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Le bloc-notes de cirk75

Depuis 2010, Chronique au fil du temps et de la mémoire d'un circophile amateur

Articles avec #cirques etrangers catégorie

Histoire du Cirque Royal (1878-1995)

Publié le 5 Juin 2020 par cirk75 dans Livres, cirques étrangers

Ce livre broché paru aux Editions Le Cri et paru il y  a déjà 25 ans, rédigé par Laurent Weinstein, relate avec force de détails l’histoire de lieu très populaire de la vie culturelle bruxelloise depuis son inauguration jusqu’à 1995, date de la rédaction de cet ouvrage.

En 168 pages avec quelques photographies en noir et blanc, mais aussi quelques reproductions en couleur d’affiches de spectacles ayant fait étape à Bruxelles, l’auteur brosse un tableau fascinant de tous ces artistes qui ont hanté cette salle.

Parmi les nombreux renseignements et anecdotes, on peut aussi trouver la liste des différents spectacles qui ont été joués au Cirque Royal dont le premier date du 12 janvier 1878.

Aujourd’hui le Cirque Royal, ou Koninklijk Circus, propriété de la Ville de Bruxelles, est une salle de 2 000 places accueillant aussi bien des concerts, de la danse ou du  music-hall mais est aussi temple du stand-up et de l'humour...

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Buster Keaton au Cirque Royal de Bruxelles

Publié le 31 Mai 2020 par cirk75 dans Cirques d'hier, cirques étrangers

Après s'être produit sur la piste du cirque Medrano à Paris (voir blog 16/12/2010), Buster Keaton va, pendant un mois du 8 février au 7 mars 1954, poser ses valises en Belgique au Cirque Royal de Bruxelles (voir blog09/02/2012).

Le  comique américain y présentait en seconde partie  une série de petits sketchs à la mécanique bien huilée. Par exemple il survient à l’improviste au milieu des hommes de piste chargés de retirer le matériel du numéro précédent, se fait expulser, prend la place parmi les spectateurs, revient sur la piste pour lire assis sur un banc un immense journal, se livre au pillage d’un distributeur récalcitrant de confiseries ou s’égare dans une cabine téléphonique d’où il ressort à califourchon sur les épaules d’une charmante partenaire..

Au même programme, comme on le lit on pouvait aussi voir le célèbre dompteur Gilbert Houcke (voir blogs 13/11/2011 & 26/01/2020 surnommé l’intrépide Tarzan  proposant ses majestueux tigres.

La troupe des lilliputiens de C.H. Scheffer dans leur cirque miniature, un groupe de zèbres et de chevaux norvégiens présenté par Wenzel Kossmeyer,  les éléphants mammouths de Fischer dansant la samba et jouant de l’orgue de barbarie, les phoques et les pingouins savants proposés par Hella Decker, les cinq Talos présentant des moments comiques et acrobatiques, des cascadeurs sur patins à roulettes (terme qui à cette époque désignait les rollers) Fattini et son réverbère indocile, les équilibres sur boules des Rogge Sisters complétaient ce beau programme de cirque… montrant aussi une belle période pour les arts de la piste.

 

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Un livre d'antan à lire ou relire: Le Cirque en Suisse

Publié le 16 Mai 2020 par cirk75 dans Livres, cirques étrangers

Le journal de Genève, le quotidien d’audience internationale comme l’indiquait sa signature, a fait paraître en 1975 une charmante brochure de 88 pages, illustrée de quelques clichés en noir et blanc sur l'état du cirque helvète à cette époque.

