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Le bloc-notes de cirk75

Chronique au fil du temps et de la mémoire d'un circophile amateur

David Larible, Un Auguste de reprises en-chanteur

Publié le 30 Septembre 2015 par cirk75 dans Clowns

David Larible, Un Auguste de reprises en-chanteur

Véritable enfant de la balle, né le 23 juin 1957 à Vérone, David Larible est issu de la septième génération de gens de cirque : un père, Eugenio Larible, jongleur et trapéziste une mère, Lucina Casartelli, artiste. Le jeune David grandit au rythme des tournées, et à huit ans, fasciné par le pouvoir des clowns d'amener du bonheur, il veut comme son grand père lui-même clown être un de leurs.

Surnommé par les Américains, "The Clown of Clowns" -superlatif qui avait été déjà dans les années 60 donné à Achille Zavatta (voir blog17/05/2015)- David Larible est un auguste traditionnel qui a réussi en faisant participer le public à moderniser les entrées traditionnelles. Son humour n’est jamais vulgaire, il reste espiègle voire bonhomme et respectueux des autres. Celui qui revendique l'héritage des plus grands du rire aime ainsi partager en associant le public à ses pitreries et autres situations burlesques, sans jamais humilier, car David Larible souhaite tout simplement amuser et s'amuser avec les spectateurs.

David Larible, Un Auguste de reprises en-chanteur

Mondialement reconnu il a travaillé dans les plus prestigieux établissements, chez Rigling Brothers and Barnum & Bailey où de 1993 à 2005, il visite les Etats Unis ; chez Roncalli, dont Bernhard Paul le directeur (voir blog29/12/2014) est son beau-frère, il foule cette piste de 2005 à 2013. En France David Larible n’est pas non plus inconnu. Il a été applaudit à Massy en 2011 lors de la XIX° édition de ce Festival (voir blog23/01/2015). En 2013, il a participé à la 27° Grande Fête Lilloise du Cirque (11/11/2013). Et il sera la vedette du programme 2015-2016 du Cirque d’Hiver de Paris; sans oublier Domont 2013 où il était l'invité vedette du XIV° Festival International du cirque du Val d'Oise (voir blog26/09/2015).

David Larible, danseur, chanteur, musicien et jongleur est un artiste complet, amateur d’opéra. Il montre tout l’étendue de son art en chantant le bel canto lors du passage de sa fille Shirley (voir blog01/10/2015) qui réalise avec ses sangles aériennes de véritables prouesses aériennes et sensuelles.

Double clowns d’Argent (1988) et d’Or (1999) David Larible est incontestablement un des grands comiques de notre temps, aussi bien capable sur piste de produire ses entrées que de présenter sur scène un "One Man Show" .

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Jean Ducasse (19.. -2011)

Publié le 29 Septembre 2015 par cirk75 dans Art

Jean Ducasse (19.. -2011)

Fils d’un médecin landais de Morcenx Jean Ducasse célèbre peintre taurin quitte sa ville natale a 18 ans pour débarquer à Paris, où il va croiser Picasso, et travailler avec Bernard Buffet. Mais très vite, la tauromachie se rappelle à lui, celle découverte enfant dans les arènes landaises et va être la source principale de son inspiration. Tout au long de sa carrière, il côtoie les plus grands matadors et s'il a beaucoup exposé (Espagne, Japon, Suisse, Mexique, France), on peut également découvrir ses toiles aux musées taurins de Valence ou de Las Ventas à Madrid.

Telle est la traditionnelle biographie de ce peintre reconnu dans le monde de la tauromachie, pour ses encres de chine ou ses aquarelles. Cependant il cultivait une autre passion celle du cirque et pas n’importe quel cirque celui de Montmartre, le Cirque Medrano (voir blog01/04/2012). Pour l’anecdote il fait la connaissance de cet établissement dès son arrivée à Paris lorsqu’il demande à un taxi de le conduire à l’hôtel parisien le moins cher. Il est alors déposé à Montmartre en face de ce cirque. Et pendant deux ans il va peindre quotidiennement la piste et côtoyer Gilbert Gilbert Houcke (voir blog13/12/2011), les Clérans (voir blog24/03/2011), Albert et François Fratellini (voir blog17/01/2015)…

Jean Ducasse (19.. -2011)

Quelques années plus tard, peintre taurin reconnu, il est amené à faire, à la demande de José-Maria Gonzalez, le directeur du Cirque Mundial des affiches pour ce cirque espagnol. Cependant cette demande sera son seul travail pour le monde de la piste. En 2002, lors d’une interview Jean Ducasse indiquera que cette expérience avec ce cirque ibère lui avait donné l’envie d’aller plus loin pour ce milieu et qu’il aurait aimé travaillé à la création d’un décor adaptable au mouvement du cirque comme il a pu le faire pour le théâtre.

