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Le bloc-notes de cirk75

Chronique au fil du temps et de la mémoire d'un circophile amateur

Articles avec #cinema catégorie

Eternel conflit de Georges Lampin (1947)

Publié le 8 Mars 2017 par cirk75 dans Cinéma

Parmi les palanqués de mélos qui se sont servis du milieu du cirque pour accentuer la trame dramatique d’un scénario souvent bien insignifiant, ce film de Georges Lampin, lui-même réalisateur quasiment oublié aujourd’hui, mérite une place de choix.

En effet, cette œuvre filmée relate l’histoire de Lili, (Annabella)une jolie acrobate de cirque, qui tous les soirs exécute un "saut de la mort " en plongeant d'une hauteur de dix-huit mètres, dans une cuve de trois mètres carrés de surface. Courtisée par le dompteur de lions (Michel Auclair), elle se laisse entretenir par Edmond Chardeuil, (Louis Salou) un riche aristocrate marié.

Un enseignant Louis Janvier, (Fernand Ledoux)  dont la vie brisée par le suicide à 8 ans de sa fille, quitte tout pour devenir clown dans un cirque où se produit la casse-cou plongeuse. Il prend en pitié la jeune femme, car il voit en elle la fille qu'il n'aura jamais. Il se pose en champion de la morale et lui conseille de se séparer de ses deux galants qui profitent sans vergogne de sa jeunesse. Convaincue, Lili rompt avec Chardeuil puis se rend compte que Mario le dompteur s'accommodait fort bien de cette liaison. Déçue par son attitude, elle le quitte et décide le soir même au cours de son numéro de se suicider. Mais au dernier moment, après un long suspense, elle renonce à son geste.

En quittant sa vie de saltimbanque, Janvier surprend Lili au bar avec ses deux soupirants. Tout va reprendre comme avant. Mais le dompteur, qui le considère comme responsable de ce qui est arrivé tire sur lui, mais en s'interposant Lili est blessée à mort.

Et Janvier perd sa fille de substitution... mais la morale est sauve...

Comme on le voit cette histoire se passe dans le milieu de la piste et bons nombres de scènes ont été tournées sous les ors du Cirque d’hiver de Paris.

Notons que pour exécuter les plongeons effectués par Lili, de nombreuses doublures artistiques ont été utilisées, mais malheureusement aucune n'a eu le droit d'être nommée au générique. Comme quoi les artistes de la piste ne sont pas considérés comme de vrais artistes... enfin c'est édifiant...

#éternelconflitfilm

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Le film Chocolat doublement récompensé aux Césars 2017

Publié le 27 Février 2017 par cirk75 dans Cinéma

Le comédien James Thierrée (voir blog03/07/2012) a obtenu vendredi soir le César du meilleur acteur dans un second rôle pour "Chocolat", où il incarne le clown Footit, qui a formé avec l'artiste noir Chocolat un célèbre duo dans le Paris de la Belle Epoque. L'acteur de 42 ans, également artiste de cirque et metteur en scène, petit-fils de Charlie Chaplin, est reconnu avant tout pour ses spectacles mêlant acrobatie, théâtre et danse.

Le César des meilleurs décors sacre le travail de Jérémie D. Lignol sur le film Chocolat (voir blog02/03/2016).

#chocolat

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Chansons de Paris (1934)

Publié le 21 Février 2017 par cirk75 dans Cinéma

Voici un film de 1934, signé par Jacques de Baroncelli, qui n’est pas resté dans le mémoire des cinéphiles. Il relate l’histoire de deux chômeurs, Georges (Georges Thill de l’Opéra de Paris) et son ami Armand (le comique Armand Bernard), qui chantent dans les rues. Georges a une voix magnifique. Il est fiancé à une petite dactylo (Ginette Gaubert), mais l'argent manque au jeune couple pour se marier. Un imprésario, ayant au passage entendu le chanteur, le fait entrer dans une boite de nuit. Remarqué par une écuyère de cirque, Georges la suit sur la piste, mais un rival jaloux incendie l'automate où le chanteur est enfermé. Celui-ci est sauvé par son copain Armand. Pour éprouver la solidité de l'attachement de l'écuyère, Georges feint d'être resté aphone après l'accident ; aussitôt, la directrice du cirque et l'écuyère déchirent son contrat et le chanteur, éclairé sur les vrais sentiments du son amie, revient à la petite dactylo. Tout finit par s'arranger au mieux ; Georges, après une audition à l'Opéra, y débute d'une façon triomphale dans "Lohengrin" de Wagner.

L’intérêt pour un circophile, c’est de revoir le Cirque Medrano car certaines scènes y ont été tournées.

