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Le bloc-notes de cirk75

Chronique au fil du temps et de la mémoire d'un circophile amateur

Articles avec #cinema catégorie

Buffalo Bill et les Indiens de Robert Altman (1976)

Publié le 16 Mai 2017 par cirk75 dans Cinéma

Dans ce film signé Robert Altman, l'action se situe en 1885. Buffalo Bill (voir blog08/05/2012) le célèbre chasseur de bisons, décide de monter un grand spectacle de cirque le "Wild West Show", pour y raconter la grande légende de l’Ouest américain.

Au programme, en plus du chasseur de bisons, Annie Oakley qui tire sur des cibles tenu par son mari avec un bras en écharpe et un miroir pour corser le défi, un acrobate sur cheval et un dompteur de bison.

Buffalo Bill se dit que pour pimenter son spectacle et attirer le spectateur la venue d’un authentique chef indien ne serait pas superflue. Il demande à l’armée qui détient le chef Sitting Bull de lui vendre ce prisonnier.

Une fois la transaction effectuée le chef indien assène au tueur de bisons une bonne leçon d’histoire.

C’est ainsi que l’Indien rappelle que la bataille de "Little Big Horn" n’était qu’un massacre d’indiens gratuit de la part de l’armée américaine, n’hésitant pas à supprimer femmes, enfants et vieillards, un génocide en bonne et due forme.

"Buffalo Bill et les Indiens" appartient à ces westerns américains des années 70 qui tendaient à corriger la légende de l’ouest et de Amérique. Ce film défend la cause des Amérindiens et repose l’image traditionnelle du bon blanc et du méchant indien.

Dans ce film le cirque est un lieu pathétique, le chapiteau cache la triste vérité sous ses flonflons, mais elle finit toujours par apparaître. William Cody dit Buffalo Bill y est décrit comme un cabotin, capricieux, buveur, mauvais tireur et mauvais cavalier, dans la réalité il n’est qu’un vulgaire massacreur de bisons.

Tout comme le film maudit de Michael Cimino "La Porte du Paradis" (Heaven's Gate), le film de Robert Altman ne sera pas une grande réussite aux USA.

Lors de la Berlinale de 1976, le film obtient l’Ours d'or du meilleur film, une manière de démontrer que, l’Amérique n’apprécie guère qu’on démystifie sa légende.

#buffalobill

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Les ailes du désir (1987)

Publié le 9 Mai 2017 par cirk75 dans Cinéma

Ce film tourné par le cinéaste allemand Wim Wenders, n’est pas spécialement un film sur le cirque, mais un film qui utilise l’image qu’il véhicule pour le représenter comme un lieu de sérénité, d’amour et de beauté.

Cette œuvre cinématographique narre l’histoire de Damiel et Cassiel, deux anges invisibles qui contemplent les humains. Pour cela ils hantent les rues, les salles de lecture d’une vaste bibliothèque, les cirques, les plateaux de tournage...

Damiel (Bruno Ganz), en a assez d’être un ange, surtout depuis qu’il s’est épris de Marion (Solveig Dommartin), une belle et solitaire trapéziste du cirque Alekan. Pour elle il décide de renoncer à l'immortalité en devenant un homme par amour de cette femme toute de grâce, à la fois terrestre et aérienne, vivant dans un monde de couleurs alors que les anges sont dans le noir et blanc. Mais accepter de devenir un simple humain pour être au contact de sa belle, c’est accepter sa propre mort.

Notons que pour les besoins du film, l'actrice Solveig Dommartin, n’est pas doublée et elle a dû apprendre le trapèze acrobatique en six semaines.

Les ailes du désir (1987)
Les ailes du désir (1987)

#lesailesdudésir

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Mister Universo film de Tizza Covi & Rainer Frimmel (2016)

Publié le 2 Mai 2017 par cirk75 dans Cinéma

Tairo jeune dompteur dans un petit cirque itinérant des villes et villages, qui vit que pour ses félins est effondré par la mort d'un de ses tigres et par la perte de son fer à cheval, gage de chance et d’amour. Le jeune belluaire va parcourir la péninsule italienne, à la recherche de celui qui, jadis lui avait offert ce porte bonheur: Arthur Robin, Mister Univers 1957. Il va le retrouver avec son épouse dans un parc d'attraction où il vit dorénavant, loin des pistes et des concours.

