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Le bloc-notes de cirk75

Chronique au fil du temps et de la mémoire d'un circophile amateur

Articles avec #animaux catégorie

Le Conseil des Sages du Cirque Classique Français (CSCCF)

Publié le 13 Octobre 2017 par cirk75 dans Animaux

Las du harcèlement permanent dont ils sont l'objet, fatigués de devoir quémander le droit de pratiquer leur art, agacés par l'attitude hostile de certains maires, les dirigeants des cirques français ont décidé de se réunir et de créer le Conseil des Sages du Cirque Classique Français .

Cet organisme consultatif sans pouvoir de décision, est chargé d'une mission de conseil, fondé sur l'expérience, l'expertise et la connaissance de ses membres fondateurs, concernant ce patrimoine culturel qu'est le cirque classique en France.

Le CSCCF est une instance de réflexion et de concertation indépendante et sans orientation politique, religieuse, ou syndicale. Il émet des commentaires. Il est force de propositions pour des actions dans l'intérêt général du Cirque et de ses directeurs. Son objectif est de faire bénéficier, en particulier, aux collectivités territoriales des avis d'expertises et de connaissances de ses membres sur divers sujets étudiés en groupe de travail.

Cet organisme propose à la profession sa médiation dans le règlement de conflits, ou de différends entre les représentants du monde du cirque eux-mêmes ou avec les représentants des collectivités territoriales.  Le Conseil des Sages n'agit jamais directement, mais il émet des avis ou des recommandations à des tiers que cela soit au conseil d'administrations d'entreprise de cirque, syndicats représentatifs, ou à divers organismes exécutifs. Il peut en outre apporter une aide juridictionnelle.

Parmi les moyens que cette association met à la disposition des mairies afin de rétablir la vérité concernant les animaux dans les cirques, et les associations qui s'y opposent le CSCFF a réalisé  cette vidéo, propose cette plaquette explicative.

Le Conseil des Sages du Cirque Classique Français (CSCCF)
Le Conseil des Sages du Cirque Classique Français (CSCCF)
Le Conseil des Sages du Cirque Classique Français (CSCCF)
Le Conseil des Sages du Cirque Classique Français (CSCCF)
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L’animalisme, dangereux royaume des fées selon Francis Wolff professeur émérite à l'École normale supérieure de la rue d'Ulm à Paris

Publié le 30 Septembre 2017 par cirk75 dans Animaux

Depuis quelques temps le monde du cirque fait l’objet d’une sorte de croisade qui voit les animalistes de tous poils faire campagne contre les cirques avec animaux. Lors d’un article publié dans le Journal Sud-Ouest en date du 13 septembre dernier, le  philosophe français, Francis Wolff met en garde contre la montée en puissance d’une certaine cause animale, relayée par l’association L214. Il répond à une série de questions dont nous avons extrait quelques données qui amènent à réfléchir. Mais laissons lui la parole.

"Depuis quelque temps, nous assistons à une large confusion. Il ne faut plus continuer à confondre le welfarisme, que je préfère appeler la bientraitance de l’humain envers l’animal, avec l’abolitionnisme. La bientraitance relève des devoirs humains en général, une nécessité dont la plupart des éleveurs sont parfaitement conscients. L’abolitionnisme, en revanche, considère toute forme d’élevage (y compris la domestication) comme une injuste exploitation des espèces animales. C’est de ce nouveau mouvement dont sont issus, notamment, l’antispécisme (courant qui refuse la notion d’espèce et milite contre tout traitement différencié entre les humains et les animaux, N.D.L.R.) et le véganisme (mode de vie consistant à ne consommer aucun produit issu des animaux ou de leur exploitation).

L’antispécisme est né en 1975 de la parution du livre Libération animale aux États-Unis de Peter Singer, mais ce philosophe n’a jamais plaidé pour le véganisme. Nous avons aussi des penseurs beaucoup plus radicaux, comme Tom Regan, qui inspirent notamment l’association L214. (Nommée ainsi en référence avec l’article L214 du code rural qui pour la première fois désigne les animaux en tant qu'êtres sensibles). Les militants de l’association L214 se vivent comme des lanceurs d’alerte et se placent au-dessus des lois au nom d’une morale.

