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Le bloc-notes de cirk75

Depuis 2010, Chronique au fil du temps et de la mémoire d'un circophile amateur

Les odeurs du cirque

Publié le 31 Décembre 2018 par cirk75 dans Divers

Le cirque n’est pas qu’un spectacle visuel et auditif  c’est aussi une manifestation olfactive où l’odorat joue un rôle essentiel. Mais de nos jours, où les déodorants règnent en maître du savoir vivre, il est prohibé d’avoir une odeur, car c’est notamment la marque de l’étranger ou de la populace, aussi, le cirque est dépourvu d’odeur et c’est bien dommage.

L’odorat est pourtant une fonction essentielle du genre humain. Ainsi de nombreuses expressions y font référence comme : " être en odeur de sainteté", "ne pas sentir quelqu’un, "sentir le soufre"…   De nos jours l’odeur est plus synonyme de vulgarité que de félicité. C'est pourquoi beaucoup de cirques ont banni de leur piste certains animaux car ils sont porteurs d’odeurs et cela peut chasser le spectateur bourgeois au nez délicat.

Lorsque les éléphants et les fauves apparaissent sentez le parfum qu’ils apportent c’est l'odeur de la piste. Le parfum acide et fort des félins, l’odeur envoûtante et si particulière des éléphants voire même celle plus enveloppante du crottin des chevaux. Et rien n’est plus réjouissant lors d’un numéro de voir un cheval crotter démontrant ainsi que l’animal en déplaise aux animalistes est libre et ne peut être contraint sur une piste ! Mais c’est aussi la senteur de la viande pour les animaux ou celle de la toile des chapiteaux… toute odeur jadis qu'il était coutume de côtoyer lorsqu'on allait applaudir les circassiens.

 

Nombreux sont les écrivains qui ont vanté les parfums de la piste. Par exemple Francis Carco n’écrivait-il pas dans son livre "Nuits de Paris" :" Il (le cirque Medrano) répand comme l’armoire aux fruits, une odeur riche et douce qui, aussitôt vous rappelle vos jeunes années et vous console de tous vos maux… mais, l’odeur des fruits se mêlent à une autre odeur qui est celle du crottin et le plaisir augmente."

Les odeurs du cirque
Les odeurs du cirque
Les odeurs du cirque
Les odeurs du cirque
Les odeurs du cirque
Les odeurs du cirque
Les odeurs du cirque
Les odeurs du cirque
Les odeurs du cirque
Les odeurs du cirque
Les odeurs du cirque
Les odeurs du cirque
Les odeurs du cirque
Les odeurs du cirque

Ou Jean Cocteau (voir blog09/12/2010) dans la préface à 14 lithographies de Marcel Vertes (voir blog11/11/2012) n’écrivait-il pas: "Tous nous avons gardé le souvenir d’un monde bariolé, illuminé, isolé de l’ombre, enveloppé d’une prestigieuse odeur d’écuries, de ce sol en tapis-brosse où le crottin d’or aidait à fleurir les clowns et les acrobates."

Il n'y a pas que la madeleine chère à Proust qui nous rappelle le passé les odeurs aussi...

Et vous que pensez-vous des senteurs de la piste ?

Est-ce votre petite madeleine ou n'est-ce pas votre tasse de thé ?

 

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Elsa Bontempelli, une nouvelle Mme Loyal

Publié le 30 Décembre 2018 par cirk75 dans M. Loyal

Originaire de Buis-les-Baronnies village situé dans la Drome, Elsa Bontempelli après avoir tâté du théâtre et s’être familiarisée à la danse avec sa mère va, afin de conforter ses acquis, fréquenter le Conservatoire national de musique, danse et art dramatique d'Avignon. Puis ensuite elle va suivre à Paris, une formation intensive de danse jazz, classique et moderne au Centre de danse Jazz de la rue Blanche, pour compléter sa formation d'artiste de scène acquise à l'Académie de comédie musicale où elle a travaillé sa technique vocale.

Bon sang ne serait mentir, Elsa  est la fille de l’auteur-compositeur-interprète et acteur Guy Bontempelli, auteur de délicates compositions qu’il interprétait lui-même ou qu’il confiait à de grandes dames de la chanson (Dalida, Françoise Hardy, Nana Mouskouri, Nicoletta...).

