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Le bloc-notes de cirk75

Depuis 2010, Chronique au fil du temps et de la mémoire d'un circophile amateur

Comment se financent les mouvements animalistes et végans

Publié le 30 Juin 2019 par cirk75 dans Animaux

 

Le journaliste Gilles Luneau, a dernièrement enquêté sur ces mouvements dont un des buts est de préparer l'humanité à une alimentation totalement industrielle. Adieu l'agriculture et l'élevage sur lesquelles on pouvait avoir une traçabilité...

Cette nourriture que l'on nous prépare, peut bien entendu non seulement rapporter gros mais aussi nous rendre totalement dépendant de ces industriels américains. 

A titre indicatif selon certains documents on parle que l'association L214 aurait reçu en 2018  et 2019 d'un fond américain 1 140 000€ pour faire notamment de l'agitation dans les universités endroits où seront recrutés bien entendu les futurs militants végans. 

Édifiant non?

Qu'en pensez-vous?

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Roger Nicolas au Cirque Pinder

Publié le 16 Juin 2019 par cirk75gmkg dans Artistes

La tournée 1960 du cirque Pinder n’ayant pas rencontré les succès des années Luis Mariano (voir blog 15/05/2011) Charles Spiessert (voir blog 24/06/2015), le directeur du célèbre cirque décide de s’associer à la RTF, ancêtre de France Télévision, pour présenter en 1961 un spectacle intitulé "La piste aux étoiles" du nom de la célèbre émission télévisuelle. Présenté par le Grand sympathique Roger Lanzac (voir blog 25/09/2011), réalisé par Gilles Margaritis (voir blog 15/10/2015). Le programme comprend deux parties : une partie cirque traditionnel puis une partie Music-Hall avec l’enregistrement du "Jeux des milles francs" devenu depuis des mille euros et, en vedette Roger Nicolas, comique bien connu à cette époque. De son vrai nom Roger - Henry - Eugène Nicolas acteur, chanteur et comédien de théâtre. Titi parisien, gouailleur, jouant dans de nombreuses opérettes comme « Baratin », « Mon p’tit pote » et interprète des sketches comiques les commençant toujours par son célèbre « Ecoute, Ecoute ».  

Quand on lui demandait comment pouvait émaner de lui une telle joie de vivre, il cessait de rire et disait : « Je reviens d'entre les morts. Alors, j'ai su apprécier à partir de ce moment ce qu'était le sens de la vie. Il faut savoir rire, et surtout, il faut savoir vivre… » En effet, agent de l'Intelligence Service, il aurait dû être fusillé en 1943 le 23 juillet. Mais l'officier chargé de conduire le peloton d'exécution avait été soudoyé, et avait chargé des balles à blanc. Néanmoins étourdi par le choc pendant quelques heures, il se relèvera et gardera une bonne humeur constante. Il avait une telle réputation de « baratineur » que peu de gens croyaient à cette version des faits. Après la guerre, il devient chansonnier à temps complet ; il commençait toujours ses histoires par le célèbre « Écoute, écoute, écoute… ».

Roger Nicolas était si populaire à cette époque qu'une grande marque de café pour augmenter ses ventes proposait dans ses paquets une effigie en plastique représentant cet amuseur-public.

Roger Nicolas PinderAu cirque Pinder il présentait une série de sketchs dont le célèbre «taxi en folie », conteur infatigable il faisait chaque soir écrouler le public de rire par ses blagues et ses calembours.

Une affiche et disque enregistré sous le chapiteau du cirque Pinder témoignent du succès de ce comique qui pour la petite histoire est décédé dans le plus strict anonymat, car il est mort le même jour qu’Elvis Presley.  

 

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L’écuyère par Gösta von Hennigs

Publié le 15 Juin 2019 par cirk75 dans Art

Cette belle aquarelle (42x51) de camaïeu de rose, date de 1934 et semble très influencée par l’impressionnisme allemand et par des artistes comme Degas (voir blog01/01/2016) ou Toulouse Lautrec (voir blog17/03/2011). Elle nous propose un thème récurrent à savoir une artiste, plus habillée comme une élégante du début du XX°siècle que comme une écuyère caracolant sur un fougueux cheval. 

Cette œuvre est due au talent du peintre suédois Gösta von Hennigs (1866-1941)  qui a beaucoup aimé dans les années 20 et 30 représenter le monde de la piste. Ne négligeant pas les numéros masculins, il a eu tout de même une préférence très marquée pour immortaliser les artistes du beau sexe, généralement pulpeuses au cours de leur numéro. C’est ainsi qu’il a peint outre plusieurs écuyères, la trapéziste, la danseuse sur corde, ou aussi l’acrobate….