Nous retrouvons là une vieille idée : la transgression, la résistance, la désobéissance civile. Ce type de mouvement hérite de la radicalité des mouvements politiques du XXe siècle. Nous n’avons plus de grande utopie politique, de grands courants de pensée humanistes. Pour beaucoup de jeunes, les animaux sont perçus comme les ultimes victimes, les sous-prolétaires du prolétariat. Ils se pensent les héritiers justiciers des grands mouvements idéalistes, comme les droits de l’homme ou le féminisme. C’est une position absurde, bien sûr… qu’il est nécessaire de bien comprendre."

"Nos sociétés traditionnelles entretenaient un rapport extrêmement proche avec les animaux, jusqu’à leur éventuelle mort, une forme étroite de compagnonnage. Tout ceci a disparu. Pour deux raisons principales. D’abord, l’essor incroyable des animaux de compagnie : chiens et chats règnent en aristocrates sur le canapé du salon, alors qu’auparavant ils restaient à la porte de la ferme ! Regardez aussi le cheval : pendant des millénaires, il était un compagnon de travail, de guerre ou de transport. Il n’est plus qu’un animal de compagnie. Tout cela qui génère une vision angélique des animaux, qui seraient forcément bons par nature…

Ensuite, nos jeunes urbains ne connaissent les animaux que par des reportages qui les montrent en élevage ou en batterie. Tout ceci provoque une perte de la réalité du monde sauvage, transforme l’homme en unique prédateur, alors que dans la nature c’est le plus souvent la loi de la jungle qui règne…."

"Ces thèses animalistes arrivent chez nous aujourd’hui et entretiennent la confusion. Entre écologie et animalisme. La confusion est savamment entretenue, les deux disciplines n’ont pourtant rien à voir. L’écologie est l’étude d’un équilibre holistique des espèces. L’animalisme n’a rien à faire des espèces, il ne s’intéresse qu’à la souffrance individuelle. Les écologistes ne sont, par exemple, pas systématiquement opposés à tous types de chasse, ou à la valorisation d’une espèce face à des nuisibles. Les animalistes, eux, campent sur la certitude d’une bonne nature, une vision caricaturale, un royaume des fées où seul l’homme serait le prédateur… "

 

Dans cette vidéo Francis Wolff précise sa pensée et ajoute d'autres éléments, alors prenons le temps de l'écouter:

                                                                                                                      

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Voltige à la Richard

Publié le 22 Mai 2017 par cirk75 dans Animaux

La notion de voltige équestre associe la virtuosité pure du cavalier au déroulement d’une séquence acrobatique rythmée par un répertoire de postures et de sauts réalisés par l’écuyer. Parmi les figures les plus célèbres de voltiges équestres et qui sont encore souvent réalisées sur la piste des cirques on trouve : La Poste ou Courrier de Saint Petersbourg ou Relais de Longjumeau, les colonnes à trois (voir blog15/04/2012), les pyramides équestres chères aux Caroli (voir blog16/02/2014), les sauts périlleux à cheval, le Jockey d’Epsom qu’Alexis Gruss a proposé moult fois…

Cependant celle dite de Voltige à la Richard, interroge car le titre est déjà bien abscons car on ne voit pas bien comment se réalise cette séquence équestre.

Voltige à la Richard

Aussi pour proposer une telle acrobatie équestre, le cavalier doit disposer d’un cheval nu, c’est-à-dire sans selle, sans bride, mais avec un surfaix de voltige. Pour réaliser ce numéro le cheval et l’acrobate écuyer doivent sauter une série de barrières. Le cavalier se tient debout sur la monture tandis que cette dernière saute les obstacles.

 

Cette discipline fut créée en 1860 par l’Américain Davis Richard, d’où ce nom de Voltige à la Richard. En France dans les années 30 les frères Rancy (Albert et André) se sont illustrés dans cette discipline.

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Les sites naturels de l’Unesco victimes du braconnage

Publié le 21 Avril 2017 par cirk75 dans Animaux

Un rapport accablant de l'organisation non gouvernementale WWF indique que dans les 200 sites naturels classés au Patrimoine mondial de l'Unesco, près de la moitié sont victimes de braconnage ou d'exploitation forestière illégale, mettant ainsi en péril les espèces animales mais aussi l'économie locale, en diminuant notammentl'attractivité de ces destinations pour les touristes.

Les espèces classées à la "Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction" (CITES) sont victimes de prélèvement illégal dans 45% des sites naturels inscrits au Patrimoine mondial déplore l'ONG.

