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Le bloc-notes de cirk75

Chronique au fil du temps et de la mémoire d'un circophile amateur

Articles avec #economie catégorie

La "Bouglione School"

Publié le 16 Octobre 2017 par cirk75 dans Economie

Depuis le 10 octobre, les enfants des artistes et du personnel du cirque Bouglione, bénéficient d’une école itinérante,  et certains pensent même qu’il s’agit, tout simplement de la plus belle école itinérante du monde.

Pour se faire une idée, et avec la complicité de Patrice Roche (voir blog 21/05/2017) pour les photos, chacun peut se faire son opinion. Et ces vues donnent furieusement envie de retourner en classe...

 

Le cirque Bouglione rejoint ainsi le cercle très fermé des cirques français ayant une école nomade, groupe comprenant déjà depuis 1991 Arlette Gruss et 2002 Amar.

Rappelons que c’est le Ministère de l’Education Nationale qui détache un(e) enseignant(e) ayant en charge la responsabilité pédagogique de la section éducative (voir blo03/03/2017) de cette école qui voyage.

Alors on retourne en classe...

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Une agence événementielle : Cirque Event

Publié le 6 Octobre 2017 par cirk75 dans Economie

Créée par Thierry Granet , circophile depuis plus d’un quart de siècle, cette Société à responsabilité limitée, s’est spécialisée dans événementiel pour les entreprises et les collectivités, ainsi que dans l'animation cirque en milieu "sanitaire et social".

Située à Champetières dans le Puy-de-Dôme, "Cirque Event" composé de passionnés de la piste aux Etoiles, propose toutes sortes d’animations autour du Cirque et de ses métiers connexes (manèges et attractions foraines – grande roue -, théâtres de guignol, mini-fermes, marionnettes, cascadeurs…) et réalise chaque année entre 300 et 400 événements dont une part importante en sous-traitance ou en accompagnement avec d'autres agences.

Témoin ce visuel trouvé sur Youtube...

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Une entreprise de spectacles : Imperial Show,

Publié le 4 Octobre 2017 par cirk75 dans Economie

Créée en 1989 par Michel Delaruelle, cette société à responsabilité limitée implantée dans les Haut-de-France à Giraumont produit depuis plus de 26 ans des spectacles vivants. Spécialisée dans un premier temps dans des productions pour Noël destinées à des Comités d’Entreprise ou à un grand public de province (Amiens, Beauvais, Compiègne, Niort, Saintes…), cette entreprise propose depuis quelques années et en octobre, des festivals de cirque qui rencontrent un beau succès, comme ceux de Corse (Sarrola- Carcopino et Bastia), de l’Hérault (Béziers) ou du Val de Loire (Tours) avec sensiblement les artistes.

Une entreprise de spectacles : Imperial Show,

Produire trois festivals avec les mêmes artistes, même s'ils proposent un numéro de qualité, peut sembler contre nature pour une manifestation qui se veut aussi une compétition. N'est-ce pas plutôt une courte tournée qui se cache derrière l'appellation non contrôlée de Festival international de cirque?

Seul le titre des trophées remis aux vainqueurs change. En effet en Corse on remet les Génoises d’Or, d’Argent, de Bronze ou de Cristal, qui deviennent Cigales d’Or, d’Argent, de Bronze ou de Cristal dans l’Hérault, pour être renommés Turons d’Or, d’Argent, de Bronze et de Cristal à Tour.

Ce qui change tout évidemment !

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La vague des clowns de l’horreur mettent à mal les clowns

Publié le 5 Juin 2017 par cirk75 dans Economie

Les animaux sauvages ne sont pas les seuls qui sont en voie de disparition sur les pistes, les clowns autrement dit les blancs et les augustes sont aussi une race qui connait une grande désaffection de la part du public.

Le Nouveau Cirque ignore le blanc et même dans certains spectacles traditionnels les blancs sont bien souvent réduit à être des comparses du présentateur.

Dans le dernier numéro du Cirque dans l’univers, la revue du Club du Cirque (voir blog01/12/2010) un entrefilet évoque une étude de la BBC sur le métier de clown.

Il en ressort que la multiplication des clowns de l’horreur, devenue monnaie courante depuis la sortie en 1998 le film de Jean Pellerin,  a eu comme effet un désintérêt de plus en plus important des parents d’engager pour les anniversaires de leurs chers rejetons un clown, le personnage étant devenu pour eux synonyme de peur et d'angoisse.

