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Le bloc-notes de cirk75

Depuis 2010, Chronique au fil du temps et de la mémoire d'un circophile amateur

Articles avec #animaux catégorie

On nous plante un couteau dans le dos

Publié le 1 Octobre 2020 par cirk75 dans Animaux

"On nous plante un couteau dans le dos", tel est le sentiment de William Kerwich, directeur de cirque et président du Syndicat des animaux de cirque et de spectacle (S.A.C.S.). "Notre profession indique-t-il est déjà très affaiblie par la crise sanitaire. On nous parle d’un accompagnement sur cinq ans, mais c’est aujourd’hui que nous avons besoin d’aide, pour nos professionnels et pour subvenir aux besoins des animaux."

Comme on le voit le milieu de la piste ne comprend pas, il est abasourdi, en colère, encore sous le choc. Déjà fragilisé ces dernières années par une baisse de fréquentation du public, le monde du cirque itinérant est particulièrement préoccupé par les mesures annoncées par la ministre de la transition écologique. Il se sent rejeté par la classe politique toute entière. Non seulement il a dû supporter et se défendre seul sans que les pouvoirs publics lèvent le petit doigt quand il fut attaqué, conspué, assiégé par les animalistes, mais aujourd’hui il doit aussi en payer le prix fort. Il lui faut selon le doux euphémisme ministériel  "se réinventer".

Mais qu’est-ce que se réinventer quand on a été au contact toute sa vie avec des animaux ? Les princes qui nous gouvernent se rendent-ils bien compte de la vie et des sacrifices consentis par les éducateurs d’animaux ?

Les Circassiens ont comme on le voit perdu la bataille face à l’opinion. N'ayant pas l’habitude de se défendre ni de quémander des aides et des subventions, sans capacités financières, ni expertise de communication, face à des associations animalistes fort bien rodées aux campagnes de communications et aux budgets conséquents (voir blog30/06/2019), souvent aussi refuges très lucratifs pour leurs dirigeants, le monde de la piste doit se réunir et s’organiser. Adieu les querelles de chapelles, les différents syndicats ou associations circassiennes doivent travailler ensemble, se rassembler. Et si une bataille a été perdue le combat n’est pas terminé. Rien n'est encore voté, ce ne sont que des mesures et non une loi ou un décret.

Amis circassiens, il faut à votre tour retourner l’opinion, d’autant plus en ce moment les écologistes font tout pour passer pour des rabat-joies. Depuis quelques temps les mesures qui frappent l’opinion publique portent leur signature : outre celle se rapportant aux animaux dans les cirques, il y a les terrasses chauffées, les sapins de Noël, le Tour de France, les Jeux Olympiques… Mesures indispensables qui vont avoir on le sent bien un impact positif sur le réchauffement climatique. A vous de les tourner en dérision, mais rien ne pourra se faire sans réunion de toutes les familles et parties prenantes de la piste. 

En guise de conclusion et pour parodier Les Tontons Flingueurs,  "les politiques démagogiques osent tout c’est même comme ça qu’on les reconnait."

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Immoler les cirques avec animaux pour faire passer une loi qui sacrifie les abeilles.

Publié le 30 Septembre 2020 par cirk75 dans Animaux

En cette période déjà fort délicate pour les cirques, les pouvoirs publics viennent de jeter un pavé dans la mare en mettant une profession au pilori, les accusant de maltraitance animale en laissant croire que les belluaires étaient des tortionnaires  abjectes.

On connait bien la méthode pour salir une réputation. Comme l’écrivait en son temps Beaumarchais : "Il n'y a pas de plate méchanceté, pas d'horreurs, pas de conte absurde, qu'on ne fasse adopter aux oisifs d'une grande ville, en s'y prenant bien".  En effet calomniez, calomniez, il en restera toujours quelque chose.

Et qui résisterait à la calomnie ?

Pas Mme Pompili, la ministre de la transition écologique qui mardi 29 septembre a présenté une série de mesures sur le bien-être, pour contenter un électorat recherché en vue des futures joutes électorales. " Il est temps que notre fascination ancestrale pour ces êtres sauvages ne se traduise plus par des situations où l’on favorise leur captivité par rapport à leur bien-être" a lancé  la ministre lors de sa conférence de presse.