Rédigé par le journaliste et haut fonctionnaire Michel Baettig, cet ouvrage un peu austère mais documenté comprend 5 chapitres :

  1. Le cirque en Suisse : cinq noms, (Nock, Stey, Royal, Olympia, Knie)
  2. Une semaine chez Knie,
  3. Les meilleurs numéros depuis 1960,
  4. Artistes suisses : du débutant au personnage légendaire,

René Stickler, un dompteur ex-employé (voir blog 27/09/2015)

Dimitri voudrait toujours être magicien (voir blog18/09/2016)

Les Chickys (voir blogs 30/03/2013 & 21/09/2015)

Fredy Knie Sr. ses chevaux sont des artistes (voir blog02/10/2015)

Grock revit grâce à Max (voir blog16/05/2015)

  1. Le cirque : un art mineur ?

Ce livre bien qu’il date, permet de mieux comprendre ce pays où le cirque en général et Knie en particulier ont toujours eu les honneurs du public.

Knie est une institution un peu comparable, au niveau de la qualité des productions et non des subventions, que  de la Comédie Française pour un Suisse.

Le cirque est avec le chocolat et les institutions bancaires une autre tradition helvète.

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Le "Sirkus Finlandia", depuis 1976

Publié le 26 Septembre 2019 par cirk75 dans cirques étrangers

Lors de la cérémonie de la remise des Big Top Label (voir blog23/09/2019) le 2 octobre prochain, le Sirkus Finlandia sera avec deux autres enseignes circassiennes  le "Zircus Knie" et le "Magyar Nemztt Cirkusz" à l'honneur. Revenons aujourd’hui sur l’histoire des cirques finnois, qui sont bien souvent méconnus en France.

Au XIX° siècle la Finlande comme les pays scandinaves est pour les pistes étrangères, un territoire de tournée, même si on trouve tout de même quelques enseignes finnoises comme les cirques Fennia et Dukander. Après la seconde guerre mondiale apparaissent quelques nouveaux noms: Zoo Circus Sandor, Circus Sarolia ou Circus Stella Noval qui avec le temps à leur tour disparaîtront.  

C'est ainsi que la Finlande n’a plus de pistes nationales jusqu’au printemps 1976, année où Karl-Gustaf Jernström, louant un chapiteau et du matériel au cirque suédois Ray Miller en faillite depuis l’année précédente, fonde le Sirkus Finlandia qui reste de nos jours la seule référence nationale, cirque ambulant qui  tourne et respecte les normes internationales de la profession. 

Le 1er spectacle proposé par Karl-Gustav Jernström s’est déroulé le 21 avril 1976 à Tammisaari, ville située dans le sud de la Finlande et depuis, le Sirkus Finlandia, chapiteau où les animaux ne sont pas oubliés, propose des spectacles variés où artistes finnois et européens se côtoient pour le plus grand bonheur des 200 000 spectateurs qui chaque année remplissent les mille quatre cents places de la toile bleue, rouge et jaune.  

Karl-Gustav Jernström le fondateur et son épouse Leena Jurvakainen ont eu quatre enfants (Maria, Anna, Heidi et Carl Johan), dont trois œuvrent dans le cirque familial. L'actuel directeur est Carl Johan Jernström (ou Calle Jr Jernström) le fils du fondateur a aujourd'hui a responsabilité d'une entreprise qui emploie hors artistes une cinquantaine de salariés et environ une trentaine d'artistes.

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Le cirque Nock à son tour tire sa révérence

Publié le 17 Mai 2019 par cirk75 dans cirques étrangers

Notre époque n’est pas et c’est un doux euphémisme favorable aux cirques traditionnels. La désaffection du public, les charges de plus en plus importantes, les mouvements animalistes, la frilosité de certaines municipalités à accueillir ce type de spectacle bref tout cela témoigne d’une profonde crise du cirque, non seulement au niveau national mais aussi à l’échelon mondiale. Ainsi certains parmi les plus prestigieux tels Ringling Bros. and Barnum & Bailey Circus aux USA (voir blog31/05/2017), Pinder en France (voir blog07/05/2018) ont déjà mis les pouces et on vient d’apprendre le 10 mai que le plus ancien cirque helvète le cirque Nock, après 158 ans d'existence arrête ses tournées.