Peintre du mouvement, des  paysages urbains et du cirque, l’œuvre de Gösta von Hennigs se trouve dans moult musées scandinaves comme le Musée national  et la Galerie Thielska à Stockholm, le Musée d'art de Göteborg ou au Musée national d'art de Copenhague, mais semble un peu méconnu en France.

 

L’écuyère par Gösta von Hennigs
L’écuyère par Gösta von Hennigs
L’écuyère par Gösta von Hennigs
L’écuyère par Gösta von Hennigs
L’écuyère par Gösta von Hennigs
L’écuyère par Gösta von Hennigs
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Le Cirque de Paname, quésaco

Publié le 14 Juin 2019 par cirk75 dans Nouveau-Cirque

Depuis quelques temps la presse quotidienne et francilienne se fait l’écho d’un spectacle intitulé "Le Monde de Jalèya" qui devrait être proposé pour les fêtes de fin d’année par un clone hexagonal du Cirque du Soleil. De plus pour montrer que l’établissement est bien français, quoi de mieux que de le nommer avec un nom canaille en plus: le Cirque de Paname.

Les spectacles proposés par cette entreprise, car il doit y en avoir un nouveau chaque année, seront comme il se doit sans animaux, mais aussi à la croisée de la comédie musicale, de la danse contemporaine, et de l’acrobatie. Ils seront donnés sous un chapiteau en forme de dôme de 5 800 m² pouvant accueillir jusqu’à 2 500 spectateurs et implanté sur l’hippodrome de Longchamp. 

Selon les organisateurs "Le Monde de Jalèya" permettant de suivre la déambulation du jeune Oliver Wynd dans un voyage initiatique au travers des territoires féeriques, devrait réunir 34 artistes (acrobates, danseurs, musiciens, chanteurs et comédiens) et être proposé du 14 novembre au 23 février 20020. Pour en mettre plein la vue aux spectateurs, on prévoit 200 costumes signés par le styliste et chorégraphe espagnol Pepe Muñoz, la mise en scène a été confiée à Ludovic Mercato, qui a déjà à son actif à plusieurs comédies musicales :  "Mozart, l'opéra rock", 1789, Les Amants de la Bastille", "Mugler Follies" et "Résiste" de France Gall. Enfin complètent l’équipe créative trois chorégraphes: Julia Spiesser, Nicolas Huchard et Skorpion, qui ont œuvré pour Sia, Céline Dion, Madonna, Christine and The Queen ou Kylie Minogue. Comme on le voit ce spectacle n’aura de cirque que l’enseigne et même si quelques acrobates seront présents sur scène et non sur piste, il s’agira d’une comédie musicale et chorégraphique qui fera le bonheur des amateurs de spectacles chantés et dansés, mais pas le quoi émoustiller l’intérêt d’un circophile…

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Les 2 déjantés de la Compagnie Soralino

Publié le 13 Juin 2019 par cirk75 dans Nouveau-Cirque

Ils sont deux avec un imperméable beige,  trop grand pour le petit brun nerveux, et trop court pour le grand blond nonchalant, ce qui leur donne une dégaine de pervers. Révélation du 40ème Festival Mondial du Cirque de Demain (voir blog04/02/2019), ce duo excentrique justement récompensé par une Médaille de Bronze, est formé par l’italo-brésilien Caio Sorana et par le français Clément Malin. Le premier  jongle depuis l’âge de 15 ans et le second spécialiste de l’équilibre sur échelle et accordéoniste est un enfant de la balle qui a découvert les arts vivants au berceau.

Après un passage à l’Académie Fratellini, les deux compères fondent en 2015 leur propre compagnie nommée "Soralino"  acronyme de leurs deux noms. Avec leur première création "Inbox" où tels des déménageurs de l’absurde,  ils proposent des équilibres hasardeux à l’aide de grands cartons qu’ils empilent sur unes sur les autres jusqu'à  une hauteur incroyable.

Spectacle d’équilibres et de déséquilibres et où la complexité et l'absurdité sont intimement liés,  "Intox", est aussi un moment de simplicité, de prises de risque, et où la beauté gestuelle n’est pas absente. De plus nos deux  fous furieux ont  une réelle complicité avec la public qui rit de  bon cœur, car ce spectacle est drôle, non très drôle...

Avec trois créations circassiennes ("Dans la boite", "Intox" et "La Pile") à son actif, la Compagnie Soralino montre une réelle  joie de vivre et un travail de jonglage et d'équilibre qui sort vraiment des sentiers battus.

A ce jour ce duo s’est produit plus de 200 fois dans 10 pays différents et,  en ce moment est en tournée avec ce spectacle qui évidemment cartonne et qui rend les spectateurs joyeux.

Alors à voir de toute urgence...

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Bordeaux dit pour l’instant "oui" aux cirques avec animaux.

