis au Canada, juste au dessus du gouffre des chutes les plus puissantes d'Amérique du Nord, finissant même en courant et en saluant la foule d'un bras levé. Wallenda, 33 ans, extrêmement concentré, vêtu d'un pantalon noir et d'une veste rouge imperméables s'est élancé à la nuit tombée, éclairé par d'énormes projecteurs, après une brève prière, comme il le fait toujours avant de grimper sur son fil. A petits pas mesurés, avec les chaussons à la semelle de daim spécialement créés par sa mère, il a traversé avec son long balancier, à 60 m au dessus des chutes au débit de 2.800 m3/seconde. Une oreillette le reliait en permanence à son père au sol durant la traversée, et Walenda, filmé en direct par la chaîne de télévision ABC, échangeait avec lui ses impressions."C'était une vue absolument incroyable", a-t-il ensuite raconté dans une conférence de presse. "C'était à couper le souffle". Il a ajouté que la brume qui montait des chutes était "pire" qu'il ne l'avait prévu, avec des vents parfois violents. "J'ai adoré chaque instant", a-t-il ajouté, visiblement fatigué mais heureux. "L'impossible n'est pas si impossible si vous y croyez", a-t-il encore ajouté, insistant sur l'importance de sa foi. Il portait un harnais durant la traversée, pour la première fois de sa carrière, à la demande d'ABC, son principal sponsor. Fidèle à sa parole, en dépit de l'espoir de certains de ses fans, il ne l'a pas enlevé, mais a souligné à l'arrivée qu'il n'en avait pas eu besoin. Et a ajouté qu'il n'avait jamais eu peur de glisser. "Nous sommes entrés dans l'histoire", a-t-il ajouté, avant de poser en famille avec ses parents, sa femme et leurs trois enfants. Au 19e siècle, 14 acrobates avaient déjà tenté et parfois réussi le pari de la traversée de la rivière Niagara, jusqu'à son interdiction. Mais ils l'avaient fait en contrebas des chutes, dans un secteur plus calme.

Wallenda2.jpgDétenteur d'une demi-douzaine de records mondiaux, notamment pour ses exploits à vélo sur un fil, Wallenda, basé à Sarasota en Floride, est de la septième génération d'une famille d'artistes de cirque, dont certains sont morts en exerçant leur art. Il a tenu à rendre hommage vendredi soir à son arrière grand-père, le patriarche de la famille, mort à 73 ans en tombant d'un fil alors qu'il traversait entre deux immeubles à San Juan (Porto-Rico), en 1978. Wallenda est prêt pour un nouveau défi. Il a reçu, a-t-il expliqué, l'autorisation de traverser le grand Canyon. Une distance trois fois plus longue que la traversée des chutes du Niagara et il espère pouvoir réaliser ce nouveau rêve d’iici trois à cinq ans.

 

 

 

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Dany Renz (1929-1972)

Publié le 17 Juin 2012 par cirk75gmkg dans Artistes

 

Rancy1964b.jpgDaniel Chagnon dit Dany Renz, ou Rentz dans certains programmes, reste à ce jour une des légendes du monde du cirque au moins pour deux raisons, une fin tragique le 17 juin 1972, et des numéros équestres exceptionnels dont certains sont à ce jour inégalés, mais reprenons par le commencement.

Rancy1956Fils d’Adrienne Renz et de Marcel Chignon un pantre (personne non issue du monde du Cirque), Dany Renz se sent très jeune attiré par le monde de la piste et c’est ainsi qu’il passe de nombreuses vacances chez sa tante Tilly, épouse d’Henry Rancy, le directeur du cirque du même nom où Il apprendra les bases de l’acrobatie et de l’équitation. En 1950, il épousera sa cousine Sabine Rancy avec qui il formera un couple circophile de premier ordre.