Par contre son intervention sur le bien-être animal ne dit mot sur les courses hippiques qui sont comme on le sait un lieu paradisiaque pour les chevaux, ni sur les animaux de laboratoire, endroits où ils sont choyés et dorlotés… Seuls les animaux sauvages dans les cirques sont pointés du doigt, d’autant plus que ces mesures ne concerneront pas les spectacles présentant des animaux sauvages, a expliqué la ministre.

Certains esprits malveillants diront que ces annonces  servent surtout à donner un os à ronger aux écologistes pour cacher un projet de loi permettant aux betteraviers d’utiliser de nouveau des insecticides neurotoxiques mortels pour les abeilles.

Quelle carabistouille comme dirait le Président de la République!.

Mme la ministre va ainsi à peu de frais contenter les défenseurs des animaux car eux savent que les bêtes sauvages vivent un calvaire que dis-je un martyr épouvantable sur la piste. Tout le monde le sait dans nature les animaux vivent un bonheur inégalé, à l’abri des braconniers (voir blog21/04/2017) et des maladies.

Témoin ces trois cents éléphants retrouvés morts en juin à côté de points d'eau dans la région du delta de l'Okavango, lieu situé au nord du Botswana. Hécatombe. Mort qui serait due à une bactérie présente dans les points d’eau, et dont le développement serait favorisé par le réchauffement climatique.

N’oublions pas aussi que huit espèces sont menacées d'extinction à cause du trafic illégal d’espèces sauvages, ou cette une étude des Nations Unies en 2014 qui a révélé que les  braconniers ont tué près de 100 000 éléphants d’Afrique sur trois ans, et environ 1 200 rhinocéros en Afrique du Sud en 2014. Bref la nature est un long fleuve tranquille pour le bien-être animal

Concrètement, la fin des animaux sauvages dans les cirques itinérants se fera "dans les années qui viennent", a dit la ministre, sans donner de délai précis. Des solutions vont être trouvées pour les 500 fauves qui se trouvent dans les cirques français, a déclaré aussi Mme Pompili, soulignant que ces animaux ne pourront évidemment pas être remis en liberté. Ils seront donc placer dans des refuges où forcément ils seront mieux, à ne rien faire et où ils vont mourir d’ennui.

Que les gens sont d’une grande naïveté confondante sous couvert de dogmatisme politique !

Bien entendu ces agitateurs de la cause animale sont des sachants bien plus que les vétérinaires (voir blog07/01/2020), mais leur combat ne s’arrêtera  pas là, dans leur collimateur les animaux de compagnie et les chiens pour les aveugles sont leurs prochains objectifs.

Curieux communiqué ministériel d’autant plus qu’en octobre 2005, le Parlement européen, avait demandé aux pays membres de promouvoir le cirque comme élément de la culture nationale.

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Les végans et animalistes ne sont-ils que de simples agitateurs?

Publié le 22 Mai 2020 par cirk75 dans Animaux

Dans une tribune parue le 7 janvier 2019 dans le journal "Le Monde"  le politologue Paul Ariès, défenseur de la décroissance et de l'écologie politique,  accusait le véganisme de vouloir en  fait en finir avec toute forme de prédation animale. De plus indiquait-il cette pensée "ouvre des boulevards aux idéologies les plus funestes mais terriblement actuelles". Revenons aujourd’hui sur cet article et voyons comment cette pensée impacte bien malheureusement aussi le monde du cirque.

Selon le politologue le véganisme n’est pas seulement une production d’alimentation farineuse mais aussi une machine à saper l’humanisme et à tuer une majorité d’animaux", dont ceux bien entendu  qui se trouvent dans les cirques ou les zoos.

Ainsi des théoriciens du mouvement, comme Brian Tomasik, estiment que mieux vaut encourager la pêche intensive qui détruit les habitats marins. Thomas Sittler-Adamczewski de son côté encourage à soutenir les lobbies pro-déforestation. Quant à Asher Soryl il suggère non seulement d’éviter d’acheter des produits biologiques, l’agriculture productiviste étant plus efficace pour réduire le nombre d’animaux, mais aussi d’éviter de combattre le réchauffement climatique qui réduit l’habitabilité de la planète pour les animaux.

Enfin comme le clame Tom Regan le but n’est pas d’élargir les cages mais de les vider. Les végans s’opposent donc à tout ce qui peut adoucir le sort des animaux puisque toute amélioration serait contre-productive en contribuant à déculpabiliser les mangeurs de viande, de lait, de fromages, de miel, les amateurs de pulls en laine et de chaussures en cuir ce qui retarderait l’avènement d’e leur monde totalement artificiel.

