Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
Le bloc-notes de cirk75

Chronique au fil du temps et de la mémoire d'un circophile amateur

Christiane Gourju dite Chrysis de la Grange (1910-1992), une reine de la corde lisse

Publié le 31 Mars 2015 par cirk75 dans Aériens

Christiane Gourju dite Chrysis de la Grange (1910-1992), une reine de la corde lisse

Curieuse histoire que celle de cette jeune femme, née de père inconnu et qui n'était pas du tout issue du milieu du Cirque, mais qui mariée à l'âge de vingt ans, à Maurice Delagrange ex acrobate aérien de la troupe des Algévol et reconverti en professeur de gymnastique, devient après avoir tâté de nombreux agrès (anneaux, trapèze …) et un entrainement intensif une reine de la corde lisse. Corde, pour la petite histoire, qu’elle tressait elle-même en utilisant des cordages en coton ce qui la rendait à la fois plus douce mais aussi plus souple et résistante. Point non négligeable, sa corde était accrochée à un quinzaine de mètres à une perche ce qui lui permettait d’évoluer sur deux agrès en même temps et de proposer des figures encore jamais proposées.

Christiane Gourju dite Chrysis de la Grange (1910-1992), une reine de la corde lisse

C’est au Cirque d’Hiver en 1934 repris depuis peu de temps par les frères Bouglione qu’elle débuta sa carrière de déesse de la piste en subjuguant au passage les connaisseurs comme Gustave Fréjaville qui écrivait : "Chrisis de la Grange a fait un chef d’œuvre de grâce, nette et précise d’harmonie corporelle, de pureté juvénile." ou Henri Thétard (voir blog29/03/2013) qui encore plus élogieux indiquait "un numéro de cirque absolument parfait sous quelques angle qu’on observe, dépouillé de toute vaine fioriture, d’une admirable et intégrale pureté. " De plus d’une grande beauté elle est accueillie à l’Alcazar de Paris ou au cabaret Tabarin où elle se produisait seins nus (voir blog21/09/2013) vêtue d’un seul slip étoilé.

Ceux qui l’ont vu se souviennent de ses montées en équerre départ assis. Le public ne s'y trompait pas, lui faisant à chaque apparition un triomphe. On la réclamait partout et les triomphes ne l'avaient jamais grisée. Elle se produisit dans les music-halls les plus prestigieux (Radio-city de New-York, International Casino de Broadway) ou sur la plus belles pistes du monde chez les frères Ringling aux Etats unis, ou en France chez Houcke au cirque d’Amiens, à Médrano par 2 fois en 40 et 41, au Nouveau Cirque des Champs-Elysées en 1943, au cirque des Cirques des frères Amar (voir blog08/11/2010).

Elle fait ses adieux en 1955 sur la piste de ses débuts, le Cirque d’hiver, avant de se retirer dans l’Yonne où elle vécut jusqu’en 1992, année de son décès.

Chrisis de la Grange reste dans le mémoires de ceux qui ont vu son numéro, une des plus extraordinaires gymnases aériennes, réalisant avec force, grâce et beauté un festival d’élévations en équerre, de planches roulées, de descentes en ange ou en piqué...

commentaires

Qui veut acheter le Cirque du Soleil?

Publié le 30 Mars 2015 par cirk75 dans Economie

Qui veut acheter le Cirque du Soleil?

La mise en vente du Cirque du Soleil, icône mondiale des arts de la piste, suscite une vive émotion au Québec où la classe politique a demandé jeudi de tout faire pour éviter que l'un de ses fleurons culturels passe aux mains d'intérêts étrangers. Et le 1er Ministre du Québec a rappelé au passage que le Cirque du Soleil est né grâce à une aide publique de 900.000 dollars et a reçu des subventions jusqu'en 1992.

