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Le bloc-notes de cirk75

Depuis 2010, Chronique au fil du temps et de la mémoire d'un circophile amateur

Quelques documents sur les arts de la piste à mettre dans sa valise, en cette période de congés de la Toussant.

Publié le 19 Octobre 2019 par cirk75 dans Livres

Pour celles ou ceux qui ont quelques libertés pour les vacances d’automne,  n’oubliez pas d'emporter les revues "LE CIRQUE DANS l’UNIVERS" & "BRETAGNE CIRCUS" qui viennent de paraître.

En consultant la première on apprendra par exemple, tout sur les différents établissements ayant pour patronyme Zavatta, mais aussi sur les 160 ans du Trapèze volant ainsi que sur le couple constitué par Suzanne et Roger Marcailloy formant le duo aérien des Antinous.

La revue bretonne de son côté, qui elle paraît 5 fois par an, nous propose des critiques toujours pertinentes sur 9 spectacles dont ceux des cirques Knie et Krone et à chaque numéro, une présentation des spectacles parisiens et circassiens d’il y a 100 ans, textes signés par Dominique Denis.

Mais pour les circophiles qui préfèrent un bon gros livre de 250 pages avec moult photographies, signalons "Les cent ans du Cirque National Suisse Knie", un ouvrage disponible en allemand ou en français rédigé à partir des archives et des collections privées de la famille Knie avec notamment la liste des artistes et des numéros qui se sont produits dans cet établissement depuis 1919.

 

Enfin pour ceux qui préfèrent le numérique, les "Editions Arts des 2 Mondes" (voir 19/12/2010) et Dominique Denis proposent 125 documents rares sur le Cirque des Champs Elysée pour 5€. Alors pourquoi s’en priver…

Alors bonnes vacances et elles le seront avec ces documents...

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Un programme du Cirque des Cirques de 1948

Publié le 18 Octobre 2019 par cirk75 dans Cirques d'hier

Nous sommes dans l’après-guerre et plus particulièrement en 1948. Une couverture cartonnée de couleur verdâtre sur laquelle on peut lire encadré dans un liseré rouge :

Cirque des Cirques

AMAR Frères et Cie

Siège

120 Avenue des Champs Elysées

PARIS (8°)

PROGRAMME

Les 3 autres pages de cette couverture  sont vierges de toute indication, enserrent le programme  imprimé sur une seule feuille dont le papier a jauni avec le temps.

Comme le relate Dominique Denis dans son excellent livre "Les Cirques des Frères Amar" (Editions Arts des 2 Mondes), suite au départ de Shérif qui avait couté cher et à quelques placements hasardeux de Mustapha, les 3 frères  Amar (voir blog16/11/2010) relancent après-guerre leur piste.  Mustapha grâce à son entregent réussit à créer une société en commandite au capital d’un million deux cent mille francs qui se nomme  "Le Cirque de Cirques – Amar frères & Cie". Et c’est sous ce nom que nous est proposé ce spectacle 1948.

Au cours de ce programme où les numéros avec animaux sont importants, n’oublions les Amar sont issus d’une famille de belluaires, (l'aîné est dresseur de tigres, le cadet d'éléphants, le jeune de lions et Ali d'Ours blancs), on peut applaudir la Cavalerie et les Éléphants du cirque Amar.

Des Ours blancs et des Lions de l’Atlas sont présentés et dressés par le  dompteur maison Victor Saulevtch (voir blog25/03/2013).

Un autre Victor est au programme il s’agit de Victor Fratellini (voir blog05/10/2016) un des fils de Paul qui présente avec deux complices une entrée comique . Notons aussi la présence des Balans, une célèbre dynastie qui a donné de nombreux équilibristes sur cycle.  Sont également présents Miss Edith au trapèze, des perchistes Les Namedil Brothers, Les Bruno dans un numéro de force et de poses plastiques… et d'autres numéros dont je vous laisse le soin de voit, au total 24 attractions composent ce riche spectacle.

Quelques mois plus tard cet établissement allait rependre son célèbre nom sous lequel il allait devenir "le 1er cirque de France". Temps heureux, car malheureusement, tout comme Bouglione et Pinder, Amar a aussi cessé ses tournées.

