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Le bloc-notes de cirk75

Depuis 2010, Chronique au fil du temps et de la mémoire d'un circophile amateur

Articles avec #programmes catégorie

Ben-Hur a toujours fasciné la piste aux étoiles

Publié le 27 Septembre 2020 par cirk75 dans Programmes

Ben-Hur, roman écrit par de l’américain Lewis Wallace en 1880, situant l'action au Ier siècle est célèbre pour une scène qui cristallise toutes les attentions, moment où Ben Hur affronte Messala, dans un tournoi épique de course de chars romains.

Dans les années 60, Alexis et André Gruss créent un spectacle musical qui va être présenté sous le chapiteau du Grand Cirque de France ou sous la coupole du Palais des Sports de Paris (voir blog20/06/2013), avant d’être repris en 1975 sous la toile du Nouvel Hippodrome de Jean Richard.

Ce spectacle surfait sur le succès qu’avait obtenu en 1959 un film hollywoodien signé William Wyler et récompensé en 1960 par pas moins de 11 Oscars dont celui du meilleur film.

Un peu plus tôt, de leur côté les frères Amar (voir blog15/03/2020) ont par deux fois utilisé l'aura de la célèbre course de chars pour illustrer la couverture de leur  programme.

Une première fois en 1929 avec un dessin signé Antonin Magne (voir blog31/12/2011). Et 27 ans plus tard c'est  Tony Bernat (voir blog21/10/2017) qui est l'illustrateur de ce même morceau de bravoure

Mais si en 1929; sous un vaste chapiteau comprenant deux pistes on pouvait tout de même applaudir après des jeux du Far-West et un défilé militaire napoléonien, une course de chars romains, il n'en sera rien en 1956. Aucun numéro du spectacle n’allait dans le sens de la belle illustration conçue par Bernat. En effet pas la moindre course de char au programme dans cette production dont la vedette était la dompteuse Marffa –à ne pas confondre avec Martha la Corse- présentant des tigres.

Notons que les Amar n’ont pas eu le monopole de la course de chars pour illustrer la  couverture du programme papier, le Zoo Circus des Frères Court ont aussi dans les années 20 utilisé le même graphisme et au début du XX° siècle la même course se trouvait sur la couverture de l’ Hippodrome de la place de Clichy à Paris.

On le voit Ben-Hur a toujours beaucoup inspiré les arts de la  piste, laissant ainsi croire que le cirque moderne serait l'héritier des jeux romains ce qui est une erreur, car il est né en Angleterre dans l'imagination d'un fils d'ébéniste: Philip Astley  (voir blog07/06/2015), il y a plus de 250 ans.  

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Après 6 mois d’arrêt le cirque Arlette Gruss reprend la route avec, Excentrik

Publié le 25 Septembre 2020 par cirk75 dans Programmes

L’établissement sarthois a entamé mercredi 23 septembre à Aix-les-Bains sa tournée 2020-2021. Périple un peu particulier en cette période anxiogène due à la Covid 19, avec deux inconnues.

Les spectateurs seront-ils toujours présents ?

La tournée ira-t-elle jusqu’à son terme ou devra-t-on en fonction de la circulation du virus supprimer des étapes ou tout simplement rentrer en urgence à la maison ?

C’est bien entendu la grande angoisse du patron du cirque, Gilbert Gruss, car une nouvelle mise à l’arrêt pourrait être fatale pour cette pite qui a enregistré plus d’un million d’euros de pertes depuis le début de la crise sanitaire.

En tout cas chez Arlette Gruss, on a tout fait pour rassurer le public et respecter le protocole sanitaire. Le  nombre de places a été ramené de 2 000 à 1 200. On a créé six entrées pour éviter le croisement des spectateurs, le gel hydro alcoolique sera mis à la disposition du public, les billets seront scannés et non déchirés, enfin port du masque obligatoire pour les spectateurs. Même le site du cirque a été revu avec un édito "Votre sécurité est notre priorité !" pour rassurer le client.

Rappelons que le cirque Gruss c’est 140 salariés, une centaine de véhicules, le tout  pour proposer un spectacle de 2h, avec 15 attractions sans animaux sauvages.

De cette distribution se détache un artiste,  ZdenekPolach que nous avions déjà apprécié en 2019 à Massy, frère de la ravissante jongleuse Helena Polach. Zdenek jongle depuis l’âge de 4 ans et il est considéré aujourd’hui comme le jongleur le plus rapide au monde. Un numéro à assurément à voir…

Alors bon spectacle, avec le retour très attendu de Kévin Sagau dans le rôle de M. Loyal, et n'oublions pas qu'en allant au cirque on prend moins de risque qu’en allant faire la fête chez des amis…

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Même avec la crise sanitaire, le cirque continue

Publié le 20 Septembre 2020 par cirk75 dans Programmes

En février, nous découvrions le Coronavirus.

En mars les médias lui donnèrent le doux nom de Covid 19.

En avril il était simplement devenu : Le Covid.

En mai, l’Académie française rectifiait la formulation et le féminisait. Il devient : La Covid. (comme la pandémie). 