Publié le 12 Juin 2019 par cirk75 dans Animaux

A la différence de villes comme Lille (voir blog08/04/2019) ou Strasbourg, le conseil municipal de Bordeaux a rejeté lundi 10 juin une proposition du groupe EELV relative à l’interdiction progressive de la présence d’animaux sauvages dans les cirques et les spectacles vivants.

"On est très loin des compétences de la ville" a indiqué le maire de Bordeaux Nicolas Florian balayant ainsi le vœu du groupe écologiste, qui comme on le sait interpelle le gouvernement afin d’instaurer une réglementation nationale pour l’arrêt de l’exploitation des animaux sauvages.

Les municipales arrivant à grands pas et, comme le vote écologique peut se révéler important, la présence des animaux dans les cirques va-t-il devenir un enjeu électoral ? L’avenir nous le dira, mais prendra-t-on  vraiment en compte le sort des animaux, çà c’est une autre question. Le tout est de caresser l’électeur EEVL dans le sens du poil car cela peut rapporter gros.

Le cirque traditionnel vit-il ses dernières heures, et va-t-il de plus en plus ressembler au cirque musical,fondé essentiellement sur l’acrobatie, le chant et la danse? Autrement dit du music-hall...

La suite au prochain numéro comme on disait autrefois…

 

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Le Camion blanc (1943)

Publié le 11 Juin 2019 par cirk75 dans Cinéma

Ce film réalisé par Léo Joannon, assisté de Gilles Grangier, dialogues d’André Cayatte relate l’histoire de Nicolas Shabbas (Jules Berry),  administrateur de biens, à la recherche d’un conducteur de camion impérativement né un 21 août à midi pour lui confier une mission un peu spéciale : convoyer dans son camion blanc la dépouille d'un chef gitan. François Ledru (François Perier) un jeune garagiste correspondant à ces critères et malgré  l’inquiétude de sa fiancée Germaine (Blanchette Brunoy) part, accompagné de son ami Ernest (Jean Parédès) et de la veuve du roi défunt (Marguerite Moreno), pour un périple de 12 000 km semé d'embûches suite à la rivalité qui oppose les gitans du nord menés par Shabbas, et ceux du sud sous la tutelle d’Edgar Courbassié (Fernand Charpin).  

Le voyage se révèle si mouvementé,  qu’à un moment le camion s’ensable dans la baie du Mont Saint- Michel.  François Ledru part réquisitionner chevaux et tracteurs pour le sortir de ce moment pas, d’autant plus que la marée monte. Mais heureusement qu’un directeur de cirque joué par Albert Rancy (voir blog17/06/2018) passe sur son pur-sang. Il va prendre la situation en main et va faire venir 6 éléphants du cirque… du cirque Amar (voir blog16/11/2010).  Après bien des péripéties, dont l’enlèvement de Germaine, la fiancée de François,  tout s’arrange et le convoi  arrive à destination. En remerciement François se voit offrir le camion blanc avec lequel il va pouvoir créer sa société de transports, un projet dont il rêve depuis longtemps.

Notons pour les circophiles que ce n’est la première fois que les éléphants du cirque des frères Amar sont les vedettes d'un film. On avait pu aussi les voir réunis en 1937, dans le film de Carmine Gallone : "Scipion l’Africain", oeuvre cinématographique récompensée à la Mostra de Venise, par la coupe Mussolini attribuée au meilleur film italien.

Autre vedette circassienne le photogénique Albert Rancy,  un habitué des plateaux cinématographiques, il était ami avec les frères Lumière, où on a pu le voir déjà en 1928  dans "Le Tournoi dans la cité" , puis en 1929 dans "Adémaï au Moyen Âge" ou encore en 1931  dans "Les Vagabonds magnifiques" .Au générique son nom apparaissait soi en tant que conseiller technique, ou comme comédien. Albert Rancy avait un temps envisagé une carrière cinématogarphique plus que circassienne.

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Un programme du Grand Cirque Victoria

Publié le 10 Juin 2019 par cirk75 dans Cirques d'hier

Ce cirque nomade composé d'un chapiteau de deux mâts de trente-deux mètres de diamètre tournait dans  l’hexagone dans les années 20, il y a de cela il y a près de cent ans. Il était dirigé par la famille Victoria. Il ne faut pas confondre cet établissement avec l’enseigne "Victorius", direction Falk et Robba qui existait à la même époque.

A ce jour on ne trouve presque rien sur cette famille circassienne bien oubliée. Même Adrian(voir blog26/06/2012) dans son ouvrage de référence : "Sur les Chemins des Grands Cirques Voyageurs" n’en parle même pas. Il en est de même pour Christian Boner  auteur d’un  remarquable ouvrage : "Sur la route des banquistes" (voir blog09/03/2018).

