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Le bloc-notes de cirk75

Depuis 2010, Chronique au fil du temps et de la mémoire d'un circophile amateur

Catherine Blanckaert une élégante dompteuse en talons (1932-2003)

Publié le 30 Septembre 2018 par cirk75 dans Dompteurs

Etrange destinée que celle de cette demoiselle suisse de bonne famille, ancienne danseuse qui abandonna le milieu bourgeois dans lequel elle avait grandi (son père était banquier à Zurich) pour répondre à l’appel de la piste et s’en aller apprendre le difficile métier de belluaire . Cette femme volontaire  va non seulement acheter avec ses économies 8 lions, mais les dressa seule puis trouver en 1966 un engagement dans un petit cirque suisse le Royal-Circus.

Puis Catherine Blanckaert ou Blankart, les deux orthographes ont été utilisés, va tourner jusqu'en 1972 avec le Cirque Bouglione où elle va présenter avec une élégance raffinée un groupe de 8 tigres, avant de prendre en main un groupe de 7 tigres géants dressés par Henri Dantes (voir blog10/03/15). Au Cirque d'hiver dans les années 60-70 elle passait pour une dompteuse au caractère bien trempé, élégante dans ses maillots de strasse et ses hauts talons.

En 1974 elle participera au 1er Festival International du Cirque de Monte Carlo où elle présente un groupe de tigres dont certains ont vu le jour dans le Zoo de la Principauté.

En parallèle à Paris dans le quartier de Saint-Germain elle va côtoyer ses peintres familiers qui se nomment Fernand Léger, Poliakoff ou Vasarely, en se perfectionnant dans l’art du dressage avec  l'aide Firmin Bouglione (voir blog25/12/14).

Catherine Blanckaert avait la passion des fauves qu'elle nourrissait elle-même. Elle mit fin à sa carrière dans les années 70, contrainte par un cancer qui la fatigua énormément. 

Une fois guérie elle se tourna alors vers d'autres passions: l'astrologie et les sciences parapsychiques et décèdera en 2003 à l’âge de 71 ans. 

Photo couleur provenant du blog Circo Collection

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Le Picasso-Circus au Musée d’Orsay, le temps d’un week-end

Publié le 29 Septembre 2018 par cirk75 dans Art, exposition

Pour celles qui aiment les arts de la piste et les beaux arts, et dans le cadre de l’exposition Picasso Bleu et rose, le temps d’une dominicale les samedi 13 et dimanche 14 octobre 2018, le Musée d’Orsay va se transformer de 14h à 22h en cirque. Ainsi tout au long des deux journées, petits et grands pourront s’initier à des numéros de cirque, assister à des démonstrations, rencontrer des artistes, écouter des conférences ou se laisser guider dans l’exposition.

Au cours de ces 2 jours, on pourra seul son humeur et ses envies:

     - Parades dans la nef avec l’Académie Fratellini, à 14h, 16h, 18h,

     - Dans la grande allée, Antonino Mollica et ses musiciens, jongleurs, acrobates et funambules déambuleront et nous feront redécouvrir les chefs-d’œuvre de la collection.

     - Cirque éphémère avec l’Académie Fratellini et la Cie Bal Salle des fêtes, à 15h et 16h30

     - Ciné-concert à 15h  et du film muet de Charlie Chaplin, Le Cirque (voir blog13/0/12) accompagnée au piano par Axel Nouveau, le pianiste du Louxor

     - Atelier Tour de piste avec l’Académie Fratellini à 14h, 15h30, 17h

     - Atelier 50 nuances de bleu et rose, de 14h à 18h

Plusieurs rencontres sont aussi prévues ;

     - Samedi 13 octobre à 15h : Picasso et les Saltimbanques avec Peter Read, historien d’art et Professeur à l’Université de Canterbury,

     - Samedi 13 octobre à 17h : Il était une fois le Cirque avec Pascal Jacob, historien du cirque,

     - dimanche 14 octobre à 17h : Rencontre avec les commissaires de l’exposition Picasso Bleu et Rose,

    - Visite Des Saltimbanques à la mort d’Arlequin, samedi et dimanche à 14h30 (Inscriptions obligatoires au comptoir d’accueil) ;

   -Visite Ballades de Picasso en compagnie des artistes de la butte Montmartre, samedi et dimanche à 15h30 et 17h30 (Inscriptions obligatoires au comptoir d’accueil)

   -Visite Paris est une fête, samedi et dimanche à 16h30 (Inscriptions obligatoires au comptoir d’accueil)

Tout le week-end, les apprentis de l'Académie Fratellini réaliseront des numéros de cirque dans la grande nef, et initieront les petits au jonglage et nous guideront dans l'exposition Picasso.

