Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
Le bloc-notes de cirk75

Chronique au fil du temps et de la mémoire d'un circophile amateur

Les Jongleuses au Cirque Fernando, (The Art Institute of Chicago)

Publié le 31 Décembre 2015 par cirk75 dans Art

Les Jongleuses au Cirque Fernando, (The Art Institute of Chicago)

Cette huile sur toile baptisée aussi "Acrobates au cirque Fernando", peinte en 1879 par Pierre-Auguste Renoir, représente deux membres d'une troupe itinérante acrobatique allemande : Francisca et Angelina Wartenberg. Renoir les peint sur la piste du cirque Fernando (voir blog01/07/2012) vêtues de combinaisons chamarrées et beaucoup plus jeunes que leur âge réel (dix-sept et quatorze ans). Elles sont représentées à la fin de leur numéro de jonglerie ou d’acrobatie au moment où le public les applaudit.

Les figures des deux jeunes filles sont opposées, l’une est située face au spectateur et l’autre de trois quarts, avec son visage de profil. Renoir entoure les deux artistes par un halo virtuel de roses, oranges, jaunes, et de blancs reliés au sommet par le bord de la piste qui les sépare des spectateurs habillé en sombre faisant contraste avec les tonalités dorées et orange dominant l’ensemble. On remarque au niveau des premières rangées des gradins les spectateurs qui applaudissent, la plupart sont des hommes en habit de soirée appartenant certainement à la riche bourgeoisie et peut être venus s'encanailler.

Renoir utilise la lumière, la couleur et les effets atmosphériques, qui donnent à ce tableau un aspect nacré. Cette peinture est brossée à l’aide de grandes touches rapides détonnant un peu avec ce qui se fait habituellement au niveau de la peinture dite académique.

L’aînée, Francisca salue, tandis que sa sœur Angelina, retient dans ses mains ce qui semble être des balles qui leur ont servi à jongler ou, n'est-ce pas plutôt des oranges que des spectateurs leur ont données? Rappelons que du temps du cirque Fernando il était courant d'offrir ces fruits aux artistes, et pour cela de nombreux vendeurs se trouvaient à l'entrée de cet établissement.

Alors jongleuses ou des acrobates? Balles ou oranges? Tel est l'énigme que pose ce tableau.

Qu'en pensez-vous ?

Renoir est aussi à compter parmi les artiste trouvant dans le spectacle de cirque une source d'inspiration. Il peint même deux de ses fils déguisés en clown. Et un des ses chefs d'oeuvre “Le Clown musical” représentant sur la piste du Cirque d'Hiver de Paris le clown britannique John Price (voir blog19/05/2014) n'est-il pas propriété du Musée Kröller-Müller d’Otterlo situé aux Pays-Bas?

commentaires

Medrano, le cirque des peintres !

Publié le 30 Décembre 2015 par cirk75 dans Art

Medrano, le cirque des peintres !

Dans la seconde moitié du XIX° siècle plusieurs cirques à Paris sont édifiés. Boulevard des Filles du Calvaire on trouve le Cirque d’Hiver (voir blog25/02/2011) proposant de novembre à avril ses spectacles, alors que sur les Champs Elysées le Cirque d’Eté (voir blog23/02/2011) est ouvert de mai à octobre. Le Cirque Mollier (voir blog27/04/2012) installé rue de Bénouville et le Nouveau Cirque (voir blog08/12/2010), situé rue du Faubourg Saint-Honoré présentent des spectacles à la mode pour une clientèle raffinée.

Medrano, le cirque des peintres !

Et n’oublions pas le Cirque Fernando (voir blog01/07/2012), construit en 1875 à l’angle de la rue des Martyrs et du Boulevard Rochechouard, accueillant non seulement la clientèle locale mais aussi celle plus bourgeoise des quartiers chics qui, vient s’encanailler dans les cabarets de Montmartre, comme le Moulin-Rouge, repère du peintre Henri de Toulouse Lautrec (voir blog17/03/2011), et lieu où se produisent Jane Avril, Valentin le Désossé et la Goulue (voir blog20/09/2013).

Paris est à cette époque la Capitale du Cirque (voir blog20/11/2013).

A partir de 1870 le cirque devient le thème le plus fascinant pour les artistes à l’avant-garde. Peintres, sculpteurs et poètes partagent le même enthousiasme pour ce spectacle populaire.