Décédé en 2011 Jean Ducasse a toujours refusé par coquetterie, ou par traduction d'un état d'esprit de livrer sa date de naissance, laisse cependant de nombreuses peintures de cirque où il a su recréer l’ambiance et sa passion pour l’art de la piste. Peintures où surgissent, à chaque instant, l'élan et l'impulsion du vivant.

Jean Ducasse (19.. -2011)
Jean Ducasse (19.. -2011)
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Pierre Thomas (1939-2002), l’homme qui murmurait à l’oreille des animaux

Publié le 28 Septembre 2015 par cirk75 dans Dompteurs

Pierre Thomas (1939-2002), l’homme qui murmurait à l’oreille des animaux

Né juste avant la dernière guerre, Pierre Thomas découvre le cirque en 1946, lorsque les caravanes du cirque Pinder font halte à Auray, sa ville natale. Et à partir de ce moment, sa passion pour les animaux ne le quittera plus. Ce fils de serrurier commence par le bas de l'échelle en montant après bien des difficultés un numéro de dressage. Et comme il est aussi ferronnier d’art il conçoit lui-même sa cage, ses tabourets, ses réquisits et son tunnel. Puis après de longues négociations, ses finances étaient bien maigres il réussit enfin à se procurer trois jeunes lions, deux ours bruns de Syrie, un ours à lunettes, deux chèvres et deux moutons, Pour mettre au point son numéro il passe un accord avec le directeur du Zoo de Ludré dans le Morbihan et là, patiemment devant les visiteurs du parc animalier, il fait se côtoyer tous ces animaux, dans une sorte de "Paix dans la Jungle", chère à son idole Alfred Court (voir blog01/10/2013). Un prix obtenu auprès de la "Fondation de la Vocation" lui ouvrira les portes des cirques. Sa première vraie représentation a lieu le 25 novembre 1964 au cirque d’hiver de Paris, lors du Gala de la Piste. C’est un succès, et la presse salue la naissance d’un nouveau dompteur de charme délaissant le fouet pour s’amuser avec ses animaux. Remarqué par Dany Renz (voir blog17/06/2012) il est engagé pour être de la tournée 65 du Cirque Sabine Rancy.

Pierre Thomas (1939-2002), l’homme qui murmurait à l’oreille des animaux

Mais cette vie en caravane ne le satisfait pas totalement et 1968, il crée avec une trentaine d'animaux un zoo à Guidel. Parallèlement il faut bien vivre, il donne des présentations un peu partout dans la région afin de faire découvrir la faune exotique aux écoliers bretons. Puis après une déconvenue, il a créé un cirque nommé Impérial qui ne tourne que deux mois, il conçoit un parc zoologique à Guidel. En 1973, ce zoo se déplace vers le lieu-dit Keruisseau, sur les rives du Scave, à Pont-Scorff, lieu actuel de ce établissement réputé. Mais en 1987, dans la nuit du 15 au 16 octobre, un ouragan ravage la Bretagne et le parc zoologique est détruit à plus de 80%. Une douzaine d’animaux s’échappe de leurs enclos, tous seront récupérés sains et saufs dans les 24 heures, exceptée une panthère des neiges qui restera 12 jours dans la nature mais qui fut finalement retrouvée dans une ferme à 2 km du parc. Suite à cette catastrophe l'avenir du Zoo semble sérieusement compromis, mais dans un bel élan de solidarité et de générosité de la part des habitants de la région Lorientaise et alentours, le parc zoologique si cher à Pierre Thomas retrouve son rang.

Pierre Thomas (1939-2002), l’homme qui murmurait à l’oreille des animaux

Ce dernier prend alors un peu de recul et s’adonne à son autre passion la peinture. Mais en 2002 à 64 ans Pierre Thomas s’éteint discrètement comme il a vécu. Et reste à ce jour dans la mémoire de ceux qui l’ont connu comme un homme entreprenant mais pas homme d’entreprise, qui connut des périodes rudes, des échecs. Artistes à multifacettes, écrivain, peintre Pierre Thomas était tolérance, amour, simplicité et fidèle en amitié.