En juin , nous l’appelons donc sous son nouveau genre et sous sa forme générique : La Pandémie.

Mais, quel que soit son nom, sa forme ou son genre, ce virus s’est octroyé des prérogatives qui ont bien perturbé nos activités au quotidien et, nous renvoie aussi l’image de notre civilisation avec ses excès et ses manques qui témoignent de notre degré de civisme ou d’incivisme.

A tous les niveaux cet arrêt a été dramatique, le monde du spectacle en payé le prix. On ne compte plus les productions, les festivals, les tournées, les tournages, remisés aux calendes grecques. Le cirque de son côté n’a pas été épargné.

Déjà fortement contesté par les mouvements animalistes, la pandémie a touché de plein fouet le monde circassien et les tournées estivales et les festivals d’automne et d’hiver en ont été fortement impactées.

Cependant quelques grands noms de la piste refont surface et proposeront des spectacles à savourer en famille ou seul .

Après le retour du Cirque Amar direction Caplot, avec son spectacle Poésie au mois d’aout dernier,

C'est au tour du Cirque Arlette Gruss de démarrer sa tournée annuelle à Aix-les-Bains le mercredi 23 septembre.

Les Folies Gruss reviendront parisiennes du samedi 17 octobre 2020 à 15h00 au dimanche 28 février 2021 . Comme chaque année le chapiteau sera dressé dans le bois de Boulogne, Avenue de Saint-Cloud, Carrefour des Cascades.

La piste parisienne de la rue Amelot proposera à partir du 16 octobre sa production 2020-2021 intitulée Dingue ! avec le retour de Totti (voir blog31/12/2013).

Le Cirque Phénix de son côté présentera à partir du 19 novembre à paris puis en tournée sa  nouvelle création sans animaux, nommées GAÏA, 100% féminine du Cirque Phénix, à partir du 19 novembre à Paris  sur la pelouse de Reuilly (voir blog25/06/2018) puis en tournée.

Notons aussi un des rares festivals à se maintenir, celui de Grenoble, en effet le 19ème Festival du Cirque Auvergne-Rhône Alpes-Isère doit avoir lieu du 19 au 22 novembre prochain avec un nouveau M. Loyal : Julien Courbet.

Bien entendu pour tous les spectacles il faut maintenant en plus d'éteindre son portables, garder son  masque, (sauf enfants de – 10 ans)  et respecter le siège d’écart entre les groupes de spectateurs.... Avec de telles mesures, allez voir un  spectacle de cirque est moins dangereux qu'un repas entre amis, alors qu'on se le dise....

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Le cirque Educatif, un spectacle depuis 45 ans pour rêver, apprendre et se construire

Publié le 10 Février 2020 par cirk75 dans Programmes

Après avoir pris demeure du 10 au 30 janvier sous la coupole du Cirque Municipal des Reims (voir blog13/11/2017), le cirque Educatif cher à Hugues Hotier (voir blog10/01/2011), fait maintenant étape depuis le 6 jusqu'au 27 février sous un chapiteau dressé à Sin le noble, commune du département du Nord, située dans la banlieue de Douai.

Fondé en 1975, Le Cirque éducatif, mouvement de culture et d’éducation populaires animé par des bénévoles, propose chaque année, un spectacle de cirque classique, conçu à la fois comme un divertissement, un document pédagogique, mais aussi comme un travail social en direction des personnes en situation de handicap et des familles en situation de précarité.

Pour les 45 ans du Cirque éducatif, le thème retenu cette année est la poésie. En amont, et dès septembre 2019, les établissements scolaires associés à cette production ont reçu quatre poèmes à faire illustrer par leurs élèves.  Ainsi la poésie sera non seulement présente par les textes lus par la comédienne Evelyne Hotier, mais les dessins retenus, créés par des enfants des Hauts-de-France, permettront d’illustrer le spectacle. Quant aux artistes qui vont se produire sur la piste leurs numéros naturellement feront corps avec "Le cirque des poètes disparus" 

Le spectacle -conduit par Hugues Hotier, canne, jaquette et gibus vissé sur la tête, est un  M. Loyal parlant en bouts rimés- sera habillé musicalement par l’orchestre du Cirque Educatif sous la direction d’Éric Lesieur.

Les spectateurs pourront en 2020 savourer et applaudir :

Les chiens de traîneau, huskys et samoyèdes des Sœurs Saabel,

Gregory Bellini (voir blog24/04/2015), avec lui la magie tourne à la catastrophe, c’est tout un poème !

Au mât chinois  le Duo Frénésie,

Poésie à la coupole, Carmen sur le trapèze par Tatiana Afanasjeva,

Les Di Lello, clowns parodistes et musicaux,

Les équilibres et contorsions de Kelly,

Aux tissus aériens :Romain Cabon,

Adagio, la danseuse et le gymnaste,

Andrejs Fjodorovs, fascinante amitié de l’homme et des pigeons,

Alexandra au pays des merveilles, grandes illusions,

Spectacle vraiment populaire, le prix des places va de 6 à 12€,  alors voilà une nouvelle destination pour notre circophile globe-trotter.