Et en soirée, dans le cadre grandiose de la nef d’Orsay Elizabeth Streb et Stéphane Ricordel, deux artistes ayant repoussé les limites physiques du cirque en défiant la loi de la gravité, proposent des performances spectaculaires.

          "Spectacle Picasso Circus" de Stéphane Ricordel, samedi et dimanche à 19h30. Suspendues par les cheveux, Sanja Kosonen & Elice Abonce Muhonen donnent un spectacle exceptionnel dans les airs. Un incroyable moment à vivre grâce à Stéphane Ricordel, le directeur artistique du week-end qui a convié ces deux femmes !

         "Passages" d’Elizabeth Streb, samedi et dimanche à 21h, « Passages fournit une toile tridimensionnelle, permettant à STREB d’explorer des idées physiques et visuelles, des cadres de référence et des angles de vue ainsi qu’une idée sonore du rythme. Le défi que je me suis imposé, ainsi qu’à ma compagnie d’Action Engineers, est d’explorer comment je peux contourner ce que chacune de ces œuvres pourrait provoquer chez un spectateur, ce que Picasso voyait en réalisant ses peintures. Evoquer et provoquer un sentiment qui se dérobe dans la nuit.», Elizabeth Streb

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Les cirques Bouglione & Jean Richard font chapiteau commun en 1976

Publié le 28 Septembre 2018 par cirk75 dans Cirques d'hier

Il y a plus de 40 ans du 23 avril au 31 août 1976, le cirque avait été fort bien accueilli à Paris et plus particulièrement dans les prestigieux Jardins des Tuileries, où un immense chapiteau, en l’espèce l’hippodrome de 6 000 places de Jean Richard (voir blog17/12/140) ), avait réunis pour la première et la seule fois deux grands noms du cirque français, comme vantait la communication de cet événement.

Organisé sous le double patronage du Secrétariat d’Etat à la Culture et de la Ville de Paris, avec le concours d’Yves Mouroussi, Président d'honneur du "Monde Festif en France", principale association des forains de France, cette manifestation se voulait un Barnum à la française, c’est du moins ce qui était annoncé à l’époque.

Lors de ce spectacle, présenté par Bernard Dutant, les numéros défilaient, tel un inventaire à la Prévert, on pouvait notamment applaudir "La Poste" présentée par Lucien Gruss, des cascades réalisées par Yvan Chiffre, 3 otaries présentés par Barbara Morris, 6 éléphants du cirque Robert’s  Bros, 8 lions proposés par Antoine Bauer, et n’oublions pas la cavalerie d’Alexis Gruss Sr (voir blog19/12/11).

Au rayon de l’acrobatie, le funambule Karindas, les Belios aux barres, Jacky et Isabelle Gruss à la perche aérienne, les 8 Pironcovi du cirque national de Bulgarie dans un numéro de bascule, les moments de rire étaient confiés aux Bario (voir blog26/01/11), et à Jacko & Little Billy.

Mais le point d’orgue de ce spectacle restent 11 trapézistes dans le ciel du chapiteau, autrement dit la conjugaison de 2 troupes de trapèze volant opérant simultanément Les Tonitos, et Les Osler Del Cane du cirque Pinder. Une pure merveille, un grand moment de cirque selon les observateurs de cette époque.

Heureux temps où les cirques avaient le droit de cité à Paris, aujourd'hui relégués  sur la Pelouse de Reuilly (voir blog20/06/18) désormais ils sont interdits dans Paris intra-muros, depuis 1977. 

Signalons que deux années plus tard, à Paris en 1978, sous l'égide de l’Association Française du Cirque, les cirques Amar, Bouglione, les cirques Jean Richard et Pinder Jean Richard présenteront un spectacle commun, mais ceci est une autre histoire.  

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Evènements circassiens à venir

Publié le 27 Septembre 2018 par cirk75 dans Divers

Pour celles et ceux qui ne veulent rien manquer du copieux programme circassien qui nous sera proposé lors dernier trimestre 2018, en voici une liste non exhaustive.

en septembre

Du 19 septembre au 12 janvier, Les 7 Doigts de la main à Bobino (spectacle Cuisine et Confessions)

Du 26 septembre au 30 décembre, "La Dernière Saison" du Cirque Plume, au Parc de La Villette de Paris.

