Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
Le bloc-notes de cirk75

Chronique au fil du temps et de la mémoire d'un circophile amateur

William Claude Dukenfield, (1880-1946) dit W. C. Fields, artiste de cirque

Publié le 10 Mai 2012 par cirk75gmkg dans Cinéma

Le Cirque en FolieNul n’est besoin de rappeler l’apport considérable que le cirque à jouer dans l’histoire du cinéma. Charlie Chaplin, Buster Keaton (voir blog14/12/10), Jacques Tati (voir blog08/04/11) en sont les exemples les plus connus. Par contre l’attache que William Claude Dukenfield, dit W. C. Fields cet extraordinaire comique a eu avec les gens du voyage, est moins notoire, car avant de s’imposer chez Mack Sennett Il fut un jongleur particulièrement adroit, drôle et aux nombreuses trouvailles. Souvenons-nous de « Sally, fille de cirque » qu’il tourne sous la direction de D.W. Griffith, de « Poo Sharks » qui en 1915 marque sa première incursion dans le monde du 7ème art dans un court métrage lui permettant à montrer l’un de ses tours favoris : « The Fool Game », une étonnante partie de billard, ou encore « The Old Fashioned Way » où il témoigne de sa virtuosité avec des boites de cigares qu’il fait non seulement s’entrecroiser, mais aussi s’imbriquer les unes dans les autres.

Sally-fille-de-cirqueFied aimait beaucoup interpréter des personnages d’artistes de cirque, cela lui rappelait sbien entendu a jeunesse où il fut monteur, soigneur d’éléphants, musicien et bien entendu jongleur. Il joue un directeur d’un cirque ambulant dans « Le don Juan du cirque », un M. Loyal dans « Tillie Punctured Romance »,un  jongleur dans « Sensation », un directeur d’une tournée dans « Parade du rire », un propriétaire d’un cirque dans « Le cirque en folie ».

 

commentaires

William Cody dit Buffalo Bill (1845-1917)

Publié le 8 Mai 2012 par cirk75gmkg dans Franc-Maçonnerie

buffalo-bill.jpgBuffalo Bill représente pour la plupart d’entre nous un célèbre éclaireur de l’armée de l’Union qui une fois retourné à la vie civile, travailla pour le compte des chemins de fer du Kansas pour alimenter en viande de bison les ouvriers du chantier. C’est à cette occasion qu’il conquiert son pseudonyme en tuant en 18 mois plus de 4 000 bisons, contribuant ainsi indirectement  à l’extermination des indiens dont la vie dépendait de ces animaux. A partir de 1876 il utilise sa célébrité pour proposer un spectacle sur la conquête de l’Ouest : "le Buffalo Bill’s Wild West show", comprenant : tirs à la carabine, maniement du lasso, le rodéo, attaque de la diligence, et combats contre les indiens, dans lesquels se trouve le célèbre chef Sitting Bull. Les spectacles proposés par Buffalo Bill n’étaient pas vraiment du cirque mais resemblait à une exhibition de cow boys, d’indiens, des jeux du Far West en plein air, dans un grand manège rectangulaire entouré de tribunes couvertes. Selon l’historien Serge : "c’était avant tout une exhibition de tentes, de tribus où des squaws berçaient leurs petits, où de vieux Indiens fabriquaient des pantoufles de perles, des gilets aux couleurs vives auprès de ces chevaux piaffeurs et agiles se croyant encore dans leur prairies".

William Cody dit Buffalo BillPar contre ce qui est peut être moins connu, c’est qu’il était franc-maçon de la Loge Platte Valley n°32 du Nebraska, puis franc-maçon de la Marque au Chapitre Euphrates n°15 et 32ème au rite écossais et Chevalier Templier. Lorsqu’il décède en 1917 il sera enterré avec tous les honneurs maçonniques.

(avec la complicité de Jihel)

commentaires

Le tigre de Colombo (1954)