Racheté en 1897 par le célèbre clown Boum-Boum Geronimo Medrano (voir blog17/10/2011), qui lui donne son nom, le Cirque Fernando lieu mythique, véritable royaume de l’art moderne va réunir toute l’avant garde parisienne et internationale du début du XX° siècle que sont: Braque, Picasso (voir blog23/03/2011), Léger (voir blog19/03/2011), Van Dongen, Apollinaire (voir blog19/05/2011), André Salmon, Max Jacob, autrement dit tous les habitués du "Bateau-Lavoir", lieu de résidence et de réunions de nombreux artistes peintres, mais aussi de gens de lettres, de théâtre et des marchands d'art.

Fernande Olivier, la compagne de Picasso, s’extasie devant les clowneries de Boum-Boum Medrano. "Ce fut une révélation, un déchaînement de rires, on ne quittait plus Medrano, on y allait trois et même quatre fois par semaine" indique-t-elle dans ses mémoires publiées en 2001 aux Editions Pygmalion.

Medrano, le cirque des peintres !

Après la mort de Geronimo Medrano sa veuve, née Berthe Perrin, reprend la relève. Les frères Fratellini (voir blog18/05/2015) inventent de nouvelles entrées et recueillent l’enthousiasme de l’intelligentsia parisienne. Jean Cocteau (voir blog09/12/2010), Erick Satie, Picasso, Léger, Chagall (voir blog16/03/2011), Miró sont des chauds admirateurs du célèbre trio.

Dans ce monde de la piste, les artistes y puissent un répertoire de formes, de couleurs et de mouvements totalement issus de l’univers merveilleux et irréel de la piste. A cette époque Félix Fénéon critique d'art, journaliste français défie les peintres d’appliquer au spectacle de cirque les dernières théories de la couleur : "Il est loin encore" dit-il "l’esthéticien qui promulguera la philosophie du cirque et apprendra aux impressarii à coréaliser les couleurs des oripeaux et celles des éclairages en significatifs ensembles polychromes, à combiner les mouvements des gymnastes et des clowns en lignes dont le tracé sur l’arène ou dans le ciel nous émeut comme un bel entrelacs graphiques".

Medrano, le cirque des peintres !

Mais c’était ignorer les fantastiques possibilités que le cirque va ouvrir aux artistes pendant plus un siècle de création. Car déjà Degas, a présenté dès 1879 lors de l’exposition des Impressionnistes son célèbre tableau "Melle Lala au Cirque Fernando" (voir blog28/12/2013) et Renoir la même année à la Galerie de la Vie Moderne , "Les Jongleuses au cirque Fernando".

Quant à Seurat il est le premier à appliquer les théories du divisionnisme dans ses œuvres comme "Parade de Cirque" en 1887 ou dans son cultissime "Le Cirque" (voir blog11/04/2013) peint en 1891.

Medrano, le cirque des peintres !

Dernière précision ces tableaux hormis "Parade de Cirque" ont pour décor le Cirque Medrano (voir blog07/04/2011) ce qui nous permet encore aujourd’hui d’avoir une idée de l’intérieur de cette salle malheureusement démolie en 1973 et qui a été remplacée par un immeuble sans grand intérêt architectural mais portant sur sa façade une plaque rappelant qu’à cet endroit se trouvait de 1873 à 1897 le Cirque Fernando, de 1997 à 1963 le Cirque Medrano et de 1963 à 1973 le Cirque de Montmartre..

Medrano, le cirque des peintres !

On pour habitude de qualifier non sans raison, Medrano (ex Fernando) le cirque des clowns, il est et sans aucun doute celui aussi des peintres...

commentaires

Camille Bombois (1883-1970) un peintre aimant les clowns

Publié le 29 Décembre 2015 par cirk75 dans Art

Camille Bombois (1883-1970) un peintre aimant les clowns

Fils d'un batelier né à Venarey-les-Laumes le 3 février 1883, Camille Bombois passe son enfance le long des canaux du centre de la France. Doté d’une grande force physique, il gagne sa vie en exerçant divers emplois manuels comme gardien de troupeaux, valet de ferme, ouvrier agricole, terrassier ou typographe. Pendant un temps il est aussi lutteur et hercule de foire dans un cirque, métier qu'il quittera finalement pour aller travailler à Paris comme ouvrier dans le métro.