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Une Exposition rend hommage au cirque Sabine Rancy

Publié le 17 Octobre 2019 par cirk75 dans exposition

Le musée du cirque de Vatan (voir blog21/05/2011)  accueille jusqu'au 31 décembre une exposition temporaire dédiée  au cirque Sabine Rancy (voir blog17/12/2015).  On y trouvera des costumes, affiches, photos, ouvrages et souvenirs des beaux jours passés sur les routes de France en compagnie de ce cirque aujourd’hui disparu et qui a été avec Amar, Bouglione, Pinder et Gruss une des 5 grandes enseignes du monde circassien français.

On pourra notamment se replonger dans le monde de la pantomime qui a fait les riches soirs de cette piste (voir blog02/09/2011))  avec des spectacles ayant pour noms :  Zorro en 1965, La Veuve Joyeuse en 1967, Féerie au Népal en 1968 ou Tarass Boulba en 1969…

Cette exposition permettra aussi à certains de découvrir le parcours de cette écuyère et directrice de Cirque que fut Sabine RANCY (1929-2010) et qui est aujourd’hui un peu oubliée.

Une Exposition rend hommage au cirque Sabine Rancy
Une Exposition rend hommage au cirque Sabine Rancy
Une Exposition rend hommage au cirque Sabine Rancy
Une Exposition rend hommage au cirque Sabine Rancy
Une Exposition rend hommage au cirque Sabine Rancy
Une Exposition rend hommage au cirque Sabine Rancy
Une Exposition rend hommage au cirque Sabine Rancy
Une Exposition rend hommage au cirque Sabine Rancy
Une Exposition rend hommage au cirque Sabine Rancy
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Le XVIII° Festival International du Cirque des Mureaux, met les animaux en vedette

Publié le 16 Octobre 2019 par cirk75 dans Festivals

Il y avait quelques années que je n’avais plus poussé jusqu’aux Mureaux, la date de ce festival généralement en février ne me convenait pas toujours. Or depuis 2017 les organisateurs ont eu la bonne idée d’abandonner le printemps pour l’automne et, à la vue de la programmation de cette année (voir blog10/10/2019) j’avais coché la date du dimanche 13 octobre pour m’y rendre. Et je dois dire que je n’ai pas regretté mon choix.

Enfin voilà un festival francilien où les animaux ne sont pas bannis et où ils ont toute leur place Pour la mairie Muriautine un spectacle de cirque sans animaux n'est pas concevable, aussi pour celles et ceux qui n’auraient pas compris le message, c’est le Maire en personne M. François Garay qui remet le 1er PRIX de la compétition à un jeune dompteur de 23 ans, le fils de Flavio Togni (Clown d'or), lui-même au programme avec sa cavalerie qui comme à son habitude fait merveille.

Devant la si la belle présentation des fauves de Bruno Togni, également récompensé par le convoité Prix du Club du Cirque, le belluaire a eu droit à une ovation digne d’une rock-star. Oui n'en déplaise aux animalistes, les spectateurs raffolent des numéros avec félins et aux Mureaux le public n’est pas idiot et il a bien compris, qu’il y a réellement une complicité et un respect mutuel entre Bruno Togni et ses 7 tigres et, non une imaginaire exploitation de l’animal par l’homme comme certaines sectes veulent nous le laisser croire. Comme dit Michel Vignier du Club du Cirque : "Présenter un festival avec animaux demande aujourd'hui un peu de courage. Le festival des Mureaux a osé et réussi à entraîner son public. Le cirque traditionnel est bien présent. Si les festivals poursuivent la tradition c'est toutes les formes de cirques qui en sortiront grandies."  Il n’y a rien à rajouter, tout est dit.

Mais quel contraste avec le festival du Val d'Oise (voir blog07/10/2019) qui une semaine plus tôt n’avait osé programmer qu’une horde chiens (au demeurant beau numéro) pour son spectacle fêtant ses 20 bougies. A Domont on a peur, on ne veut surtout pas avoir d’éventuelles rixes avec les animalistes surtout avant les élections municipales de l’année prochaine. Aux Mureaux on éduque les concitoyens aux vraies réalités de la piste. Un grand coup de chapeau aux organisateurs des Mureaux, qui comme l'on dit vulgairement "en ont dans le pantalon".

