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Le bloc-notes de cirk75

Chronique au fil du temps et de la mémoire d'un circophile amateur

Articles avec #personnalites catégorie

Joseph Bouglione, le directeur artistique des productions Bouglione

Publié le 26 Février 2017 par cirk75 dans Personnalités

Véritable enfant de la balle, Joseph Jacques Bouglione dit Joseph Bouglione est né le 26 Novembre 1960 à Paris. Véritable enfant de la balle, son père est le Maître écuyer Emilien Bouglione, sa mère l’artiste de cirque Christiane Hernandez-Bouglione, sa sœur la belle Regina et son frère Louis Sampion. Dans un premier et jusqu'à 16 ans Joseph suit des études, mais profite des congés scolaires pour rejoindre la tournée du cirque familial afin de se familiariser avec les disciplines de la piste.

Dès l’âge de 12 ans, il acquiert de solides connaissances de  diverses disciplines comme la jonglerie, l'acrobatie ou l'équitation. Il se familiarise aussi avec la musique.

Et à 14 ans il fait ses débuts sur la piste familiale, en tant que garçon de piste. Il participe aussi à un numéro d’acrobatie et présente un numéro de dressage de poneys.

A 16 ans, bon sang ne saurait mentir, il est attiré par le fil d’archal, avec comme père d'élève Luis Munoz puis Manolo dos Santos. C'est en 1978 qu'il présente son un numéro de Fil-de-fériste,  dans un premier temps lors des tournées familiales, puis dans des cabarets et des music-halls. Pensionnaire pendant 16 ans chez  Roncalli, il démontre qu’il est devenu un des plus brillants  fil-de-féristes de sa génération. Son élégance raffinée fait merveille en frac blanc ou en tenue espagnole. Bondissant, courant, sautant; il marche sur son fil avec un aisance déconcertante. Il tourne avec facilité un saut périlleux arrière mais aussi avant.

 

Reconnu Meilleur Artiste de Cirque Français il reçoit le Grand Prix National du Cirque et est  par deux fois invité, en 1985 et 1996, au Festival International du Cirque de Monte-Carlo.

En 1999 avec ses cousins, il reprend le flambeau des productions Bouglione au Cirque hiver de Paris en proposant le spectacle Salto, dont il assure aussi la direction artistique.

En 2001 dans la production Trapèze, Joseph Jacques Bouglione présente pour la dernière fois son numéro de fil-de-fériste tout en assurant toujours la mise en piste.

En 2003 il présente, on n’est pas le fils d’Emilien pour rien, une poste avec huit chevaux. Puis en 2005 c'est la cavalerie Bouglione en liberté qu'il propose enfin l’année suivante un numéro de haute-école.

Aujourd’hui, retiré des pistes et fort de son expérience, Joseph Bouglione est devenu le Directeur artistique incontestable des productions Bouglione, assurant la mise en piste, la régie technique (lumière et son), le choix des musiques, la composition de l’orchestre, et le recrutement des artistes, allant jusqu’à esquisser les costumes des spectacles, et quand il le peut il aime aussi renforcer la section cuivre en tant que trompettiste dans l’orchestre Bouglione.

Hyperactif Joseph Bouglione est un artiste créateur qui porte avec bonheur ce prénom si chéri chez les Bouglione...

#josephbouglione

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Gilles Sainte-Croix, le co-fondateur du Cirque du Soleil

Publié le 15 Novembre 2016 par cirk75 dans Personnalités

Lorsque l’on évoque la création du Cirque du Soleil, on parle toujours de son guide, du moins c’est le nom qu’il s’est donné : Guy Laliberté (voir blog30/03/2015), mais c’est aller un peu vite en besogne en oubliant le rôle essentiel d’un autre québécois : Gilles Sainte-Croix, lorsque cette petite compagnie de cirque a vu le jour au début des années 80, au Québec à Baie-Saint-Paul, dans le comté de Charlevoix.