Qui pensait en assistant à 11 novembre 2018 lors de la dernière du spectacle "Bravo Bravissimo" que c’était l’ultime représentation de cet établissement légendaire qui depuis 1860 voyageait depuis 7 générations à travers la Suisse, Que ce rideau rouge ne s'ouvrirait plus jamais? Que le chapiteau bleu aux étoiles rouges resterait plié à tout jamais? Que les lumières de projecteurs n'éclaireraient plus le rond de sciure entouré des lettres "N" rouges sur leurs panneaux de bois blanc? Et c’est le cœur gros que l'entreprise familiale argovienne a pris cette décision en raison des déficits récurrents, de la concurrence et de la difficulté à trouver des lieux pour planter le chapiteau. En effet depuis quelques années l’établissement helvète n'arrive pas à stopper l'érosion du nombre de ses visiteurs. Ainsi après avoir subi une baisse de fréquentation de 5% en 2017, l’an dernier il en a été de même. Et même avec un autofinancement important, les déficits s'accumulaient années après années. Dans un premier temps les familles Nock d'Oeschgen  avaient pensé limité les dégâts en diminuant de 4 mois la tournée annuelle qui traditionnellement débutait en mars pour s'achever en novembre, en la commençant en 2019 en juin pour se terminer en octobre, en renonçant ainsi à la  Suisse romande et au Tessin, mais cela n’a pas suffi et le 10 mai un communiqué a mis fin à 158 ans de tournée.

Triste époque où les clowns et les écuyères n’ont plus la cote, la magie n’est plus de mise….

 

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Le Cirque du Soleil annule sa participation à un gala en Chine

Publié le 28 Janvier 2019 par cirk75 dans cirques étrangers

Selon la radio-télévision publique Radio-Canada, le Cirque du Soleil a été contraint d’annuler sa participation au grand gala du Nouvel An chinois. Le cirque québécois devait prendre part, le 4 février, à ce spectacle très populaire en Chine, diffusé par la chaîne CCTV et suivi par des centaines de millions de spectateurs. En effet comme les négociations avec les organisateurs ont tardé à se concrétiser, la troupe a jugé, en décembre 2018, qu’elle n’avait plus le temps de mettre sur pied une production de qualité.

Une décision parait-il sans lien avec l’affaire Huawei qui oppose depuis le 1er décembre 2018 Ottawa et Pékin. Ce conflit est né suite à l’arrestation à Vancouver de la directrice financière du groupe chinois Huawei, Meng Wanzhou. Cette procédure menée à la demande des Etats-Unis, a déclenché depuis une crise diplomatique sans précédent entre Ottawa et Pékin. Les autorités chinoises de leurs côtés ont depuis, arrêté deux Canadiens tandis qu’un tribunal chinois a, condamné à mort un troisième, des mesures là aussi dit-on sans lien avec l’affaire Huawei selon Pékin.

Ce projet de spectacle en Chine pour fêter le nouvel an chinois, tenait d’autant plus au cœur au Cirque du Soleil que,  l’immense marché chinois est l’une des priorités de l'entreprise de spectacles québécoise, détenue à 60 % par le fonds américain T.P.G. et à 20 % par le groupe chinois Fosun, qui possède aussi le Club Med.

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Totem par le cirque du Soleil, peu brillant

Publié le 27 Décembre 2018 par cirk75 dans cirques étrangers

Le Cirque du Soleil a fait du chemin depuis sa création en 1984, par une bande de saltimbanques dont le pilier Guy Laliberté (voir blog30/03/2015) a en 2015 revendu 90% de ses parts à des fonds de pensions américains ou chinois (voir blog15/05/2015).  La société est désormais une immense machine à spectacles à produire du cash  en proposant dans le monde entier notamment 21 spectacles devant plus de 10 millions de spectateurs!

