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Le bloc-notes de cirk75

Chronique au fil du temps et de la mémoire d'un circophile amateur

Quelques livres sur les clowns...

Publié le 20 Octobre 2015 par cirk75 dans Livres

Quelques livres sur les clowns...

Une liste d'écrits sur les clowns et les augustes à lire ou relire

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Dominique Denis, un érudit en arts clownesques

Publié le 19 Octobre 2015 par cirk75 dans Livres

Dominique Denis, un érudit en arts clownesques

Pour celles et ceux qui souhaitent lire des ouvrages signés Dominique Denis quelques livres à lire ou relire...

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Clowns de Cirque, Histoire mondiale des comiques de la piste

Publié le 18 Octobre 2015 par cirk75 dans Livres

Clowns de Cirque,  Histoire mondiale des comiques de la piste

De Gougou à Petit Gougou (voir blog04/10/2015), en passant de Dicky Usher tiré par des canards et naviguant sur la Tamise en 1809 dans une baignoire, à Bello Nock (voir blog07/03/2015) se balançant sur un trapèze accroché à un hélicoptère survolant la statue de la Liberté à New-York, ce livre retrace - en 166 pages et 500 illustrations en couleurs dont certaines sont totalement inconnues du public -, l'histoire, (dans un panorama presqu’exhaustif), des différents comiques qui ont foulé depuis 1768 les pistes des cirques.

Le casting de cet ouvrage est prodigieux, citons au fil de la mémoire : Joe Grimaldi (voir blog31/05/2012), Jean-Baptiste Auriol (voir blog30/04/2012), Foottit et Chocolat (voir blog12/05/2012), Boum-Boum (voir blog17/10/2011), Rhum (voir blog23/03/2011), Charlie Rivel (voir blog30/06/2012), Charlie Cairoli (voir blog17/03/2012), Lou Jacob (voir blog06/10/2013), les Fratellini (voir blog18/05/2015),Grock (voir blog16/05/2015), les Rudi-Llata (voir blog08/05/2011), les Bario (voir blog26/01/2011), George Carl (voir blog02/12/2014), Popov (voir blog03/02/2011), Achille Zavatta (voir blog17/05/2015) et beaucoup d’autres... il y a plus de 1000 artistes répertoriés dans ce livre paru aux Editions Arts des 2 Mondes (voir blog19/12/2010). Le tout commenté d’anecdotes, d'analyses et de précisions signés Dominique Denis l’auguste-historien au savoir circassien encyclopédique.

Véritable histoire mondiale des comiques de la piste écrit indispensable pour la bibliothèque d'un circophile. C'est un ouvrage à savourer lors des vacances de la Toussaint ; à mettre dans sa valise et à offrir car il peut évidemment être mis entre toutes les mains.

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Circopedia

Publié le 17 Octobre 2015 par cirk75 dans Divers

Circopedia

Encyclopédie virtuelle dédiée au cirque classique utilisant les mêmes principes que Wikipedia, a pour objectif d’offrir un contenu libre objectif et vérifiable à chaque internaute. Ce site pouvant être modifié, amélioré en ajoutant vidéos, biographies, essais et tout document se rapportant aux étoiles de la piste.

Initié en 2007 par le Big Apple Circus de New-York, financé par la Fondation Shelley et Donald Rubin (www.sdrubin.org), ce fond circassien utilise les possibilités qu’offre de nos jours internet pour permettre au public d’appréhender le cirque comme phénomène artistique et populaire, en utilisant la technologie d’archivages numérisées en libre accès.

En associant Dominique Jando (voir blog26/06/2012) un historien des arts de la piste de réputation mondiale pour l'aspect éditorial, à Charles Forcey un ancien directeur artistique associé du Big Apple Circus et propriétaire de Historicus.Inc pour le côté technique, Circopedia constitue une véritable révolution culturelle.

Circopedia

Animé par Dominique Jando ce web-site (www.circopedia.org) représente non seulement un incontestable progrès dans la conservation de la mémoire de la piste mais aussi un merveilleux outil qui convient aussi bien aux chercheurs qu'aux amateurs curieux et exigeants.

Notons que depuis son lancement en 2008, ces archives historiques numériques ont permis au Big Apple Circus de New-York de bâtir une image de conservateur des arts du cirque ce qui à la longue ne peut que renforcer son sérieux et son autorité dans le monde de la piste.

