Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
Le bloc-notes de cirk75

Chronique au fil du temps et de la mémoire d'un circophile amateur

Articles avec #animaux catégorie

Yves de La Cour, un aristocrate sur la piste

Publié le 22 Septembre 2016 par cirk75 dans Animaux

Yves de La Cour, un aristocrate sur la piste

Le comte Jean-Yves de La Cour dit Yves de La Cour n’était pas un enfant de la balle mais un gentleman amateur de concours hippiques et sa venue sur la piste est très originale. Et aussi étonnant que cela puisse paraître, nous la devons à la guerre contre l’Allemagne… Propriétaire d'un certain nombre de chevaux qu'il montait en concours hippiques, il ne trouva rien de mieux pour éviter leur réquisition par l'armée allemande, que de se convertir au cirque . Et lorsque la paix revint, les voyages, les contrats et les bravos déployèrent un attrait non négligeable et Yves de La Cour devint un des fleurons du cirque international en général et de Medrano en particulier (voir blog07/04/2011).

Yves de La Cour, un aristocrate sur la piste

Yves de La Cour fit les beaux soirs de la piste du boulevard Rochechouart où il présenta de nombreux numéros de haute école, de quadruple tandem ainsi que des présentations de chevaux en liberté. Animateur de l’impeccable et racée "Cavalerie de la Rose d’Argent" ou de la "Patrouille de l'Aube", il proposa des chevaux sauteurs, ou conduisit à l’aide de longue guides son lipizzan Rheingold. Il était aussi à l’aise dans un pur numéro de haute école à l’espagnole ou dans la présentation d’un square danse à cheval, qu’il proposa lors du spectacle "Hollywood Rhythm Extravaganza" (voir blog05/04/2016) entouré des écuyers Allen Percival, Jean Mesnier, Pierre Deshays, Jacques Brestous.

Yves de La Cour, un aristocrate sur la piste

Yves de La Cour avait comme partenaire son épouse, la belle et racée Benji de La Cour, la Princesse Benji, comme l’appelait le public de chez Medrano avec qui il réalisait un double de haute école: double maîtrise et double charme.

Il eut aussi comme coéquipière Monique Montez ou la sculpturale danseuse Francine Hansen avec qui il présenta un numéro appelé " cheval et la danseuse " où la ballerine dansait avec grâce à côté du cheval du Maître écuyer en réalisant les mêmes pas que l’animal.

Et n’oublions en novembre 1962, le numéro qu’Yves de La Cour régla pour la stripteaseuse équestre viennoise Lilo qui ne passa pas inaperçue à Medrano.

Yves de La Cour, un aristocrate sur la piste

Les amateurs en arts équestres lui reconnurent une sûreté et une autorité naturelle. Il a apporté une note élégante, avec un un souci constant, du moins à ses débuts sur piste, de renouer avec les airs hippiques que Molier (voir blog29/04/2012) aimait nous faire retrouver dans son arène de la rue de Bénouville (voir blog27/04/2012).

Yves de La Cour a su donné à son écurie tant d’élégance et de variété spectaculaire, il eut un tel sens du cirque qu’il fut surnommé chez Medrano, le "1er Ecuyer de France".

#yvesdelacour

commentaires

Patrick Gruss, le gardien de la tradition en l'Art Equestre

Publié le 10 Avril 2016 par cirk75 dans Animaux

Patrick Gruss, le gardien de la tradition en l'Art Equestre

Né en 1949 un 26 décembre à Reims dans une caserne désaffectée, les quartiers d’hiver des Gruss, Patrick Gruss est le frère d’Alexis Gruss Jr. (le fondateur du Cirque à l'ancienne), le neveu d’Alexis Gruss Sr (voir blog 19/12/2011), et cousin d’Arlette et Lucien Gruss.