On connaît depuis longtemps l’exigence professionnelle requise de la part d’artistes recrutés eux aussi pour leur très haut niveau. Il n’y pas de doute là-dessus. Mais on sait aussi que cette entreprise aux 4 000 salariés, dont 1 300 artistes s’intègre désormais dans un projet industriel et s'illustre comme une marque commerciale où tout est gigantesque, hors normes, même les tarifs. Le prix du billet, hors promotion, s’échelonne tout de même de 50 à... 250 €. Et même son sas d’entrée où on trouve des dizaines de stands proposant des produits dérivés ou des avantages de dernière minute sur le choix du siège comme dans les compagnies aériennes.

En cette fin d'année, installés à Paris sur la plaine de jeux de Bagatelle, depuis fin octobre dernier sur un flanc du Bois de Boulogne, deux immenses chapiteaux pointus et blancs proposent le spectacle "Totem" créé le 22 avril 2010  à Montréal. Production qui très modestement veut décrire de l'évolution de l'humanité, de son état primordial d'amphibien à l'aspiration à la fuite, en s'inspirant des nombreux mythes fondateurs de l'humanité. Et oui au Soleil on ne fait pas du cirque, on délivre un message à l'Humanité !

Mais quand le Cirque du Soleil arrive on y court, toujours avide de curiosité, d’autant plus que "Totem",  est cette fois-ci mis en scène par le scénographe québécois Robert Lepage.

Et si le spectacle ne manque pas d'exceptionnelles prouesses artistiques le spectateur, ce cochon de payeur, ne ressent aucune émotion, un comble pour un spectacle de cirque. Trop de décors, trop de costumes, trop de machines, à vouloir trop en faire on déshumanise le show et on ressort un peu désabusé de sa soirée...

Espérons que le prochain spectacle, il s’agit de Toruk, qui doit se produire à Paris au mois d’avril du 4 au 14 à Bercy, sera d’un autre tonneau, ce qui n’est pas certain... En revanche si on souhaite voir du bon cirque québécois, courez plutôt voir Saloon (voir blog30/11/2018) par le cirque  Eloize ou Cuisine et Confessions (voir blog22/09/2018) par la Cie des 7 Doigts de la main. Là l’émotion est au rendez-vous et c’est aussi à paris en ce moment.

 

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La belle, la brute et le truand au Saloon, du cirque Eloize (prononcer el waz)

Publié le 30 Novembre 2018 par cirk75 dans cirques étrangers

Cirque et western ont bien souvent fait piste commune. Ainsi dans les années 60 les Bouglione avaient produit une pantomime fort célèbre dénommée "Davy Crockett & Jimmy Boy" dans laquelle jouait un certain Patrick Maurin future Patrick Dewaere, (voir blog08/12/15). Dans le droit fil n’oublions pas "Zorro "chez Rancy (voir blog16/12/15) ou "la fille de Buffalo Bill" chez Medrano (voir blog10/12/15), et rappelons-nous la célèbre attaque de la diligence très en vogue à la fin du XIXe siècle, autrement dit le "Buffalo Bill's Wild West Show" mimodrame repris bien des fois chez Ringling Bros. and Barnum & Bailey Circus. Bref comme on le voit cirque et western tous deux nés du cheval, vont très bien ensemble et sont de vieux complices. Aussi c’est tout naturellement que le Cirque Eloize (voir blog15/10/10/) a repris à son compte ce thème éternel avec sa production Saloon, dont la première s'est déroulée le 15 septembre 2016 lors de la 49ème édition du Festival Western de Saint-Tite, haut lieu de la culture country au Québec.

Depuis poursuivant une tournée mondiale, Saloon se trouve en cette fin d’année 2018 en France et, entre une halte à Lyon et une autre à Marseille la troupe (4 filles et 8 garçons) a, depuis le 28 novembre déposé ses valises à Paris au Théâtre Le 13ème Art (voir blog 25/09/17) afin de présenter un spectacle endiablé où se mêlent avec bonheur danse, acrobatie, jonglage, voltige et country. 