Mais revenons au programme de ce festival présenté par la britannique  Carrie Harvey (voir blog22/01/2019) qui depuis 4 années jargonne et écorche le français à merci mais, comme elle sait materner les artistes, elle s’est imposée à la longue comme la présentatrice de la plupart des manifestations circassiennes en France. Quant à l’orchestre "Le Circus Groove Affair" dirigé par David Fackeure (voir blog05/04/2019) et composé de 7 excellents musiciens, il sait faire du sur mesure pour habiller musicalement les numéros présentés.

Comme à l’accoutumé les Messoudi Brothers emmenés par Saïd le père, font comme à chaque fois (voir blogs14/01/2019 & 30/09/2019), avec leur double prestation (un quatuor de portées athlétiques & un trio de jonglage) un triomphe. Aux Mureaux ils repartent, non seulement le 2ème PRIX mais aussi le PRIX du Public.


Le 3ème PRIX est remis à la québécoise, Angelica Bongiovonni qui fait réellement corps avec sa Roue Cyr dans un duo à la fois poétique et très technique.

Les deux numéros aériens sont un peu décevants. Au trapèze à grand ballant Sandra Reichberger qui peut remercier sa longe et les Flying Matos (Trapèze volant) qui non seulement loupent le triple par deux fois, mais aussi le double passage. Le jury bonhomme leur octroie toute de même à l’une, le PRIX de la Fédération française des festivals de cirque  et au quatuor aérien, le 2ème PRIX Spécial du Jury & le PRIX des Conseils Municipaux Enfants et Jeunes.

En revanche on a revu avec grand plaisir Nicol Nicols, un fildefériste sûr et constant réussissant avec grâce et aisance des sauts périlleux arrière et avant. Il se montre un digne héritier de son oncle le Grand Tonino, Il reçoit un 3ème PRIX Spécial du Jury, mais le jury aurait pu être plus généreux avec cet artiste qui à chaque fois emporte l’adhésion du public et qui sait allier à la fois perfection et difficultés.

Complètent le programme Nata Galkina dans un original numéro d’antipodiste (PRIX Bretagne Circus) et les grandes illusions de Melvin Veltin qui entourés de deux donzelles reçoit le PRIX de la ville des Mureaux.

Enfin en vedette cette année, Totti (voir blog3/12/2013) avec sa petite famille (Charlotte son épouse et Charlie et Maxim ses fils) montre comme à chaque fois un entrain et une bonne humeur communicative. Le quatuor, pour qui le public a les yeux de Chimène, repart avec le 1erPRIX spécial du Jury.

Oui, Les Mureaux nous ont gratifié d'un fort beau festival où les animaux sont vraiment les rois. Deux expositions avaient aussi été organisées pour accueillir le public. On pouvait ainsi voir une belle collection de vêtements de clowns ainsi que des affiches de diverses cirques français et familiaux. Enfin l'Ecole du cirque des Mureaux était présente et proposait des démonstrations, pour inciter les muriautins à pratiquer eux mêmes les arts de la piste.

Les Mureaux une cité circassienne et qui le montre...

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Swing High (1932)

Publié le 15 Octobre 2019 par cirk75 dans Cinéma

Ce film documentaire de 10 mn produit par la MGM et réalisé par Jack Cummings, nous permet de revoir le merveilleux travail des  "Flying Codonas" formé par Edward, Lalo, Alfredo et Vera Codona, une famille de trapézistes ayant marqué l’histoire du trapèze volant.

Les prises ont été tournées dans un vaste hangar où sont suspendus les agrès et elles nous montrent le travail réalisé par Edward Codona lorsqu’il forme ses partenaires à cette discipline acrobatique et aérienne qu’est le trapèze volant. Et comme certaines scènes sont prises au ralenti cela nous permet de découvrir avec netteté toutes les phases de ce numéro volant. Le film se termine avec Alfredo Codona, la star du groupe, qui tourne avec aisance et élégance et tout en souplesse le mythique un triple saut périlleux, suivi d’une triple pirouette au retour, un exercice rarissime à cette époque, ainsi qu’un double les yeux bandés.

