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Le bloc-notes de cirk75

Depuis 2010, Chronique au fil du temps et de la mémoire d'un circophile amateur

Articles avec #histoire catégorie

Un livre à lire en période de confinement : Histoire du Cirque par Serge

Publié le 27 Avril 2020 par cirk75 dans Livres, histoire

Maurice Féaudierre, alias Serge, (voir blog26/12/2013) figure bien connue en son temps de la vie parisienne, écrivain, dessinateur et historien du cirque fut un auteur prolixe avec une particularité, beaucoup de ses textes étaient écrits à la 1ère personne du singulier.

En 1947, la Librairie Gründ souhaitant produire la première histoire en français de la piste, demande à Serge d’en en rédiger le texte, illustré comme il se doit par des dessins de l'auteur, lui-même excellent illustrateur.

"Histoire du Cirque" composé de 22 chapitres, est fresque assez complète allant du cirque antique à celui de l’après-guerre n'oubliant, ni les grands danseurs du roi, ni les funambules et acrobates du passé, comprend aussi des illustrations photographiques dont certaines proviennent de la célèbre collection de Maître Maurice Thomas-Moret (voir blogs 21/03/2013 & 22/06/2015).   

En fin d'ouvrage un index des noms cités et une bibliographie complètent ce livre de 249 pages, toujours agréable à consulter en période de confinement ou non, tant il fourmille de détailles insolites et cocasses.

Pour les passionné du cirque Amar, signalons un autre livre de Serge paru en 1952 aux éditions de Paris pour sa collection "Les Troubadours du siècle" . Ouvrage évoquant la piste d'un établissement qui était dans les années 60, le 1er Cirque de France. 

 

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Un livre à lire en période de confinement : Planète Cirque de Dominique Mauclair

Publié le 10 Avril 2020 par cirk75 dans Livres, histoire

Parmi les nombreux écrits que Dominique Mauclair (voir blog21/01/2017) nous a laissé Planète Cirque, sous titré "une histoire planétaire du cirque et de l'acrobatie" paru en 2002 aux éditions Balzac, est un ouvrage indispensable qui nous invite à découvrir non seulement les origines des arts de la piste, mais aussi ces artistes qui travers les siècles, ont fait évoluer ce qui est à la base de tout numéro circassien: l'acrobatie.  

Comme l'indique la 4ème de couverture ce livre "se présente comme un spectacle, avec un prologue, des actes, des tableaux et un final". Avec la passion qui le caractérisait Dominique Mauclair nous fait partager en 304 pages ses immenses connaissances du monde de la sciure et de la piste toujours en constante évolution, dans un style plaisant et pédagogique.

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Un livre à lire en période de confinement : Cirque Parade d'Adrian

Publié le 9 Avril 2020 par cirk75 dans Livres, histoire

En 1974 les Editions Solar ont demandé à Adrian (voir blog26/06/2012), le chroniqueur et historien du cirque, de rédiger un charmant petit opuscule de 258 pages sur sa passion le cirque.

Sorte nomenclature alphabétique allant du A, comme Affiche de cirque au Z, comme Zemganno, ce livre permet au lecteur selon son appétence et ses envies de revivre sa propre histoire du cirque et de ses étoiles en picorant ça et là les articles ou les artistes qui l'inspirent, aidé pour cela par un index se trouvant en fin d'ouvrage. 

Une courte préface signée Pierre Tchernia (voir blog09/10/016) nous montre aussi combien la piste à compter dans la vie de cet animateur et réalisateur d'émissions de télévision.

La photo, type la belle et la bête, ornant le couverture a été prise par Michel Bruneau (voir blog13/01/2014), le créateur du Festival international du Cirque de Massy.

 

 

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Quelques visuels des cirques Gruss

Publié le 26 Mars 2020 par cirk75 dans histoire

Au début il y eut le Cirque Gruss

puis les Gruss s'associèrent avec Lucien Jeannet, pour fonder le cirque Gruss-Jeannet

 

puis Louis Merlin avec Radio Luxembourg pour le Radio Circus 

qui devient Grand Cirque de France

ensuite selon les tournées : City Circus,

Circorama Achille Zavatta,

et même un Medrano voyageur  

il y eut aussi le 1er Cirque  Jean Richard

après une première tentative en 1957 avec le Cirque-Zoo Jean Richard

Puis les  frères Alexis Jr. et André se séparèrent  et avec leurs enfants se créèrent les cirques

Arlette Gruss,

Christiane Gruss

et bien entendu le cirque Alexis Gruss. (voir blog13/11/2010) mais cela est une autre histoire familiale...

