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Le bloc-notes de cirk75

Depuis 2010, Chronique au fil du temps et de la mémoire d'un circophile amateur

"Parade au cirque" par Yves Brayer (1907-1990)

Publié le 30 Novembre 2019 par cirk75 dans Art

Ce titre "Parade au cirque" ne semble pas très approprié, car nous sommes dans les coulisses d'un cirque et non lors d'un défilé organisé pour attirer le chaland. Mais cette remarque n'entame en rien la qualité de cette lithographie où le rose semble dominant, là aussi une couleur peu utilisée dans le monde de la piste. 

Derrière la gardine (rideau  séparant les coulisses de la piste) trois chevaux empanachés, tenus au bridon, patientent. Qui les retient? Est-ce le régisseur de la piste, ou un des artistes qui va se produire? Rien dans ce dessin permet de répondre avec certitude. Par contre en bas à gauche on distingue deux artistes, une brune encore enveloppée de son peignoir, tandis que la blonde est revêtue une trousse bouffante aux cuisses. C’est le moment où les artistes un peu nerveux se concentrent, afin de calmer leur trac, avant d’entrée en piste, pour exécuter leur numéro.

Cette lithographie en couleurs (27x41) signée en bas à gauche de la main d'Yves Brayer, un peintre, graveur, illustrateur et décorateur de théâtre, nous décrit bien au moment d’entrer en piste, l’atmosphère qui règne, à la fois calme et bruyante, les spectateurs jamais loin.

Peintre figuratif, auteur d'une abondante production de paysages mais aussi de grandes compositions, figures et natures mortes, Yves Brayer aimait bien brosser les chevaux et c’est pourquoi on lui doit quelques créations originales où il a dessiné les chevaux sur la piste ou dans l’écurie d’un cirque.

"Parade au cirque" par Yves Brayer (1907-1990)
"Parade au cirque" par Yves Brayer (1907-1990)
"Parade au cirque" par Yves Brayer (1907-1990)
"Parade au cirque" par Yves Brayer (1907-1990)
"Parade au cirque" par Yves Brayer (1907-1990)
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Le Buffalo Bill’s Wild West en France

Publié le 29 Novembre 2019 par cirk75 dans Cirques d'hier

Nous avons déjà évoqué au moins à deux reprises (voir blogs 22/11/2019 & 22/09/2016) les faux spectacles en France où on vantait les exploits de cette figure légendaire voire du fils de Buffalo Bill (voir blog10/12/2015). Si ces productions attiraient tant de monde c’est que le célèbre éclaireur de l’armée de l’Union (voir blog08/05/2012) était par deux fois venu en France, en 1889 à l’occasion de l’Exposition universelle puis en 1905.

Lors de la seconde tournée la troupe sillonnait la France entière: pas moins de cent villes a accueilli la troupe. C'était vraiment le "great show" à ne pas manquer. A Paris le chapiteau fut dressé au Champs de Mars. Au programme : tirs à la carabine, maniement du lasso, rodéo, attaque de la diligence, et combats contre les indiens. Comme on le voit les spectacles proposés n’étaient pas vraiment du cirque mais ressemblait plus à des jeux du Far West avec exhibition de cow boys et d’indiens, dans un grand manège rectangulaire entouré de tribunes couvertes. 

Voici un programme papier de la tournée 1905 du Colonel Cody et de son associé Nate Salisbury, peu différente de celle de 1889.

Enfin rappelons que William Cody dit Buffalo Bill est décédé en 1917 et que le "Wild West Show" a tourné entre 1883 à 1913. Aussi tout spectacle postérieur à 1913 est forcément apocryphe et sans Buffalo Bill.

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Un Musée du cirque à La Fontaine-Saint-Martin

Publié le 28 Novembre 2019 par cirk75 dans Bâtiments, exposition

Depuis quatre ans, Aby Schaffer dite Aby Gaëlle la Sarthoise d’adoption qui a fondé l’association "Le rêve de Norinia", clin d’œil à la fille d’Arlette Gruss prénommée Nora, porte un projet comprenant un parcours scénographié et un musée dédié à l’univers circassien (voir blog23/09/2015). Cet ensemble qui pourra accueillir des visiteurs valides ou handicapés, doit être implanté à la Fontaine Saint-Martin dans la Sarthe, sur 8 ha  en bordure de la D 323. 