Rappelons que pour fêter les 42 ans de ce cirque, un livre (voir blog16/12/2018) relatant  cette aventure ainsi que tous les artistes invités à se produire a été édité et peut se commander auprès des organisateurs.

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"Défi" la production 2019-2020 du Cirque d’Hiver Bouglione

Publié le 3 Janvier 2020 par cirk75 dans Programmes

On ne la peut-être pas assez souligné mais combien sont évocatrices les nouvelles affiches qu’utilise depuis 2 ans la famille Bouglione ! Désormais sur un fond bleu et non plus blanc comme jadis, les actuels maîtres des lieux semblent s’être appropriés le rêve, la sagesse et la sérénité, symboles de cette couleur. L’année dernière pour le spectacle "Extra" (voir blog 04/01/2019) le peintre illustrateur Laurent Melki (voir blog28/06/2018) avait représenté le Cirque d’hiver plus léger que l’air, s’envolant tel un ballon dirigeable dans le ciel bleu. Cette année avec le spectacle "Défi", le bâtiment est devenu bateau fendant les vagues de l’eau bleue avec à sa proue un Michel Palmer (voir blog27/03/2015) plus grand timonier que jamais.  Deux visuels symbolisant l’indépendance et la partance vers de nouvelles aventures circassiennes pour la 4ème génération Bouglione, désormais en charge la gestion du plus vieux cirque du monde, même si dans l’organisation le nom d’Emilien Bouglione (voir blog20/12/2014) reste toujours le directeurs (avec un S). 

De plus, depuis le décès de deux personnalités indissociables de l’histoire de la famille, Madame Rosa (voir blog21/12/2010) et Monsieur Sampion (voir blog16/05/2019), les Bouglione sont partout. Dès l’entrée dans la boite à sel Sandrine officie, proposant des souvenirs c’est Odette, les confiseries sont le domaine d’Alexandre et de Florence, la mise en scène est signée Joseph (voir blog26/02/2017), à la barrière Alexandro & Valentino Togni-Bouglione, sur piste Régina, Victoria, Sampion et son épouse Natalia Egorova, quant à Thierry il surveille le bar de l’Impératrice au moment de l’entracte et le bon déroulé du spectacle… bref personne ne chôme quand on porte un tel nom.

Mais revenons au spectacle. Comme il est d’usage il débute au son de la timbale de l’orchestre dirigé par Pierre Nouveau (voir blog13/12/2016) interprétant "Vive le cirque", le générique de l’émission "La Piste aux Etoiles". Puis la piste est occupée par un charivari trépidant de 8 artistes de la troupe Bingo, qui cette année remplacent les Salto Dancers. Outre les moments dansés ces artistes ukrainiens nous offrent deux numéros acrobatiques de belle facture. Ainsi Le Trio Cappuccino, formé par trois jeunes et belles femmes, montre des portées esthétiques alliant grâce et force et, Artur Dunov seul membre masculin des Bingo, étale toute sa technique au mât chinois avec de belles et impressionnantes prises acrobatiques.

Les russes Elena et Mikhail Ivanov jonglent avec huit ballons tout en se déplaçant avec aisance en monocycle sans selle. Lui sorte de Pierrot lunaire, elle arlequine, tous deux vêtus de costumes recherchés savent allier poésie et virtuosité. Un beau et enchanteur moment lors du spectacle.

Côtés animaux de compagnie, une meute de canidés blancs de toutes tailles toilettée à la lionne présentés par le dynamique Evgeny Romissarenko, quant à son épouse Asel Saralaeva elle fait travailler à l’aide de croquettes des chats à la fourrure somptueuse.

L’excentrique russe Konstantin Muraviev, connaît bien la piste du cirque d’hiver. C’est ici en 2006, lors du Festival Mondial du Cirque de Demain qu’il eut l’idée de transformer son numéro de roue allemande en entrée comique : être un homme ventripotent qui veut absolument maigrir. Il reprend pour le bonheur des zygomatiques des spectateurs les tricks qui lui avaient valu il y a 13 ans le Prix Nikouline lors de cette manifestation. 

Autres comiques Les "Without Socks", Clown de bronze en 2019, composés d’ Artem Babinov  clown tout habillé de rouge et de deux trublions, le barbu Konstantin Kopeikin et le turbulent blondinet Masya Karpov. Ce trio russe nous présentent des entrés originales où photographie, danse et musique, sont au cœur des sketchs proposés. Et ils font pour le plus grand bonheur des petits et des grands, régner des instants de folie sur cette piste plus que centenaire.

On a gardé pour la bonne bouche le numéro aérien de l’italien Sonny Gartner et du roumain Petrica Anghel qui termine le programme.  Ces deux artistes proposent non seulement tous les tricks qu’on attend d’un numéro catalogué Roue de la mort, mais Sonny Gartner exécute en plus, et ils ne doivent pas être très nombreux ceux qui le font, un salto arrière à l’extérieur de cette machine tournante. Un grand moment d'adrénaline à coup sûr!