Publié le 7 Mai 2012 par cirk75gmkg dans Cinéma

LeTigreDeColombo.jpgLe seul intérêt de ce film est qu’il donne la sensation d’entrer dans la cage centrale auprès du grand dompteur que fut Gilbert Houcke (voir blog13/12/11). Quant à l’histoire elle est insignifiante: « lors de son passage dans un cirque de Hambourg, le Maharadjah de Jailapur tombe amoureux de la belle écuyère Yrida. Désirant absolument la rencontrer, il envoie ses hommes de main pour obliger le cirque à venir se produire à Ceylan. Il essaye alors de gagner par tous les moyens les faveurs de la jeune femme. En vain... Sans autre forme de procès, il l'enlève et l'emmène dans son château en Inde. C'est là qu'Yrida reconnaît dans le fils du maharadjah l'homme qu'elle avait vu un jour à Hambourg et que, depuis, elle n'avait pas réussi à oublier.» Dernier point le metteur en scène Veit Harlan ne remonte pas le niveau artistique car pendant la dernière guerre il a sous les ordres de Goebbels commit des films de propagande nazie comme le "Juif Süss". Heureusement il y a Gilbert Houcke pour que ce film avec Kristina Söderbaum, Willy Birgel, Adrian Hoven, Hermann Schomberg, Karl Martell, ne soit pas mis aux oubliettes de la médiocrité.

commentaires

Les Cirques Hollandais et Hongrois

Publié le 6 Mai 2012 par cirk75gmkg dans cirques étrangers

Francki61.jpgJR2008Le cirque Hongrois ou «Magyar Cirkusz» est bien connu en France, car plusieurs troupes sont venues présenter un spectacle, que ce soit en 1956 à Médrano, ou en 1961 et 1963  chez Francky. Par contre le cirque des Pays-Bas, à part les productions organisées de 2003 à 2009 à Nanterre par Gilbert Edelstein sous l’enseigne du Cirque Jean Richard et en collaboration avec le Cirque National Hollandais Herman Renz cher à Ronday Goldstain son directeur, a été peu présent dans l’hexagone. Revenons rapidement sur l’histoire des cirques hollandais et hongrois.

Renz.jpgLe Cirque des Pays-Bas a été dominé par deux grandes familles : les Carré et les Strassburger, qui toutes les 2 ont commencé leur carrière en dehors de la Hollande. Les  Carré commencent par ouvrir un cirque à Belgrade, avant qu’Oscar Carré décide de faire construire en 1887 un des plus beaux et plus anciens cirques au monde à Amsterdam: Le Koninklijk Theater Carré. . Cette famille était réputée pour sa cavalerie qui était une des plus célèbres d’Europe. Rappelons que Lola Schumann, l’épouse d’Albert Carré est la créatrice d’un numéro très en vogue au siècle dernier : la danseuse et le cheval. De leur côté les Strassburger exploitèrent les cirques fixes d’Amsterdam, de Scheveningen, de Bruxelles. En 1936 après leur départ d’Allemagne ils prennent la nationalité hollandaise. Eux aussi sont célèbres grâce à leur cavalerie et ils présenteront même un carrousel de soixante chevaux. Aujourd’hui la situation du cirque au Pays-Bas est paradoxal, si d’un côté les chapiteaux locaux ont pratiquement disparus, rare exception le Cirque Herman Renz dirigé depuis 1996 par les familles Ronday et Steijvers, de l’autre le spectacle de cirque reste très prisés des bataves. Aux directeurs de cirques se sont succédés les producteurs de spectacles organisant les tournées des troupes acrobatiques chinoises, russes ou coréennes. Pour les fêtes de fin d’années le Koninklijk Theater Carré ouvre ses portes pour de somptueux programmes dans lesquels on peut applaudir les meilleurs numéros de cirque du monde.

FovarosiNagyCirkusz.jpgLe cirque national Hongrois est apparu en 1945 et devint rapidement une référence pour la qualité des artistes formés dans son école nationale créée en 1950 et , qui a su concilier le désir d’innover et les traditions magyars. Le cirque hongrois a une longue tradition, n’oublions pas qu’en 1881 le Russe Mathias Beketow, un ancien clown après son triomphe à Paris avec sa troupe au Nouveau Cirque (voir blog08/12/10) fait construire dans l’Ile de la Marguerite à côté des thermes le Vieux Cirque, qui ne fut démoli qu’en 1971 pour laisser place à un bâtiment de conception plus moderne et mieux adapté aux ambitions de ses directeurs. Ce cirque en dur ou Fovarosi Nagy Cirkusz présente encore de nos jours des spectacles reconnus pour leur qualité et son festival annuel permet d’applaudir les plus grands artistes mais aussi de découvrir de nouveaux talents.

commentaires

Roger-Violet ou R. Violet

Publié le 5 Mai 2012 par cirk75gmkg dans Affiches

 

Roger-VioletPioNockCet artiste réalise plusieurs visuels pour Sabine Rancy (voir blog22/09/11). En 1965 il dessine un lion de mer à l’air féroce, dans les tons bleu et noir. Puis récidive en 1966 avec deux affiches, une avec un tigre plongeur dressé par Heinz Naumann qui réussi à mettre au point un numéro dans lequel un tigre et le dresseur sautent du haut d’un plongeoir ; la seconde concerne Pio Nock funambule suisse, qui réalise son numéro sur un fil tendu à 10m au-dessus de la cage aux fauves.