Film clin d'œil à l'homme fort, une des attractions les plus anciennes du monde du voyage, où ce personnage pouvait briser des chaînes, tordre des barres de fer ou soulever des poids lourds.

Tout au long de son périple,Tairo rend visite à ses parents, à son oncle, à ses nièces et à son frère,tous travaillant dans des petits cirques itinérants, bien loin des enseignes prestigieuses de la péninsule italienne. 

Ce film est une allégorie sur ces petits cirques itinérants qui luttent pour conserver leur mode de vie, leur culture. Société en voie de disparition, sorte de métaphore de la lutte du pot de terre contre le pot de fer.

Sur le mode de l’escapade, mêlant personnages réels et fiction, Tizza Covi & Rainer Frimmel filment avec poésie et humour une série de rencontres avec de sympathiques marginaux, lovés dans leur caravane ou leur pavillon, et plus encore dans leur nostalgie.

Les échanges sont souvent drôles, le regard des réalisateurs est tendre et l'ensemble, avec une touche d'une désuétude aussi délibérée qu'attachante.

Ce film austro-italien, en ce moment sur quelques écrans hexagonaux, aussi ne boudons pas notre plaisir, car une grande partie de l'histoire montre le quotidien dans le milieu circassien saupoudré avec quelques scènes d'acrobatie et de fauves.

 

Film plaisant, primé en 2016 au Festival de Locrano, dans lequel Tairo Caroli (le dompteur), Wendy Weber (la contorsionniste) et Arthur Robin (Mister Universo) jouent avec bonheur leur propre rôle.

#hommefortmisteruniverso

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Au boulot Jerry (Hardly Working)

Publié le 25 Avril 2017 par cirk75 dans Cinéma

En plus du "Clown est roi" (3 Ring Circus) et, "Le jour où le clown pleurera" (The Day the Clown Cried), deux films avec Jerry Lewis (voir blog18/05/2014), une autre œuvre signée par ce talentueux pitre utilise le monde de la piste. Il s’agit d’Au boulot Jerry tourné en 1979 mais sorti sur les écrans américains deux ans plus tard, suite à un problème financier empêchant la sortie du film.

Le scénario relate l’histoire de Bo Hooper (Jerry Lewis) auguste dont le cirque qui l'emploie, fait faillite. Il décide de se reconvertir, mais comme le personnage est tellement maladroit qu'il perd tous les boulots qui lui sont proposés. Et à chaque fois, il se fera mettre à la porte, changeant de job de jour en jour. Puis devant ce chaos l’auguste à la fin retourne à ses premiers amours la piste.

Le cinéphile circophile pourra voir lors du générique et dans les 5 premières minutes, la caméra filmer le montage du chapiteau du "Royal European Circus". Puis il aperçoit des éléphants d’Asie, puis 4 lionnes courant sur la piste, des trapézistes descendant de leur agréé, enfin un charivari de clowns apparaît sur la piste. Parmi eux notre héro Bo Hooper, avec un maquillage qui ressemble fort à celui que Jerry Lewis affichait dans Le Clown est roi de Joseph Pevney. Le générique n’indique absolument rien sur les artistes circassiens participant à cette bouffonnerie lewisienne.

Jerry Lewis, humoriste, acteur, producteur et réalisateur, de cinéma américain dont la ferveur pour la piste est bien connue, a souvent utilisé le monde du cirque comme trame de certains de ses films, témoin cette autre réalisation "Les Tontons farceurs" (The Family Jewels) datant de n 1965 et, dans laquelle il joue 6 rôles dont celui d’un auguste de cirque.

Au boulot Jerry (Hardly Working)
Au boulot Jerry (Hardly Working)
Au boulot Jerry (Hardly Working)

#jerrylewis

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Woody Allen et le cirque

Publié le 16 Avril 2017 par cirk75 dans Cinéma

Scénariste, acteur et humoriste américain, Allan Stewart Konigsberg dit Woody Allen est un cinéaste prolixe qui semble à priori bien loin du monde de la piste. Pourtant dans son œuvre on trouve quelques incursions où il a fait référence à la piste aux étoiles.

Passionné de magie, discipline qu’il a utilisée dans bon nombre de ses films par exemple dans "Magic in the Moonlight", ou " Scoop" où lui-même joue le grand Splendini, un magicien, Woody Allen semble fasciné par le monde du merveilleux et de l'insolite.