Ainsi aux USA le salaire annuel d’un clown est estimé en moyenne à 14 000 dollars ce qui oblige beaucoup de pitres à exercer une autre activité artistique.

Mais le salut va peut-être venir de l’Asie car sur ce continent le marché est florissant et les écoles de formation se multiplient pour répondre à la pénurie de professionnels. 

Ainsi KenKen un auguste de 35 ans vedette à Hong Kong se produit dans de nombreux anniversaires et spectacles privés pour entreprises ce qui lui assure, d'après le magazine un revenu annuel de 71 000 dollars.

Voilà un débouché asiatique et exotique pour les clowns  en recherche d'activité.  

#clownshorreurblancs

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Lettre ouverte aux militants de la cause animale .

Publié le 15 Mai 2017 par cirk75 dans Economie

L' Association Européenne du Cirque (E.C.A.) déplore que l'interdiction des animaux sauvages dans les cirques ait été décidé sans que le monde du cirque ait été consulté. Aussi a-t-elle décidé de publier une lettre ouverte, dont voici le texte intégrale: 

 

"Il est apparemment difficile pour les militants et les organisations de protection des animaux d’ accepter, voir comprendre, qu'il existe en France et en Europe des cirques qui sont animées des meilleures intentions envers leurs animaux, leur procurent des soins irréprochables et les aiment sincèrement et profondément.
 
Nous tenons à souligner que, ces dix dernières années, le monde du cirque a lui-même œuvré à l'élaboration d'une législation adéquate, permettant au secteur de posséder, présenter et transporter des animaux.
Depuis 1770, les animaux font partie intégrante des spectacles de cirque. Ils appartiennent à de grandes familles du cirque ou à des entraineurs indépendants, et sont tous nés en captivité. Les cirques traditionnels sont forts d’une riche tradition et font partie de notre patrimoine culturel et de la mémoire collective.
 

Ces 25 dernières années, le cirque a déployé des efforts considérables pour garantir le bien-être animal et les soins aux animaux, et ainsi les mettre au centre de ses préoccupations, contrairement à l'image que les militants de la cause animale veulent imposer au grand public, sans aucune nuance et sens de la réalité.

La plupart des organisations de défense des animaux présente le cirque comme un monde dans lequel les animaux mènent une existence misérable, intolérable et cruelle, où le bien-être ne prime jamais et où l'identité et la nature de l’animal seraient totalement ignorées.
 
C'est complètement faux.
 
Plusieurs études scientifiques démontrent que le contraire est tout autant fondé et que le cirque traditionnel agit en connaissance de cause et avec le respect à l’égard des animaux.
 
C’est précisément pour cette raison que le cirque est le premier à dénoncer les compagnies négligentes, qui n’accordent pas l’attention nécessaire au bien-être animal ou qui se moquent de la législation. Ces situations intolérables sont radicalement dénoncées par le secteur du cirque et les organisations professionnelles.
Il faut à tout prix éviter de généraliser et de condamner les compagnies de cirque, animées de bonnes intentions et respectant les règles d'éthique et la législation en vigueur. Car un comportement contraire témoignerait d’un manque de respect envers les efforts que les cirques et les entraineurs-soigneurs fournissent au quotidien afin de garantir et d'optimiser le bien-être de leurs animaux.
 
Soucieux de la protection des animaux, les organisations de défense du bien être animal ne devraient pas se prêter à ce jeu…
 
D’autant plus que ces mêmes cirques reconnaissent l’importance des droits des animaux et le rôle des organisations qui œuvrent à leur défense.
Les pratiques répréhensibles doivent être dénoncées et les récidivistes doivent être poursuivis en justice de manière irrévocable.
 
Heureusement, il existe aussi des organisations de défense des animaux qui, fortes de leur expérience sur le terrain, constatent, confirment et reconnaissent que de nombreux cirques agissent correctement et peuvent même servir d'exemple.
 
Les cirques pirates, souvent originaires des anciens Pays de l’Est et de la Russie, doivent être rappelés à l'ordre sur le champ.
En revanche, la grande majorité des cirques en Europe devraient être respectés davantage – et, dans certains cas, même réhabilités – par ces organisations qui diffusent des informations inexactes et souvent mensongères, qui influencent et manipulent l’opinion publique, dans le but de pouvoir justifier leur existence, leur fonctionnement et leurs actions, et de garantir ainsi leur raison d’être.
 