Enfin comme l’indique un autre théoricien de l’antispécisme, Abraham Rowe "quand vous vous adressez au grand public, évitez de plaider pour la déforestation, évitez de parler d’élimination de masse des prédateurs, évitez de parler des programmes consistant à tuer des animaux".  On comprend pourquoi ces sectes animalistes ont dans leur viseur  les cirques avec animaux. Une telle attitude leur permet de cacher leur projet suprême qui n’est pas de supprimer les animaux dans le cirque, mais comme le note Paul Ariès, "d’en finir avec toute forme de prédation, en modifiant génétiquement, voire en supprimant, beaucoup d’espèces animales, sous prétexte que n’existerait pas de viande d’animaux heureux et que les animaux sauvages souffriraient bien davantage et en plus grand nombre que les animaux d’élevage ou domestiques.

Le fond du problème à leurs yeux n’est pas la consommation de produits carnés mais la souffrance animale, or cette dernière étant inhérente à la vie, il faudrait réduire le vivant".

Édifiant non ?

Qu’en pensez-vous ?

A vous la parole...

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Les vétérinaires donnent leur opinion sur la présence des animaux dans les cirques

Publié le 7 Janvier 2020 par cirk75 dans Animaux

Depuis quelques temps les vétérinaires sont interrogés pour faire connaître leur position sur la question de la présence des animaux sauvages dans les cirques itinérants.

Déjà dans le n°1425 de La Dépêche Vétérinaire, (https://www.depecheveterinaire.com/edito-a-propos-des-animaux-sauvages-dans-les-cirques_679C52873875B6.html) on peut notamment lire dans l’édito signé Véronique Luddeni, (Vice-présidente du Syndicat National des Vétérinaires d'Exercice Libéral) : "qu’aucun vétérinaire ne fait partie des instances dirigeantes de ces groupuscules animalistes. Et qu’aucune des dirigeantes de ces groupuscules ne justifie de réelles compétences en matière animalière (Brigitte Bardot, Julie Lasne, Muriel Arnal, Amandine Sanvisens, Alexandra Morette, Réa Hutin…)." Après un long et intéressant développement l’article se termine par ces propos : " Le devenir de ces animaux, si l'interdiction de leur présence dans les spectacles intervenait, ne semble guère préoccuper les militants de l'interdiction. En revanche, nous nous interrogeons sur les conditions dans lesquelles ils pourraient poursuivre leur vie. La remise en liberté dans le biotope originel est une utopie vouée à l'échec et les structures d'accueil ne paraissent pas dimensionnées pour un placement massif …. La volonté abolitionniste de certains est liée à leur conviction d'une maltraitance obligatoirement associée à l'apprentissage du spectacle. Nous ne partageons pas cette opinion. "

Autre avis compétant celui de Florence Ollivet-Courtois, seule vétérinaire libérale en France à exercer exclusivement sur la faune sauvage et les animaux de parcs zoologiques, elle indique : "la nature n’est pas si respectueuse du bien-être animal qu’on ne le pense. En effet si les animaux ont une chance d’assumer leurs choix, et d’évoluer dans des environnements stimulants, ils le font rarement longtemps car les besoins physiologiques et de sécurité ne sont plus remplis : prédateurs désertification à cause de l’élevage intensif, manque d’eau, de nourriture, destruction des territoires pour faire des routes, de cultures, braconnage, trafic, victimes de guerres et des catastrophes naturelles, on a là toutes les causes réunies de la disparition des espèces menacées." De plus elle indique:  "On ne peut que se réjouir des débats démocratiques qui visent à faire prendre conscience de la sensibilité des espèces animales …. Mais les personnes qui ont pour seuls arguments sans discernement, des insultes, des menaces de mort et des images volées, desservent en réalité la cause animale."

Pour celles et ceux qui souhaitent lire l’interview complète de Florence Ollivet-Courtois, elle est disponible en tapant : (https://cirquesdefrance.com/2018/10/29/le-dr-veterinaire-florence-ollivet-courtois-repond-aux-extremistes-de-la-cause-animale/).