Né en 1949, à Abitibi région à l'ouest du Québec, Gilles Sainte-Croix n’est pas issu d’une famille du spectacle, son père est fermier. Aussi dans un premier temps il dirige une auberge le "Bacon Vert" tout en s’occupant de l’animation et de l’organisation des loisirs des jeunes voyageurs qui y résident. Et parmi ces derniers on trouve un jeune cracheur de feu revenant d’Europe, Guy Laliberté. En 1980 Gilles Sainte-Croix fonde, après avoir obtenu une subvention du gouvernement québécois, une troupe de théâtre dont l’originalité est de se produire sur des échasses. Ce groupe nommé "Les Échassiers de Baie-Saint-Paul" parmi lesquels se trouve bien entendu Guy Laliberté, déambule sur des échasses, jongle, danse, crache du feu et joue de la musique; intrigant et émerveillant les résidents de l’endroit. Cette formation produit plusieurs spectacles : "la légende d’Alexis le Trotteur" (légende québécoise) ou "Le défilé du Dragon", présentés dans les principales villes du Québéc.

Puis en 1982 la troupe fonde "Le Club des talons hauts" afin d’organiser un évènement culturel, nommé Fête foraine comme au Moyen-âge où les amuseurs publics se donnent rendez-vous pour échanger et animer pendant quelques jours les rues de Baie-Saint-Paul. Et devant la réussite, cette manifestation sera renouvelé en 1983 et en 1984. Suite à ces succès Gilles Sainte-Croix, Guy Laliberté et leurs complices nourrissent dès lors un rêve fou : créer un cirque québécois. Et ça tombe bien, en 1984 le Québec pour célébrer le 450ème anniversaire de la découverte du Canada par Jacques Cartier recherche, un spectacle afin de faire rayonner les festivités dans tout La Belle Province. Et nos artistes réussissent à convaincre les organisateurs avec leur projet de spectacle, nommé Cirque du Soleil.

En l’état le projet devait durer un an mais comme on le sait le Cirque du Soleil existe toujours même si les membres fondateurs ont plus ou moins cessé leur activité.

Jusqu’en 2014, Gilles Sainte-Croix a été artiste, metteur en scène, directeur de création ou vice-président du le Cirque du Soleil. Parallèlement en 2001, il crée "Cheval Théâtre", premier spectacle équestre en Amérique du Nord, en 2011, "Circo de Los Niños", une école de cirque pour enfants, au Mexique. Mais en 2014 après être gravement tombé malade deux ans auparavant, il quitte l’entreprise de spectacle québécoise. "C’était trop gros, il y avait trop de responsabilités, indique-t-il. C’était une compagnie construite sur les opportunités. Mais à force de répondre toujours aux opportunités, les bouchées étaient devenues grosses. Dans les dernières années, le développement s’est emballé et on faisait trois shows par année. A un moment donné, mon élastique a pété."

En retrait Gilles Sainte Croix relate toute son aventure circassienne dans un livre, "Ma place au soleil" paru dernièrement . Il y compte aussi bien les petits conflits internes comme les rencontres marquantes de sa vie. Celle bien entendu avec Guy Laliberté, avec le metteur en scène Franco Dragone (voir blog10/10/2015), avec Steve Wynn, l’entrepreneur américain des casinos de Las Vegas. Il y relate son amitié avec Paul McCartney ou celle avec George Harrison, le guitariste des Beatles avec qui il a travaillé pour créer le spectacle "Love", ainsi que son son rôle de directeur de création sur "Saltimbanco", "Alegria", "Quidam", "Delirium" ou "Love"…

En 2016, il est nommé Compagnon de l’Ordre des arts et lettres du Québec et travaille à l’heure actuelle pour les spectacles de Céline Dion.