Présent sur tous les continents au gré des nombreuses tournées, le Cirque du Soleil a été à l’origine de la renaissance de ce type de spectacle depuis trois décennies sous la houlette de son fondateur et guide, le Québécois Guy Laliberté. Mais à mesure de son succès grandissant, "le Soleil" est devenu une entreprise semblable aux autres avec les mêmes obligations économiques, et doit chaque année avoir des recettes suffisantes pour assurer les charges salariales et de fonctionnement. Et pour la première fois de son histoire en 2012 (voir blog23/12/2011), l'entreprise de spectacle québécoise n'a pas dégagée d'excédent et a dû licencier massivement. A ce jour elle n’emploie plus que 4 000 personnes dans le monde, contre 5 000 il y a encore quatre ans. De plus en juin dernier, Guy Laliberté a annoncé son intention de trouver un partenaire stratégique.

Qui veut acheter le Cirque du Soleil?

Le capital de l’entreprise de spectacle, détenu aujourd'hui à 90% par M. Laliberté, est évalué à deux milliards de dollars, le solde (10%) étant aux mains de deux fonds d'investissement immobilier de Dubaï. Le fondateur-propriétaire aurait signifié aux acheteurs potentiels son intention de garder à terme uniquement 10% de participation, soulevant des réactions dans tous les rangs de la classe politique demandant entre autres de garder l'entreprise dans le giron de la province francophone canadienne ainsi que de maintenir les 1 600 employés qui y travaillent en permanence. Ancien accordéoniste et cracheur de feu devenu à 55 ans un homme d’affaire, Guy Laliberté envisageait initialement de vendre une part minoritaire du Cirque du Soleil, mais "les acheteurs potentiels souhaitent avoir le contrôle" total de l'entreprise établie à Montréal, il pourrait presque vendre la totalité de ses actions.

Précurseur du cirque contemporain, qui se produit sans animaux ni clowns traditionnels, la troupe québécoise cherche depuis un moment à se diversifier et tente une incursion dans des domaines aussi variés que la télévision ou la restauration. C’est ainsi qu’a été nouée en début d'année une alliance avec le géant américain de la production audiovisuelle la "20th Century Fox afin de produire des séries pour le petit écran : " Il ne s'agit pas ici de filmer les spectacles, ni même de raconter des histoires de cirque", avait alors expliqué Jacques Méthé, président de Cirque du Soleil Média, nouvelle filiale créée pour l'occasion. Autre alliance, qui prend beaucoup du temps et d’argent pour Guy Laliberté celle avec les frères Adria (voir blog06/03/2015) en vue de proposer dès cet été à Ibiza une triple offre comprenant les univers gastronomie, divertissement et art.

Le plus célèbre des cirques au monde est donc à vendre et les candidats au rachat du Cirque du Soleil ont jusqu'à cette semaine pour déposer leur offre, rapporte mercredi 25 mars le quotidien canadien The Globe and Mail. Et pour cela l'institution canadienne a mandaté la banque d'affaires Goldman Sachs pour trouver un repreneur.

Alors à suivre !

commentaires

Annie Fratellini, chanteuse

Publié le 29 Mars 2015 par cirk75 dans Musique

Annie Fratellini, chanteuse

Artiste française, qui comme tout Fratellini savait à peu près tout faire sur une piste ou sur une scène, Annie Fratellini fut acrobate, clown, musicienne, chanteuse, ou actrice. Mais noblesse oblige, la petite fille de Paul Fratellin, commence sa carrière à 16 ans, en 1948 au cirque Medrano: petite silhouette juvénile en équilibre sur une boule bleue qu’elle fait avancer tout en jouant du saxophone. Puis descendant de cette sphère qui contient, un sax alto, un vibraphone ainsi deux concertinas dont elle joue en même temps, tout en tournant autour de la piste. Mais plus que la musique de cirque c’est le Jazz qui l’a fascine et l'attire aussi quitte-elle ce milieu de la piste pour entreprendre une carrière de chanteuse. Et cette facette du talent d’Annie Fratellini que nous souhaitons évoquer aujourd’hui.

