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Le bloc-notes de cirk75

Depuis 2010, Chronique au fil du temps et de la mémoire d'un circophile amateur

Articles avec #cirques etrangers catégorie

Cuisine et Confessions à savourer à Bobino

Publié le 22 Septembre 2018 par cirk75 dans cirques étrangers

Comment faire participer le public à un spectacle autrement qu’avec des applaudissements ? Tel est le dilemme qu’ont dû avoir à l'esprit  Shana Carroll et Sébastien Soldevila, les concepteurs et metteurs en scène de cette production qui avait déjà fait, en 2014 escale à Paris à "La Cigale"

Pour répondre à cette interrogation les auteurs de ce spectacle ont eu l’idée originale d’inviter les spectateurs à partager un repas avec les artistes. La mayonnaise prend bien et cela donne un spectacle original d’un genre nouveau, dans lequel le toucher, l’odorat et le goût viennent s’ajouter à l’émerveillement des yeux et des oreilles.

Ainsi devant une immense table de cuisine, 7 artistes cosmopolites -que sont : Mishannock Ferrero (Jeux Icariens, Banquine…) Anna Kichtchenko (Tissu aérien, Contorsion, Jeux Icarien, Accordéon),  Pablo Pramparo (Jonglage, Banquine, Jeux Icariens, Acro-dance, Guitare)  Soen Geirnaert (Main à main, Jeux Icariens, Banquine), Nella Niva (Acrobatie au sol), Terrance Robinson (Anneaux et Mat Chinois) et Enmeng Song (Diabolo, Anneaux Chinois, Jeux Icariens)- nous mitonnent une spectacle conçu pour raviver leurs souvenirs culinaires mais aussi les nôtres. Et c’est ainsi que chaque saltimbanque, et à tour de rôle, fait revivre ses goûts d’enfance, la saveur du chocolat sur les lèvres d’un premier baiser, les bonbons Haribo, les éclats de rires lors d’un souper familial, l’inimitable sensation des mains qui pétrissent, les confessions nocturnes soutirées à coup de cuillères de Nutella, les leçons d’écoliers récitées mille fois et la recette du cake aux bananes…

On jongle ou on se déguise avec les ustensiles, on saute, on s'accroche au plafond, on lit des recettes, on chante, on fait de la musique, mais aussi de la cuisine que l'on fait goûter à la fin aux spectateurs. Il y a de l’émotion, de l’humour, de la passion, de la  performance. Enmeng Song, clown d’or en 2010 à Monte Carlo avec la Troupe Acrobatique de Shandong, est y tout bonnement prodigieux de facilité.

 

"Cuisine et Confessions" un spectacle jeune, rythmé, bienveillant qui ne roule pas les spectateurs dans la farine. Construit à partir d’éléments  personnels de la vie des artistes, avec comme épices, l’acrobatie, la danse, le chant, le théâtre. N'oublions pas la sonnerie du portable des spectateurs qui pour une fois joue un rôle essentiel dans cette production québécoise, actuellement pour 3 mois à Bobino. 

"Cuisine et Confessions" tourne depuis 4 ans avec un égal bonheur dans le monde entier. Et cerise sur le gâteau, le spectacle est toujours joué dans la langue du pays d’accueil . 

 

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Les 7 doigts de la main reviennent en juin à La Seine Musicale

Publié le 10 Avril 2018 par cirk75 dans cirques étrangers

Inauguré en avril 2017 "La Seine Musicale" édifiée sur l’Ile Seguin est un lieu francilien qui propose les nombreuses facettes du monde culturel. Et si l’art musical est fortement implanté  dans ce complexe  concentrant en un même lieu : espaces pour concert, exposition, promenade, restaurants et commerces à finalité culturelle, les arts de la piste vont à leur tour y faire étape. Et c’est dans ces locaux encore neufs que la troupe québécois "Les 7 doigts de la main" (voir blog04/05/11) posera du 5 au 17 juin 2018 ses valises pour 2 semaines. 

Depuis sa création en 2002, cette troupe n’a jamais cessé d’innover, de se réinventer au fil de ses créations hybrides, où l’acrobatie flirte  avec la poésie. Avec leur spectacle nommé "Réversible",  déjà proposé à Paris en 2017 au Bataclan (voir blog15/11/15), la compagnie circassienne québécoise nous propose un voyage dans le temps  avec de huit acrobates (Maria del  Mar Reyes, Vincent  Jutras, Jérémi Levesque, Natasha Patterson, Hugo  Ragely, Émilie Silliau, Julien Silliau, Emi  Vauyhey) dans une mise en scène épurée et aérienne signée Gypsy Snider, à qui on doit déjà Loft (2002) et Traces (2006).