Making Of de Kokorico

En 2003 Elsa Bontempelli passe une audition pour la revue "Bonheur" au Lido. Elle est engagée et en parallèle elle va accumuler les engagements divers : mannequin, danseuse, séances photos, défilés… elle va même jouer dans un spot publicitaire pour le parfum "Kokorico" de Jean-Paul Gaultier. Puis avec la tournée "Paris Plumes" du Lido elle part pour la Chine, où elle sera chanteuse et meneuse de revue. Au retour elle dépose ses valises au "Paradis Latin" où elle devient la meneuse de revue.

En 2013 elle rencontre Joseph Bouglione  (voir blog 26/02/2017) qui lui propose de faire partie des Salto Dancers pour les spectacles "Phénoménal", "Géant", "Rire", "Surprise"  au Cirque d’Hiver de Paris. Elle découvre ainsi l’univers du cirque ce qui l’amène à ajouter une nouvelle corde à son arc artistique, être sur la piste aux étoiles une Mme Loyal sobre et élégante vêtue d’un long fourreau écarlate. C’est ainsi qu’à la demande de Jean-Marie Etienne (voir blog20/04/2013) elle va en présenter  2017 et 2018  les 17ème et 18ème éditions du Festival International du Cirque du Val d’Oise, puis en 2018  Jean Arnaud (voir blog06/11/2011) va la solliciter pour endosser ce rôle lors de son "Cirque de Noël Américain" à Paris Nord Villepinte , puis pour ses manifestations circassiennes de Noël.

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Le Cirque (1986)

Publié le 29 Décembre 2018 par cirk75 dans Art

Aux premiers coups d’œil, le spectateur est inondé par le rouge, et même l’orange lui parait écarlate. Le  cerceau, la piste, le pantalon, le fouet, le tabouret et le reptile détonnent en lui proposant des taches de couleurs différentes. Et le peintre le fait cohabiter dans son fécond fécond imaginaire où fauves et reptiles existent, clin d’œil à l'Afrique.

Nous sommes également, sur la piste aux étoiles, dans la cage, au milieu des animaux sauvages, avec le dompteur, mais nous pénétrons aussi dans l’univers figuratif de Rémi Blanchart (1958-1993). Ici pas de fioritures, ni douceurs du trait, tout semble droit et froid. Les personnages sont statiques. Nous sommes devant une gravure, non devant une image digne de la ligne claire chère à certains dessinateurs de BD.

Cette Sérigraphie sur papier (100 x 65) de 1986,  est un bon exemple de ce que l’on nomme "Figuration Libre". Ce mouvement regroupe des peintres trouvant leur inspiration dans la culture rock, les bandes dessinées, l’imagerie populaire, la publicité, la télévision ou le cinéma, tout ce qui forme l'univers culturel de la seconde partie du XX° siècle. 

Rémi Blanchard a imaginé plusieurs sérigraphies ayant pour thème le cirque avec il faut le souligner quelques différences, une sorte. Dans l’une, un seul crocodile, dans une autre plusieurs…

Attentif à toutes les expressions artistiques, qu’elles appartiennent à l’art brut, à l’art populaire ou singulier,  Rémi Blanchard ne peint ni la ville ni l’enfance même si ses œuvres sont inspirées dans ses souvenirs d’enfance, de ses vacances en camping, de sa famille, de sa ville.L’œuvre de cet artiste -reconnu aussi bien en France, au Japon et aux Etats-Unis où il collabore et expose aux côtés de Basquiat, Kenny Scharf et Keith Haring-  occupe une place à part.

Un site officiel : https://www.remiblanchard.fr/ de cet artiste décédé à Paris d’une overdose un certain 11 mai 1993 est la disposition du curieux qui voudra mieux connaître le travail de Rémi Blanchard.

 

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Théophile Gautier (1811-1870) un connaisseur en arts de la piste

Publié le 28 Décembre 2018 par cirk75 dans Personnalités

Si de nos jours les journalistes connaissant les étoiles de la piste se font rares, il n'en était pas de même aux siècles précédents. Témoin l’auteur du légendaire "Capitaine Fracasse" qui pendant de longues années a écrit pour "La Presse" le quotidien d'Émile de Girardin, pour lequel il était critique d'art et de spectacles et comme on le verra très au fait du genre.