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En 1972, le Cirque Amar squatte le théâtre du Chatelet

Publié le 23 Mars 2020 par cirk75 dans histoire

Mustapha Amar dernier survivent des frères Amar, cède son affaire en 1967 à Jean Roche, qui en assure la direction générale de 1968 à 1972, avec Alphonse Eck, comme directeur du cirque.

Pendant cette période de 4 années les couvertures des programmes s’ornent d’un splendide lion stylisé à côté d’un cercle rouge où, Amar le cirque de France est inscrit. Pour expliquer ce visuel changeant radicalement avec ce qui se faisait auparavant, Il faut se rappeler qu’à cette époque deux publicités d’entreprises pétrolières (Esso & Elf) avaient fortement marqué les esprits.

Ainsi dans la nuit du 27 avril 1967, une grande opération fut impulsée sur tout le territoire français pour le lancement de la marque Elf, avec comme accroche "Les Ronds rouges arrivent".

Quant à Esso depuis 1965  son slogan faisait mouche il s’agit de : "Mettez un tigre dans votre moteur." Comme on le voit le cirque Amar surfe sur ces concepts en se les appropriant et en les détournant légèrement le tigre par exemple étant remplacé par un lion.

En 1972, le Cirque Amar squatte le théâtre du Chatelet
En 1972, le Cirque Amar squatte le théâtre du Chatelet
En 1972, le Cirque Amar squatte le théâtre du Chatelet
En 1972, le Cirque Amar squatte le théâtre du Chatelet
En 1972, le Cirque Amar squatte le théâtre du Chatelet
En 1972, le Cirque Amar squatte le théâtre du Chatelet

Parmi les affiches présentant cette signature visuelle, une indique que le  cirque Amar s'installe au Théâtre du Châtelet à partir du 13 décembre 1972. Ainsi tous les après-midi, sauf le dimanche, en matinée à 14 heures et 16 h. 45, les clowns, les acrobates, les fauves, les trapézistes, - les Alizés vont devoir tendre leur filet à 40 cm au-dessus de le scène – tous ces artistes vont prendre possession de la scène, sur laquelle néanmoins se poursuit  tous les soirs de l'opérette de Francis Lopez : Gipsy.

Jean Roche décida à son tour de passer le témoin à Roger Jacob, une aventure qui se terminera en août 1973  par une faillite retentissante, mais ceci est une autre histoire…

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Les frères Amar veulent acheter le cirque d’hiver, et se rabattent sur le théâtre de l’Empire.

Publié le 18 Mars 2020 par cirk75 dans histoire

Après le dépôt de bilan le 5 juin 1934, du Cirque d’hiver de Gaston Desprez (voir blog23/03/2012), l’établissement est à vendre. Deux grandes familles circassiennes convoitent cette salle parisienne : les Amar et les Bouglione.

Les premiers en dix ans ont accumulé une fortune considérable avec l’exploitation de leur cirque ménagerie (voir blog16/11/2010). Les seconds grâce aux spectacles Buffalo Bill (voir blog22/11/2019) sont aussi très riches.

De plus ces derniers ont une revanche à prendre sur les Amar. En effet les fils de Ben Amar El Gaïd et de Marie Bonnefon ont quelques années plus tôt soustrait deux éléphants promis à Joseph Bouglione, relate Rosa Bouglione dans son livre "Un mariage dans une cage à lion". D’autres témoignages parlent d'un achat de 15 éléphants appartenant au cirque tchèque Kudsky en difficulté financière que voulaient les Bouglione. Bref un tel affront de pachydermes ne peut rester sans conséquence, aussi le 28 octobre Joseph Bouglione rachète au nez et à la barbe de Mustapha Amar le Cirque d’hiver de Paris qui depuis cette date est toujours la propriété de la famille Bouglione.

Mustapha Amar voulant à tout prix une adresse parisienne, se rabat alors sur un théâtre music-hall concert situé 41 Avenue de Wagram, où pendant une saison (1936-1937), les frères Amar vont proposer de somptueux spectacles à thèmes pour soutenir la comparaison avec les éblouissantes pantomimes très en vogue du cirque d’hiver (voir blog02/09/011).