Un être rare…

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René Strickler, de la banque à la cage aux fauves

Publié le 27 Septembre 2015 par cirk75 dans Dompteurs

René Strickler, de la banque à la cage aux fauves

Ce dompteur suisse, né en 1949, n’est pas né dans le monde de la piste et au départ il se destinait à une tout autre profession : travailler dans un établissement bancaire. C’est ce qu’il fait dans un premier temps une fois son diplôme de commerce en poche. Mais le cirque est pour lui une passion et il rêve depuis toujours d’être dompteur. Un jour en 1973 le propriétaire du zoo de Romanshorn, connaissant son penchant, vient le trouver et lui propose plusieurs fauves à dresser. Notre jeune belluaire accepte bien volontiers même s’il n’a qu’une connaissance très théorique voire sommaire du dressage des félins, une forte proximité avec les dompteurs du cirque Knie car depuis quelques temps il travaille au service presse et communication de ce cirque helvète. Et c’est ainsi que quelques temps après il débute sur la piste du cirque Nock avec les animaux qu’il vient de dresser. Puis il foulera la piste des plus importants cirques européen (Althof, Knie, Pinder-Jean richard, Roncalli…), où son numéro tout en douceurs, où il fait régner la paix au milieu d’un imposant groupe mixte de fauves comprenant lions, tigres, ours, pumas, panthères noires ou tachetées… fait de lui un des maîtres du dressage moderne. En 1976 il participe au Festival International du Cirque de Monte-Carlo où il est récompensé par le Prix de la Ville de Monaco.

René Strickler, de la banque à la cage aux fauves

Plus de Vingt ans plus tard en 1999 il retourne à Monte-Carlo où il présente un numéro unique de 9 pumas canadiens où avec une infinie patience il a dressé ces petits félins très espiègles et vifs de caractère. En parallèle au monde du cirque René Strickler a créé à Subingen en Suisse un Parc à félins, lieu où il continue à s’adonner à sa passion les fauves, en attendant la création d'un autre parc à Dompierre dans la Broye fribourgeoise sur 42 000m².

René Strickler, de la banque à la cage aux fauves

#cirque

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16ème Festival International du Cirque du Val d’Oise

Publié le 26 Septembre 2015 par cirk75 dans Festivals

16ème Festival International du Cirque du Val d’Oise

Du 2 au 4 octobre, le Festival du Cirque du Val d’Oise, va siffler pour les amateurs de cirque le début de la saison francilienne. Nouveauté cette année cette manifestation sera totalement dissociée de la célèbre Foire de Domont et se déroulera une semaine après cette dernière.

Cette année Cap Domont, l’Association organisatrice souhaite mettre en valeur le Cirque de Mongolie, dont les traditions remontent du temps de l’empire de Gengis Khan. En effet à cette époque magiciens et jongleurs se produisaient à la cour impériale et, sur les marchés les acrobates chinois exécutaient leurs tours tout en vendant leurs marchandises.

Connu pour ses contorsionnistes, le cirque mongol est renommé aussi pour ses dresseurs d'animaux ainsi que pour ses cavaliers, ses hommes forts et ses acrobates réputés comme parmi les meilleurs du monde.

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Le grand jour de Pascal Plisson (2015)

Publié le 25 Septembre 2015 par cirk75 dans Cinéma

Le grand jour de Pascal Plisson (2015)

Ce film relate l"espoir et le rêve de 4 adolescents et montre au quotidien comment tous les 4 se préparent au jour J pour un concours, un examen ou une audition qui peut changer non seulement leur vie mais aussi celle de leur famille.

Albert le cubain de 11 ans souhaite devenir boxeur, Nidhi indienne de 15 ans et fille d’un chauffeur de tuktuk voudrait devenir ingénieur et intégrer Polytechnique. Quant à Tom Ougandais de 19 ans il veut être Ranger et pour cela il doit intégrer l'école de l'Uganda Wildlife Authority. Et pendant ce temps en Mongolie, Deegii, bouille de gamine du haut de ses 11 ans, s'entraîne depuis des années pour devenir contorsionniste professionnelle. Les cirques, les paillettes des justaucorps, les corps pliés comme des élastiques emportent la petite dans un autre monde.

Pascal Plisson filme avec délicatesse et bienveillance, mais quelque fois on n’est pas loin de la télé-réalité, les vies de ces 4 jeunes sans que le documentaire ne laisse entrevoir le résultat final. On y voit leur lot d'espoir, de prières, d'illusions, d'angoisses et... d'entraînements. A travers les regards de ces enfants qui n'en sont presque plus, la fierté de leurs parents, les encouragements de leurs amis, les aspirations et les exigences de leurs coaches, le réalisateur révèle la ferveur qui habite les corps et les esprits de ces passionnés, qui croient encore que tout est possible dans le monde et que la volonté de réussir est essentielle.