Environ un tiers des tigres à l'état sauvage et 40% de tous les éléphants d'Afrique vivent dans les sites de l'Unesco. Ce sites classés constituent bien souvent les derniers habitats pour des espèces menacées. C'est le cas pour le rhinocéros de Java en Indonésie ou pour le marsouin de Californie. De plus le braconnage des espèces vulnérables et menacées, au premier rang desquelles les éléphants, les rhinocéros (cornes) et les tigres (fourrure, dents, pénis, os et moustaches), est signalé dans au moins 43 sites du Patrimoine mondial. 

D'une valeur annuelle comprise entre 14 et 19 milliards d'euros, le marché du commerce illégal d'espèces sauvages se classe au quatrième rang mondial des commerces illicites après la drogue, la contrefaçon et le trafic d'êtres humains.

Est-ce à dire que dans quelques temps on ne trouvera que des animaux sauvages dans les cirques et les zoos ? C’est peut être allé un peu vite en besogne, mais si on ne veut pas se retrouver dans cette situation il faut prendre des mesures pour barrer la route aux trafiquants  ce qui n’est pas  simple. Pour cela une implication de tous les états concernés est indispensable, depuis les lieux de braconnage jusqu’aux marchés asiatiques (et en particulier la Chine) en passant par les pays de transit. Pas forcément évident...

En revanche certains pays se donnent les moyens de résister à ce pillage, tel le Népal qui 27 janvier dernier célébrait au "Le Parc National de Chitwan" son 1 000ème jour consécutif sans braconnage d’éléphants, de tigres et d’éléphants grâce à la population locale fortement impliquée dans ce combat.

Un exemple à méditer…

#animauxbraconnage

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Le grand chapiteau des animaux

Publié le 17 Avril 2017 par cirk75 dans Animaux

Les artistes de cirque élaborent pour leurs spectacles de nombreux numéros en compagnie d'animaux domestiques ou sauvages. Certains, à l'image du chien, sont faciles à dresser tandis que d'autres, comme les fauves sont moins dociles. Comment parviennent-ils à monter des numéros toujours extraordinaires dans ces conditions ? La série documentaire "Le grand chapiteau des animaux" que la chaîne de télévision Arte vient de programmer le 15 avril, met en parallèle le comportement des animaux sauvages dans leur milieu naturel, avec l'utilisation de leurs compétences naturelles dans des numéros de cirque.

Des éléphants  disposant de fabuleuses facultés d'apprentissage, des otaries qui ont un étonnant sens de l’équilibre et du jonglage, des chats et chiens au départ pas forcément copains, des chevaux et des zèbres qui à priori ne font pas bon ménage mais qui et sous la houlette de Jana Mandana cohabitent sans problème au cirque Krone , et pour couronner le tout, les ions de Martin Lacey (clown d’or), sont au programme de cette réalisation allemande signée Volker Arzt et  Immanuel Birmelin.

Ces 5 documentaires d’environ 40 mn chacun, que l’on peut voir en replay encore pour quelques jours, sont fort instructifs car on découvre ou on redécouvre que le cirque est un lieu sans pareil de communication et d'échange entre l'homme et l'animal. Etonnant la scène du miroir et de la banane où est confronté l'éléphant de Sonni Frankello ! Il faut le voir pour y croire.

 Un témoignage à méditer pour tous les défenseurs des animaux sur la piste

 

Un témoignage à méditer pour tous les défenseurs des animaux sur la piste

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Yves de La Cour, un aristocrate sur la piste

Publié le 22 Septembre 2016 par cirk75 dans Animaux

Yves de La Cour, un aristocrate sur la piste

Le comte Jean-Yves de La Cour dit Yves de La Cour n’était pas un enfant de la balle mais un gentleman amateur de concours hippiques et sa venue sur la piste est très originale. Et aussi étonnant que cela puisse paraître, nous la devons à la guerre contre l’Allemagne… Propriétaire d'un certain nombre de chevaux qu'il montait en concours hippiques, il ne trouva rien de mieux pour éviter leur réquisition par l'armée allemande, que de se convertir au cirque . Et lorsque la paix revint, les voyages, les contrats et les bravos déployèrent un attrait non négligeable et Yves de La Cour devint un des fleurons du cirque international en général et de Medrano en particulier (voir blog07/04/2011).

