Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Le bloc-notes de cirk75

Depuis 2010, Chronique au fil du temps et de la mémoire d'un circophile amateur

Articles avec #batiments catégorie

Un livre à lire en période de confinement : Architectures du Cirque, des origines à nos jours

Publié le 28 Avril 2020 par cirk75 dans Livres, Bâtiments

Débattre de l'architecture du cirque peut paraître une gageure , car à priori cirque, architecture et scénographie ne s'associant pas d'emblée dans les esprits. Pourtant le cirque en tant que spectacle est un modèle de construction, ce qui n'est nullement le cas des représentations en frontal comme le théâtre ou le cinéma.

Christian Dupavillon, architecte, scénographie, ancien conseiller pour les grands travaux au cabinet de Jack Lang, ministre de la Culture, est depuis longtemps un passionné de cirque.

Il relate, dans un livre de 360 pages paru aux éditions Le Moniteur en 1982 et réédité en 2002 avec suppléments , l'histoire presque exhaustive d'un modèle architectural et original celui du cirque.

Trois périodes (anglaise, française, puis allemande) rythment cet ouvrage dédié aux constructions tantôt éphémères, tantôt durables.

Livre passionnant et richement illustré à lire à tout moment confiné ou non...

 

commentaires

Bonne année 2020 aux circassiens, et aux circophiles et peut-être une renaissance en Moldavie

Publié le 1 Janvier 2020 par cirk75 dans Divers, Bâtiments

Au moment de passer en 2020, ayons une petite pensée pour les artistes nous ayant quitté en 2019 : Reto Parolari (voir blo22/12/2019), Sampion Bouglione (voir blog16/05/2019), Neil Gifford (voir blog11/12/2019), Eugen Glavotskly, Stéven Pederson, Ettore Weber, William Vos, Jurg Jenny, Carlos Raluy, Beat Deker et bien d'autres que nous avons malheureusement oubliés.

Bonne année 2020 aux circassiens, et aux circophiles et peut-être une renaissance en Moldavie

Dans un bloc-notes daté du 7 mai 2010, nous avions évoqué le sort d'un cirque Moldave fermé depuis 2004 et aujourd'hui à l’abandon.

Depuis l’Union Européenne a décidé de réhabiliter le bâtiment.

Dans un premier temps a été conçu un modèle 3D du cirque de Chisinau à l’aide d'un scanner laser de haute précision qui peut mesurer les distances entre différents éléments de la structure avec une précision millimétrique. Des images générées par ordinateur basées sur ces données permettent alors une analyse spatiale du bâtiment.

Des études préliminaires, ont été réalisées en 2018 et 2019 afin d’identifier les travaux à réaliser.

L'U.E. a alloué environ 2 millions d'euros pour l'ensemble du projet, dont plus de 1,5 million d'euros pour la rénovation de l'établissement. Les travaux devraient commencer en juin 2020 et devraient permettre au cirque de Chisinau d'être à nouveau ouvert au public fin 2021.

commentaires

Un Musée du cirque à La Fontaine-Saint-Martin

Publié le 28 Novembre 2019 par cirk75 dans Bâtiments, exposition

Depuis quatre ans, Aby Schaffer dite Aby Gaëlle la Sarthoise d’adoption qui a fondé l’association "Le rêve de Norinia", clin d’œil à la fille d’Arlette Gruss prénommée Nora, porte un projet comprenant un parcours scénographié et un musée dédié à l’univers circassien (voir blog23/09/2015). Cet ensemble qui pourra accueillir des visiteurs valides ou handicapés, doit être implanté à la Fontaine Saint-Martin dans la Sarthe, sur 8 ha  en bordure de la D 323. 

L’espace comprendra une salle de conférence, un musée, une boutique, une salle pour s’essayer aux arts du cirque… ainsi qu’un scénovision, adapté en braille et en langue des signes, pour mettre en scène l’histoire de la famille d’Arlette Gruss L’ensemble sera complété par un chapiteau de cirque démontable, par une zone dédiée à l’hébergement léger (social et solidaire), un potager jardin participatif intergénérationnel en permaculture et par présence d’animaux retraités de la piste.

