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Le bloc-notes de cirk75

Depuis 2010, Chronique au fil du temps et de la mémoire d'un circophile amateur

Trois livres pour les congés de la Toussaint

Publié le 21 Octobre 2018 par cirk75 dans Livres

Au moins 3 livres récemment parus sont à mettre dans le sac de voyage pour celles et ceux qui partent pour quelques jours en octobre.

Le catalogue de l’exposition L’Art fait son cirque, abondamment illustré donne une bonne image de cette remarquable manifestation qui s’est tenue au Musé de Bourgoin Jallieu dans l’Isère (voir blog21/05/18). Ce livre est édité chez Page Edition.

Les très attendues chroniques de Jacques Richard (voir blog02/04/18) journaliste à L’Aurore puis au Figaro retraçant trente années de cirque entre 1968 et 1997 sont enfin parues à  La Presse Universitaire de la Méditérrannée. C’est un témoignage inestimable sur les spectacles et la vie circassienne de cette époque. A lire de toute urgence.

Enfin Dominique Denis, infatigable chercheur en arts de la piste, vient de faire paraître chez Arts de 2 Monde un nouvel ouvrage sur un sujet peu traité les artistes lilliputiens qui ont enchanté des millions de spectateurs du monde entier. 

Bons congés et à bientôt.   

 

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Sur la piste centrale (1922)

Publié le 20 Octobre 2018 par cirk75 dans Art

Dès le premier regard on est frappé par ce camaïeu de rose, suggérant que le cirque est un spectacle situé dans un monde hors de la fureur et du bruit, autrement dit dans un univers de douceur et de délicatesse, proche de l'imaginaire des enfants.

Cette petite huile sur toile (22x26) montre l’intérieur de la toile d’un cirque américain où les spectateurs, sorte de points colorés, semblent confinés dans des loges éloignées. Sur la piste centrale d’un rose cliquant deux écuyères elles aussi tout de rose vêtues -une debout sur un cheval, l’autre assise en amazone sur un autre équidé gris- travaillent sous les directives d’un Maître de piste endimanché, sa chambriere à la main dirigeant ce ballet équestre. D’autres artistes, en haut à droite un clown blanc, à gauche un groupe de deux écuyers et en bas un homme en frac ainsi que le visage d’un autre blanc complètent la scène peinte par Gifford Beal (1879-1956) un aquarelliste, muraliste américain, marqué par le mouvement impressionniste comme on peut le constater. Avec cette oeuvre le peintre joue aussi sur le contraste des émotions avec le rapprochement des deux figures emblématiques du cirque que sont le clown et l'écuyère. 

Le vieil hippodrome, une autre peinture circassienne par Gifford Beal

Le vieil hippodrome, une autre peinture circassienne par Gifford Beal

Né dans une famille d’artistes, (un frère aîné Reynolds Beal peintre réputé, tout comme sa nièce Marjorie Acker épouse de Duncan Phillips, le fondateur de la collection Phillips), Gifford Beal fut un grand amateur de spectacles sous toutes ses formes. On lui doit de nombreuses œuvres où le cirque, ses chevaux, ses chapiteaux et ses artistes sont présents.  Ses thèmes favoris sont puisés non seulement dans le spectacle  mais aussi dans l'aspect naturel et quotidien de la vie américaine.

Gifford Beal un artiste dont les peintures ne dépareilleraient pas dans une chambre d'enfant. 

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Le Cirque Aïtal

Publié le 19 Octobre 2018 par cirk75 dans Nouveau-Cirque

Cette compagnie circassienne est fondée en 2004 par le duo franco-finlandais Victor Cathala et Kati Pikkarainen , pour  travailler ensemble des portées acrobatiques et plus particulièrement du main à main.