Les parisiens pourront dès le vendredi 27 mars 1936, applaudir les merveilleuses présentations des tigres et des éléphants sous la direction d’Amar Ainé, le somptueux groupe d’ours polaires proposé par Ali Amar, ou les lions sauvages d'Abyssinie de Shériff Amar.

Malgré l’éclat des productions Amar, laissant une part importante aux variétés, les frères Amar repartent en tournée le 5 mars 1937 en laissant les clefs de cet établissement qui a désormais une excellente image au berlinois Jules Marx, le plus célèbre directeur de music-hall d’Europe. Homme de spectacles qui est à l’origine de salles berlinoise aussi prestigieuses que La Scala ou La Plaza et qui a aussi dirigé sept autres salles de spectacles du vieux continent.

Tour-à-tour music-hall, théâtre, cirque, cinéma puis enfin studios de télévision, où furent enregistrées les émissions avec Jacques Martin, le théâtre de l’Empire (voir blog10/05/2013) va être détruit le 15 février 2005, dévasté par un gigantesque incendie.

Depuis un immeuble d’habitation a pris sa place sur cette avenue menant à l’arc de Triomphe de l’Etoile, mais rien n'indique la présence des frères Amar en ce lieu de spectacles...

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Les Strassburger, un exemple de famille circassienne juive persécutée pendant la dernière guerre

Publié le 6 Décembre 2019 par cirk75 dans histoire

Lors d’un précédant bloc-notes (voir blog 04/10/2018) nous avions évoqué le sort dramatique fait aux juifs circassiens et rappelé que les familles Blumenfeld en Allemagne, Goldkett en Suède Konyot en Hongrie ou Solomonsky en Russie avait été exterminées par le joug nazi.

Un de mes correspondants m’indique qu’un site THARVA (www.tharva.fr) consacre un article très fourni sur la famille Strassburger, lorsque victime des persécutions antisémites elle trouve refuge à Blois (1936-1942). Je vous livre ce témoignage qui relate une période bien sinistre de notre histoire et rappelle aussi le rôle un peu méconnu qu’a joué la famille Amar pour les protéger.

‘‘L’histoire de la famille Strassburger indique le site est significative du sort que les derniers gouvernements de la IIIe République, puis le gouvernement de Vichy, réservèrent aux réfugiés des pays d’Europe tombés aux mains des forces fascistes, notamment ceux du Reich allemand et des pays annexés. Parmi eux, on relève un nombre élevé de personnes de confession juive.

Hugo Strassburger, Karoline sa femme et leurs trois enfants (Adolphe, Bella et Henriette) juifs allemands du monde du cirque, avaient fui le nazisme et trouvé refuge en France, auprès du cirque Amar à Blois, en 1936. Ils vont être victimes des politiques répressives à égard des "étrangers indésirables" et connaitre les camps de détention français. Puis plusieurs d’entre eux seront livrés aux autorités occupantes, déportés et exterminés à Auschwitz".

Rappelons que la famille Strassburger ancrée dans la tradition du cirque équestre allemand depuis le début du XIXe était particulièrement réputée pour sa cavalerie. Au début du XIX° siècle Adolf et Léopold Strassburger, les frères d’Hugo, dirigeaient un des plus importants cirques en Allemagne.

Adolf Strassburger, le fils d'Hugo va échapper à la déportation grâce à la solidarité du monde du cirque. " Chérif Amar l’aide alors à se cacher d’abord dans le dépôt de Blois puis dans différents appartements à Paris et Aubervilliers. Des employés et des membres de la famille Amar se relayèrent pour lui apporter des provisions et pourvoir à ses besoins. Les frères Amar furent soupçonnés d’être juifs et durent d’ailleurs apporter les preuves de leur origine "aryenne " ! A la fin de la guerre, Adolf va travailler pendant plusieurs années avec le cirque Amar. Il renoncera à percevoir son salaire en reconnaissance de l’aide et de la solidarité des frères Amar à son égard. 

Après guerre en 1951, Adolf Strassburger ira s’installer aux Pays-Bas, où il travaillera avec son cousin Carl qui allait devenir le plus célèbre directeur de cirque en Hollande. Après s'être marié une première fois avec Marie Perez qui décédera en 1952, Adolf Strassburger épousera en seconde noce Corrie Schlumer. Il décèdera le 21 juin 1974 à Vianen aux Pays-Bas à 60 ans, sans avoir laissé de descendance. Quant à sa sœurBella Strassburger-Babusio, elle a eu une fille Mariette.