Du 28 au 30, le IIème Festival International en Val de Loire à Tours.

en octobre

Du 5 au 7, le  XIXème Festival International du Val d’Oise à Domont.

A partir du 6 octobre jusqu’au 17 mars, le spectacle "Extra" au Cirque d’hiver de Paris.

Du 5 au 7, le VIIIème  Festival International de Corse à Ajaccio (Corse du Sud) et du 13 au 14 à Bastia (Haut de Corse).

Du 13 au 14, le 17ème Festival du Cirque des Mureaux (Yvelines).

Du 13 au 16 European Youth Circus Festival de Wiesbaden (Hasse) Allemagne

Du 18 au 22, le 19ème Festival International du Cirque de la Cité de Latina (Latium) Italie

Les 14 & 15, les 20ème Feux de la Rampe à Brunoy (Essonne) France

Du 15 octobre au 13 novembre, la 32ème Grande Fête Lilloise du Cirque (Nord) France

Du 25 octobre au 2 décembre, Le Cirque du Soleil à Bagatelle (spectacle Totem).

en novembre

Du du 24 novembre au 20 janvier, Cirque Phénix pelouse de Reuilly Paris (spectacle Le Roi des Singes)

Du 10 au 13, le 17ème Festival International des Artistes de Saint Paul les Dax (Landes) France

Du 15 au 18 le 17ème Festival International du Cirque en Rhône Alpes à Voiron (Isère) France

A partir du 28 novembre jusqu’au 6 janvier Cirque Eloize au Théâtre Le 13ème Art (spectacle Saloon)

en décembre

Du 1er au 9 Américan Circus, Parc des Expositions de Paris-Nord Villepinte.

Du 15 décembre 2016 au 8 janvier 2017  European Circus Festival de Stefan Agnessen à Liège (Belgique)

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Le Sébasto de Lille est-il aussi un cirque ?

Publié le 26 Septembre 2018 par cirk75 dans Bâtiments

Salle de spectacle pluridisciplinaire connu des Lillois, située Place Sébastopol à Lille, "Le Sébasto", comme on le nomme, a été inauguré le 30 novembre 1903 avec à cette époque une capacité pour 2000 spectateurs.

Ce que l’on sait moins c’est que ce théâtre a été initialement conçu pour recevoir aussi des spectacles de cirque. En effet une piste est aménagée en dessous du plancher de l’orchestre.

Frederic Denys, médecin grand connaisseur en cirque (voir blog21/09/11) et auteur notamment d’un remarquable et très complet livre sur le cirque Sabine Rancy vient de diffuser le 20 septembre sur sa page Facebook un complément d’information très intéressant concernant l’utilisation circassienne de cette salle, en nous scannant un plan architectural allant dans ce sens.  

Le Sébasto de Lille est-il aussi un cirque ?

Par contre on ne trouve aucune information indiquant que ce théâtre a été utilisé dans cette configuration, à moins que ce soit un projet qui n’a jamais été abouti.

Par exemple lorsque le Cirque Phénix est venu proposer ses productions, comme en 2017 Cirka Cuba, la salle est-elle ainsi agencée ?

Un internaute a-t-il des informations à ce sujet ?

Merci par avance  

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Le Cirque de Charlie Chaplin (1928)

Publié le 25 Septembre 2018 par cirk75 dans Cinéma

Parmi les films, de la période la plus féconde de Chaplin, "The Circus", "Le Cirque" en français,  passe pour bon nombre de cinéphiles comme une œuvre secondaire voire mineure. Pourtant lorsque Chaplin réalise cet immense chef d’œuvre  il est à l’apogée de sa gloire et en pleine possession de son art. De plus c’est avec cette œuvre cinématographique que Charlie Chaplin obtint son premier "Academy Award ", que l’on n’appelait pas encore à cette époque "Oscar". Paradoxalement, c’est pourtant le seul de ses longs métrages que Chaplin ne mentionne pas dans "Histoire de ma vie", son autobiographie parue en 1954.

Comment expliquer ce désamour pour ce film ?

Plusieurs explications peuvent être avancées.

La première c’est que ce film n’était plus en phase avec les attentes du public. "Le Cirque", film muet sort malheureusement quelques mois après la naissance du cinéma parlant.

