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Le bloc-notes de cirk75

Chronique au fil du temps et de la mémoire d'un circophile amateur

Jean-Baptiste Auriol (1806-1881)

Publié le 30 Avril 2012 par cirk75gmkg dans Clowns

AUriolJB.JPGParmi les artistes qui ont fait la légende du cirque, Jean-Baptiste Auriol a une place à part car il peut être considéré comme le premier clown français. Né à Toulouse comme Léotard, (l’inventeur du trapèze volant), issu d’une famille de danseurs de corde, son père avait été clown-sauteur puis directeur du Théâtre du Capitole et sa mère une amazone reconnue. Auriol reçut une formation très complète d’acrobate, de jongleur et de voltigeur équestre. En 1815 il monte à Paris où il s’impose au Cirque Olympique du boulevard du Temple dirigé par Franconi. Sauteur extraordinaire, acrobate exceptionnel, vêtu d’un costume d’arlequin et coiffé d’un petit bonnet à clochettes, petit, un peu replet, mais fait au moule, avec une physionomie intelligente, un masque comique et des gestes pleins de grâce, il faisait admirer, dans ses étonnants et périlleux exercices d'équilibre, une force, une souplesse, une adresse vraiment merveilleuse. Un de ses exercices favoris consistait à poser un certain nombre de bouteilles sur une table, comme des quilles, en marchant dessus, les couchant l'une après l'autre avec son pied jusqu'à la dernière, sur laquelle il se tenait en équilibre, sans les faire tomber par terre, puis les relevant de même et courant légèrement de l'une sur l'autre comme s'il eût été sur le plancher le plus uni. Ou bien encore il arrivait chaussé de petites mules, se plaçant au milieu de la piste, se dégageant de ses mules en faisant un saut périlleux, pour retomber les pieds dedans.

Auriol.jpgLa vogue s'empara du nom d'Auriol, et c'est avec raison que l'on peut dire de lui cet aphorisme latin :

-quid levius pluma ?  pulvis  (Quoi de plus léger que la plume ? - la poussière ! )

-quid pulvere ? – ventus  (Quoi de plus léger que la poussière ? - le vent ! ) 

-quid vento ? - Auriol   (Quoi de plus léger que le vent ? - Auriol ! )

Auriol2.jpgThéophile Gauthier disait de lui : «c’est le clown le plus spirituel et le plus charmant qu’on puise imaginer. Les singes sont boiteux et manchots à côté d’Auriol ; les lois de la pesanteur paraissent lui être complètement inconnues ; il grimpe comme une mouche le long des parois vernissées d’une haute colonne ; il marcherait contre un plafond, s’il le voulait ; s’il ne vole pas, c’est par coquetterie. Le talent d’Auriol est une merveilleuse souplesse ; il est encyclopédique dans son art ; il est sauteur, jongleur, équilibriste, danseur de corde, écuyer, arteur grotesque et à toutes ces qualités, il joint des forces prodigieuse. C’est un Hercule mignon avec des petits pieds de femmes, des mains et une voix d’enfant. Il est impossible de voir des muscles mieux attachés, un cou plus athlétique, une structure plus légère et plus forte ; le tout surmonté d’une tête jovialement chinoise, dont la seule grimace suffit pour exciter l’hilarité de toute la salle. (Histoire de l’art dramatique en France depuis 25 ans)

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Ernest Molier & Blanche Allarty

Publié le 29 Avril 2012 par cirk75gmkg dans Personnalités

 

ErnestMolier.JPGErnest Molier gentilhomme de la piste, en plus de gérer le cirque d’aristocrates qu’il avait aménagé dans son manège jouxtant son hôtel particulier parisien (voir blog 27/04/12) et décoré à partir d’éléments provenant de l’hippodrome de l’Alma (voir blog17/12/10) présenta de nombreux numéros équestres. Parmi les chevaux qu’il monta, l’un d’eux réalisait un pas espagnol tout en en frappant en mesure de ses sabots antérieurs sur un grand tambour fixé sur une voiturette le précédent et tractée par deux jeunes clowns. Mais le cheval le plus spectaculaire que Molier présenta  fut certainement Germinal cheval qui à l’aide d’un pinceau dans sa bouche écrivait des lettres sur un tableau placé devant lui Auteur aussi de nombreux ouvrages sur l’art équestre, Ernest Molier était un homme dont la science équestre faisait autorité ce qui lui permit d’être nommé Directeur artistique de l’hippodrome du boulevard Clichy lors de son ouverture. en 1900.