Ce ne sont pas les seuls témoignages allant dans ce sens,  déjà en 2017 le professeur émérite Francis Wolff (voir blog30/09/2017) indiquait que l’animalisme repose sur plusieurs confusions.

Bien entendu ces quarterons  d'agités appelant à interdire la présence d’animaux dans les cirques, vont rejeter ces avis même s'ils viennent de professionnels,  car ces opinions  vont  à l’encontre de leur credo, de leur dogme, seuls eux savent, ils ont reçu la vérité.

Ces factieux font plus penser à des sectes religieuses, qu’à des lobbyistes. En effet certaines organisations semblent être confortablement financées par l’industrie agroalimentaire américaine qui verrait  d’un bon œil l’humanité opter pour une alimentation totalement industrielle, sans aucune traçabilité,  où bien entendu la viande serait totalement bannie (voir blog30/06/2019).   N'oublions pas, nous faisons trop souvent l’amalgame entre souffrance animale et consommation de viande.

 

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Le Cirque sans animaux va-t-il devenir le nouveau marronnier de la presse ?

Publié le 27 Décembre 2019 par cirk75 dans Animaux

Un marronnier en jargon journalistique, est un article récurrent comme : "le salaire des cadres", "le prix de votre appartement" ou "le pouvoir des franc-maçons" voire "les nouvelles pratiques amoureuses", que les tabloïds ont l’habitude de ressortir en période de congés moment où l’information est un peu creuse pour meubler leurs pages.

Jeudi 26 décembre, la manchette du quotidien "Le Parisien Aujourd’hui en France" mentionnait en gros titres: "Cirque faut-il interdire les animaux ?" Intrigué et me disant que ce papier va encore faire le lit des groupuscules qui ont pour seul dogme : le cirque est un enfer pour les animaux, je me suis donc précipité chez mon kiosquier pour me procurer ledit journal. 

En deux pages illustrés de photographies, dont celle de Sarah Houcke (voir blog 16/10/2015) présentant ses lionnes sous le chapiteau du cirque Arlette Gruss, le journal rappelle que si certaines municipalités multiplient les interdictions, le ministère de l’Intérieur a fait savoir que les villes et communes n’ont pas autorité pour interdire en général la présence des cirques ou des fêtes foraines. Autrement dit une Mairie n’a pas qualité pour interdire un cirque de se produire même avec des animaux sauvages. Le quotidien stipule aussi qu'en janvier prochain le ministère de la Transition écologique et solidaire devrait plancher sur le sujet.

Dans cet article la parole est donnée aux deux camps. Ainsi Gilbert Gruss fait savoir qu’il est le dernier à défendre les fauves dans les cirques, avec son spectacle "Bêtes de Cirque" (voir blog04/12/2019). La Mairie de Villeurbanne de son côté indique, suite aux pétitions provenant d’associations demandant l’interdiction des cirques avec animaux, dorénavant elle privilégie les formes de cirque sans animaux, et les arts de la rue.

Dans son édito le journaliste Jean-Baptiste Isaac signale que la mise à la retraite des animaux " est programmée pour caresser le sens du poil de certains électeurs". Faut-il interdire? Selon lui "ne faut-il pas laisser tout simplement le choix aux spectateurs ? Sans qu’on décide à leur place." C’est tout simplement frapper au coin du bon sens, laisser le choix à chacun de nous de voir soit un spectacle acrobatique ou un spectacle avec animaux c’est aussi ça la Liberté. 

Cinq lecteurs donnent leur point de vue dont j’extrais celui d’une jeune femme aide-soignante de 20 ans qui a envie d’aller voir un spectacle de cirque mais dit-elle : "c’est compliquer de trouver quelqu’un pour m’accompagner." Emma car telle est son prénom pose un vrai problème. Pourquoi de nos jours le cirque dit traditionnel n'attire plus les jeunes adultes? Spectacle familial par excellence où l'on emmène les enfants pour Noël mais où on n’y va sans eux. Voilà une piste, c’est le cas de le dire, à creuser afin de réfléchir aux moyens à mettre en place pour y remédier.

En effet, si le cirque redevient tendance cette polémique n’aura plus aucun intérêt. Les animalistes ne prennent jamais fait et cause contre les spectacles où ils auraient l'opinion publique contre eux. Ils font rarement leur cette maxime "A Vaincre sans péril on triomphe sans gloire". Les avez-vous déjà vus manifester devant les hippodromes?