Cette tâche de chroniqueur va l'occuper toute sa vie et les articles rédigés par Théophile Gautier, qu’on évalue à plus de deux mille, utilisent une langue nette, souple, impeccable et brillante. Notre poète chroniqueur réinvente l'écriture de critique d'art, qui ne vise pas seulement au jugement, à l'analyse, mais aussi à recréer la justesse du sentiment esthétique. Gautier cherche à rendre, au moyen de mots, la sensation visuelle, musicale produite par la perception directe du spectacle.

Dans "Histoire dramatique en France depuis 25 ans", publié en 1858 en Belgique chez Hetzel comprenant 6 volumes, sont imprimées toutes ses chroniques écrites entre juillet 1837 et avril 1852 et c'est passionnant, aussi voyons quelques exemples.

Dans le volume 3 on peut notamment lire un portrait fort bien rédigé sur Andrew Ducrow (1793-1842), le créateur de la Poste à Cheval, artiste qui marqua à jamais de son empreinte l’acrobatie équestre.

Mais laissons Théophile Gautier nous le décrire. 

"Le petit Ducrow est déjà un écuyer plein de feu, de hardiesse et de sang-froid. Il a une charmante figure blonde, et cependant d’une audace et d’une énergie singulière ; sous cette délicatesse féminine, on sent une résolution virile : comme il est maître sur son cheval ! Comme il est à l’aise sur cette croupe ondoyante, plancher mouvant sur lequel il exécute ; avec un art de mime vraiment remarquable, toutes les phases de la vie d’un matelot."

Dans une autre article, reproduit cette fois ci dans le volume 4 il évoque le célèbre Laurent Franconi (voir blog08/06/2015).

"N’oublions pas un curieux duo équestre formé de Laurent Franconi, ce centaure presque octogénaire, qui n’a pas cinquante ans lorsqu’il est en selle. L’Habille écuyer, monté sur un cheval, en a devant lui un autre tenu par deux longues guides, et qui répète exactement ce que fait le premier : voltes, changements de pieds, cadences etc…, difficulté d’autant plus grande que, par une restriction faite en faveur du cirque, tout ce travail doit s’exécuter à grande allure.

Le reste du spectacle a été rempli par des courses d’amazones, des sauts de barrières de quatre pieds de haut et une course au triple galop par douze chevaux et trois cavaliers, dont chacun conduisait trois bêtes en se tenant sur la croupe des deux dernières : ce brillant et périlleux exercice a terminé la séance à la satisfaction générale."

Comme on peut le voir ce poète et romancier était comme bon nombre de ces contemporains un circophile averti mais aussi un témoin d'un cirque et une époque révolus.

Une mine d'or ces chroniques de Théophile Gautier pour celles et ceux qui veulent mieux s"imprégner et connaitre l'art dans le milieu du XIX° siècle. 

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Totem par le cirque du Soleil, peu brillant

Publié le 27 Décembre 2018 par cirk75 dans cirques étrangers

Le Cirque du Soleil a fait du chemin depuis sa création en 1984, par une bande de saltimbanques dont le pilier Guy Laliberté (voir blog30/03/2015) a en 2015 revendu 90% de ses parts à des fonds de pensions américains ou chinois (voir blog15/05/2015).  La société est désormais une immense machine à spectacles à produire du cash  en proposant dans le monde entier notamment 21 spectacles devant plus de 10 millions de spectateurs!

On connaît depuis longtemps l’exigence professionnelle requise de la part d’artistes recrutés eux aussi pour leur très haut niveau. Il n’y pas de doute là-dessus. Mais on sait aussi que cette entreprise aux 4 000 salariés, dont 1 300 artistes s’intègre désormais dans un projet industriel et s'illustre comme une marque commerciale où tout est gigantesque, hors normes, même les tarifs. Le prix du billet, hors promotion, s’échelonne tout de même de 50 à... 250 €. Et même son sas d’entrée où on trouve des dizaines de stands proposant des produits dérivés ou des avantages de dernière minute sur le choix du siège comme dans les compagnies aériennes.

En cette fin d'année, installés à Paris sur la plaine de jeux de Bagatelle, depuis fin octobre dernier sur un flanc du Bois de Boulogne, deux immenses chapiteaux pointus et blancs proposent le spectacle "Totem" créé le 22 avril 2010  à Montréal. Production qui très modestement veut décrire de l'évolution de l'humanité, de son état primordial d'amphibien à l'aspiration à la fuite, en s'inspirant des nombreux mythes fondateurs de l'humanité. Et oui au Soleil on ne fait pas du cirque, on délivre un message à l'Humanité !