Mis en scène par le créatif belge Emmanuel Guillaume, Saloon est une ode à la country, une invitation à la fête, avec cow-boys, lassos, fouet, santiags, poursuites et duel (mémorable à la planche coréenne) où les artistes nous offrent pour notre plus grand plaisir des séquences de main à main, corde lisse, planche coréenne, mat chinois, sangles, cadre aérien et roue Cyr, (voir blog19/12/18), ainsi qu’une marionnette plus vraie que nature.

Et si aucun cheval n’est présent - on peut tout de même en discerner quelque uns imaginaires- on découvre une locomotive piano traverser la scène, des bouteilles de bar devenir des massues, une poursuite digne des meilleurs du genre, un bâton de dynamite ainsi que tous les clichés du western et même à ceux chers à Sergio Leone.

Alors poussez les portes de ce Saloon pour découvrir la plus aboutie des créations du Cirque Eloize peuplée de chercheurs d’or, de filles de joie, de justiciers et de charlatans. Partez au grand galop à travers l’univers country et laissez-vous emporter par les performances jubilatoires autant physiques que vocales, de ces jeunes artistes qui à un rythme débridé nous proposent un des meilleurs spectacles, (habillé musicalement par un banjo, une guitare, un violon, un piano, un accordéon et un tambour), que l’on puisse voir en ce moment à Paris.

A voir de toute urgence… pour ne pas mourir idiot…

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Une tradition originale et symbolique propre au Cirque du Soleil

Publié le 26 Novembre 2018 par cirk75 dans cirques étrangers

​​​​​​En ce moment Le Cirque du Soleil fait halte à Paris pour proposer jusqu’au  30 décembre son spectacle Totem, qui se veut selon le Los Angeles Time "une célébration de l’accomplissement humain". Le fil conducteur de cette production veut rien de moins retracer le périple fascinant de l’espèce humaine, de son état primitif d’amphibien jusqu’à son désir ultime de voler. Tout un programme....

Mais savez-vous que cet établissement  québécois depuis dix ans a une étrange coutume ? En effet depuis 2008 pour chaque spectacle il est de tradition d’offrir à l’équipe d’un nouveau spectacle une horloge pour l’accompagner dans son périple, soit autour du monde pour les spectacles en tournée soit vers leur nouveau port d’attache pour les spectacles fixes.

Cette tradition est née lorsqu’un accessoiriste de l’atelier de costumes a eu l’idée de fabriquer une horloge à l’image du spectacle Zaïa et de l’offrir, en guise d’au revoir, à l’équipe qui était alors sur le point de quitter l’endroit où avait été créé le spectacle pour s’envoler vers Macao. Voyageant avec l’équipe d’artistes, entraîneurs, techniciens de scène, thérapeutes, chef costumier et bien d’autres, cette horloge est devenue un symbole, un point d’ancrage les reliant à l’équipe restant à Montréal sans qui le spectacle n’aurait pu voir le jour.

Au fil des nouvelles productions, la tradition s’est poursuivie. Suivant des images d’inspiration et une série de paramètres prédéterminés (dimensions, robustesse du mécanisme et des matériaux utilisés, boîte de transport, etc.) les employés de l’atelier de costumes sont invités à soumettre leurs idées, sur une base individuelle ou encore en équipe de quelques collègues. Le concept sur lequel l’équipe de création du spectacle arrêtait son choix prenait ensuite vie, dans les locaux mêmes où sont fabriqués les costumes.

Depuis, c’est le département d’accessoires de l’atelier de costumes qui imagine et réalise les traditionnelles horloges. Celles-ci sont ensuite dévoilées et remises à l’équipe du spectacle par le Président, lors de la première pour les employés.

Depuis Zaïa, les spectacles ont tous reçu une horloge symbolique qui permet aux équipes nomades loin de Montréal non seulement de rester à l’heure du Québec, mais aussi de prendre conscience du temps qui passe et du cycle répétitif de la vie/.