 

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Comment se financent les mouvements animalistes et végans

Publié le 30 Juin 2019 par cirk75 dans Animaux

 

Le journaliste Gilles Luneau, a dernièrement enquêté sur ces mouvements dont un des buts est de préparer l'humanité à une alimentation totalement industrielle. Adieu l'agriculture et l'élevage sur lesquelles on pouvait avoir une traçabilité...

Cette nourriture que l'on nous prépare, peut bien entendu non seulement rapporter gros mais aussi nous rendre totalement dépendant de ces industriels américains. 

A titre indicatif selon certains documents on parle que l'association L214 aurait reçu en 2018  et 2019 d'un fond américain 1 140 000€ pour faire notamment de l'agitation dans les universités endroits où seront recrutés bien entendu les futurs militants végans. 

Édifiant non?

Qu'en pensez-vous?

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Bordeaux dit pour l’instant "oui" aux cirques avec animaux.

Publié le 12 Juin 2019 par cirk75 dans Animaux

A la différence de villes comme Lille (voir blog08/04/2019) ou Strasbourg, le conseil municipal de Bordeaux a rejeté lundi 10 juin une proposition du groupe EELV relative à l’interdiction progressive de la présence d’animaux sauvages dans les cirques et les spectacles vivants.

"On est très loin des compétences de la ville" a indiqué le maire de Bordeaux Nicolas Florian balayant ainsi le vœu du groupe écologiste, qui comme on le sait interpelle le gouvernement afin d’instaurer une réglementation nationale pour l’arrêt de l’exploitation des animaux sauvages.

Les municipales arrivant à grands pas et, comme le vote écologique peut se révéler important, la présence des animaux dans les cirques va-t-il devenir un enjeu électoral ? L’avenir nous le dira, mais prendra-t-on  vraiment en compte le sort des animaux, çà c’est une autre question. Le tout est de caresser l’électeur EEVL dans le sens du poil car cela peut rapporter gros.

Le cirque traditionnel vit-il ses dernières heures, et va-t-il de plus en plus ressembler au cirque musical,fondé essentiellement sur l’acrobatie, le chant et la danse? Autrement dit du music-hall...

La suite au prochain numéro comme on disait autrefois…

 

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Les animalistes ou antispécismes devant la justice

Publié le 6 Juin 2019 par cirk75 dans Animaux

Courant de pensée philosophique et moral, formalisé dans les années 1970, les antispécismes contestent et remettent en cause toute forme spécifique de discrimination, qui place l’espèce humaine au centre et au sommet de l’ensemble des espèces du monde vivant. Et c’est en se basant sur cette éthique certains manifestent contre les animaux dans les cirques, l’utilisation des chiens par les aveugles voire la vente de viande dans les boucheries… d’où depuis quelques temps ces titres de journaux relatant leurs exploits : "Prison ferme requise contre le couple d'antispécistes"  (Le Parisien 19/03/2019), " A Genève, un antispéciste attend son jugement en prison" (Le Temps 05/05/2019), ou " Agression d’un boucher à Paris : prison avec sursis requise contre deux militants antispécistes" (Le Monde 05/06/2019).

Mais malheureusement ces individus sont plus attirés à protester contre les spectacles de cirque avec animaux qui contre les champs de courses ou les arènes de corridas… Étonnant non….

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Parti Animaliste et restaurant Gypsy

Publié le 27 Mai 2019 par cirk75 dans Animaux

Deux informations ce week-end m’ont interrogé et si à priori elles n’ont rien à voir ensemble, à savoir le score du parti  animaliste aux élections européennes et fait que Bouglione investissent dorénavant dans la limonade et la restauration, vont forcément impacter le monde du cirque.

Parmi les surprises des élections européennes de 2019 le score que le Parti animaliste, dont la tête de liste était  Hélène Thouy, avocate au barreau de Bordeaux, qui a notamment défendu l’association L214, interpelle. En effet sans avoir été invité à aucun des débats entre candidats organisés sur les principales chaînes télévisées et sans que ses bulletins soient présents dans tous les bureaux de vote, cette liste qui d’après son accroche électoral "a du chien" a recueilli selon les estimations, 2,2 % des suffrages exprimés en France. C’est plus qu’Urgence écologie de Dominique Bourg (1,8 %), l’Union populaire républicaine de François Asselineau (1,2 %), Lutte ouvrière de Nathalie Arthaud (0,8 %) ou Les Patriotes de Florian Philippot (0,7%)  et presque autant que les voix qui se sont portées sur le Parti communiste emmené par Ian Brossat (2,3 %).