BlanceAllarty.JPGSon épouse Blanche Allarty écuyère de grand talent démontra aussi des aptitudes exceptionnelles pour le dressage et l’équitation ce qui lui permit de se faire applaudir dans les plus grands cirques français ou étrangers. Aussi habile en haute école qu’en voltige, Blanche Allarty dressa en amazone ou à califourchon de nombreux chevaux et à, tous les niveaux de difficultés, que ce soit au piaffé, au passage, en avant ou en arrière, au pas et au trop espagnol, aux changements de pieds au galop, au galop sur trois jambes, voire même à la courbette ou à la cabriole.Elle eut notamment un cheval, nommé d’Artagnan, qui exécutait la cabrade absolument droit et une magistrale cabriole appelée à l’époque le «saut plané sans obstacle». Ce cheval sautait même sur place à la corde tenue par son écuyère, ce qui n’était pas particulièrement facile pour une femme en amazone.

Ernest Molier & Blanche Allarty, un couple voué à l’art du dressage.

 

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Le Circus Variétés Menier 1885

Publié le 28 Avril 2012 par cirk75gmkg dans Cirques d'hier

Circus Variétés MenierL’éclat et le renom du cirque d’aristocrates  Molier (voir blog27/04/12), incita d’autres amateurs fortunés à se lancer dans la même aventure. Ainsi Albert Meunier, petit fils de Jean-Antoine Menier, (le fondateur à Noisyel de la célèbre chocolaterie Menier), contrarié de ne pas avoir été invité à une représentation du cirque créé par Ernest Molier, décida de fonder son propre établissement le Circus Variétés Menier.

Circus-Variété-MenierLe 28 février 1885 il convia le Tout-Paris pour un spectacle équestre, dans l’hôtel particulier de la famille situé à Neuilly-sur-Seine au 53 boulevard Eugène. La salle était composée d’une arène entourée d’une galerie où se tenaient les élégantes, tandis que les messieurs en redingote et haut-de-forme occupaient les sièges autour de la piste, le tout, fait exceptionnel pour l’époque, éclairé à l’électricité. Après la représentation, comme il était de coutume à cette époque lors d’une réception mondaine, les 300 convives étaient conviés à un souper, suivi «noblesse oblige» d’un bal.

Circus Variétés MenierIl reste peu de documents relatant l’existence du cirque créé par Albert Menier, heureusement les sœurs Vesques (voir blog07/03/11) ont laissé quelques dessins représentant Melle Miraflor au Circus Variétés Menier.

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Le cirque Molier (1880-1933)

Publié le 27 Avril 2012 par cirk75gmkg dans Cirques d'hier

 

Cirque-Molier.jpgErnest Molier fonde en 1880 un cirque privé dans l'Hôtel qu'il avait fait élever auprès du Bois de Boulogne, 6 rue Bénouville à Passy. Lors de deux représentations annuelles, qui s'imposent pourtant comme un must de la saison parisienne, se mêleront sur la piste artistes et aristocrates. Cette participation des héritiers de grandes familles au spectacle fera d'autant plus scandale que le public y est constitué de lors de la première représentation de femmes du monde, et pour la deuxième représentation de demi-mondaines. Mais c'est surtout la participation active des héritiers de grandes familles au spectacle qui est âprement discutée.

Circus-Molier-EquestrienneLes journaux verront dans ces aristocrates, artistes amateurs, ferraillant, jouant les acrobates et les écuyers, mêlés aux femmes du demi-monde, aux gommeux et gommeuses, aux « filles » et autres « acteuses » de la noce parisienne, un signe de décadence morale et politique à une époque où les débats sur la dégénérescence de la race battent leur plein. Ainsi se côtoyaient, un baron, un comte, un La Rochefoucault, une Mme Pipelet ou une Mlle Rivolta dit « Petit Louis ». Molier faisait une place de choix aux exercices équestres et aux belles amazones, telle la troublante Blanche Allarty, élève puis épouse du fondateur de ce cirque pour aristocrates.