Camille Bombois (1883-1970) un peintre aimant les clowns

Parallèlement à ces métiers alimentaires et physiques, dès l'âge de seize ans il peint en puisant son inspiration dans l'expérience quotidienne. En souvenir de son enfance batelière, il peint l'eau avec tous ses reflets et tous ses miroitements. Il excelle dans les nus, où son sens du monumental s'allie à une candide sensualité. Il peint aussi de nombreuses scènes de cirque, qui évoquent, non sans quelque nostalgie, ses années d'existence foraine.

Camille Bombois (1883-1970) un peintre aimant les clowns

En 1912, le poète-journaliste Noël Bureau découvre des œuvres que Bombois expose sur les trottoirs de Montmartre à la foire aux croûtes, place Constantin-Pecqueur. Conquis par cette peinture il la diffuse dans sa revue "Rythme & Synthèse", ce qui permet à des marchands d'art ou à des collectionneurs comme Mathot, Florent Fels et Wilhelm Uhde - ce dernier grand admirateur du douanier Rousseau – d’acheter des œuvres de Camille Bombois qui dorénavant, peut se consacre uniquement à son art pictural.

Camille Bombois (1883-1970) un peintre aimant les clowns

Robustesse et santé définissent l'art de Bombois. Un dessin énergique, une précision savoureuse, alliés à une fraîcheur des couleurs,permettent à cet artiste de devenir un des maîtres de l'art naïf où le spectacle de la piste est pour lui une source d’inspiration profonde.

Camille Bombois (1883-1970) un peintre aimant les clowns

Certaines de ses peintures sont accrochées au Musée d'art moderne de la ville de Paris, au Centre Pompidou ou à Genève au Musée d’Art Moderne où on peut voir le tableau "Béby, Andref et Vincent". Camille-Bombois décède le 6 juin 1970 à 87 ans et depuis 1994 une rue du 20e arrondissement de Paris porte son nom.

commentaires

La clownesse Cha-U-Kao (Paris Musée d’Orsay)

Publié le 28 Décembre 2015 par cirk75 dans Art

La clownesse Cha-U-Kao (Paris Musée d’Orsay)

Danseuse et clownesse au Moulin Rouge et au Nouveau Cirque (voir blog08/12/2010), Cha-U-Kao doit son nom de scène, aux consonances japonisantes, à la retranscription phonétique des mots français "chahut" (danse acrobatique dérivée du cancan) et "chaos" que suscitait son entrée en scène. Comme la Goulue (voir blog20/09/2013), Cha-U-Kao est une figure récurrente dans l'œuvre de Toulouse-Lautrec (voir blog17/03/2011) et appartient au monde du spectacles parisien de la fin du XIXe siècle. Son métier de clown et parfois même d'acrobate la rattache toutefois plutôt à la tradition du cirque, qui passionna aussi le peintre, qu'à celle des cabarets.

Contrairement aux séries de dessins ou de lithographies dans lesquelles Cha-U-Kao apparaît sous la lumière des projecteurs, le peintre nous donne ici une image plus privée de son personnage, représenté dans un intérieur, sa loge ou un cabinet particulier. Peinte à l'huile sur carton, Cha-U-Kao s'applique à attacher la grande collerette jaune du corsage qui constitue son costume de scène. L'importance de la collerette, qui occupe une large partie de cette composition inattendue, est encore soulignée par le ruban jaune qui retient presque ironiquement le toupet blanc de la clownesse. Au-dessus d'une petite table dressée apparaît un portrait ou un miroir dans lequel se reflète un homme d'âge mûr, qui pourrait être un intime, admirateur ou client. Le cadrage insolite et les recherches de matières s'accordent bien au caractère à la fois trivial et privé de la scène.

commentaires

Les cirques désertés depuis les attentats

Publié le 27 Décembre 2015 par cirk75 dans Economie

Les cirques désertés depuis les attentats

Les spectacles, les restaurants, les hôtels et tout le secteur des loisirs depuis les attentats de Paris attirent moins que d’habitude et les spectacles pour enfants dont le cirque, sont particulièrement touchés. Noël et la période de fêtes de fin d'année sont des moments traditionnels pour aller en famille au cirque. Mais cette année, on se presse moins sous les chapiteaux, les gradins sont presque vides, et une vingtaine de représentation suite aux attentats de novembre a dû être annulée.

