Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Le bloc-notes de cirk75

Depuis 2010, Chronique au fil du temps et de la mémoire d'un circophile amateur

Articles avec #cinema catégorie

Medrano le cirque des cinéastes

Publié le 22 Février 2016 par cirk75 dans Cinéma

Medrano le cirque des cinéastes

Medrano cirque des clowns et des peintres (voir blog30/12/2015), a servi bien des fois de lieu de tournage pour de nombreux films. Parmi les œuvres cinématographiques les plus connus utilisant les décors du cirque et plus particulièrement la salle du Boulevard Rochechouart à Paris, on peut citer par exemple:

-en 1946, 24 h de la vie d'un clown de Jean-Pierre Melville,

-en 1947, Quai des Orfèvres d’Henri-Georges Clouzot,

-en 1952, La fête à Henriette de Jean Duvivier,

-en 1954, Obsession, de Jean Delannoy,

-en 1957, Les 3 font la paire de Sacha Guitry.

Le Court métrage de 18mn tourné en 1946, par Jean-Pierre Melville au cirque du Bd. Rochechouard (voir blog19/09/2014) avec béby (voir blog15/04/2012), Maïss(voir blog02/06/2013) avec Marlène Maïss et le jongleur Paolo nous fait partager une journée de la vie de Beby.

Dans le film de Clouzot, on voit une brève scène où Maurice Martineau (Bernard Blier), le mari de Jenny Lamour (Suzy Delair) est à la recherche de Valtone, le prestidigitateur se produisant chez Medrano. Et c’est ainsi que l’on voit dans les coulisses de ce cirque, une affiche Medrano sur la droite, le magicien une fois son numéro achevé quitter la piste pendant que la barrière et des chevaux entrent par la gardine.

Le film de Jean Duvivier (voir blog

Le film de Jean Duvivier (voir blog 08/02/2016), permet aux nostalgiques de ce Cirque de voir non seulement la façade du Bd. Rochechouart mais aussi celle de la rue des Martyrs avec son entrée des artistes, les coulisses dans lesquelles on entrevoit :Mylos, Loriot (voir blog 17/12/2014) et Randel (voir blog24/09/2011), un numéro aérien : perche aérienne exécutée par 2 artistes vêtus des blanc, enfin le montoir où se trouvent le régisseur et les deux garçons de piste, blouson et casquette avec du matériel qu’ils tiennent en main.

Pour le film de Jean Delannoy (voir blog11/11/2010), Michèle Morgan fut doublée pour les scènes périlleuses par Aimée Fontenay, la chanteuse au trapèze, et le trapéziste Yves Rozec remplaçait Ralf Vallone et Jean Gaven dans leurs scènes aériennes. Notons aussi la présence du trapéziste Roland Catalano. Autre moment important pour un circophile l'orchestre dirigé par le Maestro Jean Laporte (voir article 10/11/10), Jean Dréna (voir blog 16/03/2012) entouré des garçons de la piste, 4 en uniforme à brandebourg et 4 autres avec casquette, blouson et pantalon enfin un couple d’acrobate aérien présentant un numéro de l’échelle du diable. Autre indication, certaines scènes furent tournées au cirque de Rouen. On voit ainsi la façade, l’intérieur, le montoir, les coulisses, les loges de ce cirque démoli en 1973, ainsi que deux hommes et une femme dans un numéro de main à main et une affiche des Albarros.

Enfin dans le film de Sacha Guitry (voir blog 22/03/2015) tourné dans la réalité par le producteur Clément Duhour on peut pendant 7 mn contempler les coulisses, les loges, le bar, la piste du Cirque Medrano, ainsi que deux affiches une représentant Zavatta et l'autre les Bario et on entrevoit même Nello Bario.

Ces 5 films dont quatre sont en noir et blanc, "Obession" a bénéficié d’une pellicule couleur, permettent aux nostalgiques de ces deux bâtiments démolis depuis, d’être encore présents du moins sur la pellicule de certaines œuvres cinématographiques.