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L’Acrobate (1940)

Publié le 26 Avril 2012 par cirk75gmkg dans Cinéma

acrobate1.jpgFilm de Jean Boyer, tourné en 1940 dans lequel Fernandel (Ernest Sauce), maître d'hôtel au "Cochon d'Argent", prête de l'argent à son patron, un passionné de courses. Un soir, devant un client soi-disant amnésique, il doit faire appel à la police et, pour ne pas être frustré du montant du repas, l'accompagne au dépôt. Lassé de Pauline sa maîtresse qui l’ennuie, il a l'idée de simuler, à son tour, l'amnésie et c'est le début de nombreuses péripéties qui l'amèneront bientôt à être reconnu par de nombreuses personnes et au bout desquelles il finira comme acrobate au Cirque Medrano. Ce film a un double intérêt pour un circophile, car non seulement il est en partie tourné à Medrano mais on peut voir les Zemganno  démontrant l’excellence de leur style dans le seul film qu’ils ont tourné.

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Les musiques de la piste d'hier ou d'aujourd'hui

Publié le 25 Avril 2012 par cirk75gmkg dans Musique

  CircusMarche

Comme tout spectacle, le cirque utilise sa propre musique, qui pendant longtemps a été fort proche de la musique militaire. N’en soyons pas surpris car à l’origine les arts de la piste, créés en Angleterre entre 1768 & 1770 par un sergent-major de cavalerie Philip Astley, rendu à la vie civile, a eu pour objectif de proposer sous forme de spectacle, des manœuvres militaires auxquelles étaient adjointes des prouesses acrobatiques, puis vinrent les funambules, les pyramidistes, les montreurs d’animaux, les clowns…Il semble donc normal qu’à l’origine ce sont des marches militaires qui sont jouées par des orchestres, sorte d'orphéon constitués de 6 à 10 instruments parmi lesquels les cuivres et la batterie tiennent la vedette.

AmarDans les années 60 à 80, il était impensable qu'un cirque qui compte n'ait pas «Une Marche» portant son nom, on peut citer ainsi:

         La Marche du Cirque Amar (Desbois & Rancurel)

         La Marche du Cirque Bouglione (Migiani & Renaldo)

         Au Cirque d’Hiver (Jay & Balzano)

          La Marche du Cirque Pinder ou aujourd’hui, Pinder Circus (Adison & Bouvard)

         La Marche du Radio-Circus (Kubnick,Max & Glanzberg)

RadioCircusMarche Il en était de même pour les principaux cirques européens. On pouvait entendre chez Knie «Circus Knie Circus» de Dumont, chez Krone composé par Reto Parolari «Krone Ouverture», chez Nock, «Nock parade» composée par Bramestruler & Niderman, chez Renz «Cicus Renz» de Peter, ou chez Sarrasani, «Sarrasani March» de Casar & Sesso. N’oublions pas pour être complet «Barnum-Circus» de Vandair & Charlys. De nos jours ces marches sont rarement jouées, une exception, le Cirque Roncalli dont l’orchestre reprend à chaque représentation une composition de son chef Georg Pommer : «Viva Roncalli ».

BarnumCircusAujourd’hui au niveau de la musique de cirque deux conceptions se font jour, soit des musiques originales et composées pour le spectacle (Cirque du Soleil, Arlette Gruss..), soit un orchestre reprenant des arrangements à partir de succès du hit parade, intercalés avec des bandes magnétiques, car les artistes utilisent malheureusement, de plus en plus de la musique enregistrée. Le pompon revient certainement au Cirque Pinder qui ne diffuse que de la musique enregistrée et, c’est vraiment dommage car un orchestre a toute sa place dans un spectacle de Cirque et aucun spectacle dit vivant ne peut commencer sans un orchestre visuel 

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Edmond-Amédée Heuzé (1884-1967)

Publié le 24 Avril 2012 par cirk75gmkg dans Art

Heuzé(4)Si le nom d'Edmond Heuzé est aujourd'hui presque oublié, il n'en demeure pas moins l'un des peintres du cirque les plus authentiques et les plus sincères, tant il était fasciné par ce milieu. Né d'un père un ancien militaire, puis gardien de la paix et d’une mère chemisière, le jeune Edmond voit ses parents divorcer. Sa mère se remarie en 1897 avec Emile Heuzé et la famille avec les enfants du premier mariage s'installe à Montmartre. Le jeune Edmond, qui a pour patronyme de naissance Letrouvé, devient, à 14 ans, pour tous, le fils Heuzé. Dès son certificat d'étude en poche, il quitte le domicile familial et parcourt les sentiers de la Butte Montmartre en compagnie de son camarade André Utter. Graines de peintre, ils s'exercent déjà sur le motif depuis quelques années et plus tard Heuzé évoquera ses premiers exploits: les romantiques pochades de paysages peintes au son des doux flonflons du Moulin de la Galette sous l'œil de Kiki de la Goutte d'or, le caïd de l'endroit.