Malheureusement dans cette production on regrette la présence d’artistes déjà vus lors de programmes précédents. Ainsi Daniel Golla, cette année barbu, propose toujours son numéro d’aéromodélisme sur une musique tonitruante reprenant en 2019 avec des avions cette fois-ci de couleurs différentes ce qu’il avait présenté sur cette même piste il y a cinq ans. Autres redites, en 2016 lors du programme "Surprise", nous avions déjà pu applaudir le "Duo A & A" ainsi que Victoria Bouglione. Cette année ils reviennent pour proposaient la même prestation et même si ces deux numéros sont impressionnants, c’est tout de même du réchauffé. En revanche ce n’est pas le cas avec Sampion Bouglione, qui cette année délaissant balles et claquettes rejoint sa blonde épouse Natalia en haut de la coupole dans un original numéro mêlant sangles aériennes et piano.

Comme chaque année, se rendre au cirque d’hiver reste un instant magique et chargé de souvenirs. Et même si le spectacle "Défi" n’est pas un millésime exceptionnel, (et nous n'avons pas parlé du numéro qui trantole de Régina Bouglione, car il faut mieux ne rien dire) avec ce spectacle on passe un bon moment familial qui fait qu'on ne regrette nullement son déplacement même si en ce moment, suite aux mouvements sociaux, les transports parisiens ne sont pas du plus commode.

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Nomade, interprété par les Etoiles de Mongolie

Publié le 18 Décembre 2019 par cirk75 dans Programmes

Dominique Mauclair (voir blogs 21/01/2017 & 14/01/2014) dans ses nombreux livres sur les cirques du monde avait l’habitude de mentionner  que "le cirque Mongol  a une existence relativement récente, malgré l’enracinement profond de l’acrobatie dans ses traditions et son folklore…. Le peuple mongol, peuples de nomades est donc très habile dans l’art équestre, notamment la voltige".  De son côté Christian Hamel, dans un article consacré au cirque de Mongolie indiquait : "dans ce pays, où le cheval occupe une place prédominante, les présentations équestre avec des séquences de voltiges et de tir à l’arc étaient particulièrement développées". Un peu plus loin dans cette même chronique écrite en 2015 pour le festival  du cirque de Domont (voir blog05/10/2015), il poursuivait en mentionnant  "le cirque mongol ne se limite pas à la contorsion, il a des clowns, héritiers des traditions des conteurs satiriques qui mimaient leurs récits de façon comique… Le dressage est également une tradition avec les loups, les fauves".

Aussi soyons clair, il ne faut pas s’attendre à voir un tel spectacle si on se rend sous le chapiteau du Cirque Phénix, car comme le dit et le redit Alain Pacherie (voir blog17/04/2013) dans son édito du programme papier, depuis 2002 il a fait le choix d’un cirque sans animaux.  Aussi pas de voltiges équestres, pas de dresseurs avec la production Nomade, même si ce titre pouvait laisser penser, que nomadisme rime avec cheval. En revanche, on trouve au début de la seconde partie un défilé d’animaux, plus vrais que nature comme l’indique le programme, autrement dit des hommes attifés en bêtes. C’est fou cette tendance d’être opposé à l’emploi des animaux dans les spectacles, et de se sentir obliger de les faire figurer en grimant des adultes en chèvre, mouton, chameau, bison ou chevaux  pour les invoquer, montrant ainsi qu'ils sont indispensables voire essentiels dans le cirque. Autre exemple la production "War Horse" qui donne en ce moment à "La Seine Musicale" (voir blog10/04/2018). Ce spectacle utilise des marionnettes géantes pour simuler le cheval. Enfin ne soyons pas naïf, rappelons qu’un animal en tissu ou en carton est bien moins coûteux à entretenir qu’un vrai, de plus utiliser des leurres figurant des bêtes permet d'avoir la paix avec les animalistes, ces groupuscules financées largement par l'industrie alimentaire (voir blog30/06/2019). Alors pourquoi s'en priver!

Mais revenons au spectacle, objet de ce bloc-notes.

Si l’on fait abstraction de tout ce qui vient d’être dit,  Nomade est  un spectacle plaisant et familial, qui bénéficie de costumes somptueux alliant tradition et acrobatie. Soulignons aussi  la mise en scène ou plutôt la chorégraphie très créative et souvent originale. Je pense particulièrement au numéro Acroburlesque  qui devrait être visionné dans toutes les écoles de cirque de France et de Navarre tant le déroulé et les enchaînements sont novateurs et dont certains devraient être enseignés aux élèves. Autres moments créatifs et teintés d’humour les Jolies poupées et la Lutte mongole, numéros qui avec des "beaux" bouts de tissus et des idées, ont fait sourire et conquis les spectateurs.