Le projet de musée du cirque comme on le voit avance à petits pas. "On a perdu beaucoup de temps indique Aby Gaëlle. On était parti sur un projet porté par la communauté de communes de Pontvallain de l’époque, on a dû tout reprendre à zéro avec le changement de communauté de communes. L’élaboration du P.L.U.I. du Pays Fléchois est en cours et pour que le projet se fasse il faut que le terrain agricole retenu soit classé en zone de loisirs et touristique".

"La fréquentation du futur parc est estimée à 30000visiteurs la première année et pourrait atteindre 40000au bout de trois ans et créerait une dizaine d’emplois" indique Emmanuelle Findji conceptrice du scénovision .

Le coût du projet est évalué entre 5et 8 millions deuros. Selon Aby Gaëlle on doit pouvoir le réaliser avec à 5,3 millions, grâce aux partenariats et à la mise à disposition des costumes et du matériel par la famille Gruss. Le soutien des collectivités locales, (municipalité, département, région) et de financeurs privés ont été sollicités pour financer le projet.  

Alors espérons que ce projet verra le jour plus rapidement que Pinderland à Perthes-en-Gâtinais (Seine-et-Marne) qui depuis un bon moment (voir blogs 23/05/2018 & 09/04/2014)  semble rester dans les cartons… Alors à suivre 

commentaires

Le cimetière de Lizzy-sur-Marne et autres cimetières circassiens

Publié le 6 Novembre 2019 par cirk75 dans Bâtiments

Située au confluent de l'Ourcq et de la Marne, la commune de Lizy-sur-Ourcq abrite un cimetière devenu avec le temps une nécropole où se trouvent de nombreuses sépultures des grandes familles de la piste. Créé en 1843, ce cimetière municipal fut installé sur un terrain donné par une famille notable de la commune. Et c’est ainsi qu’en février 1897, lors d’une étape, un cirque ambulant dirigé par la famille Baglioni s'arrête en contre-bas du cimetière pour soigner sa doyenne Marie-Louise qui, exprime sa volonté d'être enterrée dans cet endroit.

Quelques années plus tard, en 1904, Firmin Falck, membre d'une autre famille de circassiens (voir blog21/06/2018), décède à Lizy-sur-Ourcq et est aussi enterré dans le cimetière de cette commune. Dans les années suivantes, d'autres gens du voyage décident d'installer leurs monuments funéraires dans le cimetière de Lizzy-sur-Ourcq.

Aujourd’hui, plus de 25 familles de cirque (Capello, Krat, Muller, Presto, Schweig, Van Been, Zavatta, …) y reposent, faisant de ce lieu un petit Panthéon du monde du cirque. Les sépultures, de tailles généralement imposantes et généralement illustrées par de portraits, témoignent de la religiosité gitane dans ce qu’elle a d’intime et de démesurée, alternant témoignages affectueux aux morts et objets un peu kitsch.

Une des monuments les plus célèbres est celui de la famille Bouglione constitué par une chapelle en granit noir flanquée de quatre colonnes et gardées par deux grands lions. Les murs intérieurs sont couverts d’une grande mosaïque où on reconnait Sainte Sarah, la patronne des gens du voyage, et les portraits d’Alexandre, Joseph, Firmin et Sampion, les 4 frères Bouglione (voir blog25/12/2014). C’est dans cette chapelle que reposent aussi Mme Rosa (voir 21/12/2010) et un de ses fils Sampion (voir blog1605/2019).

Parmi les artistes célèbres enterrés dans ce cimetière signalons la tombe de Rolf Zavatta (voir blog27/11/2010), le frère d’Achille, un voltigeur devenu clown après un accident au trapèze volant.