Sans parler de leurs pratiques douteuses, sous le couvert du bien-être animal, visant à utiliser ces mêmes animaux pour s’afficher dans les médias, susciter des émotions fortes auprès du public grâce à des histoires « dramatiques » et à des images vidéo ‘subtilement’ montées, et ainsi pouvoir justifier leur vocation première, à savoir obtenir un maximum de donations et de fonds que possible, de la part des particuliers, des administrations publiques et de diverses organisations.
Tant en France qu'au Royaume-Uni, en Allemagne, en Suisse ou en Espagne (pour ne citer qu’eux), le cirque ne se contente pas de respecter les normes et règles en vigueur. Il vise à améliorer en permanence le confort, les soins et le bien être de ses animaux.
 
Qui est en effet au courant que les cirques investissent dans des équipements supplémentaires, qu'ils accordent de l’importance au choix d’un fourrage adaptée à chaque animal, au respect d’un régime alimentaire équilibré, à la kinésithérapie et à un suivi vétérinaire régulier ?
 
Qui s’est déjà intéressé aux résidences d’hiver et aux domaines qui ont été achetés et aménagés par les compagnies de cirque pour garantir une existence sereine et digne de leurs animaux-pensionnaires.
Les militants de la cause animale entreprennent des actions fortement médiatisées et bénéficient d’importants moyens de lobbying.
 
Souvent, ils évincent ainsi les initiatives louables et plus modestes du cirque lui-même, qui ne dispose pas des mêmes outils pour sensibiliser les médias et le monde politique.
 
Il n’est nullement question de vouloir lutter à armes égales, mais bien de plaider en faveur d’une attitude raisonnable et respectueuse à l’égard des familles et des compagnies de cirque qui font preuve d’une attitude loyale et d’un comportement et traitement correct envers les animaux.
 
Ce n’est que légitime envers ces cirques, mais aussi envers des millions de spectateurs qui aiment profondément le cirque traditionnel et prennent à cœur que les animaux de cirque soient traités correctement.
Nous espérons par conséquent que les militants de la cause animale et les organisations de défense du bien-être animal pourront adopter une attitude plus positive et constructive vis-à-vis des cirques qui se soucient du bien-être de leurs animaux et s'investissent réellement dans ce domaine."
 
Christian Nolens (E.C.A.)
Le 10 mai 2017

Pour illustrer ce propos une interview de la Princesse Stéphanie de Monaco, Présidente du Festival International du Cirque de monte-Carlo. 

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Bon anniversaire Circus Parade

Publié le 11 Mai 2017 par cirk75 dans Economie

Et oui, le site sur l'histoire du cirque de Dominique Denis (voir blog23/06/2016) souffle sa première bougie. Site qui évolue est qui est devenu indispensable pour tout circophile curieux.

Son premier article "Le Cirque en 1852", date du 7 mars 2016, mais le site a réellement débuté le 4 mai avec plusieurs rubriques, comme  : artistes de cirque – arts du cirque – arts graphiques – auteurs – cirques et chapiteaux – directeurs artistiques – histoire – maquettes – photographes de cirque – vie du cirque – librairie des éditions Arts des 2 Mondes... 

En une année, le site a été consulté 30.000 fois ! Depuis, 126 articles ont été mis en ligne, écrits par de nombreux auteurs comme Ramon Bech i Battle, Micky Biblot, Olivier Caignart, Alain Chevillard, Dominique Denis, François Dehurtevent, Françoise Finck-Perrenchio, Gérard Gagnepain, Gildas-Salaün, Claude Graveleau, Dominique Jando, Jean-Pierre Jerva, Yvon Kervinio, Christian Leyder, Michèle Léotard-Pachany, Patrick Prévost, Yves Reinier, Marie-Françoise Robin, Alain Simonet, Bruno Taillendier et Henk van den Berg. Lancé par Dominique Denis, en partenariat avec les éditions Arts des 2 Mondes, les Archives Arlequin, de nombreux artistes, auteurs, photographes, illustrateurs, maquettistes et autres passionnés, Circus-Parade a pour but de diffuser sur internet des articles sur des sujets historiques et artistiques, illustrés par des documents, photos et vidéos.

Circus Parade a pour vocation le partage des connaissances. Chaque semaine, de nouveaux articles ou documents paraissent sur ce site. Pour les aficionados de la Piste, Circus-Parade est de devenu une véritable université sur le Web, libre et indépendante.