Notons aussi que les paroles de la Chanson de Paris a été écrite par Max-Blot, qui a présenté avec Melle Jacqueline en 1936 le III° Spectacle accéléré du Cirque Medrano (voir blog20/02/2017).

#chansondeparis

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Le Faux cul, un film un peu cucul où apparait le cirque de Jean Richard

Publié le 19 Décembre 2016 par cirk75 dans Cinéma

La semaine dernière nous avons parlé du Gendarme de Champignol (voir blog12/12/2016), un film pour les "jeanrichardphiles" et seulement pour eux où on peut voir outre Jean Richard, une affiche de son cirque et Jacques Dynam, le directeur adjoint de l'établissement.

Aujourd’hui, nous allons parler d’un film d’espionnage, avec Bernard Blier, produit et réalisé en 1975 par Roger Hanin. Cette œuvre pour les vrais  "jeanrichardphiles" n’a qu’un intérêt circassien limité à 3mn, et plus particulièrement vers la 18ème minute moment où 2 artistes, un grimé en coq de basse-cour et l’autre en Oncle Sam, dialoguent sur la piste d’un chapiteau d’un cirque dont les initiales sont JR.

Puis le faux cul (Bernard Blier) qui assiste à la représentation quitte le chapiteau ce qui nous permet de découvrir un convoi blanc avec des bandes de couleurs sont orange et bleu. Cela rappelle peut être à certains un certain établissement.

Et pour vous donner envie de voir ce film intemporel voici un extrait d’une critique lors de la sortie en salle : "C'est vraiment consternant. Idem pour les espions israéliens, arabes ou américains qui forcent le trait à l'extrême jusqu'au ridicule. Bernard Blier interprète Maxime un agent Français surnommé Faux cul par ses collègues ne parvient pas à sauver le film du naufrage ..."  

Certainement un des nombreux navets qui a permis à Jean Richard de nourrir ses nombreux animaux, même quand il n'était pas au générique.

Mais le mieux c’est quand même de le voir pour s’en faire une opinion, d’autant plus que ce chef-d’œuvre éternel se trouve sur YouTube alors pourquoi s’en priver.

#fauxcul

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Vous aimez le cinéma de Charlie Chaplin ?

Publié le 14 Décembre 2016 par cirk75 dans Cinéma, Musique

Alors sachez que dimanche 18 décembre 2016 à 18h00 à Paris à Maison de la radio (Studio 104), l'Orchestre National de France propose de découvrir un chef d'œuvre du cinéma: Le Cirque de Charlie Chaplin (voir blog03/07/2012)  accompagné en ciné-concert par la musique originale pour orchestre symphonique, le tout sous la baguette de  Philippe Béran.

 

Pour celles et ceux pas libres ce dimanche, samedi 22 avril 2017 à 11h00 au même lieu, le même Orchestre National de France cette fois ci sous la direction de Timothy Brock proposera de découvrir un autre chef d'œuvre de Chaplin : Les Temps modernes en ciné-concert.

Alors les cinephiles notez ces dates. 

#charliechaplin

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Le cirque Jean Richard s’affiche dans un film avec Jean Richard

Publié le 12 Décembre 2016 par cirk75 dans Cinéma

Ce bloc-notes est réservé en priorité aux nombreux "jeanrichardphiles" actuels.  Savent-ils que dans une production française, nommée  "Le Gendarme de Champignol" réalisée par Jean Bastia et sorti en salle en 1959, on peut voir non seulement Jean Richard, mais aussi Jacques Dynam ? Rappelons que ce comédien, fut directeur adjoint du cirque Jean Richard. On trouve par exemple sa photo dans les programmes de 1968 à 1973 de ce cirque présentant l'équipe dirigeante. Mais ce qui est plus important pour un "jeanrichardphile" c’est qu’au bout de 3mn on peut voir une courte scène où Jean Richard, le brigadier Claudius Binoche, passer devant un mur où est collée une affiche de son propre cirque. Puis quelques temps après il reparait avec dans ses bras une panthère mouchetée qui terrorisait un quidam réfugié sur un lampadaire.

Pour les nostalgiques ou les fanatiques je vous laisse regarder ce film qui n’a pas laissé de grand souvenir dans la mémoire des cinéphiles mais qui avait une vertu comme tous les navets que l’acteur a tourné, il servait comme avait coutume de dire Jean Richard à nourrir ses fauves une de ses grandes passions.

#legendarmedechampignol

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Le fabuleux destin d’Amélie Poulain (2001)

Publié le 3 Décembre 2016 par cirk75 dans Cinéma

Ce film, un des plus gros succès commerciaux mondiaux pour un film français.réalisé par Jean-Pierre Jeunet se veut une représentation originale et parfois magnifiée de la vie contemporaine à Paris dans le quartier de Montmartre.