Dernier point Circopedia est en anglais, mais ce détail ne devrait pas être insurmontable pour un circophile curieux !

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Les sœurs Houcke

Publié le 16 Octobre 2015 par cirk75 dans Dompteurs

Les sœurs Houcke

Sarah et Karim Houcke, filles du célèbre dresseur Sacha Houcke Jr. et de la danseuse Judith Benson, sont issues d’une fort longue dynastie circassienne qui remonte au début du XIX° siècle et dont le fondateur a pour nom : Jean Léonard Houcke. La tradition familiale veut que les numéros présentés soient essentiellement équestres, jusqu’au jour où Gilbert Houcke, un des fils de Jean Houcke (voir blog11/10/2015) le grand-oncle de Karin et Sarah Houcke, a bouleversé ce bel ordre en devenant un belluaire réputé, une référence encore de nos jours dans le monde du dressage des tigres (voir blog13/12/2011). Dès leur naissance Karin, née en 1983 et Sarah née en 1977 grandissent dans le milieu du cirque et entourés d'animaux et bien entendu à la longue bon sang ne saurait mentir.

Les sœurs Houcke

C’est ainsi que dès 18 ans Sarah l’aîné présente des chameaux, des otaries, des éléphants et des exotiques tout en devenant responsable de la ménagerie au cirque Fliegenpilz. Ensuite elle va présenter, tradition paternelle oblige, des numéros équestres chez Ringling Bros and Barnum & Bailey, chez Roncalli, ou au cirque Educatif… et, à 22 ans elle va réaliser sa passion présenter comme son grand-oncle Gilbert des tigres, et pas n’importe où, dans la cage du cirque Ringling Bros and Barnum & Bailey. Quelques années plus tard elle viendra en France et on la verra en 2008 chez Arlette Gruss et en 2007 elle présentera les tigres de Hans Suppmeier au Cirque d’hiver de Paris.

Aujourd’hui Sarah, responsable du zoo du Cirque Medrano, est une des attractions vedettes de cet établissement. Cette jeune femme au charme indéniable impressionne par son calme et son autorité, elle n'a qu'un mot à dire, un geste à esquisser, pour faire bondir ou s'asseoir ses tigres au magnifique pelage rayé. Les Américains ne l’ont-ils pas surnommée The Tiger Whisperer, celle qui chuchote à l’oreille des tigres ?

Les sœurs Houcke

Heureusement pour leur père Sacha Jr. qui en aurait fait certainement une déprime car son truc à lui ce sont les chevaux, Karin la sœur cadette a préféré les équidés. Et à 17 ans comme sa sœur ainée chez Ringling Bros and Barnum & Bailey elle présente les zèbres et les chevaux. Et après avoir exercé pendant 12 ans son métier aux Etats Unis, depuis quelques années Karine est venu rejoindre sa famille française et sa sœur chez Medrano où elle propose la cavalerie et les exotiques ainsi que les animaux de la ferme. Si Sarah est plus connu, sa cadette, belle jeune femme blonde aussi, elle montre que quand on s’appelle Houcke le dressage est une seconde nature.

Quant aux 2 sœurs elles montrent au quotidien qu’elles savent allier prouesse et respect, complicité et amour des animaux.

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Gilles Margaritis (1912-1965)

Publié le 15 Octobre 2015 par cirk75 dans Artistes

Gilles Margaritis  (1912-1965)

Surtout connu comme producteur de la célèbre "Piste aux Etoiles" cultissime émission de la télévision, Gilles Margaritis commence sa carrière comme comédien. Il apparaît par exemple en camelot dans le dernier film de Jean Vigo : L'Atalante. Mais c’est surtout avec son complice de toujours Roger Caccia, de son vrai nom Roger Hector Cacciapuoti, qu’il connaît une notoriété européenne en proposant sous le nom de Chesterfield un sketch burlesque où ils sont deux musiciens fort chics à qui il arrive maints drames inconcevables avec un harmonium et une contrebasse. Dans les années 40 ils font partie d’une troupe d’excentriques dans une revue conçue par Margaritis et nommée Chesterfollies. Et comme dans les meilleurs crus il y aura plusieurs millésimes 42, 43, 44 et 56 … tous sur la piste du Cirque Medrano avec les meilleurs clowns de Paris de cette époque qui ont pour noms : Rhum (voir blog23/03/2011), Béby (voir blog15/042012), Achille Zavatta (voir blog17/05/2015), Dédé Gruss (voir blog23/05/2015), Pipo (voir blog10/10/2011), Maïss (voir blog02/06/2013), Alex (voir blog20/12/2011) sans oublier les sketchs comme La Ford en folie où apparaissent selon les années Jean Richard (voir blog22/11/2010) ou Pierre Tchernia (16/12/2014)