Dans un film en noir et blanc tourné en 1962, intitulé "Ombres et Brouillard" il relate dans une ambiance kafkaïenne, la nuit cauchemardesque de Kleinmmann, un homme quelconque poursuivi par un mystérieux étrangleur. Parmi les décors, un cirque est en ville pour donner quelques représentations. Le clown vedette (John Malkovich), trompe hardiment sa fiancée l’avaleuse de sabre (Mia Farrow) avec la trapéziste (Madonna). Suite à une dispute entre le clown et l’avaleuse de sabre, cette dernière quitte précipitamment le campement et, perdue dans la nuit elle se fait héberger dans un bordel dans lequel elle est accueillie avec curiosité et sympathie. S’en suit toute une série d’affres tragi-comiques dont le cinéaste newyorkais a souvent le secret. 

Signalons pour faire bonne mesure, que dans les années 60, Woody Allen a foulé la piste aux étoiles en tant que Ringmaster. En effet pour les besoins d’une émission de télévision britannique, il a présenté le programme d'un spectacle enregistré à l’hippodrome de la station balnéaire de Great Yarmouth (voir blog06/10/2016) et dans la foulée a participé à un match de boxe contre un jeune kangourou qui semble un peu effrayé lors de ce match, dont l'arbitre ressort à la fin KO dans les cordes.

Woody Allen a tout fait et a même été le méchant dans un James Bond, mais cela est une autre histoire…

#woodyallen

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Eternel conflit de Georges Lampin (1947)

Publié le 8 Mars 2017 par cirk75 dans Cinéma

Parmi les palanqués de mélos qui se sont servis du milieu du cirque pour accentuer la trame dramatique d’un scénario souvent bien insignifiant, ce film de Georges Lampin, lui-même réalisateur quasiment oublié aujourd’hui, mérite une place de choix.

En effet, cette œuvre filmée relate l’histoire de Lili, (Annabella)une jolie acrobate de cirque, qui tous les soirs exécute un "saut de la mort " en plongeant d'une hauteur de dix-huit mètres, dans une cuve de trois mètres carrés de surface. Courtisée par le dompteur de lions (Michel Auclair), elle se laisse entretenir par Edmond Chardeuil, (Louis Salou) un riche aristocrate marié.

Un enseignant Louis Janvier, (Fernand Ledoux)  dont la vie brisée par le suicide à 8 ans de sa fille, quitte tout pour devenir clown dans un cirque où se produit la casse-cou plongeuse. Il prend en pitié la jeune femme, car il voit en elle la fille qu'il n'aura jamais. Il se pose en champion de la morale et lui conseille de se séparer de ses deux galants qui profitent sans vergogne de sa jeunesse. Convaincue, Lili rompt avec Chardeuil puis se rend compte que Mario le dompteur s'accommodait fort bien de cette liaison. Déçue par son attitude, elle le quitte et décide le soir même au cours de son numéro de se suicider. Mais au dernier moment, après un long suspense, elle renonce à son geste.

En quittant sa vie de saltimbanque, Janvier surprend Lili au bar avec ses deux soupirants. Tout va reprendre comme avant. Mais le dompteur, qui le considère comme responsable de ce qui est arrivé tire sur lui, mais en s'interposant Lili est blessée à mort.

Et Janvier perd sa fille de substitution... mais la morale est sauve...

Comme on le voit cette histoire se passe dans le milieu de la piste et bons nombres de scènes ont été tournées sous les ors du Cirque d’hiver de Paris.

Notons que pour exécuter les plongeons effectués par Lili, de nombreuses doublures artistiques ont été utilisées, mais malheureusement aucune n'a eu le droit d'être nommée au générique. Comme quoi les artistes de la piste ne sont pas considérés comme de vrais artistes... enfin c'est édifiant...

#éternelconflitfilm

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Le film Chocolat doublement récompensé aux Césars 2017

Publié le 27 Février 2017 par cirk75 dans Cinéma

Le comédien James Thierrée (voir blog03/07/2012) a obtenu vendredi soir le César du meilleur acteur dans un second rôle pour "Chocolat", où il incarne le clown Footit, qui a formé avec l'artiste noir Chocolat un célèbre duo dans le Paris de la Belle Epoque. L'acteur de 42 ans, également artiste de cirque et metteur en scène, petit-fils de Charlie Chaplin, est reconnu avant tout pour ses spectacles mêlant acrobatie, théâtre et danse.

Le César des meilleurs décors sacre le travail de Jérémie D. Lignol sur le film Chocolat (voir blog02/03/2016).