#cirqueetcinema

commentaires

2 frères, de Jean-Jacques Annaud, (2004)

Publié le 15 Février 2016 par cirk75 dans Cinéma

2 frères, de Jean-Jacques Annaud, (2004)

Seize ans après "l’Ours", le réalisateur Jean-Jacques Annaud récidive en mettant en scène deux félins dans une œuvre cinématographique racontant les pérégrinations et les mésaventures en Indochine dans les années 1920 de deux frères tigres, Koumal et Sangha. Les deux jeunes tigres naissent loin de tout, parmi les ruines d'un temple oublié, englouti au coeur de la jungle d'Angkor. Ils grandissent sous le regard affectueux et vigilant de la Tigresse leur mère et de leur père, le grand Tigre. Hélas, dans ces années, la fièvre de l'Art Asiatique s'empare des grandes capitales occidentales. Des pilleurs de temples font irruption. Les deux frères sont capturés et vendus, Sangha à un prince local et, Koumal à l’infâme cirque Zerbino.

Quelques années plus tard, ils se retrouveront dans le décor meurtrier d'une arène et, dans le cadre d'un combat entre les deux félins. Mais au cours de cette sanglante bataille, ils se reconnaîtront, et parviendront à s'enfuir ensemble. Et cela grâce aux souvenirs des années de cirqueu où Koumal, habitué à traverser des cerceaux enflammés, entraînera son frère Sangha à passer à travers un rideau de flammes ce qui leur permettra de regagner la jungle pour enfin retrouver leur mère la tigresse à l’oreille percée.

Pour cette production franco-britannique près de 30 tigres dont 18 bébés ont été utilisé et, un “hôtel” à tigres a même été construit à côté du plateau cinématographique. Les animaux comédiens de ce film ont été dressés par Thierry Le Portier (voir blog09/12/2011) qui avait déjà fait de nombreuses incursions dans le monde du cinéma. Outre "l'Ours", "Le pacte des Loups" ou "Gladiator" en 1990, il joue le rôle du dompteur dans "Baby Blood", un film d’horreur réalisé en 1990 par Alain Robak. Et l’année précédente en 1989 le film de Jean-Jacques Beneix, "Roselyne et les lions"(voir blog 08/12/2011) raconte en partie sa propre expérience. Thierry Le Portier collabore aussi à l’écriture du scénario avec Alain Godard, Jean-Jacques Annaud.

Dresseur reconnu et grand passionné de félins, Thierry Le Portier est aussi à l’origine de la réussite de nombreux spectacles vivants où il a dressé les animaux comédiens comme à Eurodisney, au Puy du Fou, aux Folies Bergère...ou à Fort Boyard.

#cirquecinema

commentaires

"La Fête à Henriette" de Julien Duvivier (1952)

Publié le 8 Février 2016 par cirk75 dans Cinéma

"La Fête à Henriette" de Julien Duvivier (1952)

En regardant l’affiche de ce film rien n’attire l’œil d’un circophile cinéphile curieux, on voit au mieux une gerbe de fleur et un photographe, quant au titre il n’est pas non plus séduisant. Le scénario n’apporte rien non plus qui donne envie de visionner cette œuvre cinématographique. Il s’agit principalement de l’histoire de deux scénaristes en mal d’imagination et devant écrire une histoire pour un film. Et si l'un voit la vie en noir l’autre au contraire, la voit en rose, et leurs inspirations contradictoires, vont faire vivre des situations rocambolesques à Henriette et Maurice leurs deux héros.Et ce n’est pas cet extrait que l’on trouve sur "You tube" qui va nous allécher, car il n'y a rien dans cet extrait qui suggère la piste magique.