Annie Fratellini, chanteuse

Dotée d'une voix chaude et musicale, elle avait une élégance vocale naturelle et une netteté du phrasé. Après s'être produit comme chanteuse de l'orchestre du trompettiste Philippe Brun, dans des boites de jazz et des cabarets, en France et en Suisse, elle présente à l’Olympia, mêlant cirque et music-hall un tour de chant. Ainsi en entrée, elle reprend sa fameuse boule bleue tout en chantant une chanson un vaguement autobiographique "L’enfant de la balle". Puis après avoir affirmé sa technique vocale elle enregistre un premier disque chez Ducretet-Thomson, dans lequel elle reprend quelques standards américains de jazz en français. Ne rencontrant en France qu'un succès d’estime elle part en 1965 en Roumanie où elle fait avec un pur tour de chant, sans aucun élément de cirque à part un concertina, un énorme un tabac.

Annie Fratellini, chanteuse

Rentrant en France elle décide de monter un orchestre de dixieland et passe avec succès à Bobino, puis entame des tournées dans les cabarets, boites de jazz… et enregistre chez Decca ou chez Ducretet-Thomson de nombreux disques où on peut entendre des standards indémodables comme: "J'ai ta main" (immortalisée par Trénet), "Vous qui passez sans me voir", "It had to be you", un des succès de Sinatra, une chanson d'Aznavour "Mon amour", mais aussi des titres moins connus, comme "Le gars de Rochechouart", écrit par Boris Vian, sur une musique d'Henri Salvador…

Elle poursuit cette carrière de chanteuse et de musicienne, mais un jour rencontre Pierre Etaix, l’épouse en 1969 et revient à la piste et crée avec lui une école de cirque mais cela est une autre histoire…

commentaires

Le cirque veut comme le cinéma avoir ses Oscar !

Publié le 28 Mars 2015 par cirk75 dans Festivals

Le cirque veut comme le cinéma avoir ses Oscar !

Vadim Gagloïev le président de Rosgoscirk (voir blog17/03/2014), la principale compagnie russe regroupant plus de 70 compagnies, 38 cirques en dur et 12 cirques itinérants, vient de faire une offre singulière en proposant l’institution d’un "Prix international annuel Master", récompensant chaque année toutes les composantes des arts du cirque. Selon Vadim Gagloïev tous les courants culturels disposent de nos jours de prix internationaux sauf le cirque. Aussi caresse-t-i l’idée de créer une sorte d’Oscar du cirque, proposition qui a recueilli selon lui de la part de ses collègues étrangers un soutien chaleureux. Curieuse proposition quand on connait l’engouement que suscitent chaque année lors du Festival de Monte-Carlo l’attribution des si convoités Clowns d’Or, d’Argent et de Bronze.

Et à l’instar de son grand frère cinématographique, ces trophées seront attribués dans douze catégories, dont celle d’Attraction de l’année, de Numéro de l’année, de Spectacle de l’année...

La procédure qui a été présentée lors des derniers Festivals du cirque de Monte-Carlo et de Figueres, a indiqué que les requêtes devront être formulées entre le 25 mars et le 5 juillet sur un site Web dédié à cet effet, avec version en russe, anglais, chinois et espagnol . A ce jour selon ce haut personnage du cirque russe, les organisateurs ont déjà reçu les premières requêtes sont venues d’artistes chinois, espagnols et français.

Les numéros des artistes du cirque seront évalués par un jury international qui comprend à ce jour Fabio Montico, le président du Festival italien "Città di Latina", Urs Pilz le directeur artistique du Festival de Monte-Carlo et Philippe Agogué le chef le dépisteur acrobatique du Cirque du Soleil. Quant à la cérémonie de remise de ces récompenses elle se tiendra dans le cadre du Festival du cirque de Sotchi, prévu les 27-30 juin prochain.

Le cirque veut comme le cinéma avoir ses Oscar !