 
Heuzé(2)Dans les années 30 il écrit "Monsieur Victor ", roman inspiré non pas de sa vie, mais de celle, peu orthodoxe, de son père biologique, l'ancien gardien de la paix Letrouvé, prénommé précisément Victor... A Montmartre, le jeune Edmond couche sous les portes cochères, sur les tas de sable. Usé par la rue, il oublie quelque temps son amour de la peinture pour gagner sa vie comme danseur dans la troupe du Moulin Rouge. Il fera ainsi le tour du monde avec eux et pratiquera mille autres métiers avec un sens de la débrouillardise peu commun.


Heuzé(1)Sa rencontre avec le mime Farina sera primordiale, car c’est lui qui lui fera découvrir le Cirque Medrano (voir blog07/04/11) où il travaille. Fasciné par le monde de la piste, Heuzé y passe ses soirées et au-delà, où se produisent clowns, acrobates, et écuyères…Heuzé pénètre dans les coulisses et y découvre le contraste saisissant entre le comique de l’artiste et la tristesse de l’homme. Dès lors il ne quittera plus ce monde et lorsque le cirque partira en tournée, il accompagnera à travers la France la troupe de ville en ville.Il épousera Nina Bacquet la Directrice du Cirque Medrano, scellant définitivement son attachement aux gens du voyage. A travers ses nombreux tableaux sur le thème du Cirque, ce sont tous les acteurs de la piste qui y défilent: le mime Farina, le clown Chocolat (voir blog12/02/12) les Fratellini, Porto et tous ceux qui ont partagé son existence au hasard des tournées. Et ce n’est pas la piste illuminée de qu’il représente mais ce qui se passe de l’autre côté de la gardine, le maquillage, la cigarette fumée entre deux numéros.


Heuzé(3)En 1930 Heuzé  expose sa série sur le cirque à la galerie Chiron où il remporte un succès inespéré. Et le portrait du mime Farina lui vaudra le prix Paul Guillaume et sera acheté par la Ville de Paris. 


 

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Les frères Ringling

Publié le 23 Avril 2012 par cirk75gmkg dans Franc-Maçonnerie

 

Ringlings.jpgRingling HenryLes frères de Ringling qui étaient au nombre de 7 se prénommaient Alfred, John, Albert, Charles, William, Otto et Henry et représentent un des plus grands noms du monde du cirque. Doublement frères car ils étaient franc-maçons et faisaient partie de la Baraboo Lodge n°34, à l’Orient de Baraboo dans le Wisconsin. On garde d’eux le souvenir de personnes respectées et réputées pour leur honnêteté, tant par leurs frères que par le public. Aujourd’hui il est possible d’admirer à Baraboo, le célèbre Circus World Museum où on peut voir la célèbre collection de chariots et de chars de parade authentiques et tous restaurés dans les moindres détails, avec une forte symbolique attachés à chacun d’eux. Mais si on doit en retenir un, le Char du Cygne et de la Musique (Swan Bandwagon) qui à l’origine était tiré par huit chevaux et qui pouvait recevoir jusqu’à 18 musiciens est à lui seul un objet rempli de symboles.

SwanBandwagon.JPGLa riche symbolique du cygne s’accorde bien au spectacle de cirque. En premier le cygne est un oiseau immaculé et symbolise toute la pureté, toute la sincérité que l’on vient chercher au cirque, le cygne représente aussi l’idéal de perfection que recherche les artistes de cirque. Le cygne est un animal libre, on ne peut l’enfermer ou le contraindre, à l’instar des artistes de cirque qui se veulent aussi libre. Le cygne, oiseau immaculé, incarne tantôt la lumière solaire, celle du jour, tantôt la lumière lunaire et femelle, celle de la nuit. Il devient parfois androgyne en assumant la synthèse des 2.Pour Bachelard, l'image du cygne est hermaphrodite. Le cygne est féminin dans la contemplation des eaux lumineuses et il est masculin dans l'action. Mais le plus souvent il incarne la lumière mâle et fécondatrice, la lumière solaire. Mettre des cygnes sur un char de parade paraissait donc naturel à ces franc-maçons que furent ces rois du cirque, qui sont reconnus comme tels dès 1889. Et ce n’est que 1907 qu’ils rachètent leur principal concurrent Barnum & Bailey. Et même si aujourd’hui les actuels dirigeants n’ont plus rien à voir avec cette famille ce cirque à ce jour une référence dans le monde de la piste mondiale. (avec la complicité de Jihel) 