En revanche en lisant la distribution on note 4 rôles qui suscitent notre intérêt : Hildegard Knef joue Rita Solar une blonde écuyère sexy, Thomy Bourdelle un directeur du cirque, Tristan Sévère un dompteur. Et oui ce film comme "Quai des Orfèvres" de Clouzot, "Les 3 font la paire" de Guitry (voir blog22/03/2015) voir "Obsession" de Delannoy (voir blog11/11/2010) est attirant pour un circophile car pour certaines scènes, Duvivier nous refait découvrir la piste du cirque Medrano (voir blog 07/04/201), le cirque des clowns. En regardant ce film non seulement on voit la façade Bd. Rochechouart de cet établissement, mais aussi celle de la rue des Martyrs avec son entrée des artistes et ses coulisses. Ce qui nous permet d’entrevoir :Mylos, Loriot (voir blog 17/12/2014) et Randel (voir blog24/09/2011), un numéro aérien : perche aérienne exécutée par 2 artistes vêtus des blanc, enfin le montoir où se trouvent le régisseur et les deux garçons de piste, blouson et casquette avec du matériel qu’ils tiennent en main. Bref un film pour les nostalgiques de ce cirque dont la dernière séance se tenue le 7 janvier 1963.

"La Fête à Henriette" de Julien Duvivier (1952)

.

Pour les cinéphiles "La fête à Henriette", donnera lieu en 1964 à un remake américain réalisé par Richard Quine (Paris When It Sizzles) dans lequel Audrey Hepburn et William Holden reprennent respectivement les rôles de Dany Robin et Michel Auclair. Mais dans cette version aucune référence, n’est faite au cirque.

#cirque

commentaires

En marge de la sortie du film Chocolat

Publié le 2 Février 2016 par cirk75 dans Cinéma

En marge de la sortie du film Chocolat

Pour la sortie du film réalisé par Roschdy Zem, avec Omar Sy et James Thierrée, le petit fils de Charlie Chaplin (voir blog03/07/2012) dans les rôles de Rafaël Padilla et de George Footit (voir blogs 11 & 12/02/2012), les gazettes nationales vont pour une fois parler du cirque ou plutôt d’une époque de le piste celle du fin du XIX° début du XX° siècle. Aussi il est tentant de rappeler ce qu’était l’art clownesque à cette époque.

En marge de la sortie du film Chocolat

Le clown (blanc) est le maître incontesté de la piste, l'auguste n'est qu’un faire-valoir. Il y a d'un côté, le clown, personnage sérieux, intelligent et rationnel qui réussit tout sous le regard admiratif du public et de l'autre, l’auguste individu outrancier et désordonné, qui par ses incessantes balourdises permet son partenaire de se moquer de lui, en tirant au passage les effets comiques qui font rire les spectateurs.

Le duo Foottit et Chocolat est symptomatique de cette dualité, dominant-dominé, dans laquelle Chocolat demeure toujours le souffre-douleur et trame qui sera plus tard reprise par de nombreux duos de la piste ou de l’écran (Laurel & Hardy, Jerry Lewis & Dean Martin, Bourvil de Funès, Gérard Depardieu & Pierre Richard …) mais sans la pointe raciste sous jacente.

Précisons aussi que la tyrannie de Foottit ne se limitait pas à la piste ; en privé il traitait Chocolat tel un domestique.

En marge de la sortie du film Chocolat

Aujourd’hui il est difficile de nier la dimension raciale contenue dans le jeu de Foottit consistant essentiellement à humilier l’auguste noir Chocolat, et ce en 1889, en pleine premiere exposition coloniale.

L’Historien du cirque Adrian (voir blog26/06/2012) avance l'idée que Chocolat "semblait jouer le jeu sans arrière-pensée, conscient de ce que sa nature et son physique conféraient à ce qui n'était, en fin de compte, qu'un rôle". Il poursuit en signalant que Foottit défendait à cette époque une conception particulière du rôle du clown, un personnage fier et arrogant.