Une telle manifestation n’est pas vraiment une nouveauté. Déjà dans les années 50-60, un Festival Mondial du Cirque remettait des Oscars, mais cette compétition est morte de sa belle mort depuis belle lurette.

Mais certains d’entre nous se souviennent peut=être qu’en 1956, les Antares, (1ère génération) s’étaient vus décerner cette récompense.

Alors attendons la suite

commentaires

Michel Palmer, l’actuel M. Loyal du Cirque d’hiver

Publié le 27 Mars 2015 par cirk75 dans M. Loyal

Michel Palmer, l’actuel M. Loyal du Cirque d’hiver

Rien ne prédestinait ce fils d’assureur à se retrouver dans les habits de M. Loyal au centre du rond de lumière micro à la main pour présenter les spectacles concoctés par la famille Bouglione. Et Pour Michel Palmer, la piste de la rue Amelot est plus qu’un rêve c’est un graal lui qui, enfant rêvait de cirque en regardant à la télévision "La Piste aux Etoiles" (voir blog15/12/2014). Et lorsqu’il voyait arriver un cirque dans sa bonne ville de Dunkerque c’était la fête. Il faut dire que la maison familiale était située tout près de la place où s’installaient les chapiteaux lorsqu’ils faisaient étape dans sa ville. Fasciné par ce milieu, il avait même transformé sa chambre en une sorte de chapiteau, où il s’imaginait magicien, clown ou funambule.

A 54 ans, il a gardé son âme d’enfant et tout jeune il a su que sa vie serait liée à la piste magique. Un jour, alors qu’il suivait à vélo un cirque dans sa tournée le long du littoral, le directeur lui propose de passer une quinzaine de jour avec la troupe. Aussi l'annonce de son départ comme monteur a été pour ses parents un choc. Bon élève, il passe son bac, puis pour faire plaisir à sa famille il entame des études de comptabilité, avant de revenir à sa passion première, le cirque.

Michel Palmer, l’actuel M. Loyal du Cirque d’hiver

A 20 ans, il entre par la petite porte au Cirque Albert Rancy en commençant par faire un peu tout. Et c’est ainsi qu’il sympathise avec Arlette Gruss qui présentait des panthères dans le même établissement. Et lorsqu’en 1985 il y a 30 ans, la fille d’Alexis Gruss Senior (voir blog19/12/2011) décide à monter son propre cirque elle se souvient de ce fêlé de cirque et lui propose de s’occuper de l’administratif et de la publicité sonore. Et comme dans un conte fée, un jour en panne de présentateur, Arlette Gruss se souvenant du travail sonore que Michel Palmer proposait pour les bandes-son des voitures, le pousse à sauter le pas en présentant le spectacle. Notre héro se laisse tenter, achète un smoking et c’est ainsi qu’il devient M. Loyal. Il passe dans ce rôle presque 22 ans à sillonner les routes de France et de Navarre avec le Cirque Arlette Gruss. Au cours de ces différentes tournées, du smoking du début en passant par l’uniforme en brandebourg ou la queue de pie pour en arriver à des tenues moins classiques et beaucoup plus baroques, comme celle de conservateur de Musée pour la tournée "Pile ou Face", il a su faire évoluer le rôle traditionnel du M. Loyal, trop confiné à présenter au centre de la piste le numéro suivant.

Michel Palmer, l’actuel M. Loyal du Cirque d’hiver

Quant à la suite elle est connue. En 2007, alors qu’il décide d’arrêter les tournées pour s’occuper des relations extérieures du cirque Arlette Gruss, la famille Bouglione le contacte, pour lui demander d’assurer la succession de Sergio. Il devient le nouveau M. Loyal du Cirque d’hiver de Paris et rejoint en 2011 cette piste tellement chargée d’histoire.