L’espace comprendra une salle de conférence, un musée, une boutique, une salle pour s’essayer aux arts du cirque… ainsi qu’un scénovision, adapté en braille et en langue des signes, pour mettre en scène l’histoire de la famille d’Arlette Gruss L’ensemble sera complété par un chapiteau de cirque démontable, par une zone dédiée à l’hébergement léger (social et solidaire), un potager jardin participatif intergénérationnel en permaculture et par présence d’animaux retraités de la piste.

Le projet de musée du cirque comme on le voit avance à petits pas. "On a perdu beaucoup de temps indique Aby Gaëlle. On était parti sur un projet porté par la communauté de communes de Pontvallain de l’époque, on a dû tout reprendre à zéro avec le changement de communauté de communes. L’élaboration du P.L.U.I. du Pays Fléchois est en cours et pour que le projet se fasse il faut que le terrain agricole retenu soit classé en zone de loisirs et touristique".

"La fréquentation du futur parc est estimée à 30000visiteurs la première année et pourrait atteindre 40000au bout de trois ans et créerait une dizaine d’emplois" indique Emmanuelle Findji conceptrice du scénovision .

Le coût du projet est évalué entre 5et 8 millions deuros. Selon Aby Gaëlle on doit pouvoir le réaliser avec à 5,3 millions, grâce aux partenariats et à la mise à disposition des costumes et du matériel par la famille Gruss. Le soutien des collectivités locales, (municipalité, département, région) et de financeurs privés ont été sollicités pour financer le projet.  

Alors espérons que ce projet verra le jour plus rapidement que Pinderland à Perthes-en-Gâtinais (Seine-et-Marne) qui depuis un bon moment (voir blogs 23/05/2018 & 09/04/2014)  semble rester dans les cartons… Alors à suivre 

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Hans Erni, l'artisan de l'identité animalière chez Knie

Publié le 27 Novembre 2019 par cirk75 dans Affiches

Graphiste, peintre, illustrateur, graveur et sculpteur lucernois de renom, Hans Herni (1919-2015) après des études dans sa bonne ville de Lucerne part à Paris à l’Académie Julian à Paris, puis va à l’Ecole des Arts appliqués de Berlin pour se familiariser avec l'art graphique.

Au cours de sa longue carrière, on lui doit de nombreuses peintures murales, notamment pour le Salon international de l'automobile, pour la Croix-Rouge, les Nations Unies, le C.I.O. ou l' O.A.C.I. 

Son style, fortement influencé par le cubisme de Braque et de Picasso, convient bien aux techniques de l’affiche, De plus le mouvement, la ligne, la courbe et les couleurs de ses dessins vont rendre ses œuvres particulièrement dynamiques.

Hans Erni va réaliser au cours de sa carrière plus de 300 affiches dont 9 pour le cirque Knie. Dans ses visuels pour Knie l’artiste privilégie les animaux et le respect avec lesquels ils sont traités. La première date de 1966 et représente des chevaux mythiques en yin-yang, en noir et blanc. Il crée ensuite le tigre et le rhinocéros (1972), mettant en vedette l’improbable mariage entre ces deux animaux, puis le lion, le cheval et l’éléphant (1975), en 1989 le cirque sous l’eau avec phoque, crocodile et serpent enfin en 2009 sa dernière illustration: Pégase.

Toutes représentent l’élégance et la force. Il faut dire que les animaux et la nature sont depuis longtemps au centre de la vie et de l'œuvre de Hans Erni.

Il est aussi l'auteur de nombreux timbres-poste, aussi en 2019 pour fêter les 100 ans du cirque Knie la poste suisse a édité un bloc de 8 timbres (voir blog21/11/2019) comprenant à la fois son Pégase, sujet de sa dernière affiche de 2003 ainsi que  le célèbre clown de Leupin (voir blog14/11/2019).