Lui, Victor Cathala le colosse toulousain, après des études agricoles découvre la voltige équestre qui le mène tout droit aux écoles de cirque et à Paris (voir blog06/01/11).Elle, Kati Pikkarainen la mini-voltigeuse finnoise, pratique le cirque dès l’âge de huit ans.. ce qui va la conduire à poursuivre ses études à Rosny sous-bois où elle va rencontrer Victor. Puis après quelques temps au CNAC de Châlons-en-Champagne (voir blogs 02/05/11 & 10/11/15), ils vont en 2005, obtenir une médaille d’argent lors de la 26ème Edition du Festival Mondial du Cirque de Demain, au cours duquel ils vont présenter le duo de main à main "Victor & Kati".

Un premier spectacle pensé pour la piste circulaire et  joué sous chapiteau est créé en 2007 avec le compositeur-musicien Mathieu Levavasseur. Cette production intitulée "La Piste là" tel sera modifiée l’année suivante pour une version à 4 artistes où Victor & Kati sont rejoints par Mathias Salmenaho un porteur-jongleur-accordéoniste, et Helmut Nünning un compositeur-clown-contrebassiste,.

 

Puis en novembre 2011 un deuxième spectacle "Pour le meilleur et pour le pire" où Victor et Kati seuls en piste avec une voiture , nous présentent leur cirque à eux avec force et complicité et prouesses techniques emportées par un formidable sens du rythme et cela dans le cadre de leur intimité.

 

En 2018, après avoir eu deux enfants les 2 membres fondateurs présentent une nouvelle création intitulée  "Saison de cirque" où se sont joints 5 chevaux plus 7 artistes: lena Kanakova, Micha Kanakov, Vasia Kanokov, Sergey Mazurin, Matias Salmenaho, Nick Muntwyler, et Ludovic Baladin. ET à cette bande de deux et quatre pattes 4 Musiciens : Helmut Nünning, Hugo Piris, Benni Masuch, et Julien Heurtel enveloppent musicalement le spectacle avec des envolées jazzy et rythmées..  

 

"Saison de cirque"  un spectacle composé de Voltige, de dressage en liberté, de jonglage, de prouesses acrobatiques est une déclaration d’amour au cirque, celui d’hier mais aussi celui de demain .

 Le Cirque Ataï un cirque à voir et revoir en ce moment en tournée avec "Saison de Cirque"... un spectacle authentiquement circassien

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Reto Parolari, le Maestro de Monte-Carlo

Publié le 17 Octobre 2018 par cirk75 dans Musique

Issu d'une famille de musiciens, Reto Parolari né en 1952 a étudié en Suisse au conservatoire de Winterthurville, ville dont il est natif, puis à Hannovre (Ernst Hildebrand), Stuttgart (Heinz Buchold) et Vienne (Prof. Max. Schônherr).

En 1973, il fonde l’Orchestre symphonique Reto Parolari, composé de 40 instrumentistes, dédié à l'interprétation et à la culture de la musique légère mais sophistiquée. Son répertoire comprend des opérettes, des valses musicales et viennoises, ainsi que des suites, des ouvertures et des pots-pourris.

Reconnu aussi comme un spécialiste de la musique de de cirque, Reto Parolari a notamment dirigé pendant plus de 6 ans l’orchestre du Cirque Knie (voir blog05/0311) puis de 1987 à 2000 l’orchestre royal du théâtre Carré à Amsterdam(voir blog11/05/12), enfin de 2000 à 2003 la formation musicale du cirque Krone (voir blog07/02/11) à Munich… A Massy (voir blog10/01/17) il a conduit l’orchestre du festival pendant 3 années de 1995 à 1997.

Mais ce qui lui a valu la faveur des amateurs de la piste ronde c’est que depuis 1997 Reto Parolari est le chef d’orchestre du Festival Internationale de Monté Carlo. Lors de l’édition de 2018 il a décidé d’abandonner la baguette de maestro de ce prestigieux festival, sans toutefois resté oisif. Il continuera à œuvrer pour la musique en dirigeant l’orchestre symphonique de Winterthur et, en créant un atelier de formation pour jeunes chefs d’orchestre de musique de cirque et de variété.