#gillessaintecroix

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Alexandre Romanès, un tzigane Chevalier de la Légion d’Honneur

Publié le 13 Novembre 2016 par cirk75 dans Personnalités, Nouveau-Cirque

Né à Paris en 1951, au milieu des chapiteaux de la famille Bouglione,  fils du dompteur Firmin Bouglione (voir blog25/12/2014) beau-frère d’Alexis Gruss (voir blog13/02/2012), Alexandre Romanès a reçu mercredi 9 novembre de la part de la Ministre de la Culture Audrey Azoulay, la Légion d’Honneur. Il entre ainsi dans le cercle trop fermé des tziganes honorés par la République. Seul avant lui et en 2015, le pasteur Georges Meyer avait été honoré pareillement, par le ministre de l’intérieur et des cultes Bernard Cazeneuve.

Revenons sur le parcours fort original de cet artiste qui se fait désormais appeler de son "nom de guerre" Romanès, Bouglione étant selon ses dires son "nom de jeune fille".

Comme tout enfant de la balle il entame une carrière dans le monde du cirque où notamment il pratique l’acrobatie, l’équilibriste sur échelle, et devient à l’instar de son père dompteur de fauves (voir blog10/12/2015). Mais au début des années 70, le cœur gros il quitte son clan frustré par la tournure prise par sa famille qui n'incarne plus suffisamment à ses yeux les valeurs de la culture tzigane.

Quelques années plus tard, dans les années 90, il rencontre une Gitane de la communauté roumaine du camp de Nanterre et issue de la tribu des Lovaris, Délia, qui devient sa femme. Avec son épouse il fonde le premier cirque tsigane d'Europe, composé d'un orchestre venu des Balkans et de Gitans : le Cirque Romanès.

Délia chanteuse tzigane de Roumanie, accompagne le spectacle du cirque avec un orchestre Tzigane des Balkans. Avec leurs six enfants, ainsi qu'avec leurs 6 petits-enfants, ils voyagent et font connaitre au mieux la culture Tzigane et Gitane en France ainsi qu'à l’Étranger!

Ainsi en 2010 lors de l’exposition universelle de Shangai, dans le pavillon français en plus des chefs d’œuvre prêtés par le musée d’Orsay, le cirque Romanès est présent et se produit à de nombreuses reprises. 

Mais la même année, Alexandre Romanès entre en résistance contre le gouvernement qui veut appliquer la loi interdisant le travail des enfants au sein de son cirque et se bat pour conserver ses musiciens roumains menacés d’expulsion.

Aujourd’hui le nouveau spectacle du cirque tzigane, "Si tu m'aimes plus, je me jetterai par la fenêtre de la caravane", entend décrire avec humour et poésie les vicissitudes auxquelles est confronté le cirque Romanès. En effet depuis quelques temps cet établissement installé dans le 16e arrondissement, près de la Porte Maillot, dans le square Parodi est, et c’est le moins que l’on puisse dire, mal accueilli par la population. On constate de nombreux actes de vandalisme ainsi qu’une baisse alarmante de la fréquentation suite aux attentats du 13 novembre (voir blog09/10/2015).

Pourtant le cirque Romanès c’est le partage, la fraternité, la convivialité à travers la musique, la danse, la peinture, le théâtre et aussi la littérature. Et oui car Alexandre Romanès est aussi écrivain et sort en ce moment aux éditions l’Archipel son dernier ouvrage "Les corbeaux sont les Gitans du ciel". Dans ce livre il évoque son enfance et ses rencontres avec des hommes et des femmes d’une grande modestie, mais riches de sentiments. Et aussi avec des poètes qui deviendront ses amis : Jean Genet, Jean Grosjean, Jean-Marie Kerwich, Christian Bobin et Lydie Dattas, qui lui apprendra à lire.

Ce livre qui commence ainsi : " J’ai un nom mais ce n’est pas mon vrai nom. Mon nom, le vrai, je ne le prononce jamais. Si par accident il m’arrive de le prononcer, je dis toujours que ce n’est que mon nom de jeune fille. Et puisque la vie est un combat, j’ai un nom de guerre: je m’appelle Alexandre Romanès."

Toute la personnalité de cet artiste se trouve dans ces phrases… Alexandre Romanès un homme attachant, pudique, fier, et, ardant défenseur de la cause tzigane …

#alexandreromanès

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Francis Schoeller (1930-2016), une vie consacré au cirque !