 

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Charles Kiffer 1902-1992

Publié le 22 Avril 2012 par cirk75gmkg dans Affiches

Médrano39Charles Kiffer est très tôt immergé dans le monde de l’art, grâce à une mère pianiste et à un père tailleur travaillant pour de nombreux comédiens. Tout en fréquentant à Paris l'Ecole Nationale Supérieure des Beaux-arts de Paris, Kiffer se met à croquer ou à caricaturer les artistes, ainsi pour son propre plaisir, il dessine en 1928 le portrait de Maurice Chevalier qui, conquis, lui confie la réalisation des affiches de ses spectacles. Être l’affichiste du grand Maurice lui ouvre largement la porte du monde du spectacle, et c’est ainsi qu’il réalise les visuels de Georges Guétary, Charles Trénet, Edith Piaf, Yves Montand, Rina Ketti, Gaby Morlay…Dans les domaines du cirque Jérome Medrano lui demande en 1939 de créer la couverture du programme où est donné la pantomime "Le fils de Buffalo-Bill", en même temps Alex, Porto, Rhum font appel à son talent.

RCircus1953.jpgPendant le Seconde Guerre mondiale, l'artiste, mobilisé dans la région de Rouen, a pour mission de repeindre et de camoufler les avions français. Puis une fois le conflit achevé il retourne dans le monde du spectacle où il est l’auteur des affiches pour de nombreux chanteurs comme, Gilbert Becaud, Annie Cordy, les Compagnons de la Chanson. En parallèle il réalise aussi pour le Radio-Circus (voir blog14/02/12) la campagne de communication de la tournée 1953 où se produit le célèbre animateur radiophonique Zappy Max (voir blog13/03/11).

zappyMax2.jpgArtiste à la production importante, plus de soixante-cinq ans après sa première affiche, il continue à travailler dans son atelier de l'île Saint-Louis à Paris où il aime recevoir ses amis et les grands artistes contemporains. En 1990 le Centre de l'Affiche de Toulouse lui rend hommage en réalisant de son vivant une exposition de ses affiches. Puis il ralentit sa production et le lundi 20 janvier 1992 Charles Kiffer s'éteint à son domicile parisien.

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Umberto Guillaume dit Antonet (1872-1935)

Publié le 16 Avril 2012 par cirk75gmkg dans Clowns

 

Antonet.jpgDoté d’une autorité naturelle, élégant avec une pincée de préciosité, jouant volontiers le bel indifférent, Antonet  avait une allure lointaine voire hautaine avec de la condescendance qui pouvait être assimilée à de la commisération proche de la moquerie. Loin de s’effacer lors des blagues de son auguste, il tenait toujours à être le meneur de jeu sur la piste. Cette façon d’être, venait du fait qu’au début de sa carrière Antonet avait joué l’auguste, d’où peut être sa soif de revanche sur ses années de jeunesse, pendant lesquelles, enfant de la balle, il avait du subir non seulement le joug paternel mais aussi celui de son frère ainé César dit Bébé. 

Antonet2.JPG Despote, irascible, considérant ses partenaires comme ses serviteurs, Antonet était aussi difficile à vivre sur ou dehors de la piste. Pendant un certain temps il est associé à Little Water, puis avec Grock (voir blog21/02/12). La personnalité de ce dernier s'affirmant, il décide de poursuivre seul son numéro. Antonet s'associe pendant près de quinze ans avec l'auguste Aristodemo Frediani, dit  Béby (voir blog15/04/12). Et c'est encore son caractère qui conduit au début des années 1930 à la séparation du duo de légende. Antonet travaille ensuite avec Filip Cairoli, dont il se sépare également après un an d'association. Antonet décède le 20 octobre 1935 d'un cancer qui le rongeait depuis longtemps.

Medrano36_Antonet.jpgJérome Medrano organisa le 17 février 1936 un gala sous le patronage du journal "L'Intransigeant" et de la "Radio-Cité" au profit de la veuve de ce clown mythique qui par son jeu sut hausser les entrées au rang d’un art. 

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