Michel Palmer véritable Maître de la piste par sa présence et son efficacité, M. Loyal de grande classe, peaufine sans cesse ses textes et phrases pour mettre chaque artiste en valeur, en utilisant au bon moment le bon mot. Sensible et discret c’est lui qui dans les coulisses rassure, réconforte, rappelle à l’ordre parfois artistes ou garçons de piste quand il le faut. Homme droit, aux yeux clairs, à la voix douce mais profonde, amoureux de littérature, de musique et de spectacle, il termine toujours un show par son célèbre : "Et surtout portez-vous bien !!!"

Et c’est aussi tout le mal qu’on lui souhaite!

commentaires

Un petit florilège de M. Loyal d'hier et d'aujourd'hui

Publié le 26 Mars 2015 par cirk75 dans M. Loyal

Un petit florilège de M. Loyal d'hier et d'aujourd'hui

Un visuel, non exhaustif de quelques présentateurs des arts de la piste...

commentaires

Luigi Fratellini dit Louis (1868-1909)

Publié le 25 Mars 2015 par cirk75 dans Clowns

Luigi Fratellini dit Louis (1868-1909)

Comme les trois Mousquetaires, les Fratellini étaient en réalité quatre. Paul (1877-1940), François (1879-1951) et Albert 1885-1961), avaient un frère aîné Louis qui malheureusement est décédé en 1909 à Varsovie. Et c’est à cause de ce brutal décès, remettant en cause le travail des 3 survivants qu’est née la formation de ce trio de légende que furent les 3 frères Fratellini. Mais reprenons par le début.

Louis plus âgé que ses 3 autres frères était un peu leur "père d’élève" et va avec Paul créer un tandem clownesque qui ne va pas tarder à avoir du succès. Bon gymnastes les 2 frères sont excellents dans les pantomimes acrobatiques. Ils interprètent notamment le Duel comique un des sommets de la pantomime sautante qui leur permet de faire valoir leurs talents de sauteurs et de cascadeurs. A la mort en 1902 de Gustave le père des 4 frères, Louis devient le chef de famille et épouse Alexandrine Prosperi, une écuyère, dont il aura cinq enfants et plusieurs firent carrière sur la piste. En 1907 les fils de Gustave se séparent, les aînés clowns consacrés, travaillent ensemble et ils partent pour l’étranger (Copenhague, Varsovie), Louis comme clown et Paul comme auguste. Ils exécutent des "reprises", c'est-à-dire des intermèdes comiques entre les numéros. Quant à François, d'abord écuyer exceptionnel, il monte avec Albert un numéro acrobatique burlesque en gentleman 1900. Chacun se réjouissant du succès des autres. Mais en 1909, une terrible épidémie de variole noire fait des ravages à Varsovie, ville où se trouvent les 2 ainés. Malheureusement Louis y trouve la mort, et laisse une épouse seule avec 5 enfants.

Luigi Fratellini dit Louis (1868-1909)

François et Albert aussitôt prévenus, prennent dès la fin de leur engagement avec le cirque Schumann, leur décision. Ils rejoindront Paul et décideront avec ce dernier de former un trio afin de venir en aide à la veuve et aux enfants de Louis. Tous les 3 ils ont tant de possibilités acrobatiques, équestres, musicales, de danse, de mime, etc. qu'ils trouvent rapidement leur voie. On peut considérer que les Fratellini sont les premiers dans l'art clownesque à instaurer un trio parfaitement équilibré et harmonieux.

François, le clown, est un artiste exceptionnel, d'une rare élégance, malicieux, farceur et d'une autorité non agressive ; il reste le modèle du genre, c'était la grâce. Paul crée, dans cet art difficile, une fonction nouvelle incarnée par un personnage nouveau : le contre-pitre. Auguste raffiné et sensible, il manifeste cependant une certaine exubérance et une verve tout italienne et avec François il mène le jeu. Enfin Albert, l'auguste, cultive avec bonheur une apparence outrancière pour mieux exprimer la profonde délicatesse de son jeu nuancé et subtil ; c'était un excellent mime.