Notons aussi la différence entre le succès obtenu par le duo, et encensé par le public mondain du Nouveau Cirque (voir blog08/12/2010) mais bien plus modeste dans les cirques de quartiers, touchant une population plus populaire. Peut être que ce public était trop sensible à l'injustice pour en rire. N'y-a-t-il pas aussi un rire de classe ?

Les frères Lumières ont immortalisé certains sketchs de ce duo qui a sévi pendant 25 ans sur les pistes, aussi ne nous en privons pas de revoir ces véritables artistes que furent les véritables Foottit et Chocolat

#leclownchocolat

commentaires

Sally fille de cirque de D.W. Griffith (1925)

Publié le 26 Janvier 2016 par cirk75 dans Cinéma

Sally fille de cirque de D.W. Griffith (1925)

Perdu depuis longtemps et récemment restauré, ce morceau de cinéma américain de David Wark Griffith, d'après une pièce de Dorothy Donnelly, démontre dans cette chaleureuse comédie toute l’étendue du talent de ce metteur en scène. Dans ce film muet dont le titre original est "Sally of the Sawdust", W. C. Fields (voir blog10/05/2012) tourne sa troisième apparition à l'écran dans le rôle du professeur Eustace Mc Gargle. Un aimable escroc qui devient d'une façon inattendue le malchanceux tuteur d'une femme artiste d'un cirque particulier destiné aux enfants abandonnés. Ayant l'attention de rendre Sally à ses grands-parents, Mc Gargle apprend que le fortuné grand-père est un juge sans pitié qui méprise les gens du spectacle...

Sally fille de cirque de D.W. Griffith (1925)

Mais c’est la diversité et la richesse des scènes qui étonne dans le film de D. W. Griffith. Cirque, foire, demeures fastueuses, gare, tribunal, nombreux extérieurs, sont autant de lieux qui défilent tout au long du film. Ceci étant, le film souffre tout de même d’imperfections et de lourdeurs propres aux années vingt. On trouve par exemple des intérieurs surchargés jusqu’au mauvais goût. Plus étonnant encore, un grand nombre de raccords sont approximatifs, et les poses des personnages ne sont pas forcément cohérentes d’un plan à l’autre.

Finalement, si Griffith reste un des pères de la grammaire cinématographique américaine, avec son cultissime film "Naissance d’une nation", il n’en paraît pas moins dormir un peu sur son acquis dans les années vingt.

Sally fille de cirque de D.W. Griffith (1925)

Quant à W.C. Fieds, il aimait beaucoup incarner les artistes de cirque, cela lui rappelait sa jeunesse car il avait vécu la vie des gens du voyage comme monteur, soigneur d’éléphants, musicien et bien entendu jongleur où il excellait.

W.C. Fields, un personnage haut en couleurs dont les péripéties lui valurent bien des fois de sérieux ennuis. Comme ce jour où sur le tournage d'un film, il soûla un bébé en versant dans son biberon une dose de gin. On relate que le bébé mettra une journée entière à dessoûler.

W.C. Fields, un personnage d'une autre époque.

commentaires

La fausse maîtresse d’André Cayatte (1942)

Publié le 19 Janvier 2016 par cirk75 dans Cinéma

La fausse maîtresse d’André Cayatte (1942)

Cet imbroglio à rebondissements en noir et blanc produit pendant la seconde guerre mondiale par Continental Films, (société de production cinématographique française, financée par des capitaux allemands et créée en 1940 par Joseph Goebbels), relate d’après l'œuvre originale d’Honoré de Balzac la vie au quotidien dans une petite ville catalane, où on s'enflamme pour l'équipe locale de rugby.