 

commentaires

Andrée Marcoud ou Maryse Bégary (1926-2007)

Publié le 3 Mai 2012 par cirk75gmkg dans Aériens

 

MaryseBegary.jpgParmi les reines incontestées du trapèze figure Andrée Auclère qui s’est produit au début de sa carrière sous le nom d’André Marcoud, puis plus tard sous le patronyme de Maryse Bégary, revenons aujourd’hui sur la carrière hors norme de cette artiste qui a doublé Gina Lollobrigida dans "Trapèze" (voir blo18/11/2010)et Rita Haywort dans "Le plus grand cirque du monde" (voir blog02/05/2012).

Medrano04-1942-.jpgNé le 20 Février 1926 à Paris, fille d'un boulanger, la jeune Andrée s’initie au trapèze sur recommandation de son médecin, pour améliorer sa santé. Douée pour cette discipline elle devient l'élève d'un aérien célèbre Nicolas Marcoud, père d’une autre étoile du trapèze Miss Fillis. Il lui enseigne tout ce qu’une trapéziste digne de ce nom doit savoir faire. Elle débute en 1939 à treize ans au Cirque Medrano sous le nom d’André Marcoud, adoptant ainsi le nom de son mentor, car à cette époque il était courant qu’un jeune artiste prenne le patronyme de son maitre d’apprentissage.

Maryse Begary2Andrée Marcoud se fait rapidement un nom avec ses appuis renversés sur la barre de trapèze qui ne manquent pas d'impressionner. Pendant la Seconde Guerre mondiale, elle se produit au  cirque Medrano, au Cirque d'Hiver, ainsi qu’au Nouveau Cirque des Champs Elysées dirigé par Albert Rancy. Puis elle rejoint le Bostok Circur d’Achille Zavatta où elle est redevient Andrée Auclère, afin d’éviter toute confusion avec Raymonde Marcoud, la nièce de son mentor.

Maryse BegaryEn 1947, elle épouse un ancien pilote de l'Armée de l'Air française Franz Begary, et devient définitivement Maryse Begary. Et c'est sous ce nom qu'elle poursuit sa carrière en France comme à l’étranger. Maryse Bégary va être engagée dans de nombreux établissements européens, ainsi que chez "Ringling" et "Haneford". Elle représentera le Cirque Français lors de la  seconde tournée organisée en URSS par Fernand Lombroso, avec entre autre au programme Achille Zavatta, Italo Medini, Charly Baumann, et Gilles Margaritis…

Maryse BegaryRetirée en Floride, on retiendra de cette artiste décédée le 2 octobre 2007 d'un cancer détecté tardivement à l'âge de 81ans, son magnifique et rare équilibre de bras sur la barre du trapèze, sa montée à la corde en bras roulé, son magnifique et rare équilibre de bras sur la barre du trapèze  ainsi que ses tours de bras en dislocation, qui né sont pas sans rappeler ceux de son idole, Lillian Leitzel, une autre star du trapèze.

Vous pouvez retrouver cette artiste exceptionnelle sur le site suivant: http://www.savevid.com/video/maryse-begary-video-c1965.html

 



 

commentaires

Le Plus grand Cirque du Monde (2ème bloc-notes)

Publié le 2 Mai 2012 par cirk75gmkg dans Cinéma

lePlusGrandCirqueDeFrance.JPGLors d’un précédent blog nous avons déjà évoqué ce film d’Henry Hathaway et produit par Samuel Bronston, nous en rajoutons une couche car depuis notre bloc-notes du 25/10/2011, est ressorti  en version remastérisée (DVD ou Blu-Ray) ce film tourné en 1964, avec en bonus une présentation plus cinéphile que circophile de cette œuvre par Christophe Champclaux. Un plaisir à ne pas bouder car cette œuvre permet de revoir Harry & Marianne Althoff doublant pour l’occasion dans les scènes de western John Smith et Claudia Cardinale, le funambule comique Pio Nock, le dompteur Henry Dantès, et Maryse Bégary dans les exercices de corde lisse.