Publié le 23 Octobre 2016 par cirk75 dans Personnalités

Nous avons aussi appris cet été le 8 septembre le décès à l’âge de 84 ans de Francis Schoeller. Revenons aujourd’hui sur le parcours atypique de cet infatigable saltimbanque et ancien directeur dans les années 70-80 du "Cirque de Paris "établissement qui n’a rien à voir avec un ancien cirque situé à Paris au 18 avenue de La Motte-Picquet et de nos jours démoli (voir blog20/11/2013).

Francis Schoeller n’était pas un enfant de la balle mais avait très jeune aimé le cirque. En effet en 1936 il a alors 6 ans, il monte avec un copain d’école dans le jardin familial son premier chapiteau, un mat central avec une capacité d’accueil limitée à 9 spectateurs.

François de Closet & Francis Schoeller

Puis après-guerre à 17 ans son cirque a 150 m² et 40 places. C’est le "Royal-Circus" qui deviendra un peu plus tard le "Folies-Circus", avec façade et voiture-caisse. Cirque nomade transporté de quartier à quartier de Paris à l’aide de bicyclettes et de remorques.

La troupe est constituée de Francis Schoeller et de 2 petits jeunes, un futur journaliste de la télévision François de Closet et une future pensionnaire du Français Danièle Lebrun. Au programme variétés, sketches entrecoupés par des numéros de magie, marionnette et entrées clownesques avec en Clown blanc François de Closet et en Auguste Francis Schoeller. Ce n’est pas encore Pinder, mais il y a du monde sous le chapiteau. Et ça marche, il n’y avait pas à cette époque d’écoles de cirques et si on n’était pas enfant de la balle, il fallait se débrouiller par soi-même pour entrer dans le monde de la piste et c'est ce que fait Francis Schoeller.

En 1952, il possède un chapiteau de 300 places et propose du cirque, de la variété et du théâtre…avec toujours comme associé François de Closet.

Plusieurs années plus tard en 1975, Francis Schoeller fonde le "Cirque de Paris" qui dans un premier temps continue sa vocation urbaine, en s’installant ponctuellement dans différents quartier de Paris

En 1988, marié dorénavant à une ancienne enseignante, Danielle qui partage sa passion, Francis Schoeller va dorénavant proposer en immigrant à Nanterre un cirque didactique et éducatif, ce sera "Une journée au cirque"è Avec ce projet novateur les spectateurs sont conviés non seulement à assister à un spectacle, mais aussi de partager la vie des artistes. Dès 10h adultes et enfants vont devenir artistes. Ils sont en piste, pris en charge par les vedettes qui les initient aux différentes disciplines. Le midi, un déjeuner avec toute la troupe comme si on était de la famille et l’après-midi représentation, où on applaudit comme jamais car les artistes sont désormais nos amis. Et on n’oublie pas la visite au zoo et au musée des arts forains où on trouve des objets dénichés dans des brocantes ou chez des collectionneurs avertis. Les pouvoirs publics sont sensibles à ce projet et des aides et des subventions, départementales, régionales ou nationales affluent. Malheureusement la construction d’une autoroute met fin à l’aventure nanterroise.

En 1996 l’aventure reprend pour s’installer à Villeneuve-la-Garenne dans un parc de 2 ha où sont installés 4 chapiteaux, un pour le spectacle, un deuxième pour les ateliers, un troisième pour le musée et un dernier pour la restauration. Là aussi la municipalité s’implique beaucoup et Francis Schoeller en est très reconnaissant. Et comme à Nanterre dans cette ville francilienne du sud de Paris, le succès est grandissant.

Mais avec le temps et l’âge Francis et Danielle Schoeller ont envie d’autre chose. Ils apprennent que le "Zèbre de Paris" salle située au cœur du quartier de Belleville est à vendre. En janvier 1999, Francis Schoeller rachète les murs. Voilà une nouvelle aventure qui commence.