Patrick Gruss passe toute son enfance dans les cirques familiaux que sont le Radio Circus (1949-1955), le Medrano voyageur (1956) le Zoo-Jean-Richard (1957), le Grand-Cirque-de-France (1959-1964), le City-Circus (1965)… ainsi que le Circorama d’Achille Zavatta (voir blog 17/05/2015) ou La Piste d’Or de Roger Lanzac (voir blog 25/09/2011). Ainsi dès son plus jeune âge, il s'initie au contact de son oncle Alexis Gruss Sr, le frère de son père l’auguste Dédé (voir blog23/05/2015) et de Philippe Ricono aux acrobaties équestres, au travail en liberté et à la Haute Ecole comme son frère Alexis et son cousin Lucien. "Ecole de l'observation, mieux, de l'imprégnation" relate-il... Dès 8 ans il débute dans l’art difficile de la voltige équestre. Il travaille aussi comme Auguste au côté de son père et exprime aussi ses talents d'acrobate au sol, d'équilibriste sur corde élastique, de trapéziste volant, ou de mime… Et fidèle à la tradition circassienne, c’est un trompettiste accompli, formé au Conservatoire de Reims.

Patrick Gruss, le gardien de la tradition en l'Art Equestre

Avec son frère Alexis et sa sœur Martine il est, dès l’origine en 1974 de l’aventure du Cirque au Carré Thorigny (voir blog 17/05/2014) où il présente selon les années un numéro de double jockey avec Alexis ou de triple en y associant leur sœur Martine, ou bien seul dans le Postillon de Longjumeau plus connu sous l’appellation de La Poste…

Tout en se produisant dans les spectacles conçus par son frère, Patrick Gruss lors des tournées du Cirque National Alexis Gruss a en charge, avec sa seconde épouse Caroline Dew la mère de Gaby Dew, de la gestion des écuries, de l’entretien et le travail des chevaux. Quittant en 1981 pour un moment le chapiteau et la piste familiale, il crée sa propre école de dressage et de voltige agréée par les Haras Nationaux. Et pendant l’année scolaire 85/86 il enseigne aussi la voltige et l’acrobatie équestre au C.N.A.C. de Châlons-en-Champagne, tout en étant conseiller de voltige à la Fédération Française.

Patrick Gruss, le gardien de la tradition en l'Art Equestre

Après de nombreuses années passées au Cirque National Alexis Gruss, en 1996, Patrick Gruss décide, lors de l'implantation l’été du Cirque à Piolenc dans le Pays d'Orange de transmettre son savoir en donnant des cours de voltige, de dressage et de Haute Ecole dans le cadre du Conservatoire d'Art Equestre qu'il fonde avec sa compagne d’alors Fanny Tourette, mère de sa fille Maria Gruss. Auparavant de son union avec Sandrine Bouglione (voir blog25/06/2015) Patrick Gruss est le père d’un fils prénommé aussi Patrick, et qui se produit sous le nom de Patrick Gruss Bouglione pour proposer notamment un numéro de Cabaret Western.

Patrick Gruss homme généreux et enthousiasme, qui a toujours préféré le travail des chevaux aux applaudissements du public. Rien ne le satisfait plus que la progression du travail, le geste compris et partagé entre lui et un cheval ou un élève, bien loin des lumières de la piste et des vivas…

#patrickgrusscirque

commentaires

Sacha Houcke Junior

Publié le 3 Avril 2016 par cirk75 dans Animaux

Sacha Houcke Junior

Fils de Sacha Houcke Sénior, petit-fils de Jean Houcke (voir blog11/10/2015), neveu du célèbre belluaire Gilbert Houcke (voir13/12/2011) et père de Sarah et Karim Houcke (voir blog16/10/2015) c’est dire si ce Maître écuyer né à Tour le 17 mars 1951 représente un pan de l’histoire de la piste française. Et même si cette enfant de la balle a fait ses humanités loin de la piste dans un pensionnat français, il était évident que Sacha Houcke Jr. travaillerait un jour avec des animaux. Et c'est pendant ses vacances au cirque Knie au contact de son père Sacha Sr. et de Frédy Knie (voir blog 02/10/2015) qu’il goûte au dressage des chevaux. Parallèlement il passe son diplôme d’instructeur au Centre équestre de Saint-Cyr-sur-Loire.