DanyRenz.JPGTrès rapidement Dany Renz va montrer des dons exceptionnels pour des numéros de jockey (voltige à cheval) et c’est ainsi qu’il conçoit le très célèbre numéro «Robin des bois» dans lequel il mêle la voltige, la danse classique, le tir à l’arc et une série de cinq à sept sauts périlleux consécutifs sur un cheval au galop. Numéro qui durait huit minutes et qui était exécuté sans aucun temps mort. Pour cette prestation à hauts risques, Dany Renz reçoit en 1955 à Toulouse l’Oscar du Cirque et, en 1958 fait parti de la troupe qui représentera le Cirque français à Moscou. En 1961 avec la complicité du cheval Dynamite, il endosse les habits de Kid Callagan personnage qui se fait malmené par le quadrupède comédien mais numéro qui fait mourir de rire les spectateurs. En 1965 il revêt la tenue de Zorro pour la tournée 65 du cirque Sabine Rancy. Unanimement reconnu par la profession, il reçoit en 1969 à Madrid un second Oscar que lui remet Arturo Castilla, le Président du Comité de direction des cirques espagnols.

Rancy1968bParallèlement il est aussi le PDG du Cirque Sabine Rancy où il montre toute l’étendu de ses facettes: barriste, sauteur à la batoude, acrobate au tapis, trapéziste volant, dompteur, manipulateur, jongleur et voire même auguste à ses heures. Dany Renz était un artiste de cirque complet qui savait tout faire et même sauver de la mort le dompteur Gerardi grièvement blessé le 13 mars 1968 lors de la représentation à Versailles par le Lion Poulito.

Rancy1971.jpgMalheureusement le 17 juin 1972 à 0h30 à Dany Renz en voulant aider le cornac à embarquer dans sa remorque l’éléphante Chiquita, est mortellement blessé par le pachyderme. Conduit de toute urgence à la clinique Saint-Louis d’Issoire, puis à l’Hôtel Dieu de Clermont-Ferrand, Dany Renz y décède au petit matin. Et d’après la légende on raconte qu’à Brioude (le lendemain) tous les chevaux de la cavalerie, en forme d’hommage, ont défilé devant la caravane directoriale du Cirque Sabine Rancy, où reposait en habit de parade Dany Renz.

DenysPour ceux qui souhaitent plus d’informations sur la vie et l’œuvre de Dany Renz, un livre à fortement conseiller celui du Docteur Frédéric Denys, le grand spécialiste de la mémoire Rancy : "Le Cirque Sabine Rancy 16 ans d’Histoire et d’histoires".

 

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Elsane dite "La Manolete du trapèze"

Publié le 16 Juin 2012 par cirk75gmkg dans Aériens

 

Elsane2.JPGD’origine polonaise, Jacqueline Elsana Jackel dite Elsane  après avoir étudié la danse à Berlin, débuta sa carrière au Casino de Paris comme danseuse dans la troupe des Diamonds Beauties dans un ballet aérien intitulé « La toile d’araignée ». Puis elle travailla en Espagne et au Portugal, mais se fit vraiment connaître du grand public en 1951 au Cirque Medrano, où elle apparaissait sur piste vêtue d’une ample robe à volant et d’un éventail en plume d’autruche à la main puis elle se faisait hisser jusqu’à son trapèze où elle enchainait un festival de prouesses acrobatiques, parmi lesquelles on trouvait une suspension par le cou-de-pied suivie d’une suspension par les talons nus. En plus de sa maestria au trapèze Elsane pouvait aussi tenir en haleine les spectateurs avec un numéro de corde qui fit les beaux soirs de nombreux cirques dont Amar, Bureau, Cirque d’Hiver de Paris, Demyunck, Tom-Arnold-Circus en Grande Bretagne ou Apollo à Berlin. Parallèlement elle se lia d’amitié avec l’inénarrable professeur Maladolli qui la nomma directrice de son Cirque Cocassien.

 

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Le Mondial Circus

Publié le 3 Juin 2012 par cirk75gmkg dans Cirques d'hier

 

MondialCircus.JPGDe nombreux cirques ont porté cette enseigne utilisée par les familles Badelly, Beautour, Bouillon, Dallau, Durand, Badelly, Perrannaud, Roba ou Villand... Mais c’est surtout l’association entre les frères Francki et les frères Reich qui retiendra plus notre attention, car en 1965 les Reich-Francki firent tourner un chapiteau de deux mâts de vingt mètres de haut, transporté par un matériel roulant très soigné avec des caravanes aux couleurs rouge et crème. L’année suivante les Francki reprenant leur liberté créèrent "l’Hollywood Circus" (voir blog 02/06/11), quant aux Reich ils continuèrent seul l’exploitation du "Mondial Circus" où, Jean Reich présentait ses fauves comme autrefois dans une voiture cage. Le "Mondial Circus" fut donc le premier cirque des Reich qui plus tard tourneront sous les enseignes "Amar" ou "Kino’s", mais cela est une autre histoire aurait dit Kipling.