Lissy-sur-Ourcq n’est pas la seule nécropole où se trouvent les sépultures des étoiles de la piste. Dans les Hauts-de-Seine au cimetière ancien d’Asnières on peut découvrir le caveau des familles Rancy, Bidel et Houcke, orné d’un buste en bronze de François Bidel (voir blog01/04/2018). A Paris au cimetière de Montmartre endroit où reposent 310 célébrités, est érigé non seulement le monument funèbre de la famille Medrano : Géronimo, Jérome et Violette (voir blogs 16/10/2011 &30/04/2017) mais aussi la tombe de Fernand Beert écuyer et directeur créateur de cirque Fernando (voir blog01/07/2012). Signalons aussi celles de Jean Dréna (voir blog16/03/2012) le mythique présentateur de Medrano, d'Annie Fratellini (voir blog29/03/2015) qui débuta sur cette même piste, et de Richard Marsan (voir blog16/09/2019) qui comme fantaisiste présenta en 1948 les programmes de cet établissement. Comme quoi le cimetière de Montmartre est vraiment celui du cirque qui se trouvait jadis à l'angle de la rue des Martyrs et du Bd. Rochechouart.

commentaires

Le cirque d’Oulan Bator (le cirque de la ville du Héros Rouge)

Publié le 19 Septembre 2019 par cirk75 dans Bâtiments

Au XX° siècle, dans les années 40 avec la création d’une véritable école du cirque, dont les professeurs venaient de Moscou, les arts de la piste sont devenus une activité réputée en Mongolie. Et depuis ce pays est particulièrement connu pour ses jeunes contorsionnistes, qui se produisent souvent à l'étranger (voir blog20/01/2016).

Installé dans la capitale et, à l'autre bout de la rue qui mène au "State Department Store" et qui croise perpendiculairement "Peace Avenue", le bâtiment du cirque d’Etat, construit en 1972 par des Roumains à l’image fidèle de celui de Bucarest, est un édifice facilement repérable de 1 570 m de superficie, avec un toit de forme ronde, haut de 20 m et de 60 m de portée et le soir illuminé de bleu.  

Salle de spectacles, fraîchement rénovée, le cirque d'Etat d’Oulan Bator propose des spectacles de cirque, où les contorsionnistes mais aussi le cheval, les numéros de force ainsi que les acrobates au tapis ou à la bascule occupent une place prépondérante. Hors des arts de la piste cette salle de spectacles présente aussi des comédies musicales, des concerts voire des performances acrobatiques.

commentaires

Polémiques autour d’un Musée français de la roulotte

Publié le 10 Avril 2019 par cirk75 dans Bâtiments

On dénombre moins de 2 000 roulottes d’époque encore sur leurs roues et, oui ces silhouettes si familières il y a quelques décennies, sont aujourd'hui devenues rarissimes. Cette rareté s’explique notamment par le fait que la plupart des tziganes avaient pour tradition à leur mort de brûler leur roulotte ou caravane. De plus le nazisme et le communisme ont beaucoup  également contribué à détruire ce mode de vie. C’est pour cette raison qu’il est si difficile  de trouver encore des roulottes d’époque. Enfin leur restauration nécessite un grand nombre d’heures avec un travail méticuleux  nécessitant des recherche importantes afin de les faire renaître au plus près de ce qu’elles étaient autrefois. 

En pleine campagne à 47 km d'Avignon et à 31 km de Nîmes à St Quentin La Poterie, en Languedoc-Roussillon sur une aire de 4000 m², sont regroupées sur un site nommé "Un Siècle de Roulottes" plusieurs roulottes authentiques datant de 1840 à 1970.   Ce musée en plein air permet notamment de découvrir quatorze roulottes installées sur un terrain au bout d'un chemin caillouteux. On yntrouve la plus ancienne, la "Queenie", dont parle Charles Dickens dans "Cabinet de curiosités" en 1840, ou encore, beaucoup plus "jeune", l'Américaine Land Yacht, fabriquée avec des morceaux d'avion en 1970. Toutes ont été restaurées et ont conservé leurs roues d'origine, ce qui permet de les situer puisque c'est à cet endroit qu'elles sont signées.