Les professionnels du monde de la piste devant ce manque à gagner, (par exemple chez Pinder on estime les pertes à plus de 300 000 € depuis les attentats du 13 novembre) viennent d'écrire à la ministre de la Culture, car ils ne font pas partie des secteurs soutenus financièrement . Rappelons que le Ministère de la Culture a annoncé la création d'un fonds d'aide de 4 millions d'euros pour les salles et les entrepreneurs de spectacles, dont 3,5 milllions provenant des pouvoirs publics et 500 000 de la Sacem. Ce fondbs sera géré par le Centre National de la chanson, des variétés et du jazz (CNV) et donc exclura les arts de la piste.

Alors profitons pour sortir et aller au cirque en cette période de fêtes de fin d'année...

commentaires

Cavalcade sur glace 60 chez Medrano

Publié le 26 Décembre 2015 par cirk75 dans Programmes

Cavalcade sur glace 60 chez Medrano

Violette Medrano, prenant en 1960 la direction générale du cirque du boulevard Rochechouart à Paris, pour une de ses premières mises en piste marqua les esprits en proposant un cirque totalement sur glace et non plus, comme il était d’usage, une seconde partie comprenant des ballets chorégraphiés sur glace, comme Pinder l’avait souvent proposée (voir blog24/12/2015).

Cavalcade sur glace 60 chez Medrano

A partir du 10 mai 1960, le programme "Cavalcade sur glace 60" terminait la saison en proposant un cirque totalement sur glace. On pouvait ainsi voir sur la patinoire Medrano des champions de patinage artistique comme Raymonde du Bief, qui après une carrière de sportive de haut niveau, patinait pour des shows américains avec des chaussons de danse fixés à ses patins. La championne française accompagnée d'André Brunet, Hedi Reiser, Marie-Louise Harmann, Edith Felix et Kathleen Seaback, présentait 4 scénettes intitulées "Songe d’une nuit d’été", "Tropical Ice", "Charleston on Ice" et "Le patinage de l’an 2000".

Cavalcade sur glace 60 chez Medrano

Et comme la piste avait été transformée en patinoire, tous les artistes dont les Bario (voir blog25/01/2011) dans deux entrées conçues spécialement pour ce type de cirque: "au self-service", et "douaniers au pôle nord", devaient montrer leur talent en chaussant des patins à glace.

Bien entendu les animaux n’étaient pas absents : Corry Vermeeren présentait dix ours blancs et Elvira Vonderp deux étalons dans un numéro de haute école sur glace.

Et même Marcellys (voir blog12/05/2012), qui dirigeait alors l’orphéon avait dû aussi chaussé de patins donner la réplique à Kathleen Seaback dans un sketch intitulé "le clown et la danseuse".

Bonne humeur assurée...

Et raffinement suprême, le programme papier, dont la couverture était signée Troy, était au couleur de la glace avec un bleu du plus bel effet.

Cette production artistique fut une réussite et reste le premier spectacle complet de cirque traditionnel sur glace présenté non seulement en France mais aussi dans le monde encore à ce jour.

commentaires

Le cirque de Noël (Medrano 1957)

Publié le 25 Décembre 2015 par cirk75 dans Programmes

Le cirque de Noël (Medrano 1957)

Chaque année les cirques en pierre parisiens, prévoyaient un spectacle spécial pour les fêtes de fin d’année avec des attractions qui plaisaient particulièrement au jeune public qui envahissait à cet occasion les gradins en cette période des vacances scolaires.

Le cirque de Noël (Medrano 1957)

Le cirque du Bd Rochechouard cher à son directeur Jérôme Medrano (voir blog16/11/2011) proposa, avec le concours d'Europe1 en 1956, un concours de dessins aux enfants des écoles pour son spectacle de fin d'année. L’heureux lauréat verra son œuvre utilisé comme thème pour l’affiche vantant le programme de Noël se déroulant du 10 décembre au 10 janvier1957 et sera avec sa famille les hôtes d’honneur de la première.