Je vous conseille de lire ce site car non seulement il parle de cette famille, des persécutions antisémites, du cirque Amar et des politiques contre les "étrangers indésirables". Il propose aussi des documents peu connus relatifs au cirque des frères Amar, dont quelques-uns sont reproduits avec ce bloc-notes.

Sur le monument aux morts de Blois dédié notamment aux déportés on peut lire malheureusement les noms d’Henriette, Hugo et Karoline Strassburger qui sont morts en déportations

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A la recherche du passé du cirque Jules-Verne d’Amienshi

Publié le 30 Janvier 2019 par cirk75 dans histoire

Le Courrier Picard relate en son édition du 27 janvier que le cirque d’Amiens (voir blog09/05/201) lance un appel aux picards qui ont conservé un objet lié à un spectacle ou un événement organisé dans l’enceinte du cirque Jules-Verne. (billets de spectacle, programmes, affiches, cartes postales anciennes …) mais aussi anecdotes qui seraient  racontée dans un texte ou dans une vidéo.

Le cirque Jules-Verne s’engage à conserver les documents dans son centre de ressources ou en faire une copie. Pour ensuite partager tous ces documents collectés sur son site internet ou sa page Facebook. "Peut-être aurons-nous suffisamment de matière pour en faire une exposition temporaire ou permanente", indiquent ses responsables.

Inauguré en 1889 par Jules Verne (voir blog23/03/2015), qui a soutenu le projet et pris parti contre les détracteurs de ce projet extrêmement coûteux, le cirque en dur d’Amiens est le témoin, comme ceux de Paris, d’Elbeuf ou Châlons-en-Champagne, de l’engouement pour cet art.

A la recherche  du passé du cirque Jules-Verne d’Amienshi
A la recherche  du passé du cirque Jules-Verne d’Amienshi
A la recherche  du passé du cirque Jules-Verne d’Amienshi
A la recherche  du passé du cirque Jules-Verne d’Amienshi
A la recherche  du passé du cirque Jules-Verne d’Amienshi

Dans les années 60, le cirque Jules-Verne a accueilli des combats de boxe, des meetings politiques, des concerts… mais aussi des tournages de films comme en 1988 il a servi pour le tournage de quelques séquences du long-métrage "Roselyne et les lions" (voir blog08/12/2011) de Jean-Jacques Beineix.

Contacts : ressource@cirquejulesverne.fr ou 03 22 41 03 60.

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Les juifs circassiens pendant la guerre

Publié le 4 Octobre 2018 par cirk75 dans histoire

Comme on le sait les années noires de l'Occupation n'empêchent pas la poursuite de la vie artistique, perçue pour certain comme un moyen d'évasion ou de résistance. Entre 1940 et 1944, à Paris et ailleurs, les chanteurs  continuent à chanter, les acteurs à jouer, les stripteaseuses à se déshabiller,  les cinéastes à filmer et les jongleurs à jongler.

Néanmoins pendant l’occupation allemande, les Nazis désirent avoir le total contrôle sur à peu près tout ce qui est artistique, cinéma, chanson, théâtre, cabaret, cirque etc….  C’est ainsi par exemple que les cirques d’Hiver et Médrano sont dirigés du moins pour un certain temps,  par des directeurs allemands, la  famille Busch (voir blogs04/10/10).  Et rares il faut le dire ont été les faits de résistance.

Notons toute de même l’attitude d’Amédée Ringenbach qui dirigeait le "Cirque des Alliés", nom qui à l’époque n’était pas innocent (voir blog03/09/13).

La situation des juifs circassiens pendant cette période a été comme on le sait dramatique. Au cours des deux siècles passés, des centaines de familles juives ont appartenu au monde de la piste. L’histoire du cirque est marquée en Allemagne par les Blumenfeld, en Hollande par les Strassburger connus pour leur célèbre cavalerie, en Suède par les Goldkett, au Danemark par les Bronett, en Hongrie les Konyot des cavaliers et acrobates émérites à l'origine du Cirque national hongrois, ou les Solomonsky en Russie, dont l'un des membres est en 1883 le premier directeur du Cirque de Moscou. Autant de familles juives liées à l’histoire du cirque européen, et que la Shoah ne va pas épargner et dont un grand nombre n’est pas revenu de l’enfer nazi...A ce jour peu de pages ont été consacrées à cette tragédie des étoiles juives de la piste. A ma connaissance le Blog de Véronique Chemla est un des rares à évoquer ce drame, il est passionnant et je vous conseille de le lire:

(http://www.veroniquechemla.info/2011/02/sous-le-chapiteau-des-pauwels-dagnes.html)

Ainsi Véronique Chemla relate "l’histoire des parents de Marquis Pauwels, qui à cette époque se produisaient au cirque d’Hiver à Paris. Le patron du Clown Bar, situé rue Amelot à proximité du cirque d'Hiver, les a cachés dans la cave du café pour leur éviter d’être raflés. Puis, les Pauwels se sont réfugiés dans une ferme en Corrèze sur les conseils d’une cafetière parisienne..."