Hans Erni aimait le monde du cirque, et entretenait une grande amitié avec la famille Knie qu’il voyait chaque année quand le chapiteau faisait halte à Lucerne. Ville où est situé, dans l'enceinte du Musée suisse des transports, une galerie dédiée à cet artiste dont les œuvres sont recherchées aussi bien par les collectionneurs que par les musées du monde entier.

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Le Fils du cirque (1960)

Publié le 26 Novembre 2019 par cirk75 dans Cinéma

Egalement référencé sous le nom de "Tony, le fils du cirque" ce téléfilm est un feuilleton télévisé français en 13 épisodes de 26 minutes, en noir et blanc, réalisé par Bernard Hecht et diffusé à partir du 16 octobre 1960 sur l'unique chaîne de l'ORTF. Devant le succès un 14ème épisode réalisé par André Pergament, fut tourné comme une sorte d'épilogue.

Ce feuilleton tourné à l’ombre  du Radio Circus (voir blog16/01/2015) de Jean Coupan (voir blog15/02/2012) met en vedette un enfant évoluant dans le milieu du cirque, à la manière des gens du voyages, et désireux de vivre l'aventure, en imaginant une course au trésor.

Au-delà de ce scénario, comme souvent pour un circophile l’intérêt est uniquement dans l’approche de la vie des gens du voyage, saisis lors de leurs occupations quotidiennes, mais aussi de voir les périples sur les routes, ainsi que les montages et démontages du chapiteau qui rythment l'intrigue.

Enfin on peut voir le dompteur Luigi Girardi à ne pas confondre avec Amadeo Girardi qui eut une fin tragique en mars 1968 lors d'une représentation au cirque Rancy (voir blog22/09/2011).

Pour les amateurs l'INAthèque en possède bien entendu une copie en réserve,.

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Le Nouveau Cirque du Vietnam présente Teh Dar

Publié le 25 Novembre 2019 par cirk75 dans Nouveau-Cirque

Après 3 ans d’absences "Le Nouveau Cirque du Vietnam"  animé par les frères Nguyen, Nhat Ly et Lan Maurice, est de retour à Paris, du 6 novembre au 1er  décembre 2019  à l’espace des chapiteaux de La Villette (voir blog22/11/2013) avec une nouvelle  création : "Teh Dar" qui veut rendre hommage aux Tây Nguyên, une ethnie minoritaire du centre du Vietnam.  

Après les succès de "Làng Tôi – mon village"  (voir blog26/06/2011) et de "A Ô Lang Phô"  (voir blog04/04/2016), c'est le troisième spectacle de cette toute jeune compagnie qui a émergé il y a une dizaine d'années, relançant l'art acrobatique vietnamien tout en le nourrissant d'influences européennes et québécoises.

Cette nouvelle production met en piste, ou plutôt en scène, c’est un spectacle frontal et non circulaire, même si on aperçoit  sur  scène un cercle dans lequel vont évoluer pendant 60 mn, cinq musiciens et quinze acrobates.

La trame artistique de "Teh Dar" se propose de nous faire  voyager dans les hauts plateaux du centre du pays et de nous faire découvrir les coutumes et traditions du peuple Tây Nguyên. Bien entendu faute des nécessaires  références culturelles beaucoup m’échappe. De plus  j’avoue ne pas avoir été très séduit par cette production qui me rappelle plus une émission de télévision des années 50 se nommant "Le Magazine des Explorateurs" qu’un spectacle d’acrobaties. En effet pendant  une heure de cadran on ne voit que deux portées, un peu de jonglage, un ersatz d’acrobatie. Par contre les évocations aux  divinités, les chants et les danses folkloriques ne nous sont pas épargnés. Nous assistons à une sorte de "Celtic Legends Danse" à la mode vietnamienne. Mais reprenons par le début.