Maryse BegaryOn raconte même que le producteur tenait tellement à la participation de cette reine du trapèze pour doubler Rita Hayworth, qu’elle dut faire plusieurs fois le voyage Etats Unis Espagne où se tournait le film, car le directeur du Cirque Ringling Barnum où elle se produisait à cette époque n’avait consenti à se priver de sa présence qu’entre les étapes de ce cirque. On peut ainsi voir dans le film Maryse Begary grimper aux cordages lors de l’incendie du chapiteau, c’est elle aussi qui tombe pour les besoins du scénario, et c’est elle aussi qui enchaîne les bras roulés.

Maryse_Begary_and_Rita_Hayworth_-1964-.jpg

 

commentaires

Jules Léotard (1838-1870)

Publié le 1 Mai 2012 par cirk75gmkg dans Aériens

 

Leotard--1-.JPGComme Jean-Baptiste Auriol (voir blog30/04/12) Jules Léotard est aussi une légende du monde de la piste, il est considéré comme l’inventeur du trapèze volant ou tout du moins de la voltige entre deux trapèzes. Selon ses dires, le jeune Léotard pour fuir un cours de musique qui l’ennui, s’enfuit en sautant de la fenêtre du gymnase de son père en attrapant la barre d’un trapèze fixe pour se propulser sur un autre, mais reprenons depuis le début. Né le 1er mars 1838 à Toulouse,d’un père artiste et éducateur en acrobaties au sol, Jules Léotard doué intellectuellement se destine à une carrière juridique, mais le cirque le fascine et il devient acrobate aérien en utilisant ses dons naturels pour le trapèze volant. Les débuts, dans la capitale doivent avoir lieu au cirque de l’Impératrice, malheureusement Léotard contracte la fièvre typhoïde dès son arrivée à Paris et c’est le cirque Napoléon, (actuel cirque d’hiver) qui quelques mois plus tard l’accueille, que le 30 novembre 1859 il exécute son numéro aérien.

Leotard.JPGLe Second Empire aime ces spectacles du corps, où la peur et le brio, la mort et la vitalité, sont mis en scène dans leurs rapports délicats avec un éclat inédit propre à la fête impériale. C'est en Prusse puis à Londres chez Barnum que Léotard devient une vedette internationale. Il triomphe à son retour à Paris où il est l'attraction la plus fameuse du Cirque Napoléon puis du Cirque des Champs-Elysées. Les foules se pressent, ses admiratrices se pâment devant ses jeux de jambes et leur galbe habilement et sensuellement soulignés par la tenue mise au point par le trapéziste lui-même : un maillot et un collant noir moulant.

LéotardAvec le recul, le répertoire initial de Léotard paraît restreint, une suite d’échappement sur trois trapèzes, mis en mouvement par son père, quelques passages en jarrets, en demi-pirouettes puis en saut périlleux. Rien à voir avec les numéros de trapèze volant actuels. Au sommet de sa gloire, Léotard écrit ses mémoires, qui oscillent entre le récit d'une vie d'exercices du quotidien du cirque et les commentaires souvent drôles et ironiques sur la fabrication d'une gloire et ses effets parfois déroutants. Léotard aime à se camper en victime des femmes fanatisées par son apparence mais il vit de cette célébrité : il adore ce quart d'heure de gloire que lui procurent son art autant que son corps. Il repousse le vedettariat autant qu'il l'espère il le met en scène autant qu'il s'en méfie et l'écrit surtout avec une plume habile et artificielle sans doute taillée par un nègre talentueux. Jules Léotard décède à Toulouse le 17 août 1870 et reposeau cimetière de Terre-Cabade de la cité rose. Dernier point aujourd'hui encore le juste-au-corps des trapézistes ou des acrobates se nomme un Léotard, montrant ainsi l’importance de cet artiste dans le travail aérien.

commentaires

Jean-Baptiste Auriol (1806-1881)

Publié le 30 Avril 2012 par cirk75gmkg dans Clowns

AUriolJB.JPGParmi les artistes qui ont fait la légende du cirque, Jean-Baptiste Auriol a une place à part car il peut être considéré comme le premier clown français. Né à Toulouse comme Léotard, (l’inventeur du trapèze volant), issu d’une famille de danseurs de corde, son père avait été clown-sauteur puis directeur du Théâtre du Capitole et sa mère une amazone reconnue. Auriol reçut une formation très complète d’acrobate, de jongleur et de voltigeur équestre. En 1815 il monte à Paris où il s’impose au Cirque Olympique du boulevard du Temple dirigé par Franconi. Sauteur extraordinaire, acrobate exceptionnel, vêtu d’un costume d’arlequin et coiffé d’un petit bonnet à clochettes, petit, un peu replet, mais fait au moule, avec une physionomie intelligente, un masque comique et des gestes pleins de grâce, il faisait admirer, dans ses étonnants et périlleux exercices d'équilibre, une force, une souplesse, une adresse vraiment merveilleuse. Un de ses exercices favoris consistait à poser un certain nombre de bouteilles sur une table, comme des quilles, en marchant dessus, les couchant l'une après l'autre avec son pied jusqu'à la dernière, sur laquelle il se tenait en équilibre, sans les faire tomber par terre, puis les relevant de même et courant légèrement de l'une sur l'autre comme s'il eût été sur le plancher le plus uni. Ou bien encore il arrivait chaussé de petites mules, se plaçant au milieu de la piste, se dégageant de ses mules en faisant un saut périlleux, pour retomber les pieds dedans.