L'idée de la collection et du musée surgit un peu par hasard. Et après une  installation à Uzès, à quelques lieues de Saint-Quentin-La-Poterie, Pierre Le Fur, un ancien psychanalyste parisien devenu défenseur de la culture des tziganes, avec qui il a passé une partie de son enfance et qui ont aidé son père à "s'évader d'Auschwitz découvre dans un dépôt quatre roulottes appartenant au patron du musée des arts forains à Paris, Jean-Paul Favand.  Voulant sauver ce patrimoine Pierre Le Fur qui en a acheté une, "la trottinette" met 1 200 heures pour la retaper. Puis il en achète  trois autres avant de devenir selon ses dires "un chasseur de roulottes" en parcourant le monde à la recherche de roulottes. Et c’est ainsi qu’avec le temps, sa collection s'enrichit d’une Verdine hippomobile, d’ roulotte allemande, d’une autre dont la légende dit qu'elle a servi à Van Gogh, ou encore une décorée par Christian Lacroix. Et certaines de ces roulottes apparaissent parfois au cinéma dans des films ou à l’occasion de publicité.

Mais depuis août dernier la municipalité a assigné en justice le propriétaire du musée, au motif qu'il est installé sur "une zone naturelle protégée" et qu'il a construit "un bâtiment sans autorisation". Mais Pierre Le Fur y voit d'autres motivations. "Le motif officiel est faux. Il veut tout simplement que je dégage. Il m'a dit: 'Ici, on s'appelle Saint-Quentin-La-Poterie et non la roulotte !'" Pierre Le Fur assure que les travaux ont été réalisés après un accord de la mairie. Yvon Bonzi le Maire de son côté fait savoir : "Il se donne une appellation de musée mais il n'y a eu aucun contrôle sur l'accessibilité, la sécurité". Aux yeux de nombreux tziganes, Pierre Le Fur est devenu un porte-étendard. Du coup, ils le soutiennent : "On est un peuple pacifiste. On va organiser des confrontations culturelles", annonce Esmeralda Romanez, une porte-parole qui envisage aussi des manifestations en cas de condamnation à détruire.

Alors attendons la suite, mais pour les amateurs de roulottes une petite visite s’impose.

commentaires

Le Sébasto de Lille est-il aussi un cirque ?

Publié le 26 Septembre 2018 par cirk75 dans Bâtiments

Salle de spectacle pluridisciplinaire connu des Lillois, située Place Sébastopol à Lille, "Le Sébasto", comme on le nomme, a été inauguré le 30 novembre 1903 avec à cette époque une capacité pour 2000 spectateurs.

Ce que l’on sait moins c’est que ce théâtre a été initialement conçu pour recevoir aussi des spectacles de cirque. En effet une piste est aménagée en dessous du plancher de l’orchestre.

Frederic Denys, médecin grand connaisseur en cirque (voir blog21/09/11) et auteur notamment d’un remarquable et très complet livre sur le cirque Sabine Rancy vient de diffuser le 20 septembre sur sa page Facebook un complément d’information très intéressant concernant l’utilisation circassienne de cette salle, en nous scannant un plan architectural allant dans ce sens.  

Le Sébasto de Lille est-il aussi un cirque ?

Par contre on ne trouve aucune information indiquant que ce théâtre a été utilisé dans cette configuration, à moins que ce soit un projet qui n’a jamais été abouti.

Par exemple lorsque le Cirque Phénix est venu proposer ses productions, comme en 2017 Cirka Cuba, la salle est-elle ainsi agencée ?

Un internaute a-t-il des informations à ce sujet ?

Merci par avance  

commentaires

La Scala Paris, une nouvelle salle de spectacles, dediée aussi aux arts de la piste

Publié le 19 Septembre 2018 par cirk75 dans Bâtiments

Depuis le 11 septembre une nouvelle salle La Scala Paris, située au nord de Paris et plus précisément au 13 boulevard de Strasbourg vient s'ajouter aux nombreuses salles parisiennes de spectacle. En réalité cet endroit n'est pas nouveau, il a été construit il y a plus de 140 ans en 1873.

Dès l'origine La Scala devient le "caf’conc" le plus élégant de la capitale, le lieu de consécration des plus grands interprètes. Sa programmation alterne les revues populaires dans l’esprit de la Belle Epoque avec les tours de chant des plus grandes vedettes de cette époque, donnant à cette salle à l’italienne de 1 400 places une réputation internationale.