Et ce trio reste encore de nos jours un groupe de rererencerarement égalé par la suite, même si cette idée du trio a été par la suite largement par d'autres reprise.

Mais ceci est une autre histoire aurait pu dire Kipling.

Luigi Fratellini dit Louis (1868-1909)

François & Albert en dandys 1900

Luigi Fratellini dit Louis (1868-1909)

Les 3 frères Fratellini

commentaires

La valse des noms des cirques

Publié le 24 Mars 2015 par cirk75 dans Economie

La valse des noms des cirques

Il n’y a pas que les mouvements politiques qui ont tendance à changer de nom, pensant ainsi se refaire une virginité car le bon peuple que nous sommes a la mémoire courte. Certains cirques français ont quelques fois la même fâcheuse inclinaison. Rappelons qu’une marque constitue un signe ou un ensemble de signes distinctifs (nom, logo, valeurs, couleurs, musique...) reconnaissable par le consommateur et créant ainsi une valeur sur un marché pour une entreprise.

La valse des noms des cirques

Malheureusement dans le monde circassien certains cirques afin de s’approprier à fins plus mercantiles qu’artistiques une part des spectateurs liée à un nom célèbre font ce que la loi nomme un détournement de clientèle, autrement dit, de la concurrence déloyale. Ainsi l’utilisation du nom Zavatta pour un cirque en est la triste démonstration, car dans la réalité rien n’empêche quiconque d’usurper le patronyme d’Achille et cela sans risque. En effet si les héritiers légitimes de ce légendaire artiste s’y opposent, ils doivent mettre en œuvre des moyens financiers énormes pour y parvenir ce qui découragent bien souvent ceux qui sont spoliés. Depuis le début d’année on assiste à un étrange phénomène: la valse des noms de cirques, et le nom Zavatta n’a plus l’air d’être tendance et de nouvelles appellations ont fait leur apparition.

La valse des noms des cirques

La publication "Scènes & Pistes" relate que ces dernières années tournait un "Cirque Céline Zavatta", direction Caplot. Et c’est sous cette enseigne que cet établissement a débuté à Bron sa tournée 2015. Mais ce cirque a quitté Bron pour rejoindre Annonay dans l’Ardèche sous l’enseigne "Cirque Caplot". En conservant au passage l’accroche publicitaire : "Féérique". Sur les affiches et supports de communication il était auparavant précisé: "Cirque Céline Zavatta, direction Caplot", aujourd’hui on peut lire "Céline Zavatta présente le cirque Caplot": une véritable révolution commerciale.

La valse des noms des cirques

Même phénomène en ce qui concerne un établissement qui tournait l’année dernière sous le nom "Cirque Willie Zavatta Fils", et que l’on retrouve en 2015 sous le nom Roncalli, Circo Italien. Les affiches précisent au passage "pour la 1ère fois en France"…et pour cause. Et aujourd’hui le site AuCirque.fr indique qu’un "Grand Cirque Italien Roncalli", direction Charles Caplot s'est installé du 18 au 29 mars à Châlons-en-Champagne.

Est-ce une nouvelle valse des noms des cirques ?

En guise de conclusion, ne dit-on pas dans le milieu de la piste : "l’arnaque du gadjo n’est pas prête de s’arrêter…"

Attendons l'éventuelle suite…

commentaires

Jules Verne cheville ouvrière de la construction du cirque d’Amiens

Publié le 23 Mars 2015 par cirk75 dans Personnalités

Jules Verne cheville ouvrière de la construction du cirque d’Amiens

Le cirque Jules Verne à Amiens, lieu culturel incontournable de la ville, va fêter en 2015 ses 125 ans. Cet éclatant édifice devenu aujourd’hui un lieu de création contemporaine, a été inauguré le 23 juin 189 par l'auteur de "Tour du Monde en 80 jours", alors Conseiller Municipal, et depuis 2003 cet édifice porte son nom, n'oublions pas qu'il il fut en effet à l'époque son plus fervent défenseur.