 

L'année 2001 sera consacrée à des travaux dantesques. Et depuis son ouverture, en 2003, le Zèbre de Belleville (Le Plus Petit Cabaret d’Europe) ne cesse d’offrir aux publics bellevillois et francilien âgé de 4 à 104 ans des spectacles de qualité pour enfants, des concerts, du théâtre, etc.. Une salle de spectacles pour toute la famille. Là Francis Schoeller retrouve ses rêves d’enfants le terrain vague est remplacé par un local plus luxueux, mais la magie est la même et la fête illumine tout sur son passage.

Et depuis le 9 septembre dernier gageons que Francis Schoeller s’occupe dorénavant des fêtes dans l’au-delà et que Saint-Pierre ne doit pas regretter de s’est adjoint un tel saltimbanque…

#francisschoeller

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Judith Hüsch, styliste et créatrice de costumes de cirque

Publié le 17 Octobre 2016 par cirk75 dans Personnalités

Native de Düsseldorf en Allemagne, Judith Hüsch il y a près d’un demi-siècle après un premier détour par Nancy, se fixe à Paris à l'âge de 22 ans où elle peut donner libre-cours à sa passion de créatrice à partir de belles étoffes. Après une formation de 2 années de styliste au Studio Berçot, complétée par une année dans une école de coupe, elle perfectionne sa pratique chez Karl Lagerfeld ou chez Balenciaga. Parallèlement elle fait la connaissance de  Joseph Mazarin, un maître-tailleur qui habille nombre d'acteurs ce qui va la mettre en contact  avec le milieu du théâtre où ses créations vont faire merveille.

Elle réalise ainsi des costumes pour le théâtre, le cinéma, mais aussi pour le cirque. Ainsi de 2003 à 2007 Judith Hüsch va créer les costumes de trois spectacles du Cirque National Alexis Grüss. Puis elle œuvre aussi pour l’Académie Fratellini (voir blog24/01/2013), pour les cirques Amar, ou Boreno-Bormann. Elle habille aussi les artistes du Festival du Loiret ou ceux du Grand Céleste... Le 'Musée du Cirque et de l'Illusion" de Rémy Demantes, aux portes de La Sologne à Dampierre en Burly, expose certaines de ses crétaions circassiennes. 

Judith Hüsch une passionnée du monde du spectacle qui en le parant de ses plus beaux atouts, a réalisé son rêve.

Judith Hüsch, styliste et créatrice de costumes de cirque
Judith Hüsch, styliste et créatrice de costumes de cirque

# judithhusch

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Pierre Tchernia (1928-2016) un amateur de cirque aussi

Publié le 9 Octobre 2016 par cirk75 dans Personnalités

Pierre Tchernia (1928-2016) un amateur de cirque aussi

Pierre Tchernia, homme de télévision et de cinéma, est décédé à Paris dans la nuit de vendredi 7 au samedi 8 octobre 2016 à l'âge de 88 ans. Il était né à Paris le 21 janvier 1928.

Pierre Tcherniakowski son vrai patronyme, fils d’un ouvrier ukrainien immigré en France, est le dernier d’une fratrie de quatre enfants. Il grandit à Courbevoie où il se découvre précocement une passion pour le 7e art. Diplômé de l’Ecole Technique de Photo et Cinéma, il se lie très jeune à Jean Richard qui lui décroche son premier emploi. Il est régisseur et comédien lors d’une tournée théâtrale en zone d'occupation française en Allemagne, tournée produite par le futur patron de cirques français (voir blog22/11/2010).

Puis il découvre la télévision et participe en 1949 à la création du premier journal télévisé qu'il quitte en 1955 pour devenir animateur d'émissions de variétés ("La clé des champs", "La boîte à sel" ou "l’Ami public n°1").

cliché signé Pierre J. Dannes,
cliché signé Pierre J. Dannes,

En 1952, on le retrouve sur la piste du Cirque Medrano pour reprendre le rôle d’Albert Rémy dans la Ford en Folie aux cotés de Gilles Margaritis (voir blog15/02/2015).

De 1966 à 1988, il s'impose comme la référence cinématographique à la télévision, avec une série d'émissions dans lesquelles il se distingue en imposant sa culture et son goût pour le 7e art.