Deux numéros sortent vraiment du lot, l’étonnant Homme fort qui renoue avec une tradition ancestrale et mongole et, celui qui termine la première partie, le tir à l’arc arc-bouté où 7 jeunes femmes contorsionnistes font mouche à tous les coups avec des flèches décochées avec grâce et dynamisme à l'aide de leurs pieds. Un vrai régal…

En revanche,  on  ne s’attendait pas à voir dans ce spectacle trois numéros réalisés par des artistes mongols talentueux. Celui de la roue Cyr, accessoire d’origine québécoise mis en valeur par les acrobates de la Belle Province. On sait bien que le cerceau se trouve dans toutes les civilisations, mais ici c’est, une roue Cyr et non un quelconque cerceau en bois que l’artiste  "Virevoltant Tourbillonnant" utilise. Autre interrogation l'artiste présentant "Force Grâce et Beauté" reprend le même "requisite" utilisé lors du 28ème Festival Mondial du Cirque de Demain en 2007 par le prodigieux Ukrainien Dina Shine. Est-ce aussi une tradition mongole ? Même question pour Double dutch, numéro de corde à sauter qui comme il est écrit le programme est "originaire du Bronx et créé dans les années 70". Ces numéros ont demandé beaucoup de travail et de talent pour les présenter, mais sont-ils vraiment le reflet du cirque traditionnel mongol ou ne sont-ils pas plutôt des numéros universels exécutés avec talent par des artistes d’un pays coincé entre la Russie, au nord et la Chine, au sud ?

Nomade, un spectacle accompagné de chants et de danses traditionnels, dans lequel on a l’occasion de voir, comment construire rapidement une yourte. On prend plaisir à applaudir ces 50 jeunes et sympathiques artistes, qui font preuve d'adresse, de force et d'équilibre, donnant  le meilleur d’eux même pour satisfaire le nombreux public qui remplit le Cirque Phénix dans une production mêlant avec bonheur tradition et modernisme.

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Bêtes de cirque, le spectacle des 35 ans du cirque Arlette Gruss

Publié le 4 Décembre 2019 par cirk75 dans Programmes

L’année 2019 est une époque curieuse pour le cirque Arlette Gruss, non seulement au début de l’année un programme hiver-printemps, intitulé "L’Etoile en héritage" (voir blog29/11/2018) sans aucun fauves a tourné dans une partie de l’hexagone, mais pour la première fois le chapiteau a fait une pause cet été, saison qui était considérée il y a quelques années comme la meilleure.  Depuis septembre dernier un second programme dénommé avec une pointe de provocation vis-à-vis de certains mouvements, "Bêtes de Cirque" avec un visuel montrant à la fois le faciès de Matute l’auguste des tournées 2019 et le roi des animaux est visible sur les les panneaux publicitaires.  Cette nouvelle production avec des fauves est proposée aux fans de cet établissement pour fêter les 35 ans du cirque Arlette Gruss.  

En revoyant le passé, quelle différence entre cette première tournée difficile au printemps 1985, qui portait accolé Arlette Gruss Grand Cirque de France et le programme de cette année ! La recette est peut être que cent fois sur le métier Gilbert Gruss remet son ouvrage et comme le disait aussi Arlette Gruss sa mère , "toutes les forces de l’entreprise doivent converger vers l’amélioration du spectacle". Et avec le temps, cette piste aux étoiles est devenue l’une des meilleures de France. D’ailleurs les autorités européennes l’ont aussi reconnu en lui décernant en 2018 un "Big Top Label" (voir blog01/10/2018) le seul à ce jour remis à un cirque français.

Mais malheureusement à la sortie de la production "Bêtes de cirqueé j’ai eu le sentiment d’être resté un peu sur ma faim, avec la sensation du déjà-vu. Ainsi depuis 2011, à part en 2015, tout programme se termine par un numéro avec des motos, Combien de fois avons-nous vu et revu les Globe of Speed, dont le nombre va selon les années de six à onze ? Combien de fois a-t-on vu Sarah Houcke, l’année dernière avec des tigres cette fois, avec des lionnes ? Combien de fois avons-nous vu Liss Mery et Damien proposant selon les programmes des acrobaties à vélo ou sur mat chinois ? Combien de fois avons-admirer les rats de Gunter Sacckman ? Combien de fois a-t-on eu droit à un déferlement de lasers mitonné par La Troupe Extra Light à la place d’un vrai numéro ? Combien de fois avons-nous vu des numéros de magie avec les mêmes disparitions et réapparitions ? Bref comme je le disais plus haut ce spectacle des 35 ans sent trop le réchauffé.  

Force est de constater qu'aujourd’hui le cirque Arlette Gruss n’innove plus, il vit sur ses programmes passés. Mon tord allez-vous me dire, c’est d’être trop assidu à cette piste, d'y venir chaque année voir ce que Gilbert Gruss a concocté d’innovant… Certains vont trouver que je suis bien sévère, je ne le pense pas. Cet établissement a trop apporté,  trop innové, trop créé de grands et beaux spectacles pour se taire. Comme disait le sieur Caron “Sans la liberté de blâmer, il n’est point d’éloge flatteur.” 

Mais tout n’est pas à revoir, ainsi Kevin Gruss et Julia Friedrich se font un point d’honneur à proposer chaque année un numéro différent et ils nous montrent toute leur maîtrise aux sangles aériennes en présentant quelques portées originales. Innovants aussi était le charivari acrobatique présentée par la dynamique Alexis Gruss et son jovial frère Eros. Giselle Souza Santos nous donne aussi un dynamique travail avec quelques belles rattrapes osées au cerceau aérien. Matute jeune auguste chilien déjà entrevu en 2017 à Massy (voir blog16/01/2017) embarque le public dans son monde déjanté avec ses facéties sonores, jamais vulgaires mais bon enfant. N'oublions l'indispensable présence d'un orchestre composé 8 musiciens et les costumes signés chaque année Roberto Rosello (voir blog24/05/2016) ce qui donne à ce spectacle une tenue comme nulle part ailleurs en France.