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L’Hollywood Circus (1956-1957)

Publié le 2 Juin 2012 par cirk75gmkg dans Cirques d'hier

Francki56bis.jpgLes frères Philippe et André Francki, garagistes à l’origine, commencèrent leur parcours dans le monde du cirque en vendant au Cirque Bostok (voir blog25/03/11) des pièces détachés. Puis définitivement mordu par les arts de la piste, avec l’aide de Jean et Firmin Reich ils tournèrent pendant un an en utilisant le chapiteau de cette célèbre famille sous le nom de "Mondial Circus". De 1956 à 1957 pendant deux années ils voyagèrent  avec une enseigne intermédiaire nommée "Hollywood Circus", profitant ainsi de la notoriété de tout ce qui avait une consonance anglo-saxonne dans les années 50. Entouré de nombreux et rutilants véhicules, cet établissement était l’ébauche de ce qui allait dans un premier temps devenir "Le Festival du Cirque", puis le "Cirque Francki" (voir blog19/01/11).

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Joe Grimaldi (1778-1837), un clown mis en scène par Charles Dickens.

Publié le 31 Mai 2012 par cirk75gmkg dans Clowns

 

JoGrimaldi-copie-1.jpgEn cette année du bicentenaire de la naissance du romancier britannique Charles Dickens, parait un ouvrage qui devrait intéresser les amateurs de cirque et de son histoire, livre intitulé : "Les Aventures de Joseph Grimaldi". Et l’histoire de ce livre est déjà en soi un évènement, mais reprenons depuis le début.  Joseph Grimaldi (1778-1837) est un des premiers mimes qui peut revendiquer l'appellation de clown. Né dans une famille de danseurs italiens et immigrés en Angleterre, Joseph dit Joe joue dès 1782, à quatre ans, les premiers rôles où son art es grimaces offrent aux londoniens une évasion et une occasion de se moquer de leurs propres travers. Travailleurs infatigable Joe Grimaldi va pendant quatre décennies se produire sur les planches du Sadlers’s Wells, un théâtre dans lequel il va construire sa notoriété en composant son personnage du Clown Joey et devenir l’un des plus grands clowns britannique du début du XIX° siècle.

JoGrimaldiVoulant laisser une trace de son passage, et à la veille de mourir en 1837, le clown Grimaldi dicte à son secrétaire une centaine de pages autobiographique, puis confie le manuscrit à un ami, qui s'appliquera à le condenser avant de le présenter à un éditeur. Celui-ci, profitant de la liberté que lui rend la mort de l'auteur, le porte aussitôt à Charles Dickens. Dépositaire des Mémoires de Grimaldi, l’auteur d’Oliver Twist pense qu’il peut en les retravaillant en tirer un ouvrage à succès où Grimaldi deviendra un personnage de roman, un pitre irrésistible sorti tout droit de la comedia dell’arte. La vie du grand Joe, sa carrière, nous livrent quelques-uns des plus curieux aspects des mœurs britanniques, et en semant bien des incidents étranges, des rencontres dramatiques, des péripéties bizarres dans l'existence où ce clown semble s'être complu à lui faire un sort extraordinaire. Ouvrage à peu près ignoré en France, partiellement traduit en 1951, dans une édition confidentielle, aujourd'hui épuisée et introuvable (Éditions du Globe), "Les Aventures de Joseph Grimaldi" sortent enfin de leur oubli et viennent d’être publiés chez Nil Edition d’après une traduction de Bernard Hoepffner.