Gilles Margaritis  (1912-1965)

En 1962, il propose à l’Olympia music-hall, dont le patron est Bruno Coquatrix le premier imprésario des Chesterfield, une nouvelle mouture des Chesterfollies nommée: " Quel Cirque!!! "avec entre autres Michel Francini (voir blog11/03/2014), Mireldo (voir blog13/10/2015), les Brutos (un groupe de chanteurs loufoques où apparaissait un certain Aldo Maccione qui après fera une carrière d’excentrique) le chef d’orchestre de la Piste aux Etoiles : Bernard Hilda (voir blog05/06/2013), et bien entendu Roger Caccia.

Gilles Margaritis décédera 3 ans plus tard en 1965, et l'année suivante paraîtra aux Editions Solar un livre auto biographique nommé tout simplement : "La Piste aux Etoiles".

Gilles Margaritis  (1912-1965)

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En guise de conclusion revoyons ce concepteur de spectacle dans un sketch où il joue un musicien se préparant dans sa loge avant de rentrer en scène et, qui est fort harcelé par des fuites d'eau bien dévastatrices.

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Henri Chrétienneau dit Mireldo, un gentleman de la magie

Publié le 14 Octobre 2015 par cirk75 dans magicien

Henri Chrétienneau dit Mireldo, un gentleman de la magie

Connu sous plusieurs pseudonymes : Donax, De Max, ou De Max Mireldo avant de prendre définitivement le nom de Miraldo, nom sous lequel il fit des tournées avec le Cirque National ou celui des frères Francki (voir blog19/01/2011).

Magicien reconnu par ses pairs, ainsi en 1952 la Fédération Internationale des Sociétés Magiques (FISM) lui décerna son premier prix pour ses Grandes Illusions.

Homme curieux et étonnant magicien disposant d’une grande virtuosité il a assuré pendant de longues années au Théâtre du Musée Grévin les spectacles.

A la demande de Jérôme Medrano il acceptait de faire quelques fois des crochets par la salle du Bd. Rochechouard à Paris pour présenter ses meilleures illusions. On l’a vu ainsi à Médrano lors de l’Estival Circus59 où il avait comme partenaire sa propre fille Viviane qu’il faisait apparaître ou disparaître dans un chaudron suspendu au milieu des flammes.

Henri Chrétienneau dit Mireldo, un gentleman de la magie

En parallèle pour le Gala de la Piste, les illusionnistes d’un soir lui demandaient de leur régler un numéro pour cette soirée de prestige, et c’est ainsi que bien souvant à l’entrée des artistes il n’était pas rare de voir Mireldo, en tenue d’homme de piste surveiller du coin de l’œil le travail de son élève. Mireldo un nom qui fut repris pas sa fille qui présenta des numéros de magie sous le pseudonyme de Viviane Miraldo.

Henri Chrétienneau dit Mireldo, un gentleman de la magie

Une affiche où Mireldo apparaît sous le nom De Max Mireldo

Henri Chrétienneau dit Mireldo, un gentleman de la magie

Contrat entre Mireldo et le Cirque Medrano, avec la signature de Violette Medrano

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Antonio Meschi dit Tony Bario (1954-2007)

Publié le 13 Octobre 2015 par cirk75 dans Musique

Antonio Meschi dit Tony Bario (1954-2007)

Tony Bario, fils d’Alfredo Meschi dit Freddy et de son épouse Henny Sosman - qui avec Nello Meschi formèrent le second et très cultissime trio des "Bario" (voir blog26/01/2011) - développe très tôt un goût prononcé pour la musique. Il grandit au cirque dans l’ombre de sa célèbre famille, et vers huit ans avec son père apprend le saxophone pour à treize ans, accompagner "les Bario" lors de leur tourné avec le cirque Spirou (voir blog24/09/2013) dirigé par Jean Nohain.