Sacha Houcke Junior

Il apprend aussi la voltige à cheval avec la troupe de cosaques de Pierre Pakhomoff avec laquelle il parcourt la France de 1969 à 1972. Suit ensuite un contrat au Casino de Beyrouth qu’il doit malheureusement interrompre lorsqu’éclate la guerre du Liban en 1975. Il est alors engagé par le cirque Knie, notamment pour présenter les animaux de Knie à l’étranger. Suivront d’autres engagements dont l’un de dix ans en Allemagne chez Barum, où il aura l’occasion de travailler avec des fauves, sans pour autant les présenter. En 1994, il retourne chez Knie où, suite au départ de Louis Knie, il est engagé pour travailler en compagnie de Franco Knie avec les éléphants. Il y présentera aussi des numéros d’exotiques. En 2001 Sacha Houcke Jr. part pour les Etats-Unis. Là, outre le dressage et la présentation des animaux de Barnum, il a aussi pour mission d’améliorer les conditions de vie des animaux. Lorsqu’en 2007 Sacha Houcke Jr. quitte Barnum, il a mis en place un système type Knie pour que les animaux soient mieux considérés. En 2007 et pour 4 années, ce sont les années Pinder où il reprend en main Saba et Dehli les deux éléphantes du cirque Pinder qui n’ont plus travaillé depuis plusieurs années.

Sacha Houcke Junior

Une fois ce contrat achevé, Sacha Houcke Jr. n’effectue plus de tournée mais partage son temps, entre des galas, festivals durant l’hiver, et un spectacle équestre en résidence pendant l’été au haras national de Montier-en-Der, près de Troyes où il présente aussi avec sa compagne Gaby Dew, une ancienne élève du Cirque Gruss chaque été un spectacle équestre portant la signature Houcke.

Sacha Houcke Junior

Toujours à la recherche de la beauté naturelle du cheval. Il faut dit-il "de la patience et faire comprendre au cheval ce que l'on attend de lui sans utiliser la contrainte."

Sacha Houcke Jr. un homme qui parle à l’oreille des chevaux.

#sachahouckecirque

commentaires

Toni Hochegger (1932-2013) le complice des chevaux et des animaux

Publié le 20 Mars 2016 par cirk75 dans Animaux

Toni Hochegger (1932-2013) le complice des chevaux et des animaux

Rien de prédisposait ce maçon autrichien à devenir un des maîtres du dressage d’animaux. En effet il commence sa carrière professionnelle dans la construction de maisons. Frappé par la crise économique d’après-guerre, il quitte son Autriche natale pour la Suisse où il rencontre en 1951 les Knie qui lui ouvrent les portes du cirque familial où il devient palefrenier. Cet emploi qui le met au contact quotidiennement avec les chevaux et avec Fredy Knie Sr. (02/10/2015) va lui permettre rapidement d’assimiler tout l’art du dressage des équidés. Mais son côté curieux va aussi lui faire connaître d’autres animaux de la piste comme les girafes, les rhinocéros, les éléphants… et naturellement les chiens.

Après une incursion en 1968 en Amérique du Sud avec une cavalerie, il revient en Europe pour proposer, ou plutôt son épouse Barbara - ex Mascott, duo féminin célèbre dans les années 60 pour ses équilibres de tête à tête - présente un groupe de lévriers russes. Et pour fêter leurs 10 ans de mariage Barbara offre un cheval à son mari, cadeau qui va changer sa vie en lui donnant l’occasion de revenir à ses premiers amours le dressage. Toni va proposer dorénavant des numéros où vont se mêler la vache Madi, le cochon Sporky, le cheval Pascha, le chien Joy et que sais-je encore. Présenter ces tempéraments fort différents et aux comportements dissemblables demandent énormément de patience. Sa technique repose sur une longue analyse du comportement de l’animal, afin de détecter ses dons pour les enrichir, car si on ne comprend pas le psychisme et le comportement naturel de l’animal il est impossible de lui apprendre quelque chose. Toni Hochegger développe ainsi une méthode où la contrainte n’est pas de mise, alliée à une patience infinie.