Pour son programme de Noël 56 le cirque Medrano proposait sous la houlette et la bonne humeur de Marcellys (voir blog 12/05/2012) le M. Loyal de la piste montmartroise et au son de l’orchestre de Jean Laporte (voir blog10/11/2010), un cheval sauteur, les éléphants du cirque Williams, des acrobates les Duxy, la cavalière Nadia Houcke, les Canova acrobates sur perche, une jongleuse à cheval Margot Edwards, des panthères des Indes présentées par le dompteur Jackson, autrement dit Fred Beautour (voir blog20/02/2014), à la coupole les perchistes aériens Airellys, le jongleur Antonio Platas, les chimpanzés de Capellini, des lilliputiens mêlant acrobaties à danse, le quatuor burlesque les Bully, les Bario 1ère génération, (voir blog26/01/2011).

Certains seront peut-être étonnés de voir une publicité pour un apéritif vantant un spectacle pour jeune public, à cette époque cela ne choquait pas d'autant plus que les clowns se nommaient Rhum (voir blog23/03/2011), Porto (voir blog14/04/2013), Pastis ou Perno... Autres temps autres mœurs ...

Le cirque de Noël (Medrano 1957)

Medrano Par Louis Vivin

commentaires

La féerie de la glace, les tournées Pinder 1953,1954 et 1955

Publié le 24 Décembre 2015 par cirk75 dans pantomime

La féerie de la glace, les tournées Pinder 1953,1954 et 1955

Pour les spectacles"on ice" Charles Spessiert (voir blog24/06/2015) le patron du cirque Pinder partage son cirque hippodrome en 3 pistes, dont les 2 extrémités latérales seront utilisées pour des attractions de cirque pur, la piste centrale étant réservée en seconde partie pour installer la patinoire sur laquelle évoluaient les danseurs professionnels, les acrobates, les jongleurs ainsi que les comiques maison équipés de patin.

La féerie de la glace, les tournées Pinder 1953,1954 et 1955

Au cours de ces programmes sur glace les spectateurs enthousiasmes virent des tableaux nommés "Les grenadiers de la garde, sous l’Empire", "Nuits Orientales", "Sérénade Mexicaine", "Western au pays du Far-West", "Carnaval à Rio", "Une nuit à Séville" ou "Versailles : au château sous Louis XIV"… voyage et dépaysement garantis.

Il s’agissait de ballets dansés sur glaces d’après une chorégraphie de Knox Godfrey auxquels s’ajoutaient certaines années des champions de patinage artistique. Le tout accompagné par l’orchestre de Fred Adison, (voir blog16/11/2010). Ce dernier en plus d’être un chef d’orchestre réputé était également un gastronome averti. Aussi en 1955 il ouvre un restaurant parisien, situé rue de Ponthieu, à l’enseigne Steak-House. On peut d'ailleurs voir un publicité de cet établissement dans le programme papier.

La féerie de la glace, les tournées Pinder 1953,1954 et 1955

Ces spectacles furent très populaires et permirent au cirque Pinder de réaliser des tournées fort rentables, même si les puristes critiquaient une telle formule.

Le cirque sur glace fut repris sans succès en 1960 ce qui mit même la trésorerie du géant européen au bord de la faillite (voir blog27/06/2015), mais ceci est une autre histoire.

La féerie de la glace, les tournées Pinder 1953,1954 et 1955

.

commentaires

Une fête à Singapour chez Amar

Publié le 23 Décembre 2015 par cirk75 dans pantomime

Une fête à Singapour chez Amar

En sous-titre, de ce spectacle de 1935, la publicité du plus beau cirque de France mentionnait "Une fête à Singapour, L’Apothéose du Cirque".

Et pour la première fois les 4 frères Amar proposaient une féerie à grand spectacle avec décors, luxe, richesses des costumes signés par Pascaud, décors réalisés par les Etablissements Numa et lumières féeriques conçues par Pierre Roiret. Cette production était bien entendu l’occasion de présenter des animaux exotiques d’autant plus que les Amar venaient de faire l’acquisition des 15 éléphants du cirque allemand Kludsky. Rappelons qu'à cette époque ils étaient non seulement à la tête d’une importante ménagerie mais aussi possesseurs d’une cavalerie de 80 chevaux ce qui leur permettait de rivaliser avec les cirques d’outre-Rhin.