 Et bien entendu qui dit Montmartre dit Cirque Medrano. Cette salle est effectivement évoquée par le personnage joué par Marion Game, Mme Suzanne la patronne du bar des 2 Moulins,  un café situé rue Lepic, à une station de métro de l’emplacement de l’ancien cirque.

Mme Suzanne est une ancienne écuyère de  Medrano jusqu’à ce qu'elle chute de cheval. Suite à cette accident elle prend en gérance un café dans lequel Amélie devenue une jeune femme, exerce la profession de serveuse dans cet établissement fréquenté par des employés et des clients hauts en couleur.

Ce n’est pas la première fois que Jean-Pierre Jeunet évoque le cirque dans une de ses réalisations, déjà dans Delicatessen, coréalisé zn 1991 avec Marc Caro,  Dominique Pinon joue le rôle d’un ancien clown engagé comme concierge dans un hôtel.  Et on peut voir  dans une scène se déroulant dans  chambre de l’ancien artiste de cirque une affiche, où on peut lire "Stan et Living Stones au cirque Colonial" voir une mini veste à brandebourg avec une casquette. Et cerise on peut aussi contempler un téléviseur qui retransmet des images en noir et blanc de la célèbre émission "La Piste Aux Etoiles". Notons qu’au générique apparaît aussi le nom de la famille Rech et de Clara lune chimpanzé

Comme quoi Jean-Pierre Jeunet est peut être un amateur de cirque ou un nostalgique d’une époque où le cirque fréquentait l’étrange lucarne.

#ameliepoulain

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Ils étaient neuf célibataires (1939)

Publié le 26 Novembre 2016 par cirk75 dans Cinéma

Rien, dans ce film de 1939 signé Sacha Guitry, ne devrait attirer l’œil  d’un circophile. Pas l’intrigue en tout cas, dans laquelle un aventurier mondain, (Sacha Guitry), pour plaire aux beaux yeux d'une comtesse russe, fonde une agence de vieux célibataires pour venir en aide à de riches étrangères frappées par une loi mettant en cause leur résidence en France. Pour permettre auxdites dames de rester en France, le héros recrute d’inoffensifs S.D.F. qui vont épouser ces étrangères, leur permettant ainsi d'acquérir le nationalité française.

Et parmi ces riches parties désirant se marier, afin d’échapper au décret qui les menace d'extradition, on note une marchande de guano, une ravissante demi-mondaine entretenue par un duc, une jeune chanteuse américaine, une comtesse polonaise et… une artiste de cirque d'origine asiatique. Et par bonheur cette dernière se produit sur la piste d’un cirque . Aussi un soir son mari, un sans-abri du genre farceur, décide de se rendre au cirque. Et c’est ainsi que l’on peut pendant 2mn, ce qui n’est pas beaucoup sur les 125 mn que dure cette comédie satirique, entrevoir quelques vues du Cirque Medrano (voir blog07/04/2011), celui de Boom-boom.

Chapeau haut de forme sur la tête Amédée le conjoint de paille pendant que sa légitime tournoie à une vitesse vertigineuse sur un parquet amovible débarque, par un des vomitoires de la salle. Une fois en bord de la piste sans le vouloir il va participer au numéro. Succès inattendu ce qui va entraîner, bien entendu, un engagement du duo formé par Amedée l’époux et Mi-Ha-Ou l’épouse circassienne . Cette scène comique est vraiment la seule intéressante dans ce film où on peut aussi entrevoir un trio de clowns se tenant dans l’entrée comme cela se pratiquait à cette époque.

Sacha Guitry était un habitué du cirque Medrano, et rappelons que dans son dernier film "Les 3 font la paire" (voir blog22/03/2015) il utilisera plus longuement ce célèbre cirque parisien aujourd’hui démoli  pour son intrigue cocasse et originale.

"Ils étaient neuf célibataires" un film pour circophiles non pour medranophiles nostalgiques…

#iletait9celibataires

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La Route du Bonheur (Saluti e baci) 1953

Publié le 19 Novembre 2016 par cirk75 dans Cinéma

Qu’est-ce qui peut bien attirer un circophile dans ce film franco-italien réalisé par Maurice Labro et Giorgio Simonelli ?

Peu de chose, mais cette œuvre cinématographique rappelle simplement qu’après-guerre et pendant quelques années la radio et le cirque ont fait piste commune (voir blogs20/11/2011, 16/01/2015 & 28/06/2015).