Mais quand le Cirque du Soleil arrive on y court, toujours avide de curiosité, d’autant plus que "Totem",  est cette fois-ci mis en scène par le scénographe québécois Robert Lepage.

Et si le spectacle ne manque pas d'exceptionnelles prouesses artistiques le spectateur, ce cochon de payeur, ne ressent aucune émotion, un comble pour un spectacle de cirque. Trop de décors, trop de costumes, trop de machines, à vouloir trop en faire on déshumanise le show et on ressort un peu désabusé de sa soirée...

Espérons que le prochain spectacle, il s’agit de Toruk, qui doit se produire à Paris au mois d’avril du 4 au 14 à Bercy, sera d’un autre tonneau, ce qui n’est pas certain... En revanche si on souhaite voir du bon cirque québécois, courez plutôt voir Saloon (voir blog30/11/2018) par le cirque  Eloize ou Cuisine et Confessions (voir blog22/09/2018) par la Cie des 7 Doigts de la main. Là l’émotion est au rendez-vous et c’est aussi à paris en ce moment.

 

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The clown, par Charles Mingus

Publié le 26 Décembre 2018 par cirk75 dans Musique

En cette période des confiseurs, moment où il arrive de chanter Petit Papa Noël, pourquoi ne pas évoquer un enregistrement de Charles Mingus (1922-1979), portant un nom bien connu du paysage circassien à savoir "The Clown". 

Cet album, comprenant 6 titres ("Haitian Fight Song", "Blue Cee", "Reincarnation of a Lovebird", "The Clown", "Passions Of A Woman Loved" et "Tonight At Noon") tous composés par Mingus lui-même. Venant après l’album "Pithecanthropus Erectus" "The Clown" est un enregistrement phare de ce contrebassiste américain paru sous le label Atlantic Record.

A l'exception du titre  "The Clown", enregistré le 13 février tous les autres titres le furent le 12 mars 1957, avec Charles Mingus à la contrebasse, Shafi Hadi ou Curtis Porter au saxophone alto & ténor, Jimmy Knepper au trombone,Wade Legge au piano, Dannie Richmond à la batterie et Jean Shepherd comme narrateur pour le titre vedette.

Dans le sillage de son précèdent album, Mingus semble être inspiré et offre encore en session extraordinaire. Si Une preuve supplémentaire était nécessaire pour certifier fait Mingus conçoit ses compositions comme des histoires plus que toute autre chose, alors il parait essentiel de considérer le cas du titre de cet album, titre, où l'aspect sur-scénarisé est illustré par la ponctuellement narration de Jean Shepherd et où est mis en évidence tout le sens de la dramaturgie qui raconte l'histoire d'un clown qui  essaye de plaire aux musiciens comme ces derniers le font pour leur public. Mingus expose tranquillement le thème à la basse pour conduire son orchestre comme on prend le volant d'un poids lourd sur des routes montagneuses, les plateaux et faux-plats sont alors propice à de ses soli, mais la basse négocie de méchantes embardées, comme autant de descentes où les souffleurs suivent en chœur des accélérations de tempo. Lorsque le rythme devient trépidant, Mingus pousse encore l'ensemble par des cris d'exultation à l'écoute d'une masse sonore jouissive. Plus encore que chez Ellington, Mingus demande des effets de growls, de vibrations imparfaites. Avec lui le son n'est jamais totalement clair, les fioritures et parasites participant à la richesse des nuances.

Un disque à vraiment découvrir ou redécouvrir... et qui n'a rien à voir avec les arts de la piste, si ce n'est le titre...

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Julie Gayet une ancienne de l’Ecole d’Annie Fratellini

Publié le 25 Décembre 2018 par cirk75 dans Personnalités, Cinéma

L’actrice productrice Julie Gayet, relate dans Le Monde Magazine, elle avait alors 21 ans, ses années passées à l’Ecole du Cirque d’Annie Fratellini (voir blog10/06/2014).

Pour jouer le rôle d’Hannah, une jeune funambule venue de Pologne, dans le film "A la belle Etoile" -mis en scène par Antoine Desrosières relatant les premiers émois amoureux d'un jeune homme de dix-sept ans-  elle doit prendre des cours pour apprendre à marcher sur un fil, mais laissons-lui raconter son expérience circassienne.