Auriol.jpgLa vogue s'empara du nom d'Auriol, et c'est avec raison que l'on peut dire de lui cet aphorisme latin :

-quid levius pluma ?  pulvis  (Quoi de plus léger que la plume ? - la poussière ! )

-quid pulvere ? – ventus  (Quoi de plus léger que la poussière ? - le vent ! ) 

-quid vento ? - Auriol   (Quoi de plus léger que le vent ? - Auriol ! )

Auriol2.jpgThéophile Gauthier disait de lui : «c’est le clown le plus spirituel et le plus charmant qu’on puise imaginer. Les singes sont boiteux et manchots à côté d’Auriol ; les lois de la pesanteur paraissent lui être complètement inconnues ; il grimpe comme une mouche le long des parois vernissées d’une haute colonne ; il marcherait contre un plafond, s’il le voulait ; s’il ne vole pas, c’est par coquetterie. Le talent d’Auriol est une merveilleuse souplesse ; il est encyclopédique dans son art ; il est sauteur, jongleur, équilibriste, danseur de corde, écuyer, arteur grotesque et à toutes ces qualités, il joint des forces prodigieuse. C’est un Hercule mignon avec des petits pieds de femmes, des mains et une voix d’enfant. Il est impossible de voir des muscles mieux attachés, un cou plus athlétique, une structure plus légère et plus forte ; le tout surmonté d’une tête jovialement chinoise, dont la seule grimace suffit pour exciter l’hilarité de toute la salle. (Histoire de l’art dramatique en France depuis 25 ans)

commentaires

Ernest Molier & Blanche Allarty

Publié le 29 Avril 2012 par cirk75gmkg dans Personnalités

 

ErnestMolier.JPGErnest Molier gentilhomme de la piste, en plus de gérer le cirque d’aristocrates qu’il avait aménagé dans son manège jouxtant son hôtel particulier parisien (voir blog 27/04/12) et décoré à partir d’éléments provenant de l’hippodrome de l’Alma (voir blog17/12/10) présenta de nombreux numéros équestres. Parmi les chevaux qu’il monta, l’un d’eux réalisait un pas espagnol tout en en frappant en mesure de ses sabots antérieurs sur un grand tambour fixé sur une voiturette le précédent et tractée par deux jeunes clowns. Mais le cheval le plus spectaculaire que Molier présenta  fut certainement Germinal cheval qui à l’aide d’un pinceau dans sa bouche écrivait des lettres sur un tableau placé devant lui Auteur aussi de nombreux ouvrages sur l’art équestre, Ernest Molier était un homme dont la science équestre faisait autorité ce qui lui permit d’être nommé Directeur artistique de l’hippodrome du boulevard Clichy lors de son ouverture. en 1900.

BlanceAllarty.JPGSon épouse Blanche Allarty écuyère de grand talent démontra aussi des aptitudes exceptionnelles pour le dressage et l’équitation ce qui lui permit de se faire applaudir dans les plus grands cirques français ou étrangers. Aussi habile en haute école qu’en voltige, Blanche Allarty dressa en amazone ou à califourchon de nombreux chevaux et à, tous les niveaux de difficultés, que ce soit au piaffé, au passage, en avant ou en arrière, au pas et au trop espagnol, aux changements de pieds au galop, au galop sur trois jambes, voire même à la courbette ou à la cabriole.Elle eut notamment un cheval, nommé d’Artagnan, qui exécutait la cabrade absolument droit et une magistrale cabriole appelée à l’époque le «saut plané sans obstacle». Ce cheval sautait même sur place à la corde tenue par son écuyère, ce qui n’était pas particulièrement facile pour une femme en amazone.

Ernest Molier & Blanche Allarty, un couple voué à l’art du dressage.

 

commentaires
<< < 100 101 102 103 104 105 106 107 108 109 110 120 130 > >>