Force est de constater que ce petit cirque a existé, témoin ce programme des années 1920 indiquant que "les plus belles attractions sont chez Victoria" et dirigé à cette époque par Léon Victoria, le directeur propriétaire.

Le Grand Cirque Victoria outre clowns, acrobates, aériens, chats et chiens proposait avec Leo'Pols  un duo de comiques mutilés, démontrant ainsi que la guerre 14-18 (voir blog22/09/2014) avait aussi fait bien des ravages dans le monde de la piste. 

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"Scène de Cirque", une vision déshumanisée des arts de la piste

Publié le 9 Juin 2019 par cirk75 dans Art

Une écuyère assise sur les marches de sa roulotte, semble attacher son chausson de voltige droit sous le regard attentif d’un homme les poings sur les hanches de gris vêtu, peut-être  son partenaire de piste. Derrière ce couple, deux chevaux non harnachés attendent. L’alezan broute l’herbe tandis que le second à la robe grise, la tête levée semble regarder ce qui se passe. Sommes-nous avant ou après le numéro, rien ne peut le dire, seul indice et encore, un tapis de selle négligemment posé sur le dos de l’alezan, montre qu’il a ou qu’il va travailler. Au fond on aperçoit la toile verdâtre et uniforme d’un chapiteau enfin, à gauche une autre roulotte complète cette huile sur toile, laissant une impression évidente d’austérité. Nous ne sommes pas loin de l'oeuvre mystique. Il faut dire que le peintre à qui on doit cette réalisation a été baigné dans sa jeunesse dans la foi religieuse. Il s’agit d’un artiste allemand, plus réputé pour des émaux que ses toiles : Karl Drerup (1904-2000).

 

Né en Allemagne, qu’il quitta dans les années 30, sa femme était d’origine juive pour s'établir en 1937 à New York, Karl Drerup après être devenu un peintre renommé en Europe, devint aux Etats-Unis un créateur émailleur de premier plan.  Au cours de sa longue et riche carrière, il a réalisé de nombreuses œuvres artistiques souvent hantées par quelques thèmes qui lui sont chers : St George, St-Eustache et St-Hubert, mais aussi par le travail et les travailleurs. C’est d’ailleurs ce sujet qui l’intéresse dans ce tableau nommé "Scène de Cirque", il ne représente pas des artistes de cirque, qu'il ne connait nullement, mais des humbles travailleurs effectuant leur tâche dans leur milieu professionnel ici, un cirque.

L'amour de Drerup pour l’humanité transparaît dans tous les détails de cette scène intime. Et pour cela il nous présente dans un style moderne, en employant des tons un peu termes voire tristes, des individus, sans aucune fioriture, les traits à peine ébauchés, pour nous montrer que le travail dépersonnalise l’individu.  Oui Drerup considère que toute besogne est un peu asservissante, hormis bien entendu la création artistique où il excellait…

 

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Un des nombreux aspects du spectacle de cirque

Publié le 8 Juin 2019 par cirk75 dans Economie

Le cirque a toujours été pour les pouvoirs politiques un spectacle sans risques. A la différence du théâtre ou de la chanson, la jonglerie ou l’acrobatie ne délivrent aucun message au delà du geste parfait ou de l’exploit incroyable.  Quant aux clowns, du moins au début  on leur a interdit l'usage de la parole. Et ce n’est qu’en 1864, le cirque moderne date de 1768, qu’une ordonnance impériale sur la liberté des spectacles  autorise les partenaires  à échanger quelques paroles entraînant ainsi la créations de duo, de saynètes (entrées)  ce qui crée le clown parleur bien connu de nos jours. Les dérives des régimes autoritaires (fascistes ou communistes)en montreront les perversions suprêmes avec leur exaltation des valeurs saines  (corps harmonieux, force …) et la glorification du héro.  

De nos jours le cirque est bien l’objet de polémiques avec les campagnes contre l’utilisation des animaux sur la piste, car selon les tenants de ces indignations sélectives les animaux seraient non seulement en prison à vie mais aussi soumis à la dure loi du travail forcé.

Mais force est de constater que les animaux que l'on voit sur une piste sont pour la plupart nés dans les cirques ou dans les Zoos. Aussi quoi de plus ridicule d’avancer qu’ils seraient mieux dans la savane ou dans la brousse qu’ils n’ont jamais connu.

Ne pensez-vous pas qu’ils y seraient aussi étrangers qu’un aborigène transplanté soudainement dans le quartier de l’Etoile à Paris ? Autrement dit totalement inadapté cette nouvelle situation et à la merci des chasseurs et des braconniers ?

Mais cela est le cadet des soucis bien entendu de nos amis les animalistes…

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