Devenue en 1936 un cinéma Art déco de 1 200 fauteuils, où sont présentés pendant trois décennies les meilleurs films. Puis en 1977, nouvelle reconversion, le cinéma devient le premier multiplexe pornographique de la capitale avec 5 écrans et 800 fauteuils…

Fermée depuis 1999, année où la salle est rachetée par l’Eglise universelle du royaume de Dieu, importante église baptiste brésilienne. Puis délaissée par cette congrégation évangélique, cette salle tombe dans l'oubli pour devenir une ruine tapissée de cinquante centimètres de fientes de pigeons. 

Rachetée en février 2016 par Mélanie et Frédéric Biessy, (elle une ancienne fiscaliste de France Télécom,  (lui un producteur indépendant), La Scala sous leur houlette est reconvertie après d'importants travaux en un lieu culturel à la programmation pluridisciplinaire : danse, théâtre, performances, rencontres, arts visuels et arts de la piste.

Aujourd’hui tout est changé, une façade en verre sombre quadrillée de tiges bleues pétrole, un bleu gris à la fois sombre et lumineux enveloppe tout l’espace, dont la teinte varie en fonction de l’éclairage et des couleurs qu’on lui oppose.  

Et depuis le 11 septembre c’est par un spectacle visuel et acrobatique intitulé justement "Scala", mis en scène,  scénographié et imaginé par l’acteur, acrobate, jongleur et danseur Yoann Bourgeois, un ancien du CNAC de Chalon- en-Champagne (promotion 2004-2008) en alternance avec le Centre National de Danse Contemporaine d’Angers, que cette salle a ouvert sa première saison.

Que dire de cette première production, qui comme toute les créations de cet artiste défie les lois de l’équilibre. Le mieux c'est de laisser la parole Yoann Bourgeois, ce trublions un peu en manque d'équilibre.

 "Imaginer dit-il une phrase qui commence et sans ponctuation une fois élancée ne puisse plus s’arrêter une phrase déséquilibrée une phrase précipitée dégringolée dégringolante fluctuante et altérée par une série de réactions en chaîne une phrase comme un domino cascade une phrase fugue une phrase rebelle s’émancipant cherchant à s’émanciper ou simplement s’enfuir de sa forme de phrase traditionnelle de phrase communicante une phrase emballée s’emballant rebelle rétive et répétitive variant comme une ligne mélodique comme un domino cascade où un homme tout à coup imaginer un homme oui un homme à la place de cette phrase homme fugue de sa première à sa dernière seconde par une série de réactions en chaîne par une série de rebondissements cet homme imaginé cet homme tombant dégringolant se rattrapant roulant rebondissant glissant courant accélérant homme catastrophe oblique penché précipité ne pouvant plus s’arrêter homme manipulé homme mu coincé dans la machine d’une domestication plus grande que lui dans ce monde disproportionné de rouages de forces de poulies d’engrenages d’escaliers de portes de trappes de tourniquets imaginez. "

Bref c'est clair, vous imaginez.... mais pour se faire une meilleure idée le mieux c'est encore la bande-annonce de ce spectacle.

En quelque sorte du Nouveau cirque instable et dégoulinant avec Mehdi Baki, Valérie Doucet, Damien Droin, Nicolas Fayol, Emilien Janneteau, Florence Peyrard et Lucas Struna

Cette production est jouée à La Scala Paris jusqu'au 24 octobre, avant de tourner en France.

commentaires

Les Quinconces: une esplanade magique pour les cirques

Publié le 13 Juin 2018 par cirk75 dans Bâtiments

Si bien trop de villes mettent le cirque à l'index (voir blog04/10/13), d'autres au contraire se font un honneur de bien les recevoir. Parmi ces dernières la ville de Bordeaux est à citer en exemple. La Municipalité  met depuis fort longtemps à la disposition des entreprises de spectacle un vaste endroit situé en son centre, bordé d’arbres plantés en quinconces, et  occupant une surface de  12 hectares, dont 6 d’espaces verts. Ce qui fait de l’Esplanade des Quinconces la plus grande place d'Europe.  Décorée, à l’est par deux colonnes rostrales et, à l’ouest, par le Monument aux Girondins cette place  bien connue des circophiles,  permet l’organisation toute l’année de nombreuses manifestations populaires comme la  Fête du Fleuve, la Fête du Vin, la à la brocante, la Foire aux plaisirs, des concerts, des sportives, et c'est un emplacement rêvé pour les cirques…

Et c'est ainsi que de façon régulière les plus grands cirques français viennent planter leur chapiteau et installer leur zoo sur cette place. La surface disponible et la situation en centre-ville ne sont sans doute pas étrangères à cet attrait des arts de la piste pour la ville de Bordeaux. Le public lui  aussi fidèle à ces rendez-vous, voient des chapiteaux rester généralement en place pendant une longue période.