"Après le chant lyrique, des stages à Londres pour apprendre les techniques de l’Actors Studio,  j’étais revenue à Paris en fac d’histoire de l’art. Puis un jour j’ai décroché un rôle …. de funambule (dans un film)… et je me suis retrouvée à m’inscrire … chez Annie Fratellini pour prendre des cours de funambulisme sur fil de fer. Un univers dont je suis tombée amoureuse et où j’ai fini par rester un an et demi."

"J’adorais l’esprit de troupe, mélanger les disciplines, ne jamais juger les autres, expérimenter autant qu’on voulait, monter le chapiteau, aller vendre des crêpes à l’entracte… Outre le fil de fer je faisais de la voltige sur les chevaux, j’ai beaucoup appris grâce aux clowns,  en revanche j’étais moins à l’aise en acrobaties à cause de ma grande taille. C’était dur. Neuf heures par jour où il fallait répéter encore et encore les mêmes gestes jusqu'à les maîtriser et s’assouplir.  Des courbatures terribles. Jusqu'au jour où une contorsionniste m’a refilé un tuyau : verser un tube d’aspirine effervescente dans l’eau chaude du bain pour parvenir à se détendre.  J’étais circonspecte, mais j’en suis sortie délassée, légère…"

Et depuis Julie Gayet a toujours avec elle un tube d'aspirine, non pour combattre des céphalés mais comme une astuce technique qui décoince et qui aide à tenir physiquement.

Étonnant non !

Connaissiez-vous cet usage de l'aspirine?

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Le Clown Boboss, l’ami des gosses

Publié le 24 Décembre 2018 par cirk75 dans Clowns

Louis Burlet , originaire du pays des gones et de  guignol, fils et petit-fils de forains et de marionnettiste, est un artiste qui sait tout faire, jongleur sur monocycle, équilibriste, musicien  chanteur, danseur, de plus il est fort connu du monde de la piste sous le nom du clown Boboss.

Ses premières apparitions ont lieu en 1968 dans l’émission télévisuelle de Jean Nohain "La route du jeudi" mais aussi à " 1,2,3 en piste" où il donne la réplique aux Bario (voir blog26/01/2011). A la même époque il est présent dans certaines productions du cirque Spirou (voir blog24/09/2103). En 1972  est engagé par Roger Lanzac (voir blog25/09/2011) qui venait de monter son éphémère cirque "La piste D’Or" avec en tête d’affiche, les Bario. Remarqué par les producteurs de "l’Ile aux enfants" il devient pendant 6 ans le partenaire de Casimir au milieu des marionnettes et des dessins animés ce qui le fait  entrer dans le monde merveilleux des petits.

On peut applaudir Boboss en 1982 au Cirque d’Hiver Bouglione, puis en 1983, Jean-Pierre Richard (voir blog03/02/2017) désormais à la tête des chapiteaux de son père, lui demande de présenter et d'animer le spectacle du cirque Pinder-Jean-Richard. Pour cela il présente les artistes du programme d’une façon facétieuse et cocasse voire poétique, ce qui en déconcerte plus d’un. Cette expérience prend fin, lors de la reprise des chapiteaux de Jean-Richard par Gilbert Edelstein, qui propose de reprendre le rôle de M. Loyal à Nanty Werl (voir blog23/12/2018).

A partir de 1986,  avec son épouse Alexandra dite Sandra, et ses enfants David (jongleur) et Stéphanie (trapéziste), il propose "La parade de Boboss". Il enregistre aussi  des disques et participe à des émissions de télévision. Enfin dans les années 90 il crée le cirque Alexandra Franconi portant  le nom de son épouse,  une des descendante d'Antonio Franconi (voir blog08/06/2015) le fondateur du cirque français.  

Boboss un artiste complet  aussi à l’aise en  studio, sur la piste du cirque Franconi, sur la scène d’un cabaret, dans une arène ou sur un parking de supermarché pour le bonheur des enfants aujourd’hui et de ceux qui l'étaient hier...