Une de ses plus grandes réussites est le numéro qu’il a présentée un peu partout dans le monde sur piste, mais aussi à la télévision ou dans les salles de spectacles, avec Jacket le cheval comédien. Et pour mettre au point ce numéro comique du cow-boy et du cheval il lui faut pas moins de 2 années de complicité et de patience, mais quelle réussite et quelle confiance entre le dresseur et l’animal !

Aujourd’hui sa fille Rosi, depuis le décès de son père le 2 juillet 2013, a repris avec succès le flambeau familial avec un nouveau partenaire Scout le cheval, qui a son tour est devenu une star de la piste ronde. C’est toujours avec le même bonheur que l’on voit ou revoit ce numéro qui enchante petits et grands. Alors pourquoi s’en priver surtout que cette vidéo nous propose la version originale avec Toni Hochegger et Jacket…

#cirquetoniHocheggerrosiscout

commentaires

Les affiches des cirques de plus en plus détournées par des associations s’opposant à la présence des animaux sauvages sur une piste

Publié le 17 Novembre 2015 par cirk75 dans Animaux

Les affiches des cirques de plus en plus détournées par des  associations s’opposant à la présence des animaux sauvages sur une piste

Le cirque Claudio Zavatta, qui séjourne en Chrente-Maritime à Lagord jusqu’au 22 novembre après d’autres, vient d’avoir toutes ses affiches dévoyées par l'association Animalsace. En effet toutes les affiches placardées ont été recouvertes par un large bandeau mentionnant : "Spectacle annulé pour maltraitance à animaux". Ce type d’action n’est pas nouveau en effet dans un passé récent une telle exaction est déjà arrivée aux Cirques Arlette Gruss, Pinder ou Medrano…

De plus déjà lors de son passage à Thonon-les-Bains, le cirque Claudio Zavatta avait été victime du même excès. Il a dû porter plainte, étant donné que de tels agissements portent gravement atteinte à la liberté du travail en détruisant une partie du matériel professionnel de ce chapiteau.

commentaires

Les animaux reviennent sur la piste des cirques suisses

Publié le 13 Novembre 2015 par cirk75 dans Animaux

Les animaux reviennent sur la piste des cirques suisses

Alors que la tendance est malheureusement à la suppression des numéros avec des animaux sauvages, deux cirques suisses Gasser-Olympia et Royal annoncent le retour des lions sur la piste dans leurs prochains programmes. Le premier le cirque prévoit de présenter cinq lions dans son spectacle de Noël 2015, alors que le cirque annonce leur retour dès la saison 2016.

Aujourd'hui, 19 pays européens interdisent les animaux sauvages dans les arènes des cirques, mais pas en Suisse. Les cirques Gasser-Olympia et Royal respectent donc les prescriptions légales et c'est sur cette base que le directeur de Gasser-Olympia justifie sa décision.

Les animaux reviennent sur la piste des cirques suisses

"Ces animaux ont la belle vie, on voit qu’ils sont en bonne santé, qu’ils ont de quoi bouger, de larges enclos en extérieur comme en intérieur, qu’ils s’entraînent tous les jours. Ils n’ont pas ces conditions dans un zoo, et encore moins à l’état sauvage (…) Bref, ils ont beaucoup plus de divertissements avec le cirque, où on fait appel à leur intelligence à longueur de journée", explique Dominik Gasser.