Pierre Tchernia (1928-2016) un amateur de cirque aussi

Parallèlement, il réalise après la disparition de Gilles Margaritis et avec la complicité d’Hélène Margaritis de 1965 à 1972 "La Piste aux Etoiles" (voir blog16/12/2014). Ces émissions tournées dans les décors somptueux du Cirque d'hiver de Paris, ou du Cirque Pinder, où chaque semaine les meilleurs artistes de cirque (équilibristes, clowns, animaux, aériens ou prestidigitateurs…) enchantent les amateurs de la piste.

Certaines de ses réalisations ont fait l’objet d’une édition en 5 DVD coproduite par l’INA et LCJ Editions.

Pierre Tchernia (1928-2016) un amateur de cirque aussi

En 1972, il est Maître de cérémonie du Gala de l'Union des artistes qui se tient au cirque d’hiver de Paris.

Puis pour la parution en 1998 du livre sur les cirques de Jean Richard, rédigé par Pierre Fenouillet (voir blog27/09/2011), Pierre Tchernia en écrit la préface et relate entre autres que, lors de la soirée de gala du 7 juin 1973 à Paris, il fut le M. Loyal d'un soir du Cirque Jean Richard.

Enfin lors du 23°Festival International du Cirque de Monte-Carlo en 1999, il est membre du jury qui décerne cette année-là un Clown d’Or à l’Ukrainien Anatoly Zalievsky (voir blog19/03/2013) et à l’Italien David Larible (voir30/09/2015).

Comme on voit Pierre Tchernia était aussi un circophile averti.

Pierre Tchernia (1928-2016) un amateur de cirque aussi

Homme de spectacle, Pierre Tchernia a écrit en 1975 ses souvenirs provisoires dans un ouvrage paru chez Stock et intitulé "Mon petit bonhomme de chemin".

#PierreTchernia

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Christiane Gruss,

Publié le 2 Octobre 2016 par cirk75 dans Personnalités

Christiane Gruss,

Troisième fille du célèbre maître écuyer Alexis Gruss Sr. (voir blog19/12/2011) et de Lucienne Beautour, Christiane Gruss est née en 1944 et, comme tout enfant de la balle apprend très jeune l’acrobatie et grandit sur les pistes des cirques familiaux que sont les "Radio Circus", "Grand-Cirque-de-France", "Circorama-Achille Zavatta", "Cirque-Zoo-Jean-Richard", (voir blog13/11/2010)...

Christiane Gruss,

Elle fait à 11 ans ses débuts sur la piste dans un numéro de Circus-western très en vogue dans les années 50 comprenant lassos, fouets et voltige équestre : le cirque des Juniors (voir blog27/09/2016).

Quelques années plus tard lors des spectacles Gruss elle se produit à la corde lisse ou présente avec son père et son frère Lucien la cavalerie maison. Les numéros aériens sont aussi dans ses cordes, déjà à 13 ans, il faut bien le dire contre de l’avis de son père, elle est une des ballerines de l’air d’Hélène de Vernon, sa sœur ainée Arlette Gruss (voir blog25/09/2016). Et à 21 ans elle est partenaire des Robertys, troupe aérienne spécialisée dans l’Echelle du Diable. Enfin elle est du spectacle musical et circassien Ben-Hur (voir blog20/06/2013) où elle joue le rôle de Tirzah, la sœur de Messala.

Avec son premier mari à Antonio Bertolazzi, un acrobate sauteur à la bascule, qui décède en 1971 lors d’une tournée du Cirque Jean-Richard elle a deux fils, Rodolphe né en 1966 et Tony né en 1970, qui seront aussi des circassiens accomplis.

Christiane Gruss,

En 1985, après la mort de son père et avec sa sœur Arlette Grüss (voir blog25/09/2016) elle est de l’aventure de la légendaire et catastrophique tournée irlandaise du "Grand-Cirque-de-France", qui verra les deux sœurs se morigéner et se séparer.