 

Reto Parolari, le Maestro de Monte-Carlo
Reto Parolari, le Maestro de Monte-Carlo
Reto Parolari, le Maestro de Monte-Carlo
Reto Parolari, le Maestro de Monte-Carlo
Reto Parolari, le Maestro de Monte-Carlo
Reto Parolari, le Maestro de Monte-Carlo
Reto Parolari, le Maestro de Monte-Carlo
Reto Parolari, le Maestro de Monte-Carlo

En tant que compositeur et arrangeur, Reto Parolari a édité plus d'une centaine d'ouvrages dans le domaine de la musique classique et de divertissement et a enregistré plus d’une trentaine de CD dont une petite dizaine contiennent de la musique dédiée aux arts de la piste.

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Sérénade au bourreau de Jean Stelli (1952)

Publié le 16 Octobre 2018 par cirk75 dans Cinéma

Voilà un film totalement tombé dans l’oubli, sans grand intérêt cinématographique, au scénario insipide, à la mise en scène fade, avec des acteurs, hormis  Paul Meurisse, totalement tombés dans l’oubli mais qui a cependant retenu mon attention.

En effet l’affiche de "Sérénade au bourreau", titre bien niais, montre en haut et sur fond noir une trapéziste tombant de son agrès. Cela a forcément retenue ma curiosité et grand bien m’en a pris car dès le générique on peut lire "collaboration artistique des spectacles du Cirque Rancy".

En visionnant avec attention ce chef d’œuvre oublié on peut en effet voir 4 courtes scènes tournées sous le chapiteau du cirque Fanni (voir blog20/05/11), dans le cirque c'est le Mondial Circus, et notamment entrevoir Albert Rancy (voir blog17/06/18) travailler avec des chevaux ou des caniches.  On aperçoit aussi un groupe de jongleurs répéter avec des massues, deux clowns (un blanc et un auguste) regarder le spectacle en entrouvrant le rideau de piste...  

Et point d’orgue, deux scènes dramatiques montrent deux trapéziste perdant l’équilibre et chuter de leur agrès. La première malheureusement décédera, et la seconde, sa remplaçante, n’aura que les jambes cassées et courra comme un lapin 5 mn après.

C’est fou le nombre de fois où la piste en général et le trapèze en particulier ont été utilisés pour accentuer le drame d’une œuvre insignifiante et sans imagination. Oui drame et cirque font trop souvent chemin commun.

Quant au scénario, il relate le plan machiavélique mis au point par un médecin psychiatre (Paul Meurisse) pour se venger de sa femme (Tilda Thamar) qui l’a trompé avec un de ses patients, un ancien pilote (Gérard Landry) traumatisé par les horreurs de la guerre. Le médecin va étrangler son épouse et faire porter les soupsons sur son ancien amant qui vit désormais un amour fou avec la trapéziste du cirque (Véra Norman). Mais un gentil commissaire (Antonin Berval) qui au début est déguisé en moine, découvrira la vérité et obligera le médecin à se suicider. Ouf tout est bien qui finit bien et la morale est sauve.

Pour ceux que cela intéresse, la Revue "Mon Film" a en 1952 édité un numéro consacré à ce film signé Jean Stelli, réalisateur de "La Foire aux femmes" ou de "Rapt au Deuxième Bureau" des films inoubliables...

 

 

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Connaissez-vous le "Financement par la foule" autrement dit le crowdfunding ?

Publié le 15 Octobre 2018 par cirk75 dans Economie

Le financement participatif, ou crowdfunding en anglais ou encore sociofinancement au Canada, est une manière de lever des fonds sans l'aide des banques ou des autres acteurs financiers. Ce nouveau mode de financement d’un projet a été permis grâce à l’évolution des technologies (internet, outils de paiements dématérialisés, fintech) et un cadre législatif favorable.  Ce mode de financement permet d'entrer en contact avec des apporteurs de capitaux, principalement des particuliers, qui agissent soit dans une démarche philanthropique, afin d’aider des projets qui "ont du sens", des projets "coup de cœur", soit tout simplement pour en retirer un revenu.