Ici pas de piste mais un décor coulissant constitué de façades de maison, des fenêtres dans lesquelles le Collectif acrobatique se glisse, saute, bondit, en utilisant pour ce spectacle maint agrès comme : mât chinois, anneaux chinois, roue allemande, planche coréenne. Le langage des arts du cirque, sublimé par cette rencontre avec la musique, la danse et le théâtre, propose avec "Réversible" un spectacle plus proche de la danse, de la confidence que de la démonstration de force.

"Reversible" un spectacle Renversant.

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Dernière séance chez Ringling Bros et Barnum & Bailey

Publié le 31 Mai 2017 par cirk75 dans cirques étrangers

Dimanche 21 mai 2017 a eu lieu à Uniondale, près de New-York la dernière représentation du" Greatest Show on Earth" autrement dit l’ultime séance présentée par le cirque américain  Ringling Bros et Barnum & Bailey et intitulée "Out of This World"

La fermeture de cet établissement de spectacles, lancée en 1871 par le légendaire Phineas Taylor Barnum (voir blog01/04/2015) a été annoncée en janvier dernier par "Feld Entertainment Inc", une entreprise familiale qui possède plusieurs autres spectacles de tournées comme "Disney On Ice" ou "Marvel Universe LIVE"

Créé en 1871, ce cirque, dont le spectacle repose en grande partie sur des numéros avec des animaux, a pendant des années été confronté à des organisations de défense des animaux, comme "Humane Society of the United States" (HSUS) ou "People for the Ethical Treatment of Animals" (PETA), qui dénonçaient une maltraitance des artistes à quatre pattes. Mais, face à la mauvaise publicité engendrée par ces allégations, l’établissement a accepté en 2011 de payer une amende de 270 000 dollars pour mettre fin à une enquête des autorités américaines. Et après plus de neuf années d'actions en justice, en 2014, "Feld Entertainment Inc" a obtenu 25,2 millions de dollars de dédommagements des groupes d'activistes dont l'HSUS, lorsqu'il est apparu qu'elles avaient soudoyé l'un des témoins de l'affaire.

Mais le mal était fait et en mai 2016, la direction du cirque avait décidé de supprimer le numéro phare et historique celui des éléphants du programme. Cette décision a eu comme conséquence une importante désaffection du publique entraînant une chute des ventes de billets, baisse existant déjà depuis une dizaine d'années.

Le dernier spectacle Ringling Bros. and Barnum & Bailey dans son intégralité

A ce jour plusieurs pays ont partiellement ou totalement interdit la présence d'animaux sauvages sur les pistes de cirques. C'est le cas par exemple de la Finlande, de la Belgique, de l'Autriche, du Portugal, du Grande-Bretagne et du Danemark, ce qui obligent les établissements de ces pays à proposer des spectacles sans animaux, mettant en valeur les numéros sportifs et artistiques, un comble pour un spectacle né à cheval…

Notons aussi que cette tendance actuelle à la suppression sur les pistes des numéros avec animaux sauvages, permet aussi de faire de substantielles économies.

Proposer un numéro par exemple de diabolo, fut-il même le meilleur du monde, coûte moins qu’un groupe de 10 fauves ou éléphants.

Elémentaire mon cher Watson aurait pu dire Sherlock Holmes.

Aujourd'hui le maître mot est économie, et les arts de la piste ne dérogent pas à la règle.   

#Ringling Bros. and Barnum & Bailey

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Deux enregistrements sonores et circassiens parus aux Chant du Monde dans les années 60

Publié le 7 Janvier 2017 par cirk75 dans cirques étrangers

Maison française d'édition et de musique fondée en 1938 par Léon Moussinac "Le Chant du Monde" a rassemblé toute une collection d'enregistrements de musique traditionnelle dont un large catalogue d’enregistrements des chants et danses des républiques soviétiques comme "Le Chœur de l’Armée soviétique", "Le ballet Moisseiev" ou "Les Chanteurs de l’Oural". Mais ce qui est plus intéressant pour un circophile ce sont deux disques, l’un se rapportant au "Cirque de Moscou" et le second au "Cirque de Corée".

