Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
Le bloc-notes de cirk75

Chronique au fil du temps et de la mémoire d'un circophile amateur

Genis Matabosh, el presentador

Publié le 31 Mars 2013 par cirk75gmkg dans M. Loyal

GenisMataboschPar un communiqué, les organisteurs du Festival International du Cirque du Val de l'Oise, ont fait savoir que Génis Matabosh sera le M. Loyal dans leur prochaine édition. Revenons sur le parcours de ce fondu de cirque qui a de nombreuses cordes à son arc circassien. Formé initialement à la gestion, diplômé de l’Institut national du patrimoine de Paris et, titulaire d’une maîtrise en histoire de l’art, ce catalan est aussi un grand collectionneur d’objets et d’écrits retraçant l’histoire des arts du cirque depuis ses origines.
GenisMatabosch2.jpgC’est à Cornella près de Barcelone lors d’Euroclowns, manifestation qui réunissait de 1998 à 2008 tous les deux ans les meilleurs professionnels du genre, qu’il a pour la première fois endossé l’habit de M. Loyal. Puis les Cirques Raluy, Médrano, le cirque national de Cuba et celui de Moscou sur glace lui ont demandé de présenter leur spectacle. De plus depuis plusieurs années, avec succès jamais démenti, il est el presentador du Festival européen des arts du cirque de St Paul-les-Dax.
M.Loyal.jpgCréateur et directeur du Festival international de cirque d'Albacete en Espagne, qu’il transplantera en 2012 à Figueras, Président de la "Circus arts foundation", Genis Matabosh est également un des plus importants collectionneurs (voir blog28/03/2013) et a le projet de créer en Europe un grand musée du cirque comme il en existe trois aux États-Unis. Enfin c’est un historien reconnu dans ce monde de la piste magique qu’il affectionne tant. Alors en septembre amis franciliens venez faire la connaissance de ce spéciliste de cirque lors du Festival de Domont 2013.
commentaires

Eugen Altenburger dit Chicky (1928-2013)

Publié le 30 Mars 2013 par cirk75gmkg dans Clowns

 ChickyEugen Altenburger, l’auguste suisse Chicky, né le 2 mai 1928 à Rapperswil-Jona en Suisse, à proximité des quartiers d’hiver du cirque Knie est décédé au début de la présente année. Revenons sur le parcours de ce grand comique suisse. Le décès en 1942 de sa mère, propulse Eugen vers le monde du cirque et Il s’initie au jonglage, à l’acrobatie, au trapèze, mais c’est dans le rire où il se fera connaître du public. Pour cela Eugen se crée alors un personnage d’auguste en s’inspirant de son modèle Rodolfo Cavallini, artiste habituel du cirque Knie. C’est lors d’une tournée en Espagne où les danseuses du théâtre madrilène où il produit le surnomme: Chicky qu’il trouve son nom d’artiste.
 Chicky2.JPGComique très populaire il forme en 1957 avec son petit cousin Bruno Stutz sous le nom des “Chicky’s” un duo comique qui égaye pendant plus de cinquante ans la piste des principaux cirques du monde entier : Williams, Knie, Pinder et Krone. Le duo devient trio d’abord avec Roland Brunisholz puis avec Patricia, l’épouse de Bruno
ChickyChicky-copie-1.jpgVictime de problèmes cardiaques, Eugen donne sa dernière représentation le 31 janvier 2004 au Kronebau de Munich avant de se retirer à Genève. Un livre signé Jean-Robert Prost relate la carrière de ce grand comique, qui est décédé le 4 février dernier dans une maison de repos près de Genève. Parmi les entrées les plus célèbres du duo n’oublions pas celle du Miroir où Eugen est comme toujours excellent.
 
commentaires

Henry Thétard (1884-1968)

Publié le 29 Mars 2013 par cirk75gmkg dans Personnalités

HenryThetard.JPGFils d’un général reconnu pour être un des meilleurs écuyers du Cadre Noir de Saumur et, destiné à poursuivre la voie paternelle, Henri Thétard une fois son service militaire effectué entre comme employé au Crédit Lyonnais. Mais fasciné par le mouvement et les fêtes foraines, il devient dompteur chez Edmond Pezon. Il travaille aussi chez Darius et Macdonald, établissements fort courus au début du XX° siècle et fut même un temps lutteur et boxeur à Marseille chez Ambroise. En tant que belluaire il côtoye Alfred Court, François Bidel ainsi que les dompteurs allemands formés à la "méthode Hagenbeck". Après avoir fait la 1ère guerre mondiale en tant qu’artilleur, il devient journaliste de presse écrite au "Petit Parisien" où on lui confit les chroniques sur le cirque et les courses hippiques. Parallèlement en 1931 et sur recommandation du maréchal Lyautey, qu’il a connu en Algérie lors de son service militaire, il devient directeur du Zoo pour l'Exposition Coloniale.