Quittant le cocon familial, aimant le rock, le rythm’n blues, Tony se familiarise avec cette musique où les cuivres sont primordiaux et en 1970 il joue dans un groupe orchestral le "Royal Show", reprenant les succès de James Brown, Otis Redding ou Wilson Pickett.

Antonio Meschi dit Tony Bario (1954-2007)

Puis avec son complice de toujours Pierre Nouveau, (l’actuel chef d’Orchestre du Cirque d’hiver Bouglione), il crée le "Bario Show", duo exubérant de musiciens burlesques. Chef d'orchestre, instrumentiste, compositeur, arrangeur, fantaisiste musical, Tony tentera sa chance quelques temps dans la chanson et enregistrera chez Polydor et Philips. Puis il reviendra à ses premiers amours le saxophone jouant dans les soirées ou devenant musicien de studio (on peut notamment l’entendre sur l’album d’Hervé Cristiani : "il est libre Max").

Antonio Meschi dit Tony Bario (1954-2007)

En 1998 les Bouglione proposent à Tony Bario de recréer pour la réouverture du Cirque d’Hiver de Paris un d’orchestre digne de cette piste. C’est ainsi qu’il recrutera des instrumentistes célèbres qui forment encore à ce jour – et de très loin – le meilleur orchestre de cirque de France.

D’octobre 1999 à janvier 2007, au pupitre chez Bouglione, Tony Bario donne le meilleur de lui-même mais sans se prendre au sérieux, car chez lui l’humour est une seconde nature.

Malheureusement suite à une longue maladie Tony Bario décède le 26 avril 2007 laissant le souvenir d’un chef d’orchestre de très grande classe, sachant toujours mettre en valeur sur une piste, à l’aide d’une note ou un accord, l’instant crucial d’un numéro.

Antonio Meschi dit Tony Bario (1954-2007)

Tony Bario entouré des musiciens formant le Grand orchestre du Cirque d'Hiver en 2006.

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Norman Barrett, the english ringmaster

Publié le 12 Octobre 2015 par cirk75 dans M. Loyal

Norman Barrett, the english ringmaster

Ce seigneur de la piste a le cirque chevillé au corps, surnommé par le quotidien "The Observer" le "Ringmaster des Ringmasters", il est un véritable enfant de la balle né en 1935 d’un père directeur de cirque. Sa voie est toute tracée, et c’est ainsi qu’il débutera en 1956 au Robert Bros. Circus en présentant un numéro de chiens dressés. Puis il se produira en 1959 chez pour présenter des numéros de dressage de chevaux, de poneys ou d’éléphants, ou dans d’autres établissements comme l’hippodrome de Great Yarmouth, ou à l’Olympia de Londres. Succédant à son oncle Tony Yelding il est promu M. Loyal et tourne avec les Bertram Mills Circus jusqu’au moment de leur fermeture en 1964 pour le chapiteau et 1967 pour l’Olympia. Il part alors pour la Suède et travaille au Cirkus Scott, avant de revenir en Angleterre en 1966 pour endosser avec Harold Holt et pendant plus de vingt-cinq ans la redingote rouge et le haut de forme de moleskine de Monsieur Loyal au Blackpool-Tower-Circus (voir blog14/01/2011).

Norman Barrett, the english ringmaster

Non seulement il y sera un présentateur de tout premier ordre, mais il y présentera aussi des chevaux, des poneys ou des éléphants et servira de faire-valoir au célèbre clown maison Charlie Cairoli (voir blog17/03/2012). En 1977 il présentera sur cette piste son célèbre numéro de perruches qui depuis a régalé plusieurs générations. Les années suivantes ce sont les pachydermes de Mary Chipperfield (voir blog06/12/2014) qu’il proposera ou les poneys de Robert Bros. Lorsque Peter Jay reprend en 1983 le célèbre cirque de Blackpool, Norman Barrett est de la partie et est décrit tout simplement comme : "The Worlds Greatest Ringmaster". Il endosse aussi dans cet établissement la fonction de "Company Manager". Consécration suprême son visage orne la couverture du programme de 1990. Ce fut d’ailleurs son ultime année avec le Tower Circus lorsque les animaux en furent bannis.