En France, ce film fut notamment projeté à Paris au cinéma Madeleine sous le titre "Les rois du Trapèze" et eut un bon succès. Il faut dire que ce groupe de volants était bien connu. Les "Flying Codonas", avaient fait les beaux soirs dans le berceau du trapèze volant, en 1926 au Cirque d’hiver celui de Gaston Desprez (voir blog25/03/2012). Dix plus tard en 1936 les 3 Codona qui foulèrent la piste du cirque Medrano (voir blog24/12/2016) avaient pour noms Clayton, Rose & Lalo. Ils partageaient alors la tête d’affiche avec les Fratellini. Lalo étant le dernier membre de la légendaire équipe de volants mais c’est Clayton qui réalisait le triple mais sans la grâce d’Alfredo, qui va se tuer le 30 juillet 1937 d’un coup de pistolet après avoir tiré cinq fois sur sa femme Vera.

Codona un nom à tout jamais associé à un numéro volant exceptionnel, mais aussi à une double tragédie, car nous n'avons pas évoqué Lilian Leitzel (voir blog19/10/2016).

Ce double drame a été l’occasion en 1940 de produire un film basé sur la vie d’Alfredo Codona. Cette œuvre cinématographique appelée "Les 3 Codonas"  a été réalisée par Arthur Maria Rabenalt et interprétée par René Deltgen , Ernst von Klipstein et Josef Sieber. Mais cela est une autre histoire

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Exposition : 13 m de diamètre "les temps du cirque"

Publié le 14 Octobre 2019 par cirk75 dans exposition

Depuis le  28 mars et jusqu’au  3 novembre 2019, au Centre d'Interprétation de l'Architecture et du Patrimoine d’Amiens situé 21, place notre dame se tient une exposition qui vaut le détour et qui porte un intitulé qui est à priori un peu énigmatique : 13 m de diamètre "les temps du cirque"

Mais pour un amateur de cirque la dimension 13 mètres lui rappelle que partout dans le monde, la piste centrale respecte uniformément et inlassablement les mêmes proportions. Et quel que soit l'édifice qui l'abrite, qu'il accueille 500 ou 5 000 spectateurs, la surface réservée à la piste sera toujours la même : invariablement 13 m de diamètre. Cette valeur immuable est la conséquence d'une nécessité professionnelle. Pour la réussite et la régularité de leurs exercices, les artistes circassiens ne laissent rien au hasard  et pour cela ils doivent retrouver n'importe où la même précision dans l'espace, la même dimension observées, d'où ces 13 m de diamètre.

Cette exposition en mettant en avant cet immuable diamètre, invite à une déambulation rêveuse en convoquant non seulement les souvenirs d'enfant mais aussi  interroge sur la vision du cirque d'aujourd'hui et de demain en conjuguant géométrie, architecture et couleurs en proposant des regards croisés sur l’histoire du monde de la piste.

Et cerise sur le gâteau  le Centre d'Interprétation de l'Architecture et du Patrimoine d’Amiens propose en miroir une sélection d'œuvres issus d'horizons parfois très différents de la riche collection de Jacob-William (voir blogs 05/10/2019 & 28/03/2013) ainsi que de précieuse images d'archives liées au cirque d'Amiens (voir blogs 30/01/2019 & 09/05/2011).

Alors comme les congés de Toussaint arrivent, Amiens, son cirque Jules Vernes (voir blog22/03/2015), son Exposition 13 m de diamètre "les temps du cirque mérite un détour...

Pour tout renseignement : +33 3 22 22 58 97

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Olivier Taquins, le mime automate des frères Taquins.

Publié le 13 Octobre 2019 par cirk75 dans Clowns

Né e 18 novembre 1955, fils d'un homme d'affaires et d’une mère femme au foyer, aussi rien ne prédestinait ce natif de Jemappes en Belgique, à devenir une vedette internationale. D’autant plus que dans un premier temps Olivier Taquins embrasse une carrière d’éducateur pour enfants handicapés. Il faut dire qu’au cours de sa formation, il suit un stage de mime pour mieux communiquer avec les gamins, avec qui il va monter ses premiers spectacles. En parallèle, ayant de bonnes dispositions pour la pantomime, il va se produire lors de fêtes de mariage, d’anniversaire, ou dans des manifestations festives ou publicitaires. Cela va lui permettre de se construire non seulement un répertoire mais aussi un personnage, un Pierrot lunaire un peu dans le style de Marcel Marceau ou du mime Debureau. En 1983, alors qu’il se produit dans un séminaire d’entreprise il se présente en automate prenant le pouvoir sur l’homme, gros succès à la clef.