Une manière de rappeler comme  indiquait Lamartine que "l'homme n'a pas de port, le temps n'a pas de rive, il coule et nous passons! 

 

Une tradition originale et symbolique propre au Cirque du Soleil
Une tradition originale et symbolique propre au Cirque du Soleil
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Le Festival International du Cirque de Monte Carlo en tournée.

Publié le 11 Octobre 2018 par cirk75 dans cirques étrangers

En 1977 le Comité d’organisation du Festival International du Cirque de Monte Carlo et M. Irving Feld, président et producteur du "Rigling Bros. et Barnum & Bailey combined  Shows" ont signé une convention par laquelle le plus grand cirque du monde devient détenteur des droits télévisés relatifs de ce festival.

A l’époque cet accord a fait couler beaucoup d’encre et de salive. Beaucoup voyant là une mainmise des américains sur la manifestation monégasque. D’autres  pensant que les artistes européens ne seront plus que des faire-valoir des  vedettes américaines, ou que le géant américain utiliserait le label Festival du Cirque de Monte Carlo pour créer un Rigling européen.

Comme on le sait il n’en fut rien, et par exemple l’édition de 1977 fut un triomphe pour le cirque du vieux continent ainsi qu’ en témoigne le palmarès :

CLOWN D’OR

FAMILLE KNIE, La Grande Cavalerie du Cirque National Suisse Knie

CLOWNS D’ARGENT

LES ANTARES, Acrobates sur avion, Cirque des Frères Althoff, Allemagne

LES CANESTRELLI, Tremplin élastique, Ringling Bros and Barnum and Bailey, USA

LES CARILLO BROTHERS, Fildeféristes à grande hauteur,  Ringling Bros & Barnum and Bailey

KRISTOFF, Main à main à la bascule, Cirque d’Etat de Hongrie

LES SILAGIS, Sauteurs à la bascule, Cirque d’Etat de Bulgarie

Par contre le projet d’exploiter en Amérique, au Canada, au Japon, en Australie l’enseigne Festival du Cirque de Monte Carlo pris forme et, pendant 10 mois, à partir de février 1979 une sélection d’artistes ayant participé à la compétition monégasque fut mis sur pied.

Cette production "Rigling Bros. et Barnum & Bailey" avait comme vedette le casse-cou américain Elvin Bale, dans deux numéros aériens. En première partie il proposait son numéro de trapèze, pour lequel il avait reçu en 1978 un Clown d’Or et en seconde partie, il évoluait sur une roue de la mort prestation qui lui avait permis l’année suivante d’empocher un Clown d’Argent.

Trois autres Clowns d’Argent étaient du programme, la famille Richter dans un double numéro de voltige à cheval et d’acrobaties à bascule avec éléphant, les Silagis dans un numéro de sauts à la bascule et le Duo Dobritch (perche).

Complétaient le programme Les Albarracine  (trapèze), Luis Munoz (fildefériste), les Wee Gets (équilibres au sol) Gene Mendes (funambule),. Les Eotvos assurant la partie comique avec 3 entrées.

Le spectacle fut présenté par Sergio (voir blog02/03/11) qui en 1994 sera honoré d’un Clown d’Or et à qui on demanda de conserver son accent, car la "french touch" était pour M. Irving Feld un élément essentiel. Sergio au cours de cette tournée est devenu le ring master français qui parlait anglais.

Un programme papier fut pour l’occasion édité en anglais et en français. La traduction machinal en langue de Molière est un bonheur de syntaxe qui réjouira tous les linguistes. Un exemple parmi tant d’autres : "Elvin Bale, ce jeune homme blond est arrivé à ce titre d’étoile internationale grâce à une variété de numéros extrêmement dangereux, qui ont été acclamés en 1976 et lui ont gagné ce titre convoité du Prix Clown d’Or."

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