Le premier disque, 33t 30 cm, avec la photo en pochette de Popov tenant par l’épaule un cavalier Djiguite, permet de restituer en direct l'atmosphère du spectacle donné en 1960 par le Cirque de Moscou (voir blog17/03/2014). L’orchestre sous la direction de Boris Ossipov accompagne les artistes à savoir : la gymnaste aérienne Valentina Sourkova, les acrobates voltigeurs Les Soloukhine,  le jongleur à cheval Nicolas Olkhovikov, Le Trio do-ré-mi clowns musicaux, les équilibristes sur échelle Les Milaev, la danseuse sur fil Nina Logatcheva, Les Djiguites d’Ossetie sous la direction de MiKhail Touganov, l’équilibriste sur piédestal Lev Ossinki, les aériens sur flèche volante Polina Tchernega & Stepan Razoumov, les sauteurs sous la direction de Mikhail Doveiko,  les animaux et les oiseaux dressés de Vladimir Dourov… , et en fil rouge les entrées d’Oleg Popov accompagné d’Arkadi Boudnitski.  

Tout autre est le second disque où l'on voit sur la pochette deux jongleurs costumés en cuisinier faisant tenir en équilibre dix assiettes creuses qui tournent sur une longue table. Cet enregistrement est purement symphonique et permet d’écouter l’Ensemble National de la République Populaire Démocratique de Corée interpréter 10 thèmes accompagnant les numéros traditionnels du Cirque Coréen à savoir : le Trapèze volant, la Barre fixée au cou, le Saut sur la planche, l'Acrobatie sur balançoire, le Vol tournant, les Marins courageux,  le Trapèze double, Plastique de raquette, Plastique de la balançoire à trois et la Jonglerie.

 

Deux enregistrements témoins d’une époque où le son était bien souvent plus présent que l’image et qui permettaient aux spectateurs à garder le souvenir d'une soirée au cirque!

Mais aujourd'hui pour un auditeur n'ayant vu aucun de ces spectacles, ces vinyles ne semblent être que des disques de bruitage ou de musique asiatique, autre temps autres mœurs... 

#disquemoscoucorée

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"Varekai" à Bercy, non à Fort Knox

Publié le 10 Décembre 2016 par cirk75 dans cirques étrangers

Ce spectacle du Cirque du Soleil (voir blog18/11/2016) se glorifie d’entraîner les spectateurs, au beau milieu d’une forêt enchantée, peuplés d’étranges primates. Et c’est vrai, nous sommes accueillis par d’étranges créatures à la mine patibulaire, les cerbères de services de cette ancienne salle omnisports.  Aussi pour y accéder, il nous faut non seulement accepter deux fouilles, dont une au corps et, si on a eu le malheur d’apporter une bouteille d’eau, se voir confisqué le bouchon.  Et comme chacun le sait c’est vraiment commode de conserver une bouteille remplie d’eau sans bouchon ! Mais que ne fait-on faire aux vigilants surveillants pour vendre aux spectateurs d’un soir des boissons coûteuses.

Et n'oublions pas cette situation kafkaïenne,  une spectatrice venant directement de son travail avec son badge professionnel, l’affable vigile l’a démagnétisé (le badge pas la spectatrice) en le passant volontairement à son détecteur de métaux…  Et oui hier vendredi 8 décembre, il me semblait entrer plutôt à Fort Knox, lieu où est entreposée la réserve d'or des États-Unis qu’à Bercy, désormais Accor Hotel Arena appellation commerciale de l’ancien P.O.P.B. 

Mais quelle drôle d’idée a eu ce groupe hôtelier renommé, d’accoler son image plutôt affable à cette inhospitalité ressentie par tous les spectateurs ; non V.I.P. venant un soir dans ce lieu ignominieux !

Mais comment font les Bouglione ou les Gruss eux aussi reçoivent du monde et leur accueil est toujours cordial mais attentif…

Bercy ferait bien d’en prendre de la graine… nous ne sommes tout de même en état de guerre, seulement en état d’urgence… et pas encore dans un régime autoritaire... et ce type pourrait le faire croire...

Et c’est vrai qu’avec une telle réception  l’ambiance est à coup sûr assurée. D’ailleurs Steven Bishop et Emily Canagher, les excellents comiques du spectacle, ont au départ eu un peu de mal à dérider le  public encore un peu contrit par ce très chaleureux accueil "bercynien".