Une fête à Singapour chez Amar

"Une fête à Singapour" n’était qu’un tableau dans un programme très cirque, composé entre autres d’un Ballet Persan, des danseuses acrobatiques Dorrys & Dassy, des 4 Singalais dans leurs danses indigènes, de la troupe de sauteurs marocains les 10 Agadirs, des Zèbres, Buffles, Chameaux et Lamas présentés par le dresseur Solovitch (voir blog20/03/2013). La cavalerie était sous la chambrière de M. Gauthier, Germain Aéros le pochard acrobate faisait frémir les spectateurs avec ses traditionnelles maladresses, les célèbres clowns musicaux les Babusio captivaient le public tout comme Tay & Tys les excentriques acrobates.

Quant aux Amar, Amar Ainé présentait un troupeau composé de 16 éléphants ainsi qu’un groupe de tigres royaux et sibériens, Amar Jeune avait dressé un groupe de 10 lions sauvages de l’Atlas montré par le belluaire Testaï Damos et Amar Ali offre un beau travail avec un important groupe d’ours blancs.

Un spectacle dans la grande tradition Amar…

Une fête à Singapour chez Amar

.

commentaires

Le Cirque sous l’eau chez Pinder

Publié le 22 Décembre 2015 par cirk75 dans pantomime

Le Cirque sous l’eau chez Pinder

Pour les tournées 1932 et 1933 le cirque Pinder, direction Charles Spiessert (voir blog24/06/2015), réunit dans un même spectacle, selon les dires du programme papier officiel : "des attractions acrobatiques uniques au monde, une cavalerie incomparable, des fauves dont le dressage est inégalé, une troupe d’artistes de tout premier ordre et pour la première fois en France sa Piste Nautique, spectacle où le faste des décors, lumières et des costumes tient de la féerie". Une Grande Pantomime Nautique et Comique avec Fontaines Lumineuses qui comprend notamment la célèbre pantomime nautique déjà représentée en 1890 au Nouveau Cirque, "La Noce à Chocolat" (voir blog11/06/2015).

Le Cirque sous l’eau chez Pinder

Pour être franc, ce n’est pas la première fois qu’un bassin nautique est associé à une piste. Déjà en leur temps le Nouveau Cirque (voir blog08/12/2010) et le Cirque d’hiver direction Desprez (voir blog25/03/2012) ont organisé des attractions aquatiques, mais il est courant dans le monde spectacle en général et du cirque en particulier de revendiquer la paternité d’une nouveauté, d’autant plus que le public n’est pas toujours le garant de la mémoire collective. Mais bon revenons à notre spectacle aquatique Pinder.

Pour le spectacle nautique, Charles Spiessert fait fabriquer par un chaudronnier d’Aubervilliers avec le concours des Etablissements Baillet, une grande bâche caoutchoutée (qui sera posée sur un parquet incliné en bois faisant tout le tour de la piste), une chaudière, une voiture citerne, des pompes pour alimenter les fontaines, un système de tuyauterie déversant selon la publicité 250 000 litres d’eau, un générateur électrique alimente un jeu de projecteurs. Et… n’oublions une gondole, un pont enjambant le bassin et un énorme ballon. Le tout pour un coût de 1million et demi de francs 1932, soit environ 950 000€, aux dires des annonces Pinder, diffusées à un public friand de nouveauté.

Le Cirque sous l’eau chez Pinder

Si la première partie du programme propose un spectacle de cirque traditionnel avec entre autres les vedettes maison que sont Les Léonard’s (voir blog19/09/2013), le dompteur Roger Spessardy (voir blog23/06/2015), la seconde présente le Cirque sous l’eau. On peut ainsi voir un dangereux crocodile se transformer en charmante naïade et danseuse contorsionniste : Odile Makers, Melle Simone nous gratifiant de gracieux plongeons avant et arrière avec élan à partir d’un tremplin situé à 3 m de haut, enfin les augustes de soirée nous rejouant la célèbre pantomime qui a rendu Chocolat éternel (voir blog12/02/2012).

En conclusion pour beaucoup de circophiles ce spectacle aquatique valait surtout pour sa première partie et ne laissa pas un souvenir intarissable dans leur mémoire.

Le Cirque sous l’eau chez Pinder

Vingt années plus les frères Amar reprendront de nombreux éléments de ce spectacle dans leur pantomime aquatique (voir blog21/12/2015).

commentaires
1 2 3 4 > >>