Lilian Rander, (Danielle Darieux) la jolie trapéziste d’un cirque qui vient de s'installer en ville, tourne aisément la tête des hommes. Mais pour un soir, elle accepte bien volontiers de faire croire qu'elle est amoureuse d’un rugbyman René Rivals, (Bernard Lancret). Ce dernier a en effet besoin de détourner les soupçons de son meilleur ami Guy Carbonnel, (Jacques Dumesnil) car il courtise sa femme Hélène, (Lise Delamare) qu’il délaisse. Lilian et René, après s'être passablement chamaillés, prennent finalement goût au jeu. Mais une sombre histoire d'impôts contraint le cirque, dont le directeur (André Alerme) est le père de la trapéziste, à rester huit jours de plus dans la ville. Pendant ce temps René et Lilian se fâchent et Guy se charge de les réconcilier. Tandis qu’Hélène soupçonne maintenant son mari Guy d'être l'amant de l'écuyère (MoniqueJoyce). D’innombrables rebondissements qui à la longue entraîneront les deux couples dans une suite des situations fort confuses.

La fausse maîtresse d’André Cayatte (1942)

Adrian (voir blog26/06/2012) grand connaisseurs du cirque et du cinéma indiquait que : " la mutation de l’écuyère (dans le roman de Balzac) en acrobate aérienne (dans le film de Cayatte) avait l’avantage de nous montrer Danielle Darrieux dévoilant en un long déshabillage le galbe de ses formes moulées dans un joli maillot avant de se hisser jusqu’aux cintres le long d’une corde lisse comme si elle était Tosca de Lac (voir blog07/12/2014)." De plus poursuit-il " au cours d’une séquence on apercevait l’une des meilleures attractions d’art et de force, celle d’Antonio Bruscia-Omanis exécutant un arraché avec un partenaire occasionnel : Pierre Mingand"(voir blog12/02/2014), un jeune comédien chanteur qui s’est aussi illustré sur la piste de Medrano (voir blog07/04/2011).

Comme quoi rien de bien excitant pour un amateur de cirque ce film de Cayatte, mais il se passe dans l'univers de la piste, alors...

commentaires

Histoire de trois amours (1953)

Publié le 12 Janvier 2016 par cirk75 dans Cinéma

Histoire de trois amours (1953)

Trois ans avant le célèbre film de Carol Reed, "Trapèze" (voirblog18/11/2010), Hollywood fait une première tentative cinématographique dans le monde aérien du cirque avec "The Story of Three Loves", titre original d’un film américain à sketchs coréalisé par Gottfried Reinhardt et Vincente Minnelli. Cette œuvre à vrai dire n’a guère laissé de traces dans la mémoire des cinéphiles, et de nos jours peu la connaisse. Seul le 3ème sketch (trapèze) réalisé par Gottfried Reinhardt, le fils de Max Reinhardt metteur en scène autrichien de théâtre, peut encore avoir de l’intérêt pour un circophile averti.

Histoire de trois amours (1953)

Ce 3ème sketch relate l’histoire du parisien Pierre Narval, artiste de cirque en perte de vitesse qui s’est rangé des trapèzes se sentant responsable du décès de son partenaire. Au début du film Pierre Narval (rôle tenu par Kirk Douglas) accoudé à la rampe d’un bateau se remémore cette tragédie et sauve du désespoir une jeune femme italienne Nina Burkhart (jouée par Pier Angeli), qui souhaite se suicider en se jetant dans la Seine du haut d'un pont parisien. En effet Nina Burkhart se sent aussi responsable de la mort de son mari, tué pendant la dernière guerre mondiale dans un camp de concentration par les nazis. A la longue bien entendu naît entre eux un intense sentiment amoureux et Pierre va même trouver en Nina la partenaire idéale pour un retour sur la piste. Tous les deux mettent au point un numéro aérien spectaculaire et dangereux, dont le point d'orgue sera un saut, de trapèze à porteur, à travers un cerceau opaque. Une fois leur numéro réglé ils sont engagés par le directeur d'un cirque qui exige qu'ils exécutent leur numéro sans filet. Ce qui ne se passe jamais dans la réalité où ces numéros sont toujours réalisés avec un filet. Le cinéma aimant quelques fois tordre le cou à la réalité pour accentuer le dramatique.