thetardcover.jpgAuteur de nombreux ouvrages comme ‘‘Les Dompteurs’’, ou sa toujours actuelle ‘‘Merveilleuse Histoire du Cirque’’ dans laquelle il retrace l’histoire du cirque moderne de sa naissance à la seconde guerre mondiale, il devient la mémoire vivante du cirque. En 1949 avec un groupe d’amateurs éclairés, il fonde le "Club du cirque" (voir blog01/12/2010), dont il assume la présidence jusqu’à sa mort en 1968  Son successeur fut recherché parmi des noms prestigieux. Il y eut d’abord le grand maître du barreau, Maurice Garçon, membre de l’Académie Française, puis dans le monde des lettres, l’écrivain Paul Vialar, Prix Fémina et Président de la Société des Gens de Lettres. Ce premier vivier laissa place à la forte personnalisation de la fonction qu’impulsa le journaliste Louis-René Dauven en imposant durablement une ligne de conduite et en cumulant, à l’image d’Henry Thétard, la présidence et la rédaction en chef de la revue "Le cirque dans l’Univers".

commentaires

Les collections et collectionneurs

Publié le 28 Mars 2013 par cirk75gmkg dans Divers

Ancilotti.PNGIl parait qu’en chacun de nous sommeille un collectionneur qui s’ignore. C’est ainsi que parmi les fanatiques de cirque un grand nombre recherche tout ce qui concerne ce monde nomade qui est forcément différent du nôtre sédentaire. Et l’idée de réunir tout ce qui touche à ce monde magique apparaît d’autant plus évident, que les artistes, les directeurs de cirque ont peu conservé, du moins avant la seconde guerre mondiale, une trace des spectacles et de l’histoire du cercle merveilleux. C’est ainsi que l’on trouve des collectionneurs en programmes, affiches, livres, articles de journeaux, cartes postales, films, jouets, disques ou que sais-je encore. L’imagination du collectionneur est sans limite.

 

MauriceThomasMauricetParmi les aficionados les plus célèbres citons: le notaire Maurice Thomas-Moret, dont la collection fut vendue à Drouot le 31 janvier 1983; le journaliste de radio et écrivain auteur de nombreux livres sur le cirque Jacques Garnier; Robert Grèze qui souhaitait devenir dompteur mais qui se laissera séduire par le virus de la collection; sa collection fut aussi vendue à Drouot le 22 mai 2006; le producteur de cinéma et par deux fois champion du monde de magie Christian Fechner, mort d’un cancer à 64 ans et dont la collection d’affiches et de gravures a été dispersée toujours à Drouot le 22 juin 2009. Et n’oublions pas les 3 médecins collectionneurs que sont les Docteur Frère, Fenouillet , Denys ou Borg. (voir blog21/092011). Pour ceux qui souhaitent visiter la célèbre collection du Docteur Frère, on peut la visialiser de chez soi en tapant: www.museeducirquealainfrere.com.

 

MaquettesD’autres mordus se spécialisent dans la création de maquettes de cirques ayant existé ou purement imaginaires portant le plus souvent leur nom, complètées fréquemment par des personnages, des animaux, voire des véhicules. Pour les amateurs de cirques miniatures, rappelons que la revue ‘‘Le Cirque dans l’univers’’ a publié dernièrement un numéro spécial sur le sujet où parmi les articles, Hubert Tièche relate à précision l’histoire de la maquette Amar, appartenant au ‘‘Musée des Arts et Traditions Populaires’’, établissement parisien qui en 2005 a fermé ses portes après plus de 70 ans d’existance et dont les riches collections doivent être transfèrées à Marseille au ‘‘Musée des Civilisations de l’Europe et de la Méditerrenée’’ et dont l’ouverture est prévue en juin de cette année.

 

MuséeCdH2Enfin n'oublions pas le Fonds ‘‘Jacob-William‘‘ disposant de plus de 1000 oeuvres et documents du XVI° siècle à nos jours situé à Montréal conçu pour aider à la recherche, ni le ‘‘Musée privé du Cirque d’Hiver’’ où sur 180m² Emilien Bouglione et son fils Louis-Sampion ont rassemblé une quantié incroyable de costumes, photos, bronze, tableaux, documents et affiches sur l’histoire du cirque en général et de la famille Bouglione en particulier. On peut en voir quelques visuels en cliquant sur le site de Cirque d’hiver Bouglione.

commentaires

Sophie Jeannine Maxime Edelstein: artiste de cirque

Publié le 27 Mars 2013 par cirk75gmkg dans Artistes

Sophie6.JPGLa directrice artistique du cirque Pinder et animatrice de l'émission de télévision ''La France a un incroyable talent'' est née à Lyon en 1971 le 4 avril. A l’origine, rien ne la prédestinait à embrasser une carrière artistique, même si Gilbert son père, Responsable commercial des Cirques Pinder et Jean Richard, établissements dont il est depuis 1983 le patron. Mais après des études classiques, Sophie choisit d’intégrer le cirque familial où après avoir vendu à l’entr’acte des confiseries, elle attrape le virus du spectacle. Et c’est à la suite d’un pari que pour la première fois en 1990 elle se produit sous divers noms (Miss Kelly, Miss Vera Chris ou Miss Armance) sur la piste du cirque Pinder avec dans un premier temps un numéro de corde aérienne, puis elle met au point un numéro d’équilibre sur sabre ou épée dont elle garde parait-il encore aujourd’hui quelques traces corporelles.