Deuxièmement, moult  incidents vont émailler le tournage et empoissonner le vie de Chaplin et lui couter cher. Ainsi quelques jours avant le début du tournage, le sort commence à s’acharner sur ce projet : une tempête traverse la Californie détruit le chapiteau et retarde le tournage de plusieurs semaines… Lorsque le décor est reconstruit, Chaplin tourne ses premiers plans et enchaîne les journées de travail sans le moindre incident. Un mois plus tard, le laboratoire de développement l’informe qu’à la suite d’erreurs de manipulation, la pellicule utilisée est inexploitable ! Puis au 9ème mois de , un incendie détruit la majeur partie des décors et les accessoires. Dans le même temps des étudiants sans doute éméchés, volent les roulottes pendant la nuit et décident de les brûler. Heureusement Chaplin constate le larcin suffisamment tôt et empêche le drame !

Enfin pour interpréter l’écuyère, il engage Merna Kennedy qui n’a encore aucune expérience devant la caméra. Sa seconde épouse, Lita Grey, désireuse d’obtenir un divorce, qui lui offrirait renommée et fortune, accuse Chaplin d’adultère avec cette jeune fille âgée de 18 ans. Elle écrit un papier calomnieux que le "New York Time" s’empresse de publier. Les ligues de vertu et ennemis de Chaplin s’emparent de la nouvelle avec une jubilation malsaine et la petite affaire de mœurs devient le scandale national. Le cinéaste est attaqué de toutes parts, reçoit lettres d’insultes, menaces, et doit mettre fin au tournage du Cirque. Il finit par s’enfuir chez son avocat new-yorkais où il cache les bobines tournées (la plus grande partie du film). Six mois plus tard et après une longue dépression nerveuse, ses conseillers juridiques finissent par obtenir un accord autour du divorce.

Oui ce film parait bien être le l’œuvre maudite de Chaplin et de son héros Charlot. Pourtant il parait évident que l’enfant de la balle qu’il fut, consacre au moins une de ses œuvres à la piste et à ses étoiles.

Le 6 janvier 1928 le film sort enfin sur les écrans de cinéma. Chaplin réalisateur/producteur joue sa fortune qu’il a entièrement investie dans ce projet. Le public sera t’il rancunier après cette histoire de mœurs ou serait-il fidèle à Charlot?

"Le cirque"est un immense succès et le cinéaste peut à nouveau s’engager corps et âme dans une nouvelle production un autre chef d'oeuvre: "Les lumières de la ville". Il enchaînera ensuite avec d'autres réalisations, connaîtra l’ivresse du succès et sa notoriété engendrera - encore - la haine et les convoitises. Après "Les Temps Modernes" et "Le Dictateur" il sera taxé de communiste par Mac Carthy qui veut l’entendre devant la commission de défense des intérêts américains. Excédé et menacé par cette maudite "Liste noire" organisée par Hoover et sa clique, il fuit en 1952 les USA et finira sa vie en Europe loin de sa terre d’adoption qu’il aimait pourtant avec ferveur…

Mais trêve de tristesse, reprenons notre analyse du Cirque !  Le scénario raconte l’histoire de Charlot qui à la suite d’un quiproquo, est pris pour un pickpocket et se retrouve sur la piste d’un cirque. Ses étourderies provoquent l’hilarité du public et incitent le directeur de l’établissement à l’embaucher comme clown. Mais faire rire sur commande n’est pas une mince affaire et le petit homme se retrouve rapidement affligé de tâches subalternes. Résigné mais nourri et logé, il rencontre une belle et tendre cavalière (Merna Kennedy) dont il tombe éperdument amoureux.

Pour la petite histoire, lorsque Chaplin tourne la séquence de la cage du lion et, afin que la scène soit totalement réaliste : à la stupeur de son équipe il entre dans la roulotte des fauves sans la moindre sécurité. A plusieurs reprises il est griffé par le fauve et frôle la catastrophe ! Lorsque le spectateur voit la scène, le visage de Chaplin apparaît livide et le spectacle n’en est que plus impressionnant… Ce n’était évidemment pas un rôle de composition, pas plus que son numéro d’équilibriste lors duquel il  n'est pas doublé !

Oui "Le cirque" fut pour Charlot, le film de tous les dangers.

Mais pas pour nous en regardant ce classique de l'histoire du 7eme art.