Le principal intérêt de ce film pour un amateur de la piste, réside dans la relation du lent entrainement de la future reine de l’air. Celui-ci est d’un grand réalisme, ce qui ne doit pas nous surprendre si l’on sait que la supervision de ces scènes furent assurée par un volant, membre de la célèbre troupe américaine "Flying Harald": Harald Voyce. Ce film n’était pas sa première incursion dans le monde du cinéma puisqu’il avait déjà prêté son agilité dans certaines scènes du premier Tarzan parlant avec Johnny Weismuller, où ce dernier donnait plus le sentiment d'effectuer du trapèze à trapèze que du liane à liane.

Notons aussi que pour ce film Kirk Douglas et Pier Angeli ne se firent doubler que pour les scènes vraiment périlleuses, interprétant eux-mêmes certaines scènes aériennes.

Dernière précision ce n’est pas la seule fois où Pier Angeli prête son concours à une œuvre cinématographique ayant la piste comme théâtre de l’intrigue. En 1958 elle tournera "Le fou du cirque" (voir blog13/06/2014) film réalisée par Michael Kidd, avec Danny Kaye un acteur, chanteur et danseur américain fort prisé à cette époque.

Histoire de trois amours (1953)
Histoire de trois amours (1953)
Histoire de trois amours (1953)
Histoire de trois amours (1953)
commentaires

Sous la griffe, de Christian-Jaque (1935)

Publié le 27 Novembre 2015 par cirk75 dans Cinéma

Sous la griffe, de Christian-Jaque (1935)

Mélo comme on savait les réaliser avant-guerre, sorti au cinéma le 15 novembre 1935 et prenant le cirque comme lieu du drame. Film au scénario simplissime : Nikita, le dompteur directeur d’un cirque, recueille et élève Pierrette une petite fille abandonnée. Quelques années plus tard, devenue une belle jeune femme, Nikita son père adoptif en tombe amoureux et lui demande de l'épouser. Mais cette dernière en aime un autre: le trapéziste Harry Trelawnay. Nikita comprend qu'il ne peut lutter. Il se suicide en se laissant dévorer par ses fauves. Un vrai mélo on vous disait…

Sous la griffe, de Christian-Jaque (1935)

Comme on le voit ce n’est pas un tel synopsis qui va rendre pour un circophile cette œuvre captivante et immortelle, ni les comédiens ayant pour nom Madeleine Ozeray (Pierrette), Constant Remy (Nikita le directeur), Jose Noguero (Harry Trelawnay, le trapéziste), ils sont aujourd’hui en 2015 pour la plus part totalement inconnus. Non ce qui donne à ce film un certain intérêt c’est qu’il a été non seulement tourné au cirque d’hiver au temps de la direction Gaston Desprez (voir blog25/03/2012) mais que l’on peut aussi apercevoir quelques stars de la piste dans cette bluette cinématographique, telle la délicate Suzanne Riom autrement dit la trapéziste Joan Tanya (voir blog21/09/2013), les aériens Les Marcès, les clowns Béby (voir blog15/04/2012), Loriot (voir blog17/12/2014) Pinocchio, l’écuyer Vasconcellos, l’illusionniste de Rocroy, les fauves de Jouviabo ou le régisseur des lieux Louis Lavata, qui entre parenthèse dans son livre de souvenirs paru il y a quelques temps "30 ans de cirque" aux éditions Bellier, fait revivre fort bien l’univers de cette piste qu’il a bien fréquenté au début du siècle dernier.