Yves de La Cour, un aristocrate sur la piste

Yves de La Cour fit les beaux soirs de la piste du boulevard Rochechouart où il présenta de nombreux numéros de haute école, de quadruple tandem ainsi que des présentations de chevaux en liberté. Animateur de l’impeccable et racée "Cavalerie de la Rose d’Argent" ou de la "Patrouille de l'Aube", il proposa des chevaux sauteurs, ou conduisit à l’aide de longue guides son lipizzan Rheingold. Il était aussi à l’aise dans un pur numéro de haute école à l’espagnole ou dans la présentation d’un square danse à cheval, qu’il proposa lors du spectacle "Hollywood Rhythm Extravaganza" (voir blog05/04/2016) entouré des écuyers Allen Percival, Jean Mesnier, Pierre Deshays, Jacques Brestous.

Yves de La Cour, un aristocrate sur la piste

Yves de La Cour avait comme partenaire son épouse, la belle et racée Benji de La Cour, la Princesse Benji, comme l’appelait le public de chez Medrano avec qui il réalisait un double de haute école: double maîtrise et double charme.

Il eut aussi comme coéquipière Monique Montez ou la sculpturale danseuse Francine Hansen avec qui il présenta un numéro appelé " cheval et la danseuse " où la ballerine dansait avec grâce à côté du cheval du Maître écuyer en réalisant les mêmes pas que l’animal.

Et n’oublions en novembre 1962, le numéro qu’Yves de La Cour régla pour la stripteaseuse équestre viennoise Lilo qui ne passa pas inaperçue à Medrano.

Yves de La Cour, un aristocrate sur la piste

Les amateurs en arts équestres lui reconnurent une sûreté et une autorité naturelle. Il a apporté une note élégante, avec un un souci constant, du moins à ses débuts sur piste, de renouer avec les airs hippiques que Molier (voir blog29/04/2012) aimait nous faire retrouver dans son arène de la rue de Bénouville (voir blog27/04/2012).

Yves de La Cour a su donné à son écurie tant d’élégance et de variété spectaculaire, il eut un tel sens du cirque qu’il fut surnommé chez Medrano, le "1er Ecuyer de France".

#yvesdelacour

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Patrick Gruss, le gardien de la tradition en l'Art Equestre

Publié le 10 Avril 2016 par cirk75 dans Animaux

Patrick Gruss, le gardien de la tradition en l'Art Equestre

Né en 1949 un 26 décembre à Reims dans une caserne désaffectée, les quartiers d’hiver des Gruss, Patrick Gruss est le frère d’Alexis Gruss Jr. (le fondateur du Cirque à l'ancienne), le neveu d’Alexis Gruss Sr (voir blog 19/12/2011), et cousin d’Arlette et Lucien Gruss.

Patrick Gruss passe toute son enfance dans les cirques familiaux que sont le Radio Circus (1949-1955), le Medrano voyageur (1956) le Zoo-Jean-Richard (1957), le Grand-Cirque-de-France (1959-1964), le City-Circus (1965)… ainsi que le Circorama d’Achille Zavatta (voir blog 17/05/2015) ou La Piste d’Or de Roger Lanzac (voir blog 25/09/2011). Ainsi dès son plus jeune âge, il s'initie au contact de son oncle Alexis Gruss Sr, le frère de son père l’auguste Dédé (voir blog23/05/2015) et de Philippe Ricono aux acrobaties équestres, au travail en liberté et à la Haute Ecole comme son frère Alexis et son cousin Lucien. "Ecole de l'observation, mieux, de l'imprégnation" relate-il... Dès 8 ans il débute dans l’art difficile de la voltige équestre. Il travaille aussi comme Auguste au côté de son père et exprime aussi ses talents d'acrobate au sol, d'équilibriste sur corde élastique, de trapéziste volant, ou de mime… Et fidèle à la tradition circassienne, c’est un trompettiste accompli, formé au Conservatoire de Reims.