Après  une procession initiale au son des gongs, de la corne et des tambours assourdissants débute  une folle course circulaire, dont le centre est une nacelle géante renversée, constituée de bambous géants retenus dans un énorme papier d’osier.  Cet agrès tourne comme une toupie que rien ne semble arrêter. Les artistes la traversent en tous sens, par-dessus, par dessous, évitent les écueils, grimpent, rampent dans une débauche de virtuosité. Cette première scène, malheureusement la seule circassienne laisse entrevoir de belles possibilités acrobatiques inexploitées. Puis ensuite on fait place à un spectacle un peu mollasson avec comme matériel fétiche le bambou, qui au cours du  déroulé devient le matériau pour construire des portiques qui vont se transformer en permanence. Et c’est ainsi qu’en  quelques mouvements, les "Bambusoideae" géants  forment des figures géométriques et esthétiques habillés de musique folklorique vietnamienne.

"Teh Dar"  se mue alors en un spectacle ethnographique privilégiant naturellement la  beauté plastique à l’acrobatie,  l’essence même du nouveau  cirque. Ainsi au  cours de ce spectacle on nous présente que deux portées acrobatiques qui  s’intercalent entre chants et danses. Ce n’est ni nouveau, ni du cirque, alors pourquoi faire référence au terme cirque si ce n’en est pas ? Cette production par contre est une continuelle évocation aux croyances, aux cycles de la vie, de la naissance à la réincarnation, bref on est bien dans le domaine des sciences sociales et humaines...

Spectacle intellectuel par excellence, expérience ethnographique en lui même, "Teh Dar a ses adeptes, le public bobo (bourgeois-bohème), qui remplit les gradins de l’espace chapiteaux de La Villette a l’air conquis mais applaudit poliment et sans standing ovation comme c'est le cas des productions qui enchantent.

Ultime recommandation, ce spectacle folklorique bien que familial n’est pas pour les enfants, d’ailleurs les nombreux bambins présents préféraient  s’agiter, regarder leur portable voir pour les plus calmes, tout simplement goûter, car la séance avait débutée à 16h, alors ils avaient faim.

Mais nous on est resté sur notre faim... 

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Kris Kremo, le gentleman jongleur

Publié le 24 Novembre 2019 par cirk75 dans Jongleur

Kristian Gaston Kremo né à Paris en 1951, est fils de Béla Kremo (1911 – 1978) célèbre jongleur issu d'une vieille famille d'icariens germano-hongrois et de Marianne Kalbitz, son épouse.

Kris ou Cris (cela dépend des époques) fait ses humanités en Suisse, ses parents étant tous deux de nationalité suisse. L’été pendant ses vacances il suit naturellement son père dans les cirques où il se produit. Et c’est tout naturellement qu’il va apprendre l’acrobatie mais tâter aussi du jonglage. Et pendant l'année scolaire, il poursuit dans cette voie en respectant les conseils de son père qui vérifie à chaque retour les progrès de son fils.

A quinze ans, Kris est déjà un jongleur accompli et deux ans plus tard il va se produire avec son père. Et pendant sept ans, les deux hommes vont faire preuve d’un rare talent de synchronisation, exécutant à l'unisson et à une vitesse vertigineuse le même numéro. Ainsi  ils jonglent de concert avec une série de trois objets (trois balles, trois chapeaux, trois boîtes à cigares ...), la signature artistique de Béla Kremo, le jongleur mondain car apparaissait toujours dans un élégant et impeccable costume.

En 1973 Kris est associé à son père sur la piste du cirque Knie, puis en 1975  il commence à se produire seul en signant sa première saison en Angleterre au Blackpool Tower Circus (voir blog14/01/2011). Son succès est immédiat d’autant plus qu’il a amélioré le numéro de Béla en ajoutant notamment des pirouettes triples et quadruples, tout en jonglant avec ses 3 boîtes à cigares lancées dans les airs.

Kris Kremo, s’est depuis s'est produit dans les plus grands cirques, et sur les scènes les plus réputées. Il a ainsi pendant onze ans (1978-1989) été engagé au Stardust Hotel à Las Vegas.

En 1981 lors du 8ème festival International du Cirque de Monte Carlo il reçoit un Clown d’Argent pour son numéro où il est l’un des rares après une triple pirouette à rattraper, dans les airs trois boites de cigares.

En 2016 il a été parmi les artistes invités sur la piste du chapiteau de l'Espace Fontvieille pour les 40 ans de la manifestation monégasque.