Sophie.jpgPendant 15 ans, elle présentera les éléphants mascottes du cirque Pinder: Sabha et Delhi. Elle crée au début des années 2000 un numéro intégrant chevaux et des éléphants. Mais les pachydermes n'acceptant pas de partager la vedette avec de vulgaires équidés, s'en prennent à leur dresseuse et pendant une représentation, Sophie Edelstein est écrasée par la patte d'une éléphante qui l'empêche de bouger et de respirer. Bien qu'elle s'en soit sortie indemne, elle s’est lancée depuis 2004 dans la magie et la grande illusion qu’elle a présenté outre au cirque Pinder mais aussi au célèbre cabaret alsacien, situé à Kirrwiller, ‘‘Le Royal Palace’’. Cette année elle présente son spectacle de grandes illusions, produit par Alex Goude à Las Vegas, voila une raison de plus cette année de se rendre à Vegas.

commentaires

Rue des Fratellini au Perreux sur Marne

Publié le 26 Mars 2013 par cirk75gmkg dans Personnalités

photo3.JPGRares sont les artistes de cirque qui possèdent une rue à leur nom. Au Perreux sur Seine, Paul (1877-1940), François (1879 - 1951) et Albert (1886 - 1961) Fratellini ont eu cet honneur. Non loin de la Mairie on trouve une artère portant la dénomination de ‘rue des Fratellini’. La plaque de cette voie fut dévoilée le 11 septembre 1978, en présence de Baba (fils de François) et d’Annie Fratellini (petite fille de Paul), par Michel Giraud, le Sénateur-Maire à cette époque de la ville. La municipalité du Perreux avait voulu ainsi rendre hommage à un des plus célèbres trios de clown qui de 1909 à 1940 furent des vedettes mondialement connues. 

villa-du-rire-le-perreux-sur-marne.jpgPour la petite histoire, au 3 dans une villa joliment nommée ‘La Villa du Rire’ demeurait la famille Fratellini ; maison où Paul, l’ainé. des trois frères, finit ses jours. Et il sembla tout naturel à la municipalité du Perreux de donner à cette rue le nom de ses plus illustres occupants. On raconte que dans cette vaste maison qui permettait d’accueillir toute la famille on trouvait un véritable petit musée contenant tous les souvenirs provenant des différentes tournées que les 3 frères avaient effectués aux quatre coins du monde. S’y trouvaient par exemple le ‘livre d’or’ dans lequel on pouvait voir les signatures de toutes les célébrités de cette époque, ainsi que des collections des plus diverses comme des petites cuillères, des soupières lilliputiennes, des animaux en verre, des instruments de musique ainsi que des affiches et photographies de tous les membres de cette famille. Si un jour vous passez au Perreux allez flâner quelques instants sur les pas des Fratellini vous verrez…(la suite dépendra de votre imagination).

commentaires

Victor Saulévitch, l’élégant dompteur au physique de catcheur

Publié le 25 Mars 2013 par cirk75gmkg dans Dompteurs

Amar09Z.jpg Le nom de Victor Saulévitch est intimement lié à celui des frères Amar, dont il fut de 1932 à 1972 le dompteur et dresseur maison. Homme de la cage et de la sciure, il débuta avec les exotiques, mais passa l’essentiel de sa carrière auprès des félins. Il commença avec des lions, pris en mains le groupe dressé par Votjeck Trubka (voir blog25/06/2012). Mais il est surtout reconnu pour son travail en pelotage (en douceur) avec les tigres. Il pratiquait le dressage épuré, rapide dans une cage où les accessoires étaient réduits à leur strict minimum, prévilégiant le contact direct avec ses animaux. Certains ont peut être encore en mémoire le travail qu’il réalisa avec Asta une tigresse de 130 kg,qui traversait la cage en sautant sur ses pattes postérieures et s’arrêtant pour saluer son dompteur en lui frôlant le nez en s’appuyant sur ses épaules.

 

VictorSaulévitchEn décembre 1970, Victor Saulévitch fut sérieusement blessé à Paris par une jeune tigresse prénommée "Rany", mais douze mois plus tard il revient dans la cage et sans rancune, il continua à taiter avec amour ses tigres, en les caressant, les chatouillant. Outre les félins, Victor Saulévitch présenta aussi les éléphants voire des otaries.

 

Amar1972Avec Victor Saulévitch, le domptage est devenu du grand art. Pour ceux qui malheureusement n’ont pas pu le connaître, l’INA a dans ses archives un enregistrement 13 mars 1968 de la célèbre émission de Gilles Margaritis "La Piste Aux Etoiles" où l’on peut entre autre voir le remarquable travail que Victor Saulévitch réalise avec un groupe de tigres de Bengale, dans lequel se trouve la célèbre Asta. Victor Saulévitch letton d'origine a aussi foulé en 1954, la piste du cirque Rancy, puis vingt ans plus tard celle du cirque Jean Richard où il présentait comme à ses débuts les éléphants. Victor Saulévitch un grand amoureux des animaux, décédé il y a quelques années et que les circophiles n'oublient pas.

commentaires