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Les caravanes Assomption

Publié le 24 Septembre 2018 par cirk75 dans Divers

La revue "Le Cirque dans l’Univers", dans un numéro hors-série qui vient de paraître, refait revivre l’histoire de Marcel Assomption qui dans les années 50 conçut des caravanes d’un nouveau style et très luxueuses pour les gens du voyage ou les directeurs de grands cirques de l’époque. Ces caravanes coûtaient le prix d’une belle maison, car elles étaient fabriquées sur mesure. Dans ce fascicule on apprend tout sur cette entreprise, et sur ces caravanes qui ont encore aujourd’hui leurs admirateurs, même si les activités de cette maison ont cessé il y a plus de 60 ans, en 1957.  Un des propriétaires actuelles d'une des plus belles caravanes Assomption n'est autre que  Bartabas du Cirque Equestre Zingaro.

Et même pour celles ou ceux, qui ne sont pas particulièrement férus d’histoire de mécanique et de tôle, ils prendront un certain plaisir à lire ce récit raconté par le propre petit fils de Marcel Assomption. On y apprendra notamment  que le cirque Pinder (époque Spiessert) était un fidèle de la marque. Ainsi la caravane utilisée par Luis Mariano ou celles de Charles et Roger Spiessert étaient signée Assomption. Mais très curieusement ce cirque n’en commanda aucune à Marcel Assomption. En effet c’est la famille Chira, qui en acheta une vingtaine, pour les revendre en Belgique ou en Allemagne, à Pinder ou à d’autres gens du voyage, fit cette transaction empochant au passage une bonne gratte de 2 ou 3 fois le prix d’origine.

Techniquement la plupart de ces caravanes étaient fabriqués sur des bases porte char souvent d'origine militaire, le tracteur tirant la caravane était en général lui aussi reconfiguré ce qui donnait des ensembles somptueux.

Il existe un site (caravanecirqueforain.e-monsite.com/pages/caravanes-assomptions.html) dans lequel un passionné par les caravanes des gens du voyage vous fera partager sa ferveur pour toutes réalisations et pas seulement celles de la marque Assomption, mais aussi celles labellisée Buggenhout, Grenier, Lefeuvre, Miot, Notin ou Poivert.

A voir de toute urgence... pour les amateurs

 

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Un singulier concertiste comique : Don Saunders (1920-1981)

Publié le 23 Septembre 2018 par cirk75 dans Clowns

C’est en 1957 que les spectateurs parisiens découvrirent, un excentrique musical inclassable, sortant de sa malle-valise une burette à huile avec laquelle il faisait semblant de graisser les articulations de ses bras filiformes qu’il utilisait comme un sémaphore, avant de se battre avec son piano, ou de se métamorphoser en Ecossais transformant sa cornemuse en aspirateur. Et avec ces deux instruments, il tâta aussi du concertina, il fit sans dire un mot, sensation dans les années 50-60 que ce soit au Cirque d’Hiver de Paris, au Circo Price en Espagne, au Coliseu à Lisbonne (voir blog04/10/14) ou en  Angleterre à l’Hippodrome de Great Yarmouth (voir blog06/10/16), où sa longue silhouette embarrassée dans son frac trop vaste, titubant, ahhuri déclenchait l’hilarité du public.

Né en 1920 en Angleterre à Hasting, Donald Oliver Saunders dit Don Saunders, utilisa au cours de son numéro de nombreux objets avec lesquels il se battait, produisant ainsi des moments de franches excentricités en détournant l’usage que l’on faisait habituellement de ces instruments. 

Il était célèbre aussi pour la rapidité avec laquelle il se dépouillait de son frac pour se transformer en un instant en un Ecossais en kilt avec son bonnet à poil, pour terminer son numéro par une marche triomphale rythmée comme il se doit par une cornemuse.

Pour la petite histoire c’est Gilles Margaritis (voir bog15/10/15) qui fut l’origine de la dégaine de cet excentrique musical. En effet le producteur de La Piste aux Etoiles avait remarqué que Don Saunders avait un beau visage, il lui propos d’enlever sa perruque sur faux crâne, et de na pas se maquiller. L'essai fut concluant car à partir de ce jour, le burlesque britannique ne se travestit plus et commença la prodigieuse carrière d'excentrique, que l’on connait.