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l'éléphant Fritz

Publié le 25 Mai 2012 par cirk75gmkg dans Animaux

 

elephantFritz.jpgEn France les villes gardent bien souvent des témoignages de l’histoire du cirque, ainsi Nantes possède une place du cirque, Paris outre sa rue du même nom (voir blog13/05/12) a, à travers le célèbre lion de Belfort rendu hommage au dompteur Pezon… mais moins connu est l’histoire de l'éléphant Fritz que l'on peut voir naturalisé au Musée des Beaux-arts de Tours. Revenons aujourd’hui sur l’histoire singulière de ce pachyderme de cirque Barnum.

fritz-mortFritz l’éléphant est arrivé à Tours avec le cirque Barnum & Bailey en 1902. L’animal a défrayé la chronique locale à l’issue d’une représentation, alors que le cirque se dirige en convoi vers la gare pour quitter la ville, l’éléphant s’extrait du cortège en dépit des chaînes qui le lient à quatre de ses congénères, charge la foule et arrache des arbres place Nicolas Frumeau. Pour éviter un désastre, les responsables du cirque décident de l’abattre. La pauvre bête est alors immobilisée et étranglée jusqu’au trépas qui ne surviendra qu’à l’issue d’une longue agonie, sous les yeux effarés des tourangeaux. Offert à la ville par le cirque, la dépouille sera naturalisée à Nantes et Fritz reviendra à Tours par bateau, sur la Loire, où il est hébergé dans une annexe située dans le jardin du Musée des Beaux-arts de Tours.

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François Baucher (1796 – 1873)

Publié le 13 Mai 2012 par cirk75gmkg dans Personnalités

FrancoisBaucher.jpgA Paris, à deux pas du Palais de l’Elysée, entre la place Beauvau et l’avenue Gabriel on trouve une "rue du Cirque", rappelant qu’au XIX° siècle un cirque avait été édifié. Non loin là, en déambulant on peut voire une plaque apposée sur le Théâtre Marigny rappelant de nouveau qu’un cirque fut construit à cet emplacement (voir blog24/02/11). De plus cette inscription fait aussi référence à un écuyer célèbre François Baucher. Revenons aujourd’hui sur le parcours de ce personnage qui au départ n’avait rien d’un homme de spectacle et bien qu’ayant décidé d’endossé le costume de scène, avait l’habitude de préciser, à ceux qui prétendaient qu’il abaissait son titre d’écuyer en se mettant en scène, "que Shakespeare et Molière avaient eu, eux aussi la bassesse de jouer leurs pièces, eux-mêmes en public".

François BaucherNé à Versailles en 1796 dans une famille modeste, son père est marchand de vin, François Baucher  part à l'âge de quatorze ans rejoindre à Turin un de ses oncles, écuyer du prince Borghèse et suit les leçons du maître Frederico Mazzuchelli qui lui enseignera ce qui devait devenir la base de son équitation, "annihiler toute volonté chez le cheval et la remplacer par celle du cavalier". De retour en France, il devient piqueur chez le Duc de Berry puis prend la direction de deux manèges au Havre et à Rouen. Vers 1834 se fixe à Paris où il acquiert alors une grande notoriété en se produisant entre 1837 et 1843 au Cirque des Champs Élysées, avec des chevaux brillamment dressés. Il stupéfie ainsi les spectateurs par la précision avec laquelle il les monte. Et c’est ainsi que le général Oudinot, ayant eu vent de sa méthode, envoie à Paris non seulement le commandant de Novital, écuyer en chef à Saumur, mais aussi 26 officiers de cavalerie pour suivre les cours de Baucher. En 1843, le Maître-Ecuyer se rend à Saumur où sa méthode, sous l'impulsion du commandant de Novital est alors enseignée dans le célèbre "Cadre Noir". Mais son enseignement fait polémique et une commission du Ministère de la Guerre émet un avis défavorable ce qui entraine l’interdiction pure et simple de promouvoir la méthode Baucher dans l'armée.

Francois_Baucher.jpgRevenu à sa profession de Maître-Ecuyer, en 1855 il est victime d’un grave incident, il est écrasé par la chute d'un lustre alors qu'il travaille un cheval à pied, ce qui lui entrainera un fort handicap physique (il ne peut chausser ses bottes). Cerains s’en félicitent, car peu d'hommes au XIX° siècle ont été aussi violemment attaqués que Baucher. Comme d’habitude on peut attribuer cette violente opposition à l'hostilité que rencontrent souvent les novateurs. François Baucher reste vraiment un novateur et à l'heure actuelle, les traditions qu'il a laissées servent de base, en France comme à l'étranger, à l'équitation savante, au dressage raisonné du cheval de selle. Presque tous les ouvrages publiés depuis s'inspirent plus ou moins, et quelque fois inconsciemment d'ailleurs, des principes qu'il a posés et des moyens équestres dont l'ensemble est connu sous le nom de Méthode ou Système Baucher.

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