Pour les cinéphiles, savez-vous que le metteur en scène Christian-Jaque devait pour réaliser ce film utiliser, et cela pour des raisons budgétaires, le plus possible d’images d’un autre film "Eighteen minutes" réalisé par l’acteur acrobate Mario Bianchi, ce qui entraina de nombreux raccords cocasses ? Tel celui où des figurants sont dissimulés sous des peaux de lions naturalisées pour remplacer les vrais fauves. Enfin, autre curiosité, les acteurs devaient jouer devant des images projetées et animées remplaçant les décors fixes. Tous ces ingrédients donnent à ce film un côté étrange et bizarre ! Produite par Sigma Vog, cette œuvre cinématographique est malheureusement totalement invisible aujourd’hui et on peut aussi se demander s’il existe encore une copie de bonne qualité pouvant être projetée.

commentaires

Le grand jour de Pascal Plisson (2015)

Publié le 25 Septembre 2015 par cirk75 dans Cinéma

Le grand jour de Pascal Plisson (2015)

Ce film relate l"espoir et le rêve de 4 adolescents et montre au quotidien comment tous les 4 se préparent au jour J pour un concours, un examen ou une audition qui peut changer non seulement leur vie mais aussi celle de leur famille.

Albert le cubain de 11 ans souhaite devenir boxeur, Nidhi indienne de 15 ans et fille d’un chauffeur de tuktuk voudrait devenir ingénieur et intégrer Polytechnique. Quant à Tom Ougandais de 19 ans il veut être Ranger et pour cela il doit intégrer l'école de l'Uganda Wildlife Authority. Et pendant ce temps en Mongolie, Deegii, bouille de gamine du haut de ses 11 ans, s'entraîne depuis des années pour devenir contorsionniste professionnelle. Les cirques, les paillettes des justaucorps, les corps pliés comme des élastiques emportent la petite dans un autre monde.

Pascal Plisson filme avec délicatesse et bienveillance, mais quelque fois on n’est pas loin de la télé-réalité, les vies de ces 4 jeunes sans que le documentaire ne laisse entrevoir le résultat final. On y voit leur lot d'espoir, de prières, d'illusions, d'angoisses et... d'entraînements. A travers les regards de ces enfants qui n'en sont presque plus, la fierté de leurs parents, les encouragements de leurs amis, les aspirations et les exigences de leurs coaches, le réalisateur révèle la ferveur qui habite les corps et les esprits de ces passionnés, qui croient encore que tout est possible dans le monde et que la volonté de réussir est essentielle.

commentaires

Le Chat de Pierre Granier-Deferre (1971)

Publié le 22 Septembre 2015 par cirk75 dans Cinéma

Le Chat de Pierre Granier-Deferre (1971)

Film franco-italien réalisé ; d'après un roman de Georges Simenon par Pierre Granier-Deferre, ancien mari d’Annie Fratellini (voir blog29/03/2015), relate l’histoire d’un couple de retraités, les Bouin. Ces derniers demeurent à Courbevoie dans une banlieue parisienne en plein bouleversement par les travaux d'urbanisme moderne : lui (Jean Gabin), ancien ouvrier typographe; elle (Simone Signoret), ancienne trapéziste de cirque dont la carrière s'est terminée trop tôt en raison d'une chute lors d'un spectacle.

Après 25 ans de mariage, et sans enfant, leurs sentiments se sont désagrégés avec le temps et ils vivent maintenant un huis clos dans leur pavillon, dans une atmosphère pesante et une cohabitation désormais plus forcée que souhaitée, bien que ni l'un ni l'autre ne désire quitter la maison. Lorsque le mari recueille un chat auquel il voue toute son affection, la jalousie de l'épouse devient de la haine, atteint un paroxysme et c'est désormais une guerre silencieuse, âpre et implacable qui se joue autour de ce chat.

Pour un circophile averti ce film montre quelques scènes où on peut voir Simone Signoret, interprétant Clémence Bouin une ancienne aérienne de Medrano (voir blog07/04/2011) entourée de quelques belles photos, livres ou affiches qui ne dépareilleraient pas la collection d’un circophile. Mais au-delà de ces scènes très spécifiques ce film permet aussi de revoir 2 monstres sacrés français de l’écran et c’est aussi un sacré bon moment.

commentaires
<< < 10 11 12 13 14 15 > >>