Mais de tels propos font rugir, c’est le cas de le dire, les défenseurs de la cause animale, dont Isabelle Chevalley la conseillère nationale "vert'libérale" qui estime qu'un lion n'a rien à faire dans un tel lieu. "Aujourd'hui, tous ces cirques ont des dérogations par rapport à la tenue de ces animaux hors des spectacles, parce qu'ils n'arrivent jamais à leur offrir la surface minimale qu'il y a dans la loi. On demande à nos paysans de respecter des normes et on donne des dérogations à ces cirques", fait-elle remarquer. Rappelons qu’Isabelle Chevalley souhaite, par voie de motion, faire interdire les animaux sauvages dans les cirques. Mais à ce jour le Conseil fédéral a estimé dans sa réponse que cela n'était pas nécessaire face à une pratique qui est de toute façon en voie de disparition. Alors affaire à suivre…

Les animaux reviennent sur la piste des cirques suisses
commentaires

Jean Houcke (1878-1973), un gentleman de la piste

Publié le 11 Octobre 2015 par cirk75 dans Animaux

Jean Houcke (1878-1973), un gentleman de la piste

D’origine suédoise, Jean Théodore Léonard Houcke, dit Jean Houcke avec ses deux frères, Lucien Jules Léonard et Eugene Victor Hippolyte Leonard "Dutis" se fit une belle réputation comme écuyer-jockey.

Il épousa en seconde noce en 1914 l’écuyère Marcelle Rancy, fille d'Alphonse et Jeanne Rancy-Bidel avec qui il eut 5 enfants : Maurice, Gilbert, Huguette, Sacha et Nadia, qui tous étaient doués pour la piste, avec une mention particulière pour Gilbert (voir 13/12/2011) un des plus célèbres belluaires de l’ère moderne.

Jean Houcke (1878-1973), un gentleman de la piste

Homme de cheval Jean Houcke en présenta de nombreux lors de sa longue carrière et ceux qui le suivirent relatent entre autres deux faits d’arme. En 1906 au "Nouveau Cirque" (voir blog08/12/2010) il créa une pantomime appelée "Les skis norvégiens" où l’on put voir un cheval patineur et en 1926 au "Cirque de Paris" (voir blog23/11/2011) il proposa "Une ruée sauvage" qui d’après Adrian ne manquait d’intérêt.

Jean Houcke (1878-1973), un gentleman de la piste

Jean Houcke en parallèle à cette carrière de Maître-écuyer fut aussi un grand de directeur de cirques, à Londres chez Bertram, puis en Scandinavie avec son propre cirque, à Amsterdam chez Carré (voir blog11/05/2012) succédant ainsi à Oscar Carré, l’Hippodrome de New York aux USA, situé sur la 6ème avenue, où Harry Houdini, le grand illusionniste, y fit disparaitre pour la première fois, un éléphant vivant. En France il dirigea le Cirque d’Amiens (voir blog09/05/2011) devenu Cirque Municipal Jules Verne de nos jours, celui de Bordeaux, de Rouen celui du Grand Palais baptisé "Cirque des Cirques" ou "Cirque Jean Houcke", auquel les combats de la Libération mettront un terme définitif et ruinera son directeur.

Jean Houcke (1878-1973), un gentleman de la piste

Suite à la Libération, il va laisser dans la mémoire des personnes qui l’ont côtoyé l’image d’un homme élégant, illuminant de sa présence les premières de Médrano ou la terrasse du Fouquet’s de Paris installé devant un Vittel-fraise. Il faut voir son œil s'illuminer quand passe devant lui une belle cavalerie. On le sent prêt à bondir sur la piste, à faire claquer sa chambrière. Grand amateur d’opéra et chantant sans se faire prier tous les rôles de La Traviata, il décède à 95 ans à La-Garenne-Colombe à la maison de retraite de la Fondation suédoise.

Ses proches descendants foulent toujours les pistes des cirques du monde entier, en effet cet aristocrate de la piste est le grand-père de Sacha Houcke Jr. (voir blog30/03/2011) et le bisaïeul de Sarah Houcke, eux-mêmes célèbres dresseurs….