Par contre il y a une nouveauté qui passe mal c’est l’absence d’un Maître des Cérémonie. Pour remédier à ce manque Kevin Sagau qui tenait ce rôle les années passées, parti pour de nouvelles aventures, a dû préalablement enregistrer en voix off ses interventions, mais le son ne remplacera jamais la présence physique,  c'est ce qui se nomme la chaleur humaine.

Bon malgré tout cela je retournerai l'année prochaine voir le cirque Arlette Gruss, car il a tant apporté au cirque et il n'est pas possible de rester sur ce programme en demi teinte.

Mais au cours de ce spectacle du moins à la séance où j'étais présent il y a eu un moment amusant et improvisé. Une spectatrice au premier rang a été prise de panique et s'est réfugiée sous sa chaise au moment du numéro proposé par le bonimenteur Gunter Sacckman, elle avait la phobie des rongeurs. Aussi et bien malgré elle a fait sourire ses voisins dont votre serviteur. Comme quoi il se passe toujours quelque chose au cirque !

 

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Origines (44ème spectacle chez Alexis Gruss)

Publié le 24 Février 2019 par cirk75 dans Programmes

Depuis quelques temps je boudais les productions du Cirque, non de la Compagnie Alexis Gruss, c’est curieux cette manie de ne plus dire que l’on fait du cirque. Et après avoir été un peu déçu par la production "Pégase et Icare" (voir blog02/03/2015) un peu trop cabaret selon mon gout, j’avais zappé leur deuxième spectacle avec les Farfadais (voir bolg28/05/2014) intitulé "Quintescence". 

En 2018 j’avais appris, qu’en cette année du bicentenaire de la création du cirque par Phillip Astley (voir blogs 07/06/2015 & 06/04/2018), la famille Gruss  souhaitait rendre avec leur 44ème spectacle un double hommage, à la fois au fondateur du cirque mais aussi à la dynastie Gruss qui œuvre sur la piste faite de terre et de sciure depuis plus de 175 années. Alors je suis  retourné dans le 16ème arrondissement parisien et plus précisément dans le bois de Boulogne, Carrefour des Cascades voir "Origines" avec un "s".  

"Origines" m’a semblé être un moment de relaie où Alexis bien que toujours présent laisse la conduite du spectacle à son fils aîné Stéphan qui, tout à cette tache se met lui aussi un peu en retrait jouant plus le régisseur que l’artiste, même s’il nous montre qu’à l’acrobatie équestre c’est toujours un maître avec ses voltiges ou ce nouveau "saut fauché" qu’il réalise par deux fois avec son frère Firmin. Retrait aussi pour Gipsy qui nous rappelle au passage que c’est aussi une cavalière émérite en montant avec grâce en amazone. Et cette année, en l’absence de Maud en famille en Afrique du Sud, les vedettes du spectacle sont Firmin et les fils de Stéphan.

Firmin, comme tout Gruss, sait tout faire sur une piste. Avec l’entrée du "Tailleur de Brentford" il montre qu’il a tout assimilé de la "vis comica", il faut dire qu’il a été à bonne école avec son grand-père Dédé (voir blog23/05/2015). Mais Firmin n’est pas qu’un comique excentrique. Depuis longtemps on savait qu’il égalait les meilleurs dans les numéros de jockey et il le démontre encore cette année avec son frère Stéphan, mais où il nous étonne c’est en présentant un lumineux numéro avec sa nouvelle partenaire sur piste comme dans la vie, Svetlana Lobova. Tous les deux nous donnent un exceptionnel duo amoureux par moments, aérien avec sangles ou par moments, terrestre avec cheval. Svetlana et Firmin passent avec élégance et agilité des tourbillons aériens au "pas de deux" sur cheval, et avec une facilité et une fluidité qui laissent admiratif le spectateur. Un grand moment circassien, et le public ne s’y trompe pas en leur accordant de chaleureux applaudissements pour un numéro digne de Monte-Carlo.

Second moment fort, l’apparition des 4 fils de Stéphan sur la piste. Voir ensemble Joseph, Louis, Alexandre et Charles Gruss dans un quadrille équestre, puis en seconde partie Joseph jongler, accompagné musicalement par ses trois frères, fut des instants qui ont dû réjouir particulièrement Stéphan leur père. Quant à Louis cette année il nous montre de belles dispositions pour le maniement de la difficile roue allemande (voir blog19/11/2018). On savait Alexandre et Charles cavaliers et jongleurs chevronnés et de haut niveau, mais avec ce spectacle ils vont plus loin. Alexandre propose un très pur et beau ballet équestre en noir. Charles de son côté présente non seulement un sketch comique avec un cheval digne de Toni Hochegger (voir blog20/03/2016), mais il termine en apothéose la première partie en proposant la signature maison, autrement dit une Poste avec 17 équidés.