Le financement participatif comprend différentes catégories tels que le don (crowdfunding), la récompense (ou don avec contrepartie), le prêt (aussi appelé credit crowdfunding, crowdlending,  peer-to-peer lending ou prêt participatif) et le capital-investissement (equity).

Parmi les sites proposant ce mode de financement, les  plus connues sont : Ulule,  Bpifrance, Lendix, Bolden ou KissKissBankBank…

Depuis quelques mois on remarque que certains cirques ont recours à cette technique financière pour réaliser des projets demandant un fort investissement. Ainsi en France, le cirque Alexis Gruss (https://fr.ulule.com/alexisgruss/) a voulu faire financer une partie de son 44ème spectacle dénommé "Origines" par ce moyen économique avec un succès fort relatif. Il n'a recueilli que 8 538 € sur les 130 000€ escomptés.

En Suisse et actuellement le Cirque Knie  propose aussi un financement participatif  (https://www.lokalhelden.ch/zirkuszelt) pour acheter son nouveau chapiteau. A ce jour le projet a déjà reçu 73 060 CHF sur les 175 000 CHF escomptés, soit 42%.

Autre exemple "Le Plus Petit Cirque du Monde" (voir blog02/04/13) a fait aussi financé son projet "Devenez acteur du facteur" par ce moyen, recueillant 1 820€ les 3 000 espérés. Il en est de même de l’Ecole du Cirque Pitrerie de Strasbourg qui recherche 4 750€.

Le crowdfunding semble de nos jours être un moyen de financement qui touche bon nombre d'entreprises dont les cirques, qu'ils soient traditionnels ou subventionnés. Moyen de lever des fonds en cette période de diminution des subventions mais aussi il faut le reconnaître des spectateurs, le financement participatif a de beaux jours devant lui.

Alors à suivre…

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John Seidel dit Little John

Publié le 14 Octobre 2018 par cirk75 dans Artistes

John Seidel, est un prodigieux acrobate équilibriste jongleur danois aux boucles blondes. Il débute sa prodigieuse carrière à Copenhague au Cirque Schuman le 5 mai 1950, il a tout juste 12 ans, d'où son surnom Little John.

Jongler avec des cerceaux tout en exécutant en même temps un grand écart ou être en équilibre sur une main sur un podium de 2 m de haut, tout en dénouant des foulards attachés à ses chevilles, ou faire  tourner des cerceaux sur son autre bras, tout en tenant un ballon sur un bâtonnet qu’il maintient dans sa bouche, tout semble facile pour ce jeune artiste. Son numéro est un vrai miracle de grâce et d'élégance mâtiné d'une technique incroyable pour son âge.

On pouvait craindre qu'avec âge venant  Little John donne des signes de fatigue, et que sa carrière tourne court. Il n’en fut rien. Ses gestes à l’âge adulte restent parfaitement coulés, son aisance naturelle et sa technicité sont toujours présent, si bien qu’en 1975 lors du 2ème  Festival International du Cirque de Monte Carlo il reçoit un clown d’Argent.

En France il se produira plusieurs fois, notamment du 14 décembre 1951 au 10 janvier 1952 au cirque Medrano et on pourra aussi le voir à la télévision dans la célèbre émission La Piste aux Etoiles.

Le 22 août dernier John Seidel, toujours impeccable et élégant, à la carrière exceptionnellement longue, est devenu octogénaire, en conservant une silhouette de jeune homme,.   

Parmi les anecdotes qui ont jalonné se brillante carrière il aime rappeler que dans son jeune âge dans les années 50 il a participé à un programme avec Les Hallidays, les parents adoptifs de Johnny Hallyday. Une tout autre époque...