Mais aucun des deux n'avait à l'origine pour ambition de faire du cirque. Sacha se destinait à l'hôtellerie, quant à sa fille Sarah elle penchait plutôt pour le tourisme. Mais bon sang ne saurait mentir, et ils sont de nos jours les derniers représentants de cette lignée Houcke-Rancy qui a fait les beaux soirs des chapiteaux!

Jean Houcke (1878-1973), un gentleman de la piste
commentaires

Fredy Knie Sénior (1920-2003) l’inventeur du dressage moderne

Publié le 2 Octobre 2015 par cirk75 dans Animaux

Fredy Knie Sénior (1920-2003) l’inventeur du dressage moderne

Né le 29 mai 1920 à Genève, Fredy Knie Sr. appartient à la 5ème génération de cette illustre famille circassienne. A quatre ans il fait ses débuts sur piste à comme acrobate ; ses talents pour l’équitation apparaissent aussi très tôt à huit ans. Deux ans plus tard il est reconnu comme le plus jeune dresseur de chevaux du monde. Et à dix-huit ans il révolutionne le dressage avec une méthode basée sur la récompense, conception du dressage toute marquée par le respect de l’animal, méthode utilisée depuis par tous les dresseurs.

De 1941 à 1992 avec son frère Rolf (voir blog27/03/2011) il reprend le Cirque National Suisse Knie de leurs parents Friedrich et Margrit Knie-Lippunier en alliant sa passion pour les animaux et le respect du public. Pour cela il est toujours à la recherche d’attractions qui répondent au goût du public

En 1977, Fredy Knie Sr. marque de son empreinte le IV° Festival du Cirque de de Monte-Carlo en présentant trois numéros équestres en liberté et une prestation de Haute-Ecole. Malheureusement les organisateurs ont eu la maladresse d’inviter lors de la même édition son neveu Louis accompagné de son frère Franco et de son épouse Germaine. Tous trois présentaient éléphants, tigres et tigres chevauchant à dos d’éléphants, un exceptionnel numéro aussi. Le Prince Rainier de Monaco remit le Clown d’Or à l’ensemble de la famille Knie. Fredy Knie Sr. garda un goût amer de cette récompense partagée, à un moment où une ambiance tendue pour ne pas dire plus, existait dans cette famille, avec à la fin une scission familiale et la création par Louis Knie du Cirque national autrichien. Mais ceci est une autre histoire.

Fredy Knie Sénior (1920-2003) l’inventeur du dressage moderne

Fredy Knie Sr. fit en 1990 sa dernière apparition sur piste lors d’un mémorable gala organisé à Zurich marquant son soixante-dixième anniversaire. Instants mémorables selon les présents, car au moment de faire entrer la cavalerie, Fredy Junior, l’actuel directeur du cirque Knie, passa la chambrière à son père et selon les gazettes qui ont relaté cette soirée inoubliable, ce fut un moment d’anthologie avec tout le public debout (ce qui n’était pas courant à cette époque) pour acclamer Fredy Knie Sr.

Homme écléctique Fredy Knie Sr. s’intéressait à tout, à la politique, à l’économie, au football… Décédé en 2003, il laisse dans la mémoire des circophiles l’image d’un seigneur de la piste, toujours soucieux du bien-être animal, faisant du cirque familial légué par ses parents un des premiers cirques mondiaux, tout simplement la référence en le domaine : Le Cirque Knie.

Fredy Knie Sénior (1920-2003) l’inventeur du dressage moderne
commentaires

Un article du Canard sur les défenseurs des animaux

Publié le 2 Avril 2015 par cirk75 dans Animaux

Un article du Canard sur les défenseurs des animaux

Sans commentaire...

commentaires

Et que va-t-on faire des animaux sauvages, si une loi les interdits dans les cirques ?