Le XXe siècle est le siècle des cirques et du cirque. Le foisonnement des cirques nomades, venus de toute l'Europe et même des Etats-Unis, est à l'origine de ce grand mouvement de construction de cirques en dur un peu partout en France (voir blog 02/12/2010) . La décision d'en construire un à Amiens est prise en 1887 pour honorer, entre autres le centenaire de la Révolution française.

Et le Cirque d’Amiens est bien celui de l’écrivain français le plus lu dans le monde. Passionné de cirque, Jules Verne s’est complètement investi dans cette construction. Non seulement le romancier a soutenu le projet mais il a aussi suivi de très près les travaux et n'a pas hésité à prendre parti contre tous les détracteurs opposés à ce projet coûteux.

Comme dans les cirques de Paris (voir blogs 23 & 26/02/2011), d'Elbeuf (voir blog08/02/2015), de Reims ou de Châlons-en-Champagne (voir blog06/05/2011) construits à la même époque, des centaines d'artistes se sont produits dans celui d'Amiens, dont les Rancy, lieu culturel incontournable de la ville (siège social du Cirque Arlette Gruss. Aujourd’hui le cirque Jules Verne d’Amiens est la figure de proue du Pôle National Cirque et Arts de la Rue et depuis 2011, la création contemporaine est valorisée avec des résidences d'artistes et des collaborations culturelles aux influences nomades

commentaires

Les 3 font la paire, film de Sacha Guitry (1957)

Publié le 22 Mars 2015 par cirk75 dans Cinéma

Les 3 font la paire, film de Sacha Guitry (1957)

Dernier film de Sacha Guitry à cette époque mourant, tourné dans la réalité par le producteur Clément Duhour, raconte la brève histoire d’un jeune brigand Jojo, espérant faire carrière dans le banditisme. Aussi pour démontrer son savoir-faire à ses futurs "employeurs" il poignarde en plein jour un quidam pris au hasard. Or la victime, un acteur en train de tourner un film, laisse un indice important car le crime a été filmé en direct. Chargé de l'enquête, le commissaire Bernard, (Michel Simon) un "fin limier" se prenant pour Maigret, se fait projeter la séquence et en extrait un portrait de l'assassin. L'un de ses hommes (Robert Dalban) passant la soirée en famille au Cirque Medrano (voir blog07/04/2011) croit y reconnaître l’assassin dans l’auguste du duo Teddy & Partner. Mais ce dernier a un frère jumeau le clown blanc et chacun s'accuse mutuellement de l'assassinat pour disculper l'autre. Deux suspects valant mieux qu'un, le commissaire Bernard les garde tous deux sous les verrous. Or, le véritable meurtrier court toujours et c'est le sosie des jumeaux arrêtés. Il faut l'intervention de Titine, une dame de mœurs légères, (Sophie Desmarets) et à sa mémoire infaillible, qui a passé la nuit avec ce troisième larron pour que la lumière se fasse. Jojo, (Philippe Nicaud) confondu, sera abattu sur les lieux mêmes de son forfait, par le chef de la bande dans laquelle il souhaitait être admis. De quoi vous désespérer d'être malhonnête ! Ce règlement de comptes sera d'ailleurs maquillé en suicide, au grand dam du commissaire Bernard, qui n'y verra que du feu...

Comme on voit ce film au scénario un peu farfelu et biscornu est pour un circophile d’un grand intérêt car pendant 6 mn on peut contempler les coulisses et la piste du Cirque Medrano.

Pour la petite histoire les Bario participèrent en tant que conseillers techniques au tournage du film. On peut même voir un court échange dans les coulisses du cirque entre Robert Dalban et Nello Bario, interprétant le régisseur de Medrano.

Aussi revisionnons ce film pour, environ à la 42ème mn, de cette réalisation revoir la piste de ce cirque légendaire.

Un fort bon moment pour les nostalgiques de ce cirque malheureusement démoli en 1973.

commentaires
1 2 3 > >>