Complètent ce beau et copieux programme trois artistes pensionnaires : Désiré Cardinali-Chavez,  Geoffroy Berthaud et Romuald Bruneau. La première présente un numéro de contorsion et d’équilibre, le deuxième est un fildefériste possédant tous les techniques de cette discipline, et le troisième nous montre des dons évidents de sauteur acrobatique à la batoude.  

Avec ce spectacle mêlant grâce, exploit, émotion et rire, sachant également lier le passé au présent, je dois dire, je ne suis pas déçu car rien n’est à jeter.

Pour réaliser cette 44ème création il ne faut pas moins de quarante chevaux, quinze artistes dont douze de la famille Gruss, un orchestre de dix musiciens et une chanteuse narratrice, sans oublié les petites mains de la barrière. 

Après Paris où "Origines " est proposé jusqu’au 3 mars, cette production qui sublime comme on voit la tradition circassienne fera halte dans neuf capitales  régionales : Bordeaux, Caen, Dijon, Lille, Lyon, Nantes, Strasbourg, Toulon, Toulouse et c’est à coup sûr un spectacle à voir assurément.

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Le Roi des singes, la dernière production du cirque Phénix

Publié le 13 Janvier 2019 par cirk75 dans Programmes

La Pelouse de Reuilly (voir blog25/06/2018) semble cette année bien triste. Les installations du cirque Pinder sont toujours présentes,  mais ce cirque en dépôt de bilan (voir blogs 7 & 12/05/2018) ne tourne plus qu’au ralenti. Son spectacle "Les nouvelles étoiles du cirque" n’est plus présenté que les samedis et dimanches. L’actuelle production est bien entendu sans animaux car, un spectacle sans "artistes à quatre pattes" est non seulement moins coûteux mais aussi beaucoup moins contraignant. Quant à Frédéric Edelstein, (voir blog12/04/2013) le dompteur maison, il fait dorénavant et depuis quelques semaines, le bonheur du Cirque Médrano.

Heureusement il reste une autre enseigne pour rendre vie à cet espace, le cirque Phénix. Mais en entrant sous la toile de cet établissement on remarque que la crise qui touche les arts de la piste est ici aussi bien présente. Le chapiteau est loin de faire le plein. Un tiers des places restent inoccupées. Et pour que cela soit moins visible, les fauteuils restés vides sont occultés par des rideaux ou des tentures. Il faut dire que ce chapiteau avec ses 5 500 places se dit le plus grand du monde.

Pour la huitième fois le cirque Phénix invite "Les Etoiles du Cirque de Pékin" avec cette année 40 jeunes artistes venant pour la plupart d’une école circassienne de Shanghai. La moyenne d’âge est de 20 ans, allant de 16 à 28 ans, dixit Alain Pacherie (voir blog17/04/2013) qui depuis quelques temps est devenu une sorte de M. Loyal, présentant au préalable les spectacles qu’il a concocté pour la plus grande joie des fans ou plutôt des groupies de la Phénix Family. Et chaque année ils ne manqueraient pour rien au monde la nouvelle production maison, qu’ils accompagnent de moult bravos et d’une ambiance qui parfois fait penser au concert de rock.

Mais revenons-en au spectacle qui cette année propose, selon certains médias une production où s’invitent rien de moins que la perfection, les records et le jamais-vu. Nous n’emploierions pas ces superlatifs pour qualifier "Le Roi des singes" production originale et acrobatique avec deux numéros qui sortent vraiment du lot, les antipodistes aux ombrelles (A l’ombre du Lotus) et les équilibres sur tête (On marche sur la tête). Deux prestations récompensées lors du 38ème Festival du Cirque de Demain et qui laissent le spectateur sans voix et pantois. Il faut ces artistes pour y croire tant les figures proposées semblent du domaine de l’impossible ou de l'irréel.

Six autres numéros, des classiques de l’acrobatie chinoise frisent la perfection : les assiettes tournantes (gastronomie clownesque), le jonglage de chapeaux (Chapeau bas), les diabolos (Sino diabolo), les contorsions avec équilibres de verres (Pagode de cristal), la jonglerie avec des assiettes (Petites filles aux assiettes) et les sauts à travers des cerceaux (l’envolée aux cerceaux).

Ce très haut niveau de qualité et de technicité nous montre que le théâtre acrobatique chinois, à la différence des cirques européens et américains constamment à la recherche de techniques nouvelles, a choisi une autre voie, celle d’améliorer sans cesse la tradition acrobatique millénaire chinoise, forte de plus de deux cents spécialités différentes.

Complètent "Le Roi des singes" un charivari d’acrobates, de l’acrobatie avec lasso, des numéros de main à main ou d’équilibre sur cannes flexibles. Deux jeunes artistes nous proposent une belle prestation aux tissus aériens où malheureusement la sensualité entre la femme et l’homme est peu présente.

Enfin n’oublions le numéro d’équilibres sur chaises où dans un final audacieux, une jeune femme fait chuter les briques sur lesquelles elle se tenait préalablement, tout en maintenant son équilibre sur son seul bras droit, assurément un grand moment.