#chocolat

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Chansons de Paris (1934)

Publié le 21 Février 2017 par cirk75 dans Cinéma

Voici un film de 1934, signé par Jacques de Baroncelli, qui n’est pas resté dans le mémoire des cinéphiles. Il relate l’histoire de deux chômeurs, Georges (Georges Thill de l’Opéra de Paris) et son ami Armand (le comique Armand Bernard), qui chantent dans les rues. Georges a une voix magnifique. Il est fiancé à une petite dactylo (Ginette Gaubert), mais l'argent manque au jeune couple pour se marier. Un imprésario, ayant au passage entendu le chanteur, le fait entrer dans une boite de nuit. Remarqué par une écuyère de cirque, Georges la suit sur la piste, mais un rival jaloux incendie l'automate où le chanteur est enfermé. Celui-ci est sauvé par son copain Armand. Pour éprouver la solidité de l'attachement de l'écuyère, Georges feint d'être resté aphone après l'accident ; aussitôt, la directrice du cirque et l'écuyère déchirent son contrat et le chanteur, éclairé sur les vrais sentiments du son amie, revient à la petite dactylo. Tout finit par s'arranger au mieux ; Georges, après une audition à l'Opéra, y débute d'une façon triomphale dans "Lohengrin" de Wagner.

L’intérêt pour un circophile, c’est de revoir le Cirque Medrano car certaines scènes y ont été tournées.

Notons aussi que les paroles de la Chanson de Paris a été écrite par Max-Blot, qui a présenté avec Melle Jacqueline en 1936 le III° Spectacle accéléré du Cirque Medrano (voir blog20/02/2017).

#chansondeparis

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Le Faux cul, un film un peu cucul où apparait le cirque de Jean Richard

Publié le 19 Décembre 2016 par cirk75 dans Cinéma

La semaine dernière nous avons parlé du Gendarme de Champignol (voir blog12/12/2016), un film pour les "jeanrichardphiles" et seulement pour eux où on peut voir outre Jean Richard, une affiche de son cirque et Jacques Dynam, le directeur adjoint de l'établissement.

Aujourd’hui, nous allons parler d’un film d’espionnage, avec Bernard Blier, produit et réalisé en 1975 par Roger Hanin. Cette œuvre pour les vrais  "jeanrichardphiles" n’a qu’un intérêt circassien limité à 3mn, et plus particulièrement vers la 18ème minute moment où 2 artistes, un grimé en coq de basse-cour et l’autre en Oncle Sam, dialoguent sur la piste d’un chapiteau d’un cirque dont les initiales sont JR.

Puis le faux cul (Bernard Blier) qui assiste à la représentation quitte le chapiteau ce qui nous permet de découvrir un convoi blanc avec des bandes de couleurs sont orange et bleu. Cela rappelle peut être à certains un certain établissement.

Et pour vous donner envie de voir ce film intemporel voici un extrait d’une critique lors de la sortie en salle : "C'est vraiment consternant. Idem pour les espions israéliens, arabes ou américains qui forcent le trait à l'extrême jusqu'au ridicule. Bernard Blier interprète Maxime un agent Français surnommé Faux cul par ses collègues ne parvient pas à sauver le film du naufrage ..."  

Certainement un des nombreux navets qui a permis à Jean Richard de nourrir ses nombreux animaux, même quand il n'était pas au générique.

Mais le mieux c’est quand même de le voir pour s’en faire une opinion, d’autant plus que ce chef-d’œuvre éternel se trouve sur YouTube alors pourquoi s’en priver.

#fauxcul

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Vous aimez le cinéma de Charlie Chaplin ?

Publié le 14 Décembre 2016 par cirk75 dans Cinéma, Musique

Alors sachez que dimanche 18 décembre 2016 à 18h00 à Paris à Maison de la radio (Studio 104), l'Orchestre National de France propose de découvrir un chef d'œuvre du cinéma: Le Cirque de Charlie Chaplin (voir blog03/07/2012)  accompagné en ciné-concert par la musique originale pour orchestre symphonique, le tout sous la baguette de  Philippe Béran.

 

Pour celles et ceux pas libres ce dimanche, samedi 22 avril 2017 à 11h00 au même lieu, le même Orchestre National de France cette fois ci sous la direction de Timothy Brock proposera de découvrir un autre chef d'œuvre de Chaplin : Les Temps modernes en ciné-concert.

Alors les cinephiles notez ces dates. 

#charliechaplin

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