Enfin il est le seul artiste à s’être produit 5 fois (1973,1984, 1991, 2000 et 2009) sur la piste du cirque national Knie.

 

 

Artiste de grande classe, pétillant d’humour, Kris Kremo, légende vivante du jonglage, fait virevolté balles, boites, cigares, chapeaux melons ou haut de forme.

Marié à l'artiste russe spécialiste en hula-hoop Yelena Larkina, Kris Kremo jongle aujourd’hui avec son fils Harrison reproduisant ainsi ce qu’il faisait avec son père Béla il y a déjà quelques années.

Les Kremo une dynastie de gentlemen jongleurs

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Au "Nouveau Cirque, La Clownesse aux cinq plastrons", au Philadelphia Museum of Art

Publié le 23 Novembre 2019 par cirk75 dans Art

Si Toulouse-Lautrec (voir blog17/03/2011) adorait dessiner les filles des bordels, il aimait aussi peindre celles de la piste aux toiles. Nous avons déjà évoqué lors de précédents bloc-notes, certaines de ses œuvres circassiennes comme "La clownesse Cha-U-Kao" (voir blog28/12/2015), "L’écuyère du cirque Fernando" (voir blog03/01/2016), ou son livre "Le Cirque" dans lequel on trouve les trente-neuf dessins au crayon noir et aux crayons de couleur sur le monde de la piste (voir blog03/01/2016).

L’exposition qui se tient en ce moment à Paris sur ce peintre albigeois, ne cache nullement son penchant circophile et nous présente de nombreuses œuvres circassiennes dont beaucoup ne nous sont pas inconnues. Par contre un dessin se trouvant habituellement aux U.S.A. au "Philadelphia Museum of Art", œuvre nommée un peu énigmatiquement : "Au Cirque Nouveau, La Clownesse aux cinq plastrons" est une découverte.

Ce tableau réalisé en 1892 (138,1 × 105,1 × 8,3 cm) sur papier vélin avec un assemblage de fusain, gouache, aquarelle et huile, représente de dos une femme rousse au chignon parfait, portant un petit chapeau. Assise sur un siège au bord de la piste du Nouveau Cirque (voir blog06/12/2010), la spectatrice (mondaine ou cocotte ?) tient dans sa main droite des jumelles et semble absorbée par le spectacle qui se joue devant elle. De l’autre côté de la piste, 5 gandins dont on aperçoit la blancheur du plastron regardent cette élégante parisienne venue assister à la revue japonaise "Papa Chrysanthemum" Une évocation d’un prince nippon jouée sur la piste transformée en mare, recouverte de lotus et de nénuphars et où, une artiste (danseuse ou contorsionniste ?) se cambre fortement en arrière.

Ce dessin était dans la réalité un carton pour un vitrail (120x85), qui sera créé en 1895 par l'artiste designer américain Louis Comfort Tiffany pour la galerie "L'Art Nouveau" du marchand Siegfried Bing. Réalisé en verres jaspés, imprimé doublé, colorés, rehaussés de cabochons et plomb, ce vitrail est aujourd'hui exposé à Paris au musée d'Orsay.

Et pour cette exposition sont exposés exceptionnellement l’un à côté de l’autre, le tableau de Toulouse-Lautrec et le vitrail de Louis Comfort Tiffany. Cela permet notamment de constater un petit détail entre les deux œuvres, le vitrail montre bien les cinq hommes endimanchés, tandis que dans le dessin on n'en distingue clairement que quatre, le cinquième n'étant visible que par la blancheur de son plastron. 

Au cours de cette exposition on trouve aussi quelques dessins de Toulouse-Lautrec représentant Louis Fernando, Chocolat (voir blog11/02/2012), de Footit (voir blog06/02/2016) ou de La Goulue (20/02/2013). Il faut dire, comme aimait le dire l'écrivain Gustave Coquiot : "Footit, Chocolat et Lautrec étaient des clients tenaces du bar Achille, où ils dégustaient tous trois tous les short-drinks, tous les gins-wiskies, tous les gobbers et punchs de la maison."