Norman Barrett, the english ringmaster

En parallèle il présentera de 1976 à 1985 à la télévision britannique les "Circus World Championships" sorte compétition mondiale de numéros de cirque organisée en Angleterre, ce qui lui permit d’augmenter encore sa notoriété auprès de ses concitoyens. Puis il se produira au Superdome à Blackpool, au Belle Vue Circus, il traversera l’Atlantique pour participer à la tournée 98-99 du Big Apple Circus de New-York. En 2010 il sera décoré par la Reine de l’ordre de l’Empire britannique (MBE). Et l’année suivante il débutera avec le Zippo’s Circus un long bail de 16 ans en Ecosse et en Angleterre comme maître de piste de ce cirque voyageur.

Norman est resté plus de soixante-dix ans à divertir les gens et rien ne lui plaisait plus que d’être sur la piste d’un chapiteau. De nos jours il continue quelques fois à présenter son célèbre numéro de perruches, comme ici au Plus Grand Cabaret car il a toujours en lui la passion de la piste.

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Jean Houcke (1878-1973), un gentleman de la piste

Publié le 11 Octobre 2015 par cirk75 dans Animaux

Jean Houcke (1878-1973), un gentleman de la piste

D’origine suédoise, Jean Théodore Léonard Houcke, dit Jean Houcke avec ses deux frères, Lucien Jules Léonard et Eugene Victor Hippolyte Leonard "Dutis" se fit une belle réputation comme écuyer-jockey.

Il épousa en seconde noce en 1914 l’écuyère Marcelle Rancy, fille d'Alphonse et Jeanne Rancy-Bidel avec qui il eut 5 enfants : Maurice, Gilbert, Huguette, Sacha et Nadia, qui tous étaient doués pour la piste, avec une mention particulière pour Gilbert (voir 13/12/2011) un des plus célèbres belluaires de l’ère moderne.

Jean Houcke (1878-1973), un gentleman de la piste

Homme de cheval Jean Houcke en présenta de nombreux lors de sa longue carrière et ceux qui le suivirent relatent entre autres deux faits d’arme. En 1906 au "Nouveau Cirque" (voir blog08/12/2010) il créa une pantomime appelée "Les skis norvégiens" où l’on put voir un cheval patineur et en 1926 au "Cirque de Paris" (voir blog23/11/2011) il proposa "Une ruée sauvage" qui d’après Adrian ne manquait d’intérêt.

Jean Houcke (1878-1973), un gentleman de la piste

Jean Houcke en parallèle à cette carrière de Maître-écuyer fut aussi un grand de directeur de cirques, à Londres chez Bertram, puis en Scandinavie avec son propre cirque, à Amsterdam chez Carré (voir blog11/05/2012) succédant ainsi à Oscar Carré, l’Hippodrome de New York aux USA, situé sur la 6ème avenue, où Harry Houdini, le grand illusionniste, y fit disparaitre pour la première fois, un éléphant vivant. En France il dirigea le Cirque d’Amiens (voir blog09/05/2011) devenu Cirque Municipal Jules Verne de nos jours, celui de Bordeaux, de Rouen celui du Grand Palais baptisé "Cirque des Cirques" ou "Cirque Jean Houcke", auquel les combats de la Libération mettront un terme définitif et ruinera son directeur.

Jean Houcke (1878-1973), un gentleman de la piste

Suite à la Libération, il va laisser dans la mémoire des personnes qui l’ont côtoyé l’image d’un homme élégant, illuminant de sa présence les premières de Médrano ou la terrasse du Fouquet’s de Paris installé devant un Vittel-fraise. Il faut voir son œil s'illuminer quand passe devant lui une belle cavalerie. On le sent prêt à bondir sur la piste, à faire claquer sa chambrière. Grand amateur d’opéra et chantant sans se faire prier tous les rôles de La Traviata, il décède à 95 ans à La-Garenne-Colombe à la maison de retraite de la Fondation suédoise.

Ses proches descendants foulent toujours les pistes des cirques du monde entier, en effet cet aristocrate de la piste est le grand-père de Sacha Houcke Jr. (voir blog30/03/2011) et le bisaïeul de Sarah Houcke, eux-mêmes célèbres dresseurs….

Mais aucun des deux n'avait à l'origine pour ambition de faire du cirque. Sacha se destinait à l'hôtellerie, quant à sa fille Sarah elle penchait plutôt pour le tourisme. Mais bon sang ne saurait mentir, et ils sont de nos jours les derniers représentants de cette lignée Houcke-Rancy qui a fait les beaux soirs des chapiteaux!

Jean Houcke (1878-1973), un gentleman de la piste
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