L'été suivant pour financer ses vacances à Saint-Tropez, il décide de se produire dans les rues de la cité varoise. Travaillant quotidiennement au contact du public, Olivier commence à développer les grands axes de ce qui allait faire son succès : l’automate amoureux. De retour à Bruxelles, il va continuer à se produire dans les rues, sous l'œil critique de son frère, Laurent, qui va devenir son partenaire endossant le rôle du technicien en charge de veiller au bon fonctionnement de l'automate.

Nous sommes en 1984, et les deux frères vont continuer à travailler ensemble pendant 3 années. En 1988, sur la recommandation d’un ami, Olivier Taquins envoie sa candidature pour participer au Festival Mondial du Cirque de Demain. Avec Elliot Jenicot, ancien éducateur et futur pensionnaire de la Comédie Française, le nouveau partenaire d'Olivier, les Frères Taquins à leur grande surprise se voient décerner sous les ors du cirque d’hiver une des quatre médailles d’or octroyées lors de la 11ème édition. Ils sont avec un jeune russe Sergeï Kotsoba, selon Dominique Mauclair (voir blog14/012014) "les chocs de l’édition de 1988" .Bien entendu suite à ce succès les agents ou directeurs de cirque présents leur font signer des contrats qui leur ouvrent les portes à une prestigieuse carrière. On les voit notamment au Cirque Knie, au Zircus Roncalli, au Cirque d’hiver, au Big Apple Circus…

Outre cette médaille d'or Olivier, avec ses différents partenaires (Elliot Jenicot 1987-1990, Olivier Deschaveau 1990-2002, Ramon Hopman 2002-2007 ...) qui se sont succédés, Olivier Taquin a reçu en 1999 le Prix de la presse au Festival du Clown d’Ostende, en 2001 le Golden Clown Nose au Festival du Clown de Copenhague et en 2007, le Clown de bronze lors du festival international du cirque de Monte-Carlo.

En parallèle et depuis quelques années Olivier, lorsqu’il ne se produit pas, propose des stages de mime ou de comédie visuelle. Il devient à son tour un passeur en art de la pantomime, en partageant son expérience avec de jeunes artistes dont certains sont depuis devenus célèbres : Les Petits Frères (acrobatie), Les Sœurs Pillères (voir blog02/12/2018), Jean-Pierre Blanchard (peintre), Elastic (voir blog07/05/2017), Gromic (comédie), Sarah Schwarz (fildefériste), Benjamin et Elodie (main-à-main) ou Jerry Pilar (laser), 

 

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Au cirque Médrano (1905 ?)

Publié le 12 Octobre 2019 par cirk75 dans Art

Nous avons déjà évoqué avec "L'écuyère et le Clown au cirque Medrano" (voir blog06/04/2019) l’attrait que le peintre Kees Van Dongen (1877-1968)  avait pour ce cirque des peintres (voir blog30/12/2015). Voici une autre œuvre de cet artiste néerlandais naturalisé français, une huile (49,5 x 65 cm) signée en bas à droite, intitulé au revers "Au cirque Medrano" toile provenant d’une collection privée.

Notre œil est spontanément attiré par le corps blanc-gris du cheval sur lequel une pulpeuse écuyère enveloppée dans une trousse rouge et emprisonnée dans un halo écarlate, exécute quelques acrobaties sur la croupe d'un animal caracolant. La cavalière captive le regard du nombreux public, spectateurs à peine ébauchés, dans la brume jaune qui coiffe le tout et qui fait le pendant avec la sciure brune de la piste.

Ce tableau, bien dans la tendance fauviste avec comme on le voit une débauche de couleurs explosives, a été réalisé lorsque Van Dongen résidait entre 1905 et 1907 au Bateau-Lavoir, une cité d’artistes de la butte Montmartre. Le peintre n’avait alors qu’à descendre la butte pour se rendre Bd. Rochechouart, lieu où était situé ce cirque parisien. Et il trouvait à Medrano tous les modèles (les clowns, acrobates ou écuyères) lui permettant de réaliser ses nombreuses toiles ayant pour thème les arts de la piste. Témoins ces autres œuvres intitulées "Le Clown", "Caoutchouc au cirque Medrano", " Ecuyères du cirque Medrano", "L’équilibre" ou  en vidéo "Les artistes de cirque".  