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Nändy Werl, l’emblématique M. Loyal des cirques Pinder et Jean Richard

Publié le 23 Décembre 2018 par cirk75 dans M. Loyal

Cet artiste, chanteur, maitre de cérémonie, débute sa carrière en 1969 à dix-huit ans comme mannequin photos en Allemagne. Puis il travaille dans un cabaret toulousain où en 1975 il fait la connaissance de Jean Richard qui lui propose de travailler pour ses chapiteaux. Et c’est ainsi que de 1976 à 1991, Nandy Werl présentera les spectacles des cirques Jean-Richard puis Pinder Jean-Richard où il accueillera le public par un "bienvenue chez votre ami Jean-Richard".

Présenté sur les programmes comme "le sympathique animateur vedette de la scène et de la radio", Nandy Werl seul ou accompagné selon les années de Viviana, du clown Enrico ou du clown Foottit met en valeur les artistes présents lors spectacles de ces établissements.

Lors du rachat en 1983 du cirque Pinder par Gilbert Edelstein (voir blog10/05/2018), il poursuit sa tache ce qui lui permet de jouer son propre rôle dans le film "Parole de flic" (voir blog30/03/2016) avec Alain Delon.

Depuis, il abandonné la piste mais continue sa carrière dans des cabarets où il chante ses propres textes ou interprète des chansons françaises au grès de sa fantaisie.

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La Marche des clowns au Musée Juif de New York (1941)

Publié le 22 Décembre 2018 par cirk75 dans Art

Cette fois ci nous sommes bien loin du monde du cirque que nous connaissons et aimons. Cette peinture ne cultive pas la joie et le bonheur, elle nous montre une des nombreuses périodes noires de l'humanité. Le peintre américain Albert Bloch (1882-1961) a néanmoins choisi la piste aux étoiles comme lieu de son intrigue picturale, où il nous propose une scène iconoclaste et quelque peu sarcastique de clowns défilant avec une effigie d' Hitler suspendue à une croix gammée.

Cette huile sur toile (91.4 x 101.6 cm) intitulée "La Marche des clowns" a été peinte en 1941, au plus fort de la Seconde Guerre mondiale, et représente une vision prophétique de la défaite d’Hitler et de l’Allemagne nazie. 

Nous voyons dans une atmosphère étrange et éphémère de constellations tourbillonnantes, défiler une procession apparemment infinie de clowns qui semble à la fois extatique, morose et sinistre. Le mouvement est dirigé par un clown jouant du basson, souvent appelé le clown de l'orchestre, qui émet une fumée sale, obscurcissant la vision du spectateur des personnages et des bâtiments à l'arrière-plan.  

Au premier plan à gauche on trouve Popeye, Olive sa femme, Félix le chat, Mickey... ainsi que d’autres personnages américains de dessins animés des années 20 et 30, formant une foule hétéroclite et bigarrée. Ces personnages des "cartoons" si fortement identifiées à la culture américaine, veulent refléter le sentiment d'isolement et d'impuissance de Bloch, lui l'illustrateur le dessinateur de BD, alors qu'il observe la Seconde Guerre mondiale sans pouvoir rien faire que de peindre l'ignominie pour laisser une trace de la noirceur humaine pour la postérité

En haut à droite on trouve une autre référence interculturelle - un marcheur squelettique rappelant le jour des morts mexicain. À l'arrière-plan, le défilé traverse une arche, symbole historique du pouvoir et du triomphe. Elle est surmontée d’une croix, emblème du christianisme. En haut à gauche, on trouve aussi un croissant et une étoile islamiques. Enfin en haut au centre, au-dessus de la croix gammée nazie, une étoile de David scintille semble narguer l’emblème nazi. 

Les personnages sont entourés de ténèbres et leurs visages s'illuminent comme dans une sorte de lumière cauchemardesque. L'atmosphère de mort, de destruction et de morbidité est soulignée par les chapeaux triangulaires des clowns, qui suggèrent des chapeaux de Ku Klux Klan.

Cette étrange toile nommée "La Marche des clowns" est une allégorie montrant la folie qui, au milieu du XX° siècle, s’est emparée du monde et, qui montre l'atroce aptitude humaine à cultiver la barbarie…

Albert Bloch un peintre américain témoin d'un temps où l'humanité n'était plus de mise .... époque où la cruauté et la violence extrême avaient fait table rase de tout.

Oui un étrange tableau qui interroge aussi sur notre époque où l'Humanité ne croit plus en elle et est à la recherche de certitudes et de repères...

 

 

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