Alors que faut-il retenir de ce spectacle d’une durée de 1h 40 mn,  nommé "Varekai" signifiant en romani langue indo-aryenne, "peu importe le lieu" ?

Les costumes, créés par la japonaise Eiko Ishioka, sont toujours magnifiques, et pour les contempler le programme débute par un défilé de mode aux sons d’onomatopées plus ou moins agréables à entendre prononcées par un personnage nommé "La Vigie" qui avec un autre "Le Guide" (tient ça va bien avec les Vigiles) sont les fils conducteurs du spectacle.

La mise en scène du québécois Dominique Champagne n’a pas la magie de celles de Franco Dragone (voir blog10/10/2015) et, comme à l’accoutumé elle entrecoupe les numéros visuels par des scènes qui ne sont pas d’une limpidité évidente mais qui permettent de laisser le temps d’apporter aux artistes le matériel dont ils ont besoin pour effectuer leur numéro.

La musique signée Violaine Corradi semble une resucée de celles déjà entendues lors d’autres spectacles du Soleil. Bref comme on voit rien de bien nouveau…

Il y a bien quelques numéros qui retiennent l’attention. Commençons par le final éblouissant, réalisé par 11 acrobates sur 2 balançoires russes, proposant à un rythme à couper le souffle, tous les types de sauts ou de pirouettes possibles. Autres moments prodigieux, le numéro d’équilibre sur cannes de la russe Alena Zhuravel, reprenant à son compte celui d’Olga Pikhienko (médaille d’argent en 1992 lors du VI° Festival du Cirque de l’Avenir), la créatrice en 2002 qui à cette époque mobilisait le regard des spectateurs, ou la prestation  au filet aérien du Portoricain Fernando Miro récupérant aussi celui du prodige russe Anton Chelnokov (médaille d’argent en 2001 lors du XIII° Festival du Cirque de l’Avenir) qui l’avait créé lors d la création de cette production il y a 14 ans.

Les autres numéros sont bons mais déjà vus tant de fois. Telles les danses géorgiennes qui terminent la première partie, le charivari acrobatique qui débute la seconde partie du spectacle, les courroies aériennes trop souvent présentes, voire la roue Cyr.

Quelques originalités, le solo sur béquilles du brésilien Raphael Botelho  Nepomuceno,  le jonglage de bâtons de la japonaise Arisa Tanaka.  Mais pas de trapèze, ni de jeux icariens car comme dit la production le spectacle évolue constamment…

Et pour finir une mention spéciale pour deux énergumènes hilarants l’américaine Emily Canagher et l’australien Steven Bishop chargés et avec bonhommie de faire rire le public. Le chanteur de " Ne me quitte pas" de Jacques Brel, toujours à la recherche de lumière restera en mémoire.

Ce spectacle bien rodé avec des prix allant de 46€50 à 80€50 attire du monde attire du monde, mais il est facile de trouver mieux et moins cher en France chez Gruss ou Bouglione.

Alors un bon conseil allez-y plutôt…

#varekai

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Triste série noire pour le cirque du Soleil

Publié le 2 Décembre 2016 par cirk75 dans cirques étrangers

Hier, la presse québécoise s’est faite l’écho de l’accident mortel arrivé mardi à Olivier Rochette, le fils du cofondateur du Cirque du Soleil Gilles Ste-Croix (voir blog15/11/2016).  Le Chef monteur montréalais de 42 ans, qui travaillait pour le Cirque du Soleil depuis 20 ans,  a été atteint par la chute d'une nacelle télescopique. D'autres techniciens, en état de choc, ont également été transportés à l'hôpital. Après Montréal et Toronto, il s'agit du troisième arrêt de la tournée pour le spectacle "Luzia".

Plus tôt cette semaine, dimanche dernier à Brisbane en Australie, l'acrobate et gymnaste olympique australienne Lisa Skinner a été transportée à l'hôpital après s'être fracturé une vertèbre en chutant pendant le spectacle dans le cadre de la tournée de "Kooza", l'un des shows du Cirque du Soleil.