En 1953, à 13 ans

Dix ans plus tard, à 24 ans toujours la même la même aisance

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Les Clowns au Cirque (1958)

Publié le 13 Octobre 2018 par cirk75 dans Art

Cette petite huile et gouache originale sur papier, (61 cm x 49 cm) représente une scène classique au cirque. On peut voir sur la piste d'un cirque voyageur, deux augustes entourés de spectateurs,. Celui de gauche est à cheval une baguette à la main tandis que le second, à la curieuse dégaine, tenant une sorte de bourse dans sa main droite, semble lui donner la réplique.

Cette composition circassienne provient de l’abondant travail de Maurice Brenier Rousseau, un peintre français de l'Ecole de Paris né en 1923. Cette oeuvre très coloré, possede un côté très enfantin, voir naïf, mâtiné de fauvisme.

Les thèmes de prédilection de cet artiste sont les paysages, les portraits, les natures mortes, ainsi que quelques œuvres ayant comme sujet la piste aux étoiles comme on peut le voire.

 

Les Clowns au Cirque (1958)
Les Clowns au Cirque (1958)
Les Clowns au Cirque (1958)

En ce moment sur la toile sont en vente des encres de chine sur papier (36 X 25) œuvres non signés du peintre Maurice Bernier-Rousseau, elles datent des années 50 dont certaines représentent des scènes circassiennes.

Alors avis aux amateurs...

Les Clowns au Cirque (1958)
Les Clowns au Cirque (1958)
Les Clowns au Cirque (1958)
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La dernière saison du Cirque Plume

Publié le 12 Octobre 2018 par cirk75 dans Nouveau-Cirque

Le mythique Cirque Plume (voir blog13/06/16) présente cet automne, à paris au Parc de La Villette, son ultime spectacle avant de mettre un terme à sa magnifique aventure, la dernière occasion de voir ces monstres sacrés du cirque contemporain.

Le journaliste Eric Demey a profité de cet ultime spectacle pour échanger avec Bernard Kudlak un des membres fondateurs de ce célèbre établissement,  alors laissons leur la parole

Eric Demey : Est-ce la fin de l’aventure pour le Cirque Plume ?

Bernard Kudlak : C’est le onzième spectacle de la compagnie, cela fait quarante ans qu’on travaille ensemble. Et les fondateurs du Cirque Plume vieillissent. Malheureusement, toutes les bonnes choses ont une fin.

E.D. : Vous n’avez pas pu former de relève ?

B.K. : J’y ai pensé, mais le Cirque Plume est devenu une grosse machine, très peu subventionnée, très structurée, qui marche bien mais qui risque gros si le succès n’est pas au rendez-vous. Il nous faut 100% de remplissage, soit 1 000 spectateurs par soir, pour ne pas perdre d’argent. Cela fait plus de trente ans que nous sommes dans cet exercice financier de funambule et personne n’a voulu reprendre ce risque. Alors, la transmission se fait via les artistes qui viennent nous voir et nous disent qu’ils ont eu envie de faire du cirque en découvrant un de nos spectacles. Cela fait 2 000 ans que la chaîne du cirque se poursuit ainsi.

E.D. : Qu’aurez-vous apporté à cette histoire du cirque ?

B.K. : Je viens de l’éducation populaire et mon rêve était de créer un art du cirque s’adressant à tous, éclairé par une forme de poésie. Tout en restant attachés à nos principes, nous avons réussi à créer un très large public qui nous suit fidèlement. Avec d’autres compagnies nées comme nous dans les années 80, comme Zingaro ou Archaos, nous avons impulsé ce renouveau du cirque qui fait qu’il y a maintenant 400 troupes en France, aux esthétiques très diversifiées.

E.D. : Ce spectacle sera donc un spectacle d’adieux ?