Quant à Lautrec, il aimait toujours selon Coquiot: le " cirque populaire, le cirque du vrai peuple, sensible à la force, à l'adresse ... le véritable cirque où tout est pailleté, en oripeaux, en franges fanées d'or ou d"argent, où tout est clinquant, bariolé et vif!"

Toulouse-Lautrec le peintre circophile, en représentation en ce moment au Grand-Palais de Paris jusqu'au 27 janvier 2020.

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Un programme du cirque Buffalo Bill (1934)

Publié le 22 Novembre 2019 par cirk75 dans Cirques d'hier

Dans les années 20, suite au succès rencontré par le Zoo-Circus (voir blog05/01/2012), le cirque ambulant des frères Court, beaucoup de saltimbanques dont les Bouglione eurent l’idée de créer un cirque autour d’un chapiteau. Mais il fallait donner un nom attractif et vendeur à cet établissement, d’autant plus qu’à cette époque le nom Bouglione n’avait pas la renommée d’aujourd’hui.

Et c’est ainsi que Joseph dit Sampion Bouglione (1875-1941), le père des 4 frères (voir blog25/12/2014) eut l’idée de faire ressusciter en France le célèbre Buffalo-Bill (voir blog08/11/2012). Le choix de ce nom n’était pas dû au hasard mais avait été déterminé par l’achat d’un lot d’affiches authentiques du célèbre "Buffalo Bill’s Wild West Show" provenant de la vente après décès de l’importante collection de Georges Mégé, un ancien forain décédé en 1923 et, acheté dans un premier temps par le dompteur Marcel.

On a beaucoup gaussé sur cette enseigne qui tourna en France et en Belgique en 1927 et 1928 sous le nom de "Stade Capitaine Buffalo Bill" (voir blog29/09/2016). Cela indigna quelques scrupuleux mais amusa beaucoup d'autres et fit la bonne fortune des Bouglione.

 

Un programme du cirque Buffalo Bill  (1934)
Un programme du cirque Buffalo Bill  (1934)

Après deux années le nom Buffalo Bill commençant à s’user, le cirque Bouglione  devient en 1930 "Cirque International", puis en 1932 "Cirque Franco-belge". 

Puis pour la tournée 34, le nom de Buffalo-Bill réapparu. A nouveau affiches,  roulottes, programmes s’ornèrent du nom illustre, mais ce n’était plus comme avant, aussi les Bouglione décidèrent de tourner sous leur propre nom, ainsi naquit le Cirque des 4 frères Bouglione. 

Mais revenons au programme de la tournée 1934 du Cirque Buffalo-Bill, dans lequel on peut voir Joseph Bouglione (1904-1987) dompteur d’un groupe de lions et de tigres et son frère Sampion (1910-1967) présentant les éléphants. 

 

Cette année 34 fut particulièrement favorable aux Bouglione. En effet au début de la saison 1934-1935, ils devinrent locataires-gérants du Cirque d’Hiver de Paris (voir blog25/02/2011), mais cela est une autre histoire

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La poste Suisse édite deux timbres pour fêter les 100 ans du Cirque Knie

Publié le 21 Novembre 2019 par cirk75 dans timbres

À l’occasion du centenaire, la Poste suisse a émis depuis le 7 mars 2019, deux timbres de 1 franc suisse dédiés au Cirque National Knie – tel est son nom officiel – qui souffle cette année ses 100 bougies. Un bloc de 8 timbres reproduit deux des affiches les plus célèbres : le clown Knie du graphiste Herbert Leupin (voir blog14/11/2019) et un cheval peint par l’artiste lucernois Hans Erni. Ces célèbres graphismes qui servaient notamment à la campagne de communication du cirque pour annoncer sa venue et ses spectacles.

Les deux timbres Knie d’une valeur d’affranchissement de 1 franc sont disponibles dans les offices de poste suisses et sur internet www.postshop.ch.

Prix du bloc complet: 8 francs suisse, soit 7,02€

Ce n'est pas la première fois que la poste helvèthe émet un timbre célébrant le cirque. Déjà en 1992 elle avait demandé à Rolf Knie de dessiner 4 vignettes pour rendre hommage aux arts de la piste.

 

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