Avec ce résultat ce parti créé en novembre 2016 double son score obtenu lors des élections législatives de 2017. Et parmi les 150 mesures proposées ciblant dans leur grande majorité la souffrance des animaux d’élevage, figure en bonne place :"interdire la détention d’animaux dans les cirques" et non comme on le croit d’animaux sauvages. Si le score de la liste animaliste en France ne lui permet pas d’envoyer d’eurodéputé à Strasbourg, ni d’obtenir un remboursement de sa campagne, par contre en Allemagne, le Parti de la protection des animaux obtient 2 sièges avec 1,5 % des voix. Bref avoir obtenu environ 500 000 électeurs en France, ne peut que raviver l’ardeur des militants de terrain, qui depuis quelques mois harcèlent le monde de la piste par leurs rassemblements devant les chapiteaux et par une présence marquée sur les réseaux sociaux.  Un dialogue s’impose de part et d’autre mais comme on l’a vu, le moins que l’on puisse dire, c’est que c’est laborieux et difficile et c’est un doux euphémisme de le dire ainsi.

L’autre nouvelle de cette fin de semaine, c’est le communiqué que la famille Bouglione vient de publier, à savoir : " Toute l'équipe du mythique Cirque d'Hiver a le plaisir de vous annoncer l'ouverture de sa nouvelle terrasse estivale, j'ai nommé "GYPSY" ! Ce bar-restaurant éphémère a été pensé pour faire découvrir ou redécouvrir l'un des plus beaux monuments parisiens tout en l'imaginant avec une identité tsigane & boême-chic inédite, propre à ses racines. GYPSY va indéniablement s'imposer comme la nouvelle terrasse incontournable du très vivant quartier d'Oberkampf avec un univers artistique jusqu'alors méconnu à Paris."

 Si les Rois du Cirque comme ils aiment se qualifier investissent maintenant dans la limonade plutôt que dans le spectacle de cirque, il y a vraiment quelque chose à revoir dans le monde de la piste.

Qu’en pensez-vous ?

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Les Cirques avec animaux vont-ils être interdits à Lille ?

Publié le 8 Avril 2019 par cirk75 dans Animaux

Une décision prise le 4 avril dernier par le Conseil municipal de Lille met le feu au poudre dans le milieu circassien.

En effet dans un vœu soumis à la municipalité, le groupe EELV  a demandé à la ville de Lille de se déclarer "en faveur de l’interdiction de la captivité et de l’exploitation des animaux sauvages dans les cirques et autres spectacles itinérants". La municipalité est également invitée à dissuader les cirques exploitant des animaux d’exercer sur son territoire. Enfin, il lui est demandé de soutenir les cirques respectant la condition animale.

A l’issue d’un vote en conseil municipal, la ville du Nord a finalement affirmé jeudi 4 avril sa volonté de travailler "avec les professionnels du monde circassien et experts afin de poursuivre le retrait progressif des animaux sauvages dans les cirques et de veiller aux conditions de vie des animaux. Elle continuera à soutenir les modèles alternatifs de cirque existants sur le territoire".

Depuis plus de 40 ans le Cirque Arlette Gruss s’arrête à Lille et chaque année fin octobre début novembre, Thierry Féery (voir blog14/10/2011) depuis 32 ans reprenant une tradition initiée en 1955 par Jean-Pierre Panir (voir blog22/12/2010) organise sa célèbre Grande Fête lilloise du Cirque.

Rappelons comme la plupart des villes du nord Lille, peut à juste titre revendiquer une coutume circassienne plus que bicentenaire. La capitale des Hauts de France fut même dotée de 1875-1932 d’un cirque hippodrome (voir06/12/2017) et son célèbre Sébasto possède encore une piste de cirque (voir blog26/09/2018). Bref Lille sans cirque c’est comme Lille sans sa Grande Braderie.

Mais peut-être que le groupe EELV de Lille va dire maintenant et fort de ce premier succès, demander l’interdiction de la vente et la consommation de moules lors de cette braderie invoquant la mort cruelle de millions de mollusques bivalves, car comme disait Alfred Jarry ,"lorsque les bornes sont franchies il n'y a plus de limite". 