B.K. : Absolument pas. Il s’agit d’une création, tout comme les autres spectacles. Comme souvent, nous avons travaillé la scénographie avant d’entamer les répétitions pour voir comment nos corps et nos mythologies y prennent place. Puis vient la musique, qui tient toujours un grand rôle dans nos spectacles, composée ici par Benoît Schick. Dans La dernière saison, nous traversons les saisons dans une forêt, avec l’idée que rester sensible à la beauté de la nature est aussi une invitation à en prendre soin. Mais bien plus que dans la thèse, nous serons comme d’habitude dans la recherche de la beauté, de la fragilité et de l’émotion.

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Le Festival International du Cirque de Monte Carlo en tournée.

Publié le 11 Octobre 2018 par cirk75 dans cirques étrangers

En 1977 le Comité d’organisation du Festival International du Cirque de Monte Carlo et M. Irving Feld, président et producteur du "Rigling Bros. et Barnum & Bailey combined  Shows" ont signé une convention par laquelle le plus grand cirque du monde devient détenteur des droits télévisés relatifs de ce festival.

A l’époque cet accord a fait couler beaucoup d’encre et de salive. Beaucoup voyant là une mainmise des américains sur la manifestation monégasque. D’autres  pensant que les artistes européens ne seront plus que des faire-valoir des  vedettes américaines, ou que le géant américain utiliserait le label Festival du Cirque de Monte Carlo pour créer un Rigling européen.

Comme on le sait il n’en fut rien, et par exemple l’édition de 1977 fut un triomphe pour le cirque du vieux continent ainsi qu’ en témoigne le palmarès :

CLOWN D’OR

FAMILLE KNIE, La Grande Cavalerie du Cirque National Suisse Knie

CLOWNS D’ARGENT

LES ANTARES, Acrobates sur avion, Cirque des Frères Althoff, Allemagne

LES CANESTRELLI, Tremplin élastique, Ringling Bros and Barnum and Bailey, USA

LES CARILLO BROTHERS, Fildeféristes à grande hauteur,  Ringling Bros & Barnum and Bailey

KRISTOFF, Main à main à la bascule, Cirque d’Etat de Hongrie

LES SILAGIS, Sauteurs à la bascule, Cirque d’Etat de Bulgarie

Par contre le projet d’exploiter en Amérique, au Canada, au Japon, en Australie l’enseigne Festival du Cirque de Monte Carlo pris forme et, pendant 10 mois, à partir de février 1979 une sélection d’artistes ayant participé à la compétition monégasque fut mis sur pied.

Cette production "Rigling Bros. et Barnum & Bailey" avait comme vedette le casse-cou américain Elvin Bale, dans deux numéros aériens. En première partie il proposait son numéro de trapèze, pour lequel il avait reçu en 1978 un Clown d’Or et en seconde partie, il évoluait sur une roue de la mort prestation qui lui avait permis l’année suivante d’empocher un Clown d’Argent.

Trois autres Clowns d’Argent étaient du programme, la famille Richter dans un double numéro de voltige à cheval et d’acrobaties à bascule avec éléphant, les Silagis dans un numéro de sauts à la bascule et le Duo Dobritch (perche).

Complétaient le programme Les Albarracine  (trapèze), Luis Munoz (fildefériste), les Wee Gets (équilibres au sol) Gene Mendes (funambule),. Les Eotvos assurant la partie comique avec 3 entrées.

Le spectacle fut présenté par Sergio (voir blog02/03/11) qui en 1994 sera honoré d’un Clown d’Or et à qui on demanda de conserver son accent, car la "french touch" était pour M. Irving Feld un élément essentiel. Sergio au cours de cette tournée est devenu le ring master français qui parlait anglais.

Un programme papier fut pour l’occasion édité en anglais et en français. La traduction machinal en langue de Molière est un bonheur de syntaxe qui réjouira tous les linguistes. Un exemple parmi tant d’autres : "Elvin Bale, ce jeune homme blond est arrivé à ce titre d’étoile internationale grâce à une variété de numéros extrêmement dangereux, qui ont été acclamés en 1976 et lui ont gagné ce titre convoité du Prix Clown d’Or."

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