 

Très apprécié en France, il s'y produisit plusieurs fois, notamment en 1957 et 1969 au Cirque d’Hiver, en 1958 au Cirque Médrano et en 1969 chez Sabine Rancy où son partenaire fut le magnifique clown blanc Donett (voir blog18/03/14),

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Cuisine et Confessions à savourer à Bobino

Publié le 22 Septembre 2018 par cirk75 dans cirques étrangers

Comment faire participer le public à un spectacle autrement qu’avec des applaudissements ? Tel est le dilemme qu’ont dû avoir à l'esprit  Shana Carroll et Sébastien Soldevila, les concepteurs et metteurs en scène de cette production qui avait déjà fait, en 2014 escale à Paris à "La Cigale"

Pour répondre à cette interrogation les auteurs de ce spectacle ont eu l’idée originale d’inviter les spectateurs à partager un repas avec les artistes. La mayonnaise prend bien et cela donne un spectacle original d’un genre nouveau, dans lequel le toucher, l’odorat et le goût viennent s’ajouter à l’émerveillement des yeux et des oreilles.

Ainsi devant une immense table de cuisine, 7 artistes cosmopolites -que sont : Mishannock Ferrero (Jeux Icariens, Banquine…) Anna Kichtchenko (Tissu aérien, Contorsion, Jeux Icarien, Accordéon),  Pablo Pramparo (Jonglage, Banquine, Jeux Icariens, Acro-dance, Guitare)  Soen Geirnaert (Main à main, Jeux Icariens, Banquine), Nella Niva (Acrobatie au sol), Terrance Robinson (Anneaux et Mat Chinois) et Enmeng Song (Diabolo, Anneaux Chinois, Jeux Icariens)- nous mitonnent une spectacle conçu pour raviver leurs souvenirs culinaires mais aussi les nôtres. Et c’est ainsi que chaque saltimbanque, et à tour de rôle, fait revivre ses goûts d’enfance, la saveur du chocolat sur les lèvres d’un premier baiser, les bonbons Haribo, les éclats de rires lors d’un souper familial, l’inimitable sensation des mains qui pétrissent, les confessions nocturnes soutirées à coup de cuillères de Nutella, les leçons d’écoliers récitées mille fois et la recette du cake aux bananes…

On jongle ou on se déguise avec les ustensiles, on saute, on s'accroche au plafond, on lit des recettes, on chante, on fait de la musique, mais aussi de la cuisine que l'on fait goûter à la fin aux spectateurs. Il y a de l’émotion, de l’humour, de la passion, de la  performance. Enmeng Song, clown d’or en 2010 à Monte Carlo avec la Troupe Acrobatique de Shandong, est y tout bonnement prodigieux de facilité.

 

"Cuisine et Confessions" un spectacle jeune, rythmé, bienveillant qui ne roule pas les spectateurs dans la farine. Construit à partir d’éléments  personnels de la vie des artistes, avec comme épices, l’acrobatie, la danse, le chant, le théâtre. N'oublions pas la sonnerie du portable des spectateurs qui pour une fois joue un rôle essentiel dans cette production québécoise, actuellement pour 3 mois à Bobino. 

"Cuisine et Confessions" tourne depuis 4 ans avec un égal bonheur dans le monde entier. Et cerise sur le gâteau, le spectacle est toujours joué dans la langue du pays d’accueil . 

 

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Le cirque Pinder célébré aussi en musique

Publié le 21 Septembre 2018 par cirk75 dans Musique

Un des plus anciens cirques français, le cirque Pinder en ce moment dans une passe financière difficile (voir blog07/05/18 ), a fait l’objet du temps de Charles Spiessert mais aussi de Jean Richard, les propriétaires de cette enseigne le premier de  1928 à 1971 et le second de 1971 à 1983, d’hommages musicaux.

En effet dans les années 60 Fred Addison (voir blog14/06/18) avec le concours d’Yves Bouvard avait composé une marche  nommée "Pinder Circus" dédiée à cet établissement, et joué lors de chaque représentation.  En plus un microsillon 45t, paru chez Trianon, comportait en plus de cette composition 3 autres célèbres marches dont: "L'entrée des gladiateurs", "La Escobita" et "L’accordeoneu" laissant ainsi un témoignage nostalgique de cette musique totalement dédiée au cirque. 

Quelques années plus tard, Carmino d’Angelo (voir blog08/07/17), enregistrait une composition signée F Addo et J Dorcel, intitulé "Pinder Accordéon". Dans cet enregistrement on peut apprécier toute la virtuosité de Carmino un maître aussi en  "piano  à bretelles" et en bandonéon.

Ces compositions montrent un temps béni où les musiciens composaient spécialement pour la piste et ses étoiles, tandis qu’aujourd’hui, il est malheureusement plus commode et moins coûteux de reprendre pour habiller un numéro, des tubes préalablement mis en conserve et non joués par des orchestres.

Oui triste époque!.

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