Malheureusement la série noire continue pour le Cirque du Soleil, mercredi, lors de la deuxième représentation d'"Ovo" au Centre Bell de Montréal, un acrobate a fait une mauvaise chute durant le numéro de "trampomur", ont rapporté des spectateurs présents qui ont relayé l'information sur les réseaux sociaux. La représentation a été interrompue et les spectateurs ont été invités à quitter l'amphithéâtre. Le Cirque a confirmé l'incident ce matin. "L'artiste a subi une blessure mineure au dos", a indiqué Daniel Lamarre le P.D.G. du Cirque, joint à San Francisco, où il s'est rendu suite de la mort accidentelle du technicien de scène Olivier Rochette.

Le décès du fils de Gilles St Croix est malheureusement le troisième à survenir au Cirque du Soleil en 32 ans d’existence. Rappelons qu’en 2013, une artiste française Sarah Guyard-Guillot du spectacle "Kà" avait aussi perdu la vie lorsque son harnais avait cédé pendant une représentation donnée par la troupe au casino MGM Grand de Las Vegas. Et en 2009, Oleksandr Zhurov, un acrobate ukrainien de 24 ans, subissait un accident fatal de trampoline lors d’un entraînement à Montréal.

#olivierrochette

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Varekai en France à Montpellier, Nantes, Toulouse, Strasbourg, Paris et Lille.

Publié le 18 Novembre 2016 par cirk75 dans cirques étrangers, Nouveau-Cirque

Depuis quelques temps le Cirque du Soleil ne boude plus la France et nous propose chaque année une de ses nombreuses productions  dans des endroits bien souvent différents. Ainsi "Corteo" et "Kooza" ont pu être applaudis  sous chapiteau sur l’Ile Seguin à Boulogne Billancourt, "Quidam"  sous la coupole de Bercy, et enfin "Amaluna" sous chapiteau mais cette fois-ci à Bagatelle. Cette année le Soleil présente une production plus toute jeune datant de 2002: "Varakai" mise en scène par le québécois Dominique Champagne, décor de Stéphane Roy, costume d’Eiko Ishioka et musique de Violaine Corradi.

Après Montpellier en mars dernier, et en novembre 3 étapes dans des Zéniths de province (Nantes, Toulouse, et Strasbourg), la tournée fait halte du 7 au 11 décembre à Paris, à l’AccorHotel Arena, car telle est désormais l’appellation commerciale de l’ancien Palais Omnisports de Paris-Bercy avant de s’achever à  Lille du 14 au 18 décembre.

Comme pour chaque spectacle du Soleil, une histoire, une sorte de fil conducteur relie les numéros entre eux. En effet dans sa scénographie cette entreprise de spectacle a supprimé M. Loyal jugé trop ringard pour nourrir la féérie du récit. Aussi pour mieux comprendre il est peut etre de savoir que l'action se passe dans une forêt lointaine, au sommet d'un volcan, où existe un monde extraordinaire où tout est possible. Un monde appelé Varekai. L'histoire débute lorsqu'un jeune homme (Icare) tombe du ciel. Ce jour-là, dans ce lieu lointain où tout est possible, s'amorce un hymne à la vie retrouvée. Et oui rien que ça …

Et pour la partie visuelle le spectacle propose parait-il des numéros clownesques, de la balançoire russe, des équilibres sur cannes, du trapèze triple, des danses géorgiennes, du cerceau aérien, un numéro sur béquilles, des sangles aériennes, de la jonglerie, des jeux icariens … à moins que ce soit autre chose car selon le producteur Varakai est en constante évolution… 

#varekai

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John Bill Ricketts, père du cirque en Amérique du Nord (1769-1800)

Publié le 16 Novembre 2016 par cirk75 dans Franc-Maçonnerie, cirques étrangers

Lorsque l’on évoque les arts de la piste aux Etats Unis, trois noms viennent spontanément à l’esprit, Barnum (voir blog01/04/2015) Bailey (voir blog04/04/2015) et Rigling (voir blog 23/04/2012). Mais aucun n’est à l’origine du cirque américain, en effet c’est un écossais John William Ricketts dit John Bill Ricketts, qui peut en revendiquer le titre de fondateur du cirque sur le continent nord-américain.

Avant de fouler le sol américain, John Bill Rickets, débute à l'âge de 17 comme élève de l’écuyer Charles Hughes l’un des fondateurs du Royal Circus à Londres. Quelques années plus tard, après la déconfiture de son mentor, on le retrouve à l'Amphithéâtre équestre de Jones à Whitechapel où il propose un double numéro de cavalier et de clown.