En 1988, Christiane Grüss crée en Belgique, avec son second mari René Chabre, clown connu sous le nom de René French, le "Fantazia Circus". Enseigne qui deviendra "Cirque Christiane Gruss" en 1989, à son arrivée en France et cessera en 1997.

En 2003 Christiane Gruss donne en location à la famille Falck l’enseigne Cirque Christiane Gruss, mais trouvant que c’est de la concurrence déloyale Arlette Gruss fera interdire cette convention et les Falk devront tourner sous une autre enseigne Zavatta fils...

Christiane Gruss,

Depuis Christiane Gruss et sa famille se sont reconvertis dans événementiel avec location de tentes et chapiteaux. Et en 2012 Rodolphe Bertolazzi (jongleur et clown), Angélina Bertolazzi spécialiste de l'aérien, du fil de fer et du trapèze volant et René Chabre se sont aussi lancés dans l'enseignement des arts du cirque à La Ferté-Gaucher.

Quant à Christiane Gruss elle passe une grande partie de son temps à cultiver le bel art d’être grand-mère.

#christianegruss

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Arlette Gruss (1930-2006) une visionnaire qui n'a jamais baissé les bras

Publié le 25 Septembre 2016 par cirk75 dans Personnalités

Arlette Gruss (1930-2006) une visionnaire qui n'a jamais baissé les bras

Fille aînée du maître-écuyer Alexis Gruss senior (voir blog 19/12/2011) et de Lucienne Beautour, Arlette Hélène Gruss est aussi la nièce d’André Gruss, dit Dédé (voir blog23/05/2015), la cousine d'Alexis Gruss junior (voir blog13/02/2012), directeur du cirque qui porte son nom et la sœur ainée de Lucien Gruss.

Arlette Gruss (1930-2006) une visionnaire qui n'a jamais baissé les bras

Artiste complet ayant touché à presque toutes les disciplines du cirque, elle débute en piste dès l’âge de 4 ans dans le cirque familial de l'époque. A 10 ans elle se produit au trapèze sur la scène du Théâtre Mogador pour une opérette, genre musical très prisé à cette époque. Elle est reconnue pour ses acrobaties à la corde lisse, son travail au trapèze en solo ou, en groupe avec les Brunetti, les Marconys. Elle s’est produite aussi sous le nom d’Hélène de Vernon (elle est née à Vernon un 17 novembre 1930) où elle évolua sous la coupole en compagnie de 4 ballerines dans un carrousel aérien avec petites fusées à ailerons ou avec deux partenaires dans une prestation nommée "l’Echelle du diable" qui consistait à proposer des équilibres instables sur une échelle qui reposait sur un trapèze. Arlette Gruss était aussi une dresseuse réputée présentant aussi bien des chiens loups argentés que des panthères.

Arlette Gruss (1930-2006) une visionnaire qui n'a jamais baissé les bras

En 1985 après la mort de son père, Arlette Gruss reprenant l’enseigne du "Grand Cirque de France" décide avec sa sœur cadette Christiane, d'organiser une tournée circassienne catastrophique en Irlande. De retour en France elle crée son propre cirque qui au prix d'une vie errante parsemée d'embûches, de désillusions, de souffrances, mais aussi de défis, est devenu aujourd’hui l’un des cirques les plus prestigieux circulant en Europe.

Arlette Gruss (1930-2006) une visionnaire qui n'a jamais baissé les bras

Elle raconte ses réussites comme ses déboires dans un livre coécrit avec le journaliste Jacques Godot paru aux Editions Pierron en 2002, et intitulé "Arlette Gruss le cirque".

Epouse du dompteur Georges Peuriere, dit Georgika Kobann, avec qui elle a eu une fille Nora. Elle est aussi la mère du dompteur Yann Mummolo, alias Yann Gruss et de l’actuel directeur du cirque Arlette Gruss, Gilbert Mummolo, autrement dit Gilbert Gruss (voir blog14/03/2011).