Patrick Gruss, le gardien de la tradition en l'Art Equestre

Avec son frère Alexis et sa sœur Martine il est, dès l’origine en 1974 de l’aventure du Cirque au Carré Thorigny (voir blog 17/05/2014) où il présente selon les années un numéro de double jockey avec Alexis ou de triple en y associant leur sœur Martine, ou bien seul dans le Postillon de Longjumeau plus connu sous l’appellation de La Poste…

Tout en se produisant dans les spectacles conçus par son frère, Patrick Gruss lors des tournées du Cirque National Alexis Gruss a en charge, avec sa seconde épouse Caroline Dew la mère de Gaby Dew, de la gestion des écuries, de l’entretien et le travail des chevaux. Quittant en 1981 pour un moment le chapiteau et la piste familiale, il crée sa propre école de dressage et de voltige agréée par les Haras Nationaux. Et pendant l’année scolaire 85/86 il enseigne aussi la voltige et l’acrobatie équestre au C.N.A.C. de Châlons-en-Champagne, tout en étant conseiller de voltige à la Fédération Française.

Patrick Gruss, le gardien de la tradition en l'Art Equestre

Après de nombreuses années passées au Cirque National Alexis Gruss, en 1996, Patrick Gruss décide, lors de l'implantation l’été du Cirque à Piolenc dans le Pays d'Orange de transmettre son savoir en donnant des cours de voltige, de dressage et de Haute Ecole dans le cadre du Conservatoire d'Art Equestre qu'il fonde avec sa compagne d’alors Fanny Tourette, mère de sa fille Maria Gruss. Auparavant de son union avec Sandrine Bouglione (voir blog25/06/2015) Patrick Gruss est le père d’un fils prénommé aussi Patrick, et qui se produit sous le nom de Patrick Gruss Bouglione pour proposer notamment un numéro de Cabaret Western.

Patrick Gruss homme généreux et enthousiasme, qui a toujours préféré le travail des chevaux aux applaudissements du public. Rien ne le satisfait plus que la progression du travail, le geste compris et partagé entre lui et un cheval ou un élève, bien loin des lumières de la piste et des vivas…

#patrickgrusscirque

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Sacha Houcke Junior

Publié le 3 Avril 2016 par cirk75 dans Animaux

Sacha Houcke Junior

Fils de Sacha Houcke Sénior, petit-fils de Jean Houcke (voir blog11/10/2015), neveu du célèbre belluaire Gilbert Houcke (voir13/12/2011) et père de Sarah et Karim Houcke (voir blog16/10/2015) c’est dire si ce Maître écuyer né à Tour le 17 mars 1951 représente un pan de l’histoire de la piste française. Et même si cette enfant de la balle a fait ses humanités loin de la piste dans un pensionnat français, il était évident que Sacha Houcke Jr. travaillerait un jour avec des animaux. Et c'est pendant ses vacances au cirque Knie au contact de son père Sacha Sr. et de Frédy Knie (voir blog 02/10/2015) qu’il goûte au dressage des chevaux. Parallèlement il passe son diplôme d’instructeur au Centre équestre de Saint-Cyr-sur-Loire.

Sacha Houcke Junior

Il apprend aussi la voltige à cheval avec la troupe de cosaques de Pierre Pakhomoff avec laquelle il parcourt la France de 1969 à 1972. Suit ensuite un contrat au Casino de Beyrouth qu’il doit malheureusement interrompre lorsqu’éclate la guerre du Liban en 1975. Il est alors engagé par le cirque Knie, notamment pour présenter les animaux de Knie à l’étranger. Suivront d’autres engagements dont l’un de dix ans en Allemagne chez Barum, où il aura l’occasion de travailler avec des fauves, sans pour autant les présenter. En 1994, il retourne chez Knie où, suite au départ de Louis Knie, il est engagé pour travailler en compagnie de Franco Knie avec les éléphants. Il y présentera aussi des numéros d’exotiques. En 2001 Sacha Houcke Jr. part pour les Etats-Unis. Là, outre le dressage et la présentation des animaux de Barnum, il a aussi pour mission d’améliorer les conditions de vie des animaux. Lorsqu’en 2007 Sacha Houcke Jr. quitte Barnum, il a mis en place un système type Knie pour que les animaux soient mieux considérés. En 2007 et pour 4 années, ce sont les années Pinder où il reprend en main Saba et Dehli les deux éléphantes du cirque Pinder qui n’ont plus travaillé depuis plusieurs années.

Sacha Houcke Junior

Une fois ce contrat achevé, Sacha Houcke Jr. n’effectue plus de tournée mais partage son temps, entre des galas, festivals durant l’hiver, et un spectacle équestre en résidence pendant l’été au haras national de Montier-en-Der, près de Troyes où il présente aussi avec sa compagne Gaby Dew, une ancienne élève du Cirque Gruss chaque été un spectacle équestre portant la signature Houcke.