L’histoire que relate ce film se passe dans un petit village en Italie, où sous le chapiteau d’un cirque itinérant, se déroule une émission radiodiffusée. L’animateur Carlo Mastelli, sur le point d'être licencié s'il n'arrive à trouver une idée nouvelle, à la demande de Marina la jeune institutrice, lance un appel à tous "ses chers auditeurs" pour qu’ils envoient des cartes postales à Tonino, un jeune élève du village en grande précarité. Des artistes et des célébrités, vont être nombreux à répondre à cette demande... ce qui non seulement rendra Tonino heureux, mais dopera aussi l’audience et sauvera l’emploi de l’animateur radiophonique.

Dans ce film, est-ce un pressentiment ?  Ce sont les artistes de la chanson qui se mobilisent en masse, une sorte de tournée des Enfoirés avant l’heure et bien avant Les Restos du Cœur de Coluche...

Parmi les belles voix poussant la note, un certain nombre et non des moindres ont foulé la piste aux étoiles; Luis Mariano chez Pinder (voir blog15/05/2011), Georges Guétary chez Bouglione (voir blog18/12/2010) ou André Claveau au Radio-Circus. On voit aussi quelques comédiens ayant aussi arpenté la piste magique tel Christian Duvaleix (voirblog 14/12/2010) qui a été le partenaire de Buster Keaton au cirque Medrano et qui faisait partie des Branquignols lors de la tournée de 1952 du Cirque Bureau (voir blog04/03/2015). Clément Duhour (voir blog22/03/2015) metteur en scène du film  "Les 3 font ta paire" tourné sur la piste de Medrano, fait aussi une apparition dans le rôle du docteur de Blaize.

Une comédie charmante pleine d'artistes comme on en tournait à cette époque et  pour nostalgiques des années 50 et 60 

Film qui se regarde vraiment sans prise de tête.

#laroutedubonheur

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La Strada (1954)

Publié le 12 Novembre 2016 par cirk75 dans Cinéma

Frederico Fellini a été fasciné toute sa vie par les arts de la piste. Aussi n’est-il pas étonnant  qu’au moins dans trois de ses œuvres le cirque apparaisse. La piste magique est présente très tôt dans ses films, d’abord de manière indirecte avec "Les Feux du Music-hall" en 1950, puis plus explicitement en 1971 dans "La Strada" puis enfin dans une de ses dernières oeuvres "Les Clowns" en 1971 (voir blog13/10/2010), où il filme une sorte de voyage nostalgique à la rencontre des clowns traditionnels et de leurs souvenirs. Cela donne un faux documentaire sur les rapports du cirque et du grotesque, qui a quelques fois bien irrité les circophiles.

Tout autre est "La Strada" (la route), mélodrame psychologique montrant l’existence misérable et indigente vécue par les gens du voyage. Le scénario relate la triste histoire de Gelsomina (Giulietta Masina), une femme enfant naïve et généreuse, vendue par sa mère à un hercule de foire brutal et obtus, Zampano (Anthony Quinn). A bord d'un étrange équipage - une moto à trois roues aménagée en roulotte - le couple sillonne les routes d'Itali en menant la rude et triste vie des forains où Zampano accomplit un numéro de briseur de chaines sur les places publiques. Parallèlement ce dernier ne cesse de rudoyer sa compagne et de la tromper sans vergogne. Elle de son côté s'efforce pourtant de lui complaire avec une touchante obstination.  Puis à un moment, surgit Il Matto, autrement dit le fou (Richard Basehart) un violoniste-poète-philosophe-farceur, saltimbanque aussi. Il agace à plaisir le pauvre Zampano et raconte à Gelsomina de très belles et très édifiantes histoires sous forme de paraboles. Exaspéré, Zampano finit un jour par le tuer. Le temps passe... Gelsomina, prostrée, ne peut se consoler de la mort du Fou, aussi Zampano l'abandonne sur la route. Des années plus tard, il apprend sa mort alors, pour la première fois de sa vie, il éclate en sanglots.

Ce film a fondé sa réputation sur l’antithèse de ses personnages, sur la poésie de leurs gestes quotidiens, et sur la dure alternance entre décrépitude et joie de vivre insatiable, ce qui permet de comparer la vie au cirque. Les rôles de scènes s’entremêlent aisément avec ceux des relations entre Gelsomina et Zampano jusqu’à s’étendre sur le troisième personnage, Il Matto, simple clown, seul à posséder un réel sens de l’humour. A en croire Fellini, ce jeu de passe-passe entre la devanture de la scène absurde des clowns et de l’existentialisme du réel s’opère avec grâce sans jamais forcer la continuité du film tout en maintenant cet aspect magique.

Film célèbre non seulement pour ses personnages voire pour son brillant  scénario, mais aussi pour les mélodies, qu’un jeune compositeur peu connu à cette époque Nino Rota, a composé et, dont le thème principal joué à la trompette par bon nombre de clowns sur la piste aux étoiles reste depuis un classique musicale des chapiteaux.

#lastrada

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