 

Au cirque Médrano (1905 ?)
Au cirque Médrano (1905 ?)
Au cirque Médrano (1905 ?)
Au cirque Médrano (1905 ?)

Kees van Dongen, comme tant d’autres fut un peintre circophile et cette partie de son œuvre n’est peut-être pas la plus connue…

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Un programme du Cirque d’hiver de 1944

Publié le 11 Octobre 2019 par cirk75 dans Cirques d'hier

Pendant la seconde guerre mondiale comme on l’a déjà évoqué (voir blog04/12/2010) les cirques en France, en zone libre comme en zone occupée, continuaient à proposer des spectacles de qualité, témoin ce programme présenté à Paris au Cirque d'Hiver.

En lisant le programme papier imprimé sur une seule feuille, (à cette époque il y a des restrictions et le papier est rare), on peut remarquer que le spectacle est composé outre de Sampion II Bouglione, un des 4 frères Bouglione (voir blog25/12/2014) présentant 4 chevaux pie puis, en seconde partie un groupe de chevaux en liberté, des Jeunes Bouglione les enfants des 4 frères. Complétaient le programme le Trio Pauwel dans leur numéro acrobatique et des poses plastiques (voir blog11/02/2012), les Donald  (acrobates burlesques), Donios qui présentait ses chiens dressés, les Norbertys dans des équilibres sur échelle ainsi que les célèbres équilibristes du Trio Dallys. En vedette aussi on pouvait applaudir un duo efficace formé par Alex (voir blog20/12/2011) et Zavatta (voir blog17/05/2015) surnommés les "Rois du Rire", c’est fou ce que les "Rois du Cirque" aimaient utiliser ce terme royal. En première un autre duo formé par Nino et Mimile (voir blog11/10/2011) proposait aussi une entrée comique.

Notons aussi sous les noms des artistes, les abris dans lesquels les spectateurs devaient en cas d'alerte se réfugier. Ce lieu comme on le lit, dépend de la place indiquée sur son ticket, d’ailleurs comme il est mentionné, "en cas d’alerte il faut conserver ses billets" pour accéder au refuge.

A cette époque aucun fauve ou éléphant n’était encore revenu sur la piste, aussi pour faire oublier le manque de félins, un lion menaçant comme il se doit, apparaît sur la couverture du programme pour essayer de combler ce vide. 

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Le XVIII° Festival International du cirque des Mureaux

Publié le 10 Octobre 2019 par cirk75 dans Festivals

Une semaine après Domont (voir blog07/10/2019), les circophiles franciliens ont rendez-vous les 12 et 13 octobre 2019 dans les Yvelines, aux Mureaux la ville de la fusée Ariane, pour un applaudir sous le chapiteau dressé dans le Parc du Sautour un séduisant programme présenté par Carrie Harvey (voir blog22/01/2016) et  musicalement habillé par l'orchestre de David Fackeure (voir blog05/04/2019).

Aux Mureaux, les animaux ne sont pas absents, ce qui est rare en ces temps où les animalistes font flèches de tout bois. En effet outre La cavalerie de Flavio Togni, la manifestation muriautine propose d'applaudir les magnifiques fauves de Bruno Togni.

Complétera ce spectacle la spécialiste en Roue Cyr Angelica Bongiovonni, les grandes illusions présentées par Melvin Velting. Les Messoudi Brothers comme à leur habitude présenteront deux numéros fort différents de jonglage et d’équilibres, au trapèze volant les Flying Matos,

Notons aussi la présence du fildefériste Nicol Nicols, de la trapèziste Sandra Reichenberger du CNAC de Chalons en Champagne et de l’antipodiste Nata Galkina représentant le Lido de Toulouse.

Et côté rire Totti (voir blog30/12/2013) et sa famille seront de la fête.

Qui dit festival, dit jury, qui sera présidé cette année par un grand circophile Thierry Outrilla, directeur de scène du Moulin Rouge de Paris.

En somme un bon spectacle circassien en perspective, d’autant plus que les prix des places vont de 6 à 20€ c’est dire que le tarif est raisonnable et populaire.

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