Sacha Houcke Junior

Toujours à la recherche de la beauté naturelle du cheval. Il faut dit-il "de la patience et faire comprendre au cheval ce que l'on attend de lui sans utiliser la contrainte."

Sacha Houcke Jr. un homme qui parle à l’oreille des chevaux.

#sachahouckecirque

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Toni Hochegger (1932-2013) le complice des chevaux et des animaux

Publié le 20 Mars 2016 par cirk75 dans Animaux

Toni Hochegger (1932-2013) le complice des chevaux et des animaux

Rien de prédisposait ce maçon autrichien à devenir un des maîtres du dressage d’animaux. En effet il commence sa carrière professionnelle dans la construction de maisons. Frappé par la crise économique d’après-guerre, il quitte son Autriche natale pour la Suisse où il rencontre en 1951 les Knie qui lui ouvrent les portes du cirque familial où il devient palefrenier. Cet emploi qui le met au contact quotidiennement avec les chevaux et avec Fredy Knie Sr. (02/10/2015) va lui permettre rapidement d’assimiler tout l’art du dressage des équidés. Mais son côté curieux va aussi lui faire connaître d’autres animaux de la piste comme les girafes, les rhinocéros, les éléphants… et naturellement les chiens.

Après une incursion en 1968 en Amérique du Sud avec une cavalerie, il revient en Europe pour proposer, ou plutôt son épouse Barbara - ex Mascott, duo féminin célèbre dans les années 60 pour ses équilibres de tête à tête - présente un groupe de lévriers russes. Et pour fêter leurs 10 ans de mariage Barbara offre un cheval à son mari, cadeau qui va changer sa vie en lui donnant l’occasion de revenir à ses premiers amours le dressage. Toni va proposer dorénavant des numéros où vont se mêler la vache Madi, le cochon Sporky, le cheval Pascha, le chien Joy et que sais-je encore. Présenter ces tempéraments fort différents et aux comportements dissemblables demandent énormément de patience. Sa technique repose sur une longue analyse du comportement de l’animal, afin de détecter ses dons pour les enrichir, car si on ne comprend pas le psychisme et le comportement naturel de l’animal il est impossible de lui apprendre quelque chose. Toni Hochegger développe ainsi une méthode où la contrainte n’est pas de mise, alliée à une patience infinie.

Une de ses plus grandes réussites est le numéro qu’il a présentée un peu partout dans le monde sur piste, mais aussi à la télévision ou dans les salles de spectacles, avec Jacket le cheval comédien. Et pour mettre au point ce numéro comique du cow-boy et du cheval il lui faut pas moins de 2 années de complicité et de patience, mais quelle réussite et quelle confiance entre le dresseur et l’animal !

Aujourd’hui sa fille Rosi, depuis le décès de son père le 2 juillet 2013, a repris avec succès le flambeau familial avec un nouveau partenaire Scout le cheval, qui a son tour est devenu une star de la piste ronde. C’est toujours avec le même bonheur que l’on voit ou revoit ce numéro qui enchante petits et grands. Alors pourquoi s’en priver surtout que cette vidéo nous propose la version originale avec Toni Hochegger et Jacket…

#cirquetoniHocheggerrosiscout

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Les affiches des cirques de plus en plus détournées par des associations s’opposant à la présence des animaux sauvages sur une piste

Publié le 17 Novembre 2015 par cirk75 dans Animaux

Les affiches des cirques de plus en plus détournées par des  associations s’opposant à la présence des animaux sauvages sur une piste

Le cirque Claudio Zavatta, qui séjourne en Chrente-Maritime à Lagord jusqu’au 22 novembre après d’autres, vient d’avoir toutes ses affiches dévoyées par l'association Animalsace. En effet toutes les affiches placardées ont été recouvertes par un large bandeau mentionnant : "Spectacle annulé pour maltraitance à animaux". Ce type d’action n’est pas nouveau en effet dans un passé récent une telle exaction est déjà arrivée aux Cirques Arlette Gruss, Pinder ou Medrano…

De plus déjà lors de son passage à Thonon-les-Bains, le cirque Claudio Zavatta avait été victime du même excès. Il a dû porter plainte, étant donné que de tels agissements portent gravement atteinte à la liberté du travail en détruisant une partie du matériel professionnel de ce chapiteau.

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