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Alessandro Kokocinski, un peintre doublement circophile

Publié le 24 Septembre 2015 par cirk75 dans Art

Alessandro Kokocinski, un peintre doublement circophile

Peintre, sculpteur et scénographe, d'origine russo-polonaise, né en 1948 à Porto Recanati en Italie, d’une mère qui avait échappé à la déportation nazie et d'un père qui avait combattu avec les forces anglo-polonais, le jeune Kokocinski suit sa famille qui s’exile en Amérique du Sud et séjourne au Brésil, au Paraguay, au Chili ainsi qu’en Argentine. Et c’est dans ce pays qu’il se familiarise avec les arts de la piste en tant qu’acrobate. Puis il devient scénographe et crée des décors pour des théâtres. Parallèlement il produit des dessins politiques de protestation qui sont exposées au Chili dans diverses universités. Dans les années 70 il retourne en Italie où il se fixe en 1995 après avoir séjourné plusieurs années en Chine ou en Allemagne.

Alessandro Kokocinski, un peintre doublement circophile

Pour la première fois une exposition de peintures, sculptures et installations de cet artiste italo-argentin est consacrée au monde de la piste. Intitulée "La vie et le masque: d'Arlequin au clown", cette exposition, comprend 70 œuvres visionnaires dévoile toreros, chevaux ailés, anges, trompettistes et clowns dans une parade à la fois magique et inquiétante. "Le cirque est un monde qui vit en autarcie précise Kokocinski, il contient autant de bien que de mal, dans un espace unique, où la réalité devient rêve et le rêve se transforme en réalité".

Alessandro Kokocinski, un peintre doublement circophile

Comprenant également des œuvres datant des années 70, cette exposition témoigne du parcours original de cet artiste qui s'est inspiré de deux grands maîtres de la peinture du XVIIIe et XVIIe siècles: Goya pour son sens de la dramaturgie et le Caravage pour son usage du clair-obscur.

Alessandro Kokocinski, un peintre doublement circophile

Cette exposition se tient actuellement et jusqu’au 1er novembre 2015 au Palazzo Cipolla, au cœur de la capitale italienne et montre tout un pan inconnu du travail de Kokocinski.

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Bientôt un musée innovant dédié au cirque Arlette Gruss

Publié le 23 Septembre 2015 par cirk75 dans Divers

Bientôt un musée innovant dédié au cirque Arlette Gruss

Un musée consacré au cirque Arlette Gruss porté par Aby Gaëlle, également présidente de l’association "Le rêve de Norinia", doit voir le jour dans la Sarthe en région Pays de la Loire, à La Fontaine-Saint-Martin village peuplé de 617 habitants et lieu où depuis 15 ans ce cirque prend ses quartiers d'hiver. Consacré à l’histoire du cirque Gruss à travers les années, ce musée prendrait corps dans un bâtiment d’environ 2 500 m². On trouverait outre une salle de conférence, un musée, une boutique, une salle pour s’essayer aux arts du cirque… Le musée abriterait les costumes, décors, affiches, programmes, matériels, avec un accès à toutes formes de handicaps, notamment via la langue des signes, le braille, et l’audiodescription.

En plus de la partie musée, on trouvera aussi un Scénovision sur le thème du cirque à travers les temps ou la petite histoire de la Famille Gruss dans la grande histoire du cirque. Le Scénovision, permettra aux visiteurs de devenir "spectateurs" grâce à des projections en relief, aux décors, à l'odorama, etc. Spectacle original où se mêleront la lumière, le son, les effets spéciaux.

Véritable projet de développement territorial, par son côté innovant et culturel, ce projet permettra aussi au grand public de mieux faire connaître les remises et autres endroits des quartiers d'hiver du Cirque Arlette Gruss.

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Le Chat de Pierre Granier-Deferre (1971)

Publié le 22 Septembre 2015 par cirk75 dans Cinéma

Le Chat de Pierre Granier-Deferre (1971)

Film franco-italien réalisé ; d'après un roman de Georges Simenon par Pierre Granier-Deferre, ancien mari d’Annie Fratellini (voir blog29/03/2015), relate l’histoire d’un couple de retraités, les Bouin. Ces derniers demeurent à Courbevoie dans une banlieue parisienne en plein bouleversement par les travaux d'urbanisme moderne : lui (Jean Gabin), ancien ouvrier typographe; elle (Simone Signoret), ancienne trapéziste de cirque dont la carrière s'est terminée trop tôt en raison d'une chute lors d'un spectacle.