Publié le 21 Mars 2015 par cirk75 dans Animaux

Et que va-t-on faire des animaux sauvages, si une loi les interdits dans les cirques ?

Cette question va malheureusement de plus en plus se poser, si les Etats européens décident, comme un seul homme, d’interdire le travail des animaux dits sauvages dans les cirques. Et si les pistes ne peuvent plus présenter de numéros avec des artistes à 4 pattes que vont devenir les tigres, éléphants, girafes, zèbres, chameaux ou panthères ? Cette question n’est pas un cas d’école, ou une vue de l'esprit, témoin l’exemple du Mexique où ce problème se pose à l’heure actuelle et de manière urgente, car une loi prohibant l’utilisation de ces animaux dans les cirques de ce pays va entrer en vigueur dès le 8 juillet prochain.

Et que va-t-on faire des animaux sauvages, si une loi les interdits dans les cirques ?

Une telle mesure soulève et c’est bien naturel de vives protestations de la part du milieu circassien, déplorant que rien n’ait été prévu concernant le sort des 3.000 animaux concernés. "Si nous ne pouvons plus les nourrir, nous allons être obligés de les piquer", déplore Armando Cedeno le président de l’association nationale des propriétaires et artistes de cirque. Entretenir des animaux coûte fort cher : près de 150 euros par jour pour nourrir des tigres, et l’année compte 365 jours. Certains zoos privés mexicains ont déjà proposé leur aide, mais ils ne disposent pas de suffisamment de places pour accueillir autant de pensionnaires dans un délai si court. Aussi que faire des animaux sans logis ? Les donner dans des zoos, les places on a vu sont limitées. Le renvoyer dans leur pays d’origine, c’est absurde car ces animaux pour la plupart sont nés en captivité seraient en peu de temps l’objet d’un affreux carnage de la part des braconniers toujours avides de défense d’éléphants ou de corne de rhinocéros.

D'après un rapport de WWF chaque année 12 000 éléphants sont tués, leurs défenses sont convoitées pour son ivoire et près de 120 tonnes d'ivoire sont écoulées chaque année sur le marché illégal asiatique. Quant aux cinq espèces de rhinocéros trois sont en danger d'extinction : le rhinocéros noir, et ceux de Sumatra et de Java. Ainsi à ce jour on ne compte plus que 50 rhinocéros à Java. La corne de cet animal aux vertus soi-disant aphrodisiaques, reste toujours très convoitée sur le marché asiatique.

Et que va-t-on faire des animaux sauvages, si une loi les interdits dans les cirques ?

L'analyse a démontré que la corne de rhinocéros est constituée comme les ongles, uniquement de kératine, une forme de poils agglomérés dont les vertus "stimulantes" n’ont jamais été démontrées. Plus chère que la cocaïne: la poudre de corne de rhinocéros aurait en 2011 atteint des prix frôlant les 70.000 euros le kilo, et selon leur taille, ces cornes se négocient d’après Europol l'organisation policière européenne entre 25.000 et 200.000 €, attirant forcément les contrebandiers avides de tous bords.

Enfin selon une enquête réalisée par le journal britannique "The Independent on Sunday", le trafic d’animaux sauvages est devenue une industrie qui brasserait près de 7 milliards d’euros par an.

Édifiant non!

A l'heure où la Grèce et la Belgique ont déjà interdit les cirques avec animaux sauvages, ne peut-on pas légitimement se demander si une telle réglementation ne peut, un jour voir le jour en France? D’autant plus qu’à l’heure actuelle des interdictions locales existent déjà. Les municipalités de Bagnolet, Creil, Montreuil ou Illkirch (en Alsace) ont adopté des arrêtés municipaux pour refuser tout cirque avec des animaux sauvages.

Cependant si une telle réglementation venait à s'appliquer, gageons que les combats de coqs, les courses hippiques, ou les corridas… ne seront pas concernés, par cette loi.

Affligeant non ?

commentaires
1 2 > >>