En 1792 il s’embarque pour Philadelphie - rappelons  qu’à cette époque Philadelphie est la capitale de la jeune fédération - où il va reproduire au départ les spectacles qu’il avait vus en Angleterre.

Puis il ouvre le 3 avril 1793 à New-York un cirque, à l’angle de Market Street et de la 12ème avenue. Arène à ciel ouvert l’établissement permet à 800 spectateurs de prendre place autour d’un manège circulaire de 42 pieds (environ 14m). Au départ sa troupe est modeste et comprend outre Ricketts, son jeune frère Francis acrobate, le Signor Spinacuta danseur de corde, et le clown McDonald. Le succès est immédiat et parmi les spectateurs on note les 22 avril 1793 et ​​24 janvier 1797 un dénommé Georges Washington. Ce dernier est un farouche partisan de Ricketts, peut-être parce ce dernier est son maître en équitation et que comme bon nombre de directeurs de cirque, du moins à cette époque (voir blog11/02/2011), tous deux appartiennent à une Loge maçonnique. 

Suite à cette réussite John Bill Ricketts va organiser une tournée passant notamment par la Caroline du nord, la Virginie, le Maryland, la Nouvelle-Angleterre avant de retourner à New-York et à Philadelphie où le 19 octobre 1795 il ouvre un splendide cirque à Chestnut Street le Ricketts' Art Pantheon and Amphitheatre.  Bâtiment couvert et circulaire de 30m de diamètre, érigé sur le principe des cirques anglais avec un toit conique de 15 m de haut, comportant aussi en plus de la piste une scène pour les pantomimes, spectacle très en vogue à cette époque (voir blog01/09/2011) et pouvant accueillir 1 300 spectateurs.  Quelques temps plus tard à leur tour les bostoniens vont découvrir les charmes des arts de la piste grâce au Ricketts’ Equestrian Pantheon. Mais la gloire sera de courte durée car dès 1796, il devra affronter la concurrence d’un nouveau venu Philip Lailson, un écuyer suédois, qui sera à l’origine des parades dans les rues lui permettant d’acquérir une grande notoriété.

En 1797, une troupe dirigée par son frère Francis, donne le 5 septembre à Montréal et près de 200 ans avant le Cirque du Soleil, le premier spectacle cirque au Canada. Là aussi les spectateurs n’en croient pas leurs yeux devant de telles prouesses équestres et même certains y trouvent quelques incantations magiques ou surnaturelles. Ricketts remporte à Montréal un tel succès qu’il y passe tout l’hiver et va y construire un cirque moderne en pierre. Au printemps 1798, la compagnie se rend à Québec où elle présente pendant deux mois un spectacle avant de retourner à Montréal puis aux Etats-Unis.

Enfin comme beaucoup de confrères européens ses installations sont victimes de plusieurs incendies. Décourager, il quitte en 1800 les Etats-Unis, son bateau est capturé par des pirates français. Libéré il s’embarque à nouveau pour l’Angleterre mais son navire fait naufrage et John Bill Ricketts coule avec tous ses biens, il venait de fêter son 30ème anniversaire.  Sa mort a été enregistrée par sa mère en 1802 devant le tribunal de la prérogative de Canterbury.

John Bill Ricketts un des concepteurs du cirque qui comme Astley (voir blog07/06/2015) ou Franconi (voir blog08/06/2015) a laissé son marque dans l’histoire mondial de la piste.

#johnbillricketts

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L’hippodrome de la station balnéaire de Great Yarmouth

Publié le 6 Octobre 2016 par cirk75 dans cirques étrangers

L’hippodrome de la station balnéaire de Great Yarmouth

Comme en France (voir blog02/12/2010) en Grande Bretagne pendant l’époque victorienne un certain nombre de cirques en dur furent à Londres, Bristol, Plymouth ou Brigton... construits. De ces lieux magiques où triomphaient l’élégance et le snobisme britannique, seuls de nos jours les stables à Blackpool (voir blog14/01/2011) et à Great Yarmouth ont été sauvegardé.

L’hippodrome de la station balnéaire de Great Yarmouth

L’hippodrome de la station balnéaire de Great Yarmouth, comprenant loges, stalles, balcons, équipé d’une piste nautique en plus de sa piste, fut construit en 1903, par George Gilbert. Il en fut le premier directeur, puis se succéderont à ce poste Hengler et T.E. Read.