Après 25 ans de mariage, et sans enfant, leurs sentiments se sont désagrégés avec le temps et ils vivent maintenant un huis clos dans leur pavillon, dans une atmosphère pesante et une cohabitation désormais plus forcée que souhaitée, bien que ni l'un ni l'autre ne désire quitter la maison. Lorsque le mari recueille un chat auquel il voue toute son affection, la jalousie de l'épouse devient de la haine, atteint un paroxysme et c'est désormais une guerre silencieuse, âpre et implacable qui se joue autour de ce chat.

Pour un circophile averti ce film montre quelques scènes où on peut voir Simone Signoret, interprétant Clémence Bouin une ancienne aérienne de Medrano (voir blog07/04/2011) entourée de quelques belles photos, livres ou affiches qui ne dépareilleraient pas la collection d’un circophile. Mais au-delà de ces scènes très spécifiques ce film permet aussi de revoir 2 monstres sacrés français de l’écran et c’est aussi un sacré bon moment.

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Bruno Stutz, le blanc des Chicky (1940-2015)

Publié le 21 Septembre 2015 par cirk75 dans Clowns

Bruno Stutz, le blanc des Chicky (1940-2015)

Clown d'origine suisse, Bruno Stutz fut pendant plus de quarante-six ans partenaire d’Eugen Altenburger (voir blog30/03/2013) dont il était le petit cousin, dans le duo des Chicky’s. Mais c’est en 1954 qu’il débute sa longue carrière de cinquante ans de clowneries ans dans un tout petit cirque "les Variétés Romandes". Notons pour la petite histoire qu’en Helvétie en juillet 54 on est plus attiré par le foot que par les prestations artistiques de Bruno, car c’est ce pays qui organise à la même époque la 5ème édition de Coupe du Monde de Football. Et pendant 4 mois Bruno va apprendre les bases du métier. Mais pour faire plaisir à mes parents qui trouvent que clown n’est pas un métier, le jour il est vendeur dans un grand magasin genevois tout en continuant la nuit de faire des galas pour parfaire sa formation. En 1957, ne tenant pas particulièrement à faire carrière en tant que vendeur il rejoint Eugèn, qui avec son côté fluet, (a 23 ans il en parait à peine 15) est baptisé "chico" (petit garçon en espagnol) ; naturellement chico se transformera "chicky", surnom sous lequel les 2 compères vont œuvrer sur le plus importantes pistes européennes (Williams, Knie, Pinder et Krone…).

Bruno Stutz, le blanc des Chicky (1940-2015)

Dans un premier temps Bruno est accompagné par deux augustes Eugen Altenburger et Roland Brunisholz dit Alfredo. Mais en 1973, au départ de ce dernier, Patricia De Jonghe l'épouse de Bruno, devient alors la complice dans leurs différentes entrées dont le mythique "Miroir-Brisé (voir blog08/04/2015) ou celle des ballons un modèle du genre par la précision des effets comiques.

En 2004 Eugen Altenburger, après avoir été pendant quarante-six ans son auguste décide de prendre sa retraite, aussi Bruno demande à Jimmy Folco de le remplacer pour une saison chez Krone. Puis il enchaîne une dernière tournée de deux années chez Herman Renz le célèbre cirque néerlandais, où il montre aussi un joli timbre de voix, ce qui lui permet d’enregistrer un 45 tours comprenant deux titres, "Auch ein clown hat ein herz" et "L’étoile d’argent".

Bruno Stutz, le blanc des Chicky (1940-2015)

Comique très populaire, Bruno en 2004 prend à son tour sa retraite et cultive l'art de la peinture où il se révèle aussi un peintre de grande qualité où la piste était bien souvent sa source d’inspiration.

Le 11 septembre 2015 à l'âge de 75 ans après une longue et très pénible maladie il s’est éteint laissant le souvenir d’un solide artisan du rire et il reste à ce jour un des derniers clowns blancs de renom...

Un DVD signé Patrick Watteeuw retrace la brillante carrière de cet artiste qui ne voulait pas être un blanc despotique ni autoritaire, mais un clown humain et populaire…, ce qu'il fut.

Et pour finir la mythique entrée du miroir avec Bruno et Eugen, un pur plaisir...

#cirque

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