Pour ma part, j’ai reçu un témoignage inédit, celui de Mariette Babusiau  -vous vous rappelez "taxi en folie de Francky Babusio"- sur les frères Amar. C’est fort intéressant, peu connu et nous donne un autre exemple de solidarité entre circassiens.

Ecoutons son témoignage. "Bien que j'aie lu nombre de publications concernant les frères Amar", indique-t-elle, "jamais je n'ai vu relater tout ce qu'ils ont fait pour sauver leurs artistes juifs. Un membre de ma famille a survécu à la guerre grâce à eux. Ils ont caché mon oncle Adolphe Strassburger pendant les années d'occupation. Ils avaient" poursuit-elle "également courageusement rédigé un certificat de travail par lequel ils s'engageaient à reprendre mon grand-père, le dresseur Hugo Strassburger, dès qu'il aurait été libéré du camp de concentration, libération qui n'a pas eu lieu. Les Amar étaient Arabes et les Strassburger des Juifs. Ils auraient mérité d'être considérés comme Justes."

Plus de 70 ans se sont écoulés depuis, et cette période nous reste encore bien méconnue.

 Y a-t’il eu ou non solidarité entre circassiens?

Cette pratique était-elle courante ?

Il est temps de bien connaitre aussi l'histoire des artistes juifs de la piste pendant la seconde guerre mondiale, car cela fait aussi partie de l’histoire de la piste !

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Medrano sous l’occupation

Publié le 11 Juin 2016 par cirk75 dans histoire

Si pendant la seconde guerre mondiale Paris fut une ville sous le joug de l'armée allemande et cela à partir du 14 juin 1940 jusqu’au 24 août 1944 date de l’entrée de la 2ème Division Blindée du Général Leclerc. On connait moins qu'en parallèle certaines salles parisiennes de spectacles furent aussi occupées par des directeurs germaniques (Paula Busch ou Emil Wacker).>

Tel fut le cas des 2 cirques parisiens: le cirque d’hiver et le cirque Medrano. Si pour le premier cette occupation dura 4 mois (décembre 1940 à mars 1941), celle de Medrano fut un peu plus longue. Elle commença en mai 40 pour finir en février 1941, avec un spectacle de réouverture signé Medrano le 11 avril 1941.

Pendant cette période germanique le directeur du "Cirque des parisiens" autrement dit Medrano dixit la pub de l’époque fut Emil Wacker du célèbre cirque allemand Busch et non plus Jérôme Medrano (voir blog16/10/2011) rappelé depuis fin août 1939 sous les drapeaux, il avait loué son cirque aux impressarii Felix Marouani et Emile Audiffred (voir blog 02/10/2013).

Notons que pendant cette période allemande, les programmes papier du cirque du Boulevard Rochechouart étaient imprimés en allemand et en version bilingue français-allemand, et le spectateur selon qu’il était Teuton ou Parigot pouvait se procurer le programme dans sa langue maternelle. Témoins ces deux visuels d’un même spectacle datant de novembre 1940.

Medrano sous l’occupation
Medrano sous l’occupation

Plus tard suite aux restrictions les programmes papier devinrent peaux de chagrin, avec un format démesurément petit et comprenaient également la carte des abris en cas de bombardements (voir blog03/09/2013). Quant à l'encre utilisée pour l'impression elle était de fort mauvaise qualité comme on peut le constater sur ce document datant de janvier 1944 avec Albert Préjean (voir blog06/01/2015) en vedette et présentant mêlant acrobatie et cyclisme.

Comme on le voit pendant la guerre, les cirques en général et Medrano en particulier, ont continué à jouer et ont proposé des productions mêlant artistes de la piste, du music-hall et du cinéma.

Medrano sous l’occupation
Medrano sous l’occupation

#occupationcirquemedrano

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