Cette fidélité des cirques s'établit selon un calendrier qui reste assez stable d'une année sur l'autre. Ainsi chaque année le premier cirque à s'installer dès le mois de janvier est Arlette Gruss, qui dans un premier temps répète son nouveau programme avant de la proposer en avant-première aux bordelais . Depuis plus de 10 ans les cirques Puis Amar et Pinder eux aussi avec leurs caravanes et leur ménagerie plantent leur chapiteau pour proposer aux Quinconces, leur programme faisant de la  capitale de l'ancienne  Guyenne une ville où les arts de la piste se sentent chez eux...

commentaires

La Seine musicale, la cité culturelle de l’ouest parisien et du nouveau cirque

Publié le 8 Juin 2018 par cirk75 dans Bâtiments

Il aura fallu attendre longtemps pour que l’île Seguin entame une nouvelle vie. Après avoir accueilli une usine Renault de 1929 à 1992, ce bout de terre de 11,5 hectares situé sur la Seine entre Sèvres et Boulogne-Billancourt se cherchait un avenir. Un moment François Pinault avait envisagé d’y construire un musée d’art contemporain avant de jeter l’éponge et de partir pour Venise. Jean Nouvel de son côté voulait y ériger des tours de bureaux et des commerces. Mais c’est finalement un lieu d’espaces de concert, d’exposition, de promenade, des restaurants et des commerces liés à l’art et à la culture qui a été retenu par le Conseil départemental des Hauts-de-Seine et Inaugurée le 22 avril 2017.

Conçue par Shigeru Ban, architecte japonais lauréat du prix Pritzker 2014 et Jean de Gastines, architecte français, la Seine Musicale a été pensée dans le respect du site et de son passé industriel. Le duo, à qui l’on doit déjà le Centre Pompidou - Metz, a souhaité en faire une porte d’entrée occidentale de Paris en y ajoutant un symbole iconique fort avec cet “œuf” ou “nid”, c’est selon, qui coiffe ce navire de béton. C’est dans cette sphère enveloppée d’une résille en bois, de plaques vitrées aux reflets irisés et flanquée d’une voile mobile faite de panneaux solaires, que se trouve l’une des deux salles de ce nouvel équipement culturel, l’auditorium qui  semble poser sur la Seine et sa coque en bois semble flotter sur le fleuve. Une grande voile ornée de plus de 1 000 m² de panneaux solaires photovoltaïques, en rotation autour de la résille bois, suit la course du soleil. L'Auditorium et sa voile confèrent au projet une identité singulière.

Composée de deux salles principales de spectacle : La Grande Salle,   d’une jauge allant de 2 500 à 6 000 spectateurs, la Seine musicale permet d’accueillir toutes les musiques du baroque au rock. Et pour se démarquer de la Philharmonie construit à l’est de Paris, la programmation de la Seine Musicale accordera autant d’importance aux musiques actuelles qu’à la musique classique. On pourra aussi y voir  des comédies musicales, des ballets, des grands spectacles et même des spectacles dédiés au nouveau cirque... L'Auditorium, pouvant accueillir jusqu’à 1 150 spectateurs, est quant à lui la salle dédiée aux musiques non amplifiées. Son acoustique a été étudiée par le cabinet Nagata et Jean-Paul Lamoureux pour garantir aux spectateurs la meilleure restitution possible du son. La complémentarité de ces deux salles, dont la programmation a été confiée à Jean-Luc Choplin, ancien directeur du théâtre de Châtelet à Paris, fait de ce complexe unique en Europe, un véritable lieu de richesse culturelle, d’échange et de partage entre les générations.

commentaires
1 2 3 4 5 6 7 8 9 > >>