Comme les années précédentes les lumières mises au point par Antonio de Carvalho habillent avec splendeur et majesté chaque numéro. Néanmoins toute cette accumulation de savoir ancestral, toute cette technique acrobatique frisant la perfection,  servies par une musique malheureusement en conserve oublient les éléments nécessaires aux art de la piste à savoir, la diversité, la  joie de vivre, l’émotion partagée et la communication avec le public. Seuls deux numéros : les assiettes tournantes et les sauts à travers les cerceaux font avec bonheur réagir les spectateurs !  

Certains vont trouver que je suis sévère mais c’est la diversité des numéros et non l’accumulation d’un type de prestations qui fait la richesse du cirque et, José Batista do Rego, le clown officiel du Cirque Phénix (voir blog12/10/2017) fait ici cruellement défaut. C'est dommage il aurait à coup sûr  donné des moments de folies à ce spectacle un peu trop sage.  

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"Extra" au Cirque d’Hiver

Publié le 4 Janvier 2019 par cirk75 dans Programmes

Il y a quelques années Léo Ferré chantait "C'est extra". Est-ce en souvenir de cette chanson que la famille Bouglione a appelé son spectacle 2018 ainsi ?

Elle seule peut répondre à cette question ?

Mais pour nous spectateurs, est-ce que cette nouvelle production Bouglione est Extra ?

Chacun aura sa réponse mais ce qui est sûr c’est, qu’Extra veut dire excellent, merveilleux ou supérieur. Et si certains numéros peuvent être ainsi catalogués, ce n’est pas le cas de la cavalerie présentée par Joseph Bouglione Jr. Ce numéro n’est ni digne de son nom ni de son prénom. Et sa présentation doit même recourir à l’aide de 2 garçons de piste ainsi que des services de sa sœur Régina. Tout cela n’est pas digne du fils d’Emilien (voir blog20/12/2014) qui en son temps fut un cavalier émérite couronné en 1974 par un Clown d’argent . Si Joseph Bouglione Jr (voir blog26/01/2017) fut un fildefériste extraordinaire et aujourd’hui un metteur en piste de grand talent, son actuel présentation de la chiche cavalerie Bouglione est à oublier le plus vite possible et passons à autre chose.

Par contre le retour sur cette piste d’Yves Nicols et de sa charmante partenaire Ambra Faggiori est Extra. En effet après une première apparition en 2014 dans le spectacle Géant, où ils nous avaient gratifiés d’un duo aérien physique et vocal. Cette année toujours aux tissus aériens ils présentent un numéro de haut vol avec, notamment une rattrape d’Ambra sur les pieds de son époux et un splendide déroulé final de cette dernière, sous une pluie de paillettes, qui commence tout en haut de la coupole pour finir dans les bras d’Yves. Oui voilà deux artistes qui en 4 années ont su totalement se renouveler  tant au niveau scénographie, costumes ou nom. Ils se nomment aujourd’hui "Golden Dream" car leur corps est maquillé d’or.

Etaient aussi du programme 2014, les Flying Mendonça qui au trapèze volant assurent cette année le minimum syndical, avec une voltigeuse en plus, un voltigeur en moins et, lorsqu’ils faillissent au triple ils ne recommencent pas, oublions ainsi la loi sacrée de la piste "on recommence quand on loupe".

Coté extra aussi : l’acrobate russe Andrey Romanosky qui marche en faisant à chaque fois le grand écart et qui pourrait passer même dans un trou de serrure  tant il est souple. Le Duo Frénésie au mat chinois qui nous propose avec sensualité toutes les facettes de cet agrès. Le prodigieux japonais Ty Tojo qui jongle facilement avec 7 balles. Livui Todor renouvelle complètement le numéro des assiettes chinoises en y ajoutant un intrus à 4 pattes qui joue et se joue de son maître pour la plus grande joie du public. La suissesse Cloé Gardiol dans un numéro plein de grâce et de charme s’envole sur son cerceau aérien. Et n’oublions pas Regina Bouglione qui quittant cette année le cheval, nous propose un charmant numéro avec des colombes.

Toujours côté Extra et taille XXXL,  Elvis Errani, (clown de bronze 2014) nous présente ses 3 imposantes partenaires quinquagénaires, pesant chacune entre 3 ou 4 tonnes dans un numéro rythmé avec des proboscidiens.  L’une Baby fait notamment un passage au-dessus de 3 jeunes femmes allongées sur le sol et selon les directives vocales d’Elvis reste en équilibre sue deux pattes, un beau moment de complicité.

Rayon comique, les frères Wolf proposent des cascades comiques et les trépidants Steve & Ryan avec leurs 3 entrées comiques ravissent le public avec leur entrain et leur gaieté.

Extra est présenté comme d’habitude avec grand professionnalisme par Michel Palmer (voir blog27/03/2015), est habillé musicalement par l’orchestre de Pierre Nouveau (voir blog13/12/2016). Enfin comme chaque année les Salto Dancers enchantent les petites filles comme les papas. 

Extra un spectacle classique et familial... et cette année Alberto Caroli (voir blog21/11/2015), le régisseur est absent.

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