En 2007, une allée du Cours Léopold à Nancy a été nommé allée Arlette Gruss et, à Amiens à proximité du cirque (voir blog15/11/2013) depuis 2012 un square, situé en face de celui dédiée à Annie Fratellini porte aussi son nom.

Femme de caractère au sens fort du terme, Arlette Gruss, décédée en 2006, a tout connu et tout vécu dans le milieu circassien. Elle était plus qu’une artiste, plus qu’une directrice de cirque à une époque où le poste était plutôt tenu par des hommes, c’était une visionnaire qui a su redonner ses titres de noblesse au cirque, à une époque où il en manquait cruellement.

#arlettegruss

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Raoul Gibault, un juriste Tc’hi directeur de cirque

Publié le 11 Septembre 2016 par cirk75 dans Personnalités

Raoul Gibault, un juriste Tc’hi directeur de cirque

Né en 1964 dans le Nord à Wattrelos où il a grandi, Raoul, Daniel, Yves Gibault est dès 4 ans fasciné par le monde du cirque. Un peu plus tard, collégien à Zola puis lycéen à Gambetta à Tourcoing, il passe son temps libre à s'intéresser aux arts de la piste.

Non issu du monde de la piste à dix huit ans et trois mois il quitte le bercail familial pour suivre le cirque Albert Rancy où il découvre les multiples facettes du métier. Après avoir dans un premier temps, vendu des pop-corn et des petits drapeaux, ou un temps présenter un numéro de haute école il devient chargé des relations presse de cet établissement. L’année suivante, en 1983, le temps d'une saison, il est embauché par le cirque Pinder-Jean Richard où il est chargé des relations publiques. Puis un temps il travaille pour Holiday on Ice, et rejoint fin 84, la tournée du spectacle d'Annie Fratellini.

Raoul Gibault, un juriste Tc’hi directeur de cirque

Raoul Gibault apprend vite et en 1986 il décide, en accord avec Jérôme et Violette Medrano, de relancer en France l’enseigne Medrano pour proposer d’octobre à avril des tournées hivernales dans des salles de spectacles. Il conçoit ainsi des productions pour des scènes dans des théâtres, des centres culturels… mais aussi dans quelques cirques en dur comme à l’hippodrome de Douai (voir blog22/09/2013). Et c’est à Alençon en octobre 1986 que débute l’aventure avec à ses côtés comme directeur technique : Carlos Savadra et Fabrice Fraisse, M. Loyal.

Raoul Gibault, un juriste Tc’hi directeur de cirque

En 2000, avec un nouveau chapiteau ayant appartenu au cirque nordique Maximum, Raoul Gibault relance le Cirque sur l’eau avec l’ancien matériel du cirque de Budapest.

Entré sans bagage dans le monde du cirque, cet ancien juriste a gravi tous les échelons et, est actuellement à la tête de plusieurs cirques français ayant pour nom : Medrano, le Grand Cirque de Saint-Pétersbourg ; le Grand cirque de Noël, ou le Cirque sur l’eau… Ces enseignes sont regroupées au sein de la société de Production Arena, domiciliée à Toulouse et Raoul Gibault, en est le gérant.

Raoul Gibault, un juriste Tc’hi directeur de cirque

Après avoir souvent été M. Loyal dans ses spectacles, Raoul Gibault, passe désormais une grande partie de son temps à parcourir le monde pour rechercher de nouveaux talents pour ses chapiteaux, il est aidé pour cela efficacement par Christophe Herry, un fondu breton de cirque de Trébeurden et ancien lui aussi de chez Pinder.

Directeur reconnu Raoul Gibault est souvent sollicité pour être membre de jury des plus prestigieux festivals circassiens.

Aujourd’hui, le cirque Medrano Raoul Gibault est considéré comme l'un des plus importants cirques français nomades, et perpétue ainsi un peu l’épopée commencée en 1897 par un certain Geronimo Medrano (voir blog17/10/2011) à Paris au 63 Boulevard Rochechouart.

#raoulgibaultmedrano

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Dominique Lemieux, créatrice de costumes pour le...

Publié le 25 Juin 2016 par Lagrange dans Personnalités

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