Rappelons en France, aucune loi interdit la présence d’animaux dans les cirques, en revanche la législation encadre très sévèrement cette pratique et on ne peut faire n'importe quoi. C’est ce qu’a rappelé dernièrement le Ministre de l’Intérieur en indiquant qu’une interdiction générale des cirques avec animaux n’est pas recevable.

Par contre les groupuscules qui prétendent défendre les animaux font flèches de tout bois en se moquant bien de la légalité. Ainsi un jour elles menacent de mort le Maire de Massy, car il permet dans sa commune l'organisation chaque année et depuis 1991 d'un festival international de cirque avec animaux. Un autre jour elles attaquent des boucheries pour vente de viande, ou veulent interdire l'usage des chiens guides pour aveugles et que sais-je encore... Comme nous l'indiquions plus haut les vendeurs de moules frites devraient commencer à se méfier. Bref nous somme en présence de sectes dogmatiques qui veulent imposer leur loi au détriment de la collectivité. Et si trop d'impôt tue l'impôt, trop de dogmatisme, n'a jamais tué le dogmatisme.

Aussi s cette décision municipale lilloise les principaux intéressés par ce vote municipal ne sont pas restés bras croisés.

Ainsi Thierry Féerie a diffusé sur Facebook le communiqué suivant :

Comme vous sans doute , j’ai appris par la presse que la ville de Lille allait pour satisfaire à la demande des verts au sein du conseil municipal faire sans doute voter l’interdiction de présenter des animaux de la faune sauvage au sein des programmes de cirque présentés dans la ville.

Ce choix concerne les 2 institutions du monde du cirque fréquentant depuis des décennies le territoire lillois à savoir le célèbre cirque Arlette Gruss et la grande fête lilloise du cirque que je produis avec fierté depuis 32 ans.

Dois-je rappeler que ce spectacle est sans doute le programme qui fédère le plus grand nombre de spectateurs à Lille tous spectacles vivants confondus.

La presse locale pourra confirmer que ces opposants n’ont jamais excédé 12 manifestants face au chapiteau de la Grande Fête Lilloise du Cirque , alors que plus de 150 000 spectateurs franchissent le seuil de notre porte .

Je comprends aisément le choix de chacun et je le respecte aussi je précise aux élus de la ville que Lille n’est pas concernée par les dérives du non-respect de la cause animale car que ce soit Gilbert Gruss ou moi-même avons toujours engagé et présenté des attractions dont nous répondions de la qualité des dresseurs et de leur travail afin de satisfaire au respect des animaux que nous présentons .

Ce choix malgré la loi française entraîne de lourdes conséquences sur la nécessité ou non de maintenir un zoo au sein de la ville car là aussi les animaux y sont détenus.

Dommage que les 2 professionnels du cirque de la ville n’ait été questionnés à ce sujet alors que l’on tient uniquement compte des avis de 3 ou 4 vétérinaires étrangers qui n’ont jamais franchi le sol lillois.

Ce choix doit être pris en fonction de la confiance que vous portez à vos opérateurs, vous les limitez à 2 chaque année depuis des décennies, c’est un honneur pour mon confrère et moi- même, alors continuez à leur faire confiance, ils sont sérieux, respectueux des règles et des lois françaises.

Vive le cirque 

Thierry Fééry  Producteur de La Grande Fête Lilloise du Cirque.

De son côté Gilbert Gruss a aussi réagi avec ce communiqué de presse :

Comme le souligne Gilbert Gruss tous les arrêtés municipaux interdisant les cirques avec animaux ont été retoqués par les tribunaux administratifs. Ce qui veut dire qu’en cas d’amende infligée par un tribunal, une municipalité condamnée devra puiser dans les impôts payés par les contribuables pour l'acquitter. Ne pensez-vous pas que cet argent aurait eu une meilleure utilité collective? L'impôt ne doit pas servir à payer les préjudices causés par un vote dont le but inavoué est de permettre à un Maire de garder sa majorité au sein de son Conseil municipal.

Entraver la liberté du travail est interdit en France, censurer la liberté de création aussi,

Lille veut-elle rester dans l'histoire comme la ville qui réprime et censure sur son territoire la création artistique tout et entravant la liberté du travail?  C'est du moins ce que laisse entendre cette décision prise le 4 avril dernier.

 

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