Tout au long de son histoire cette salle, qui pendant la dernière guerre servit à l’armée britannique comme un champ de tir, a accueilli les plus grands talents de la piste, (Don Saunders, Pipo & Charly, Mary Chipperfield, Katia Schumann, Yasmine Smart, Charly Borra, Les Bario…) en mélangeant attractions et naïades, chorégraphies aquatiques et jets d’eau.

En 1951 Billy Russel relança la salle et depuis 1979 la famille Jay (Peter et Jack) en a la direction.

Enfin un musée y abrite une collection de souvenirs circassiens plus que centenaires.

L’hippodrome de la station balnéaire de Great Yarmouth

Trois DVD édités par Timeless témoignent de cette époque et de cette salle.

#hippodromegreatyarmouth

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Le cirque Amar ressuscite au Maroc

Publié le 11 Mars 2016 par cirk75 dans cirques étrangers

Le cirque Amar ressuscite au Maroc

En congés quelques jours à Marrakech, quelle ne fut pas ma surprise de voir placardées dans cette rouge citée marocaine, moult affiches vantant un spectacle signé Amar. Dans la réalité en lisant bien le visuel, il s’agit du Cirque italien de la famille Togni, "Il Florilegio", qui pour sa tournée 2016 en Algérie et au Maroc reprend, afin de mieux attirer les spectateurs magrébins, la dénomination commerciale créée en 1924 par les 4 Frères Amar. Rappelons également que lors des années 20, les Amar avaient pour habitude en saison hivernale de sortir de France, pour tourner au Moyen Orient comme en témoigne le visuel ci-dessous.

Amar semblait pour les Togni une bonne appellation commerciale pour une tournée algéro-marocaine.

Néanmoins pour allécher le chaland marrakchis peut être encore indécis, la publicité indiquait, je cite : "Sous un chapiteau confortable de 1500 places, l'Ancien Spectacle du Cirque Amar vous propose deux heures de spectacle intense et festif…qui associe des performances artistiques et physiques à la fois féeriques, magiques et périlleuses parmi lesquelles les ballets vénitiens sur l'eau, les fauves de Steve Togni, les poneys et les zèbres, la magistrale parade équestre d’un magnifique pur-sang arabe. Mais aussi des serpents, des crocodiles, des otaries funambules, les clowns, le globe et ses motos..."

Le cirque Amar ressuscite au Maroc

(Trajet de la tournée 1920 des frères Amar au Moyen-Orient et en Europe)

Alors bien entendu, je suis allé voir ce spectacle tant magnifié par la réclame. Et là, après avoir franchi le seuil, nous sommes dès le début fortement démarchés par des photographes pour être immortalisés numériquement entre un Clown, Batman et Winnie l’ourson.

Le cirque Amar ressuscite au Maroc

Enfin au son d’une musique enregistrée, le spectacle commence, mais aucun poney, zèbres ou pur-sang arabe en vue, ni otaries funambules ne sont au programme, ni magicien comme pourrait le suggérer aussi cette affiche.

Côté animaux on peut voir, en seconde partie, deux tigres et une lionne faisant de la figuration pendant à peine 5mn, et en première partie un crocodile et un serpent exhibés par un artiste déguisé en fakir. Le spectacle est complété par un cracheur de feu, un jongleur, 4 funambules, 6 sylphides dansottent habillées en hindou puis elles reviennent plus tard avec parapluies et bottes pour danser sous la pluie. Enfin un ballet aquatique vénitien avec gondole, marquises et marquis complète la partie chorégraphiée.

Le spectacle Amar, présenté par un clown blanc est d’une durée de 90 mn, entrecoupé par 4 entrées d'une clownette à couettes et d'un auguste, et se termine par le numéro de 4 bikers enfermés dans un globe où ils montrent toute l’étendue de leur art.

On ressort de cette aventure bien content, non pas d’avoir contemplé un tel spectacle, mais de pouvoir avoir en France des cirques qui ont pour nom Bouglione ou Gruss et qui nous proposent des vrais et beaux spectacles de cirque.

Au fait, pour les masos le cirque Amar reste à Marrakech jusqu’au 13 mars puis il poursuivra sa tournée par Agadir, après avoir planté en premier son chapiteau à Casablanca.

Alors avis aux amateurs !

#cirqueamar

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