Nombre de média comme Bretagne Circus, Télé Loisirs, Antiquités Brocante, Onirik, Le Parisien ont informé leurs lecteurs de l'existence de ce site, ainsi que Radio Bleue pour son interview en direct avec Dominique Denis.


 

Circus-Parade est lu, chaque jour, par des milliers d’internautes.

Alors pourquoi pas vous ? www.circus-parade.com

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Professeur des écoles dans un cirque, un métier original

Publié le 3 Mars 2017 par cirk75 dans Economie

Le monde du cirque connaît peu Thierry Gréjon, pourtant c’est aussi un artiste en son genre. Peu le savent mais en 1989,  il a été le premier professeur des écoles, nommé par le Ministère de l’Education national pour enseigner dans un cirque, aux enfants des artistes.  

Et depuis plusieurs années et cela à l’initiative du cirque Zavatta, le Ministère peut mettre à la disposition des cirques qui en font la demande un professeur des écoles. Bien entendu comme pour tous les postes à pourvoir le ministère lance un appel à candidatures, pour ce poste qui a comme particularité d’être nomade. La classe, située généralement dans une caravane aménagée à cet effet, doit suivre le chapiteau, dans son tour de France. Par contre l’enseignant détaché doit, comme tout professeur des écoles, assurer six heures de cours quotidiennement durant cinq jours par semaine.

L'école du cirque Amar après une page de publicité

La classe est le plus souvent à niveaux multiples allant de la maternelle au CM2. Et au delà les collégiens ou lycéens circassiens suivent les cours du Centre national d'enseignement à distance (Cned).

 

Selon Thierry Gréjon : "Le niveau scolaire est, ici, bien supérieur. C'est lié à l'environnement dans lequel les enfants évoluent. Ils sont très débrouillards et assimilent très vite." Un exploit tant les origines de ces fils et filles d'artistes mais aussi de techniciens et d'administratifs sont diverses. "Dans la vie d'un cirque, tout le monde est sur un pied d'égalité. C'est une grande famille et chacun respecte l'autre."

Depuis 1991 Arlette Gruss et 2002 Amar ont à leur tour une école itinérante et Bouglione va ouvrir la sienne prochainement.

Enseignement dans un cirque un métier passionnant à plus d'un titre...

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Les animaux dans les cirques

Publié le 15 Février 2017 par cirk75 dans Economie

Une demi-douzaine de pays, refusent déjà, partiellement ou totalement, la présence des animaux sous les chapiteaux. Le motif mis en avant est évidemment la protection de leur santé et de leurs droits. 

Pour pallier les problèmes liés à la venue des cirques avec animaux, qui déclenchent des réactions chez certaines associations dites de défenses des animaux, un certain nombre de villes ont décidé purement et simplement d’interdire leur territoire à ces établissements.

Intéressant est l’initiative de la ville de Strasbourg qui étudie un projet de charte visant à garantir les dispositions liés à la protection des animaux et; non d' interdire la présence dans la ville des cirques avec animaux.

 

Voici une mouture, indiquant l'état de la réflexion des élus et de Christel Kohler, Adjointe au Maire de cette grande ville capitale européenne; chargée de ce dossier et de l'environnement:

 Les animaux dans les cirques

Un exemple à suivre pour d'autres villes...

#cirqueavecanimaux

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Montréal capitale du cirque contemporain

Publié le 11 Novembre 2016 par cirk75 dans Economie, Nouveau-Cirque

Si Paris était au XIX ème  siècle la capitale mondiale du cirque (voir blog20/11/2013), Montréal  est au XXI ème siècle celle du cirque contemporain. Et cela est d’autant plus surprenant que le Québec n’a jamais été historiquement une terre des arts de la piste. En effet ce n’est qu’un certain 6 juin 1984 à Gaspé au Québec, il y a de cela un peu plus de trente ans, que le Cirque du Soleil a donné sous un chapiteau de 800 places sa première représentation c'est-à-dire celle d’un cirque authentiquement québécois.

Mais le fait que Montréal soit devenue en moins de deux décennies, la ville du cirque s’explique aussi par l’apport de plusieurs évènements mondiaux. En 1967 l’Exposition Universelle et en 1976 les Jeux Olympiques font étape à Montréal et sans le savoir, ces 2 évènements ont donné indirectement le signal de la création d’un cirque au Québec.

Avec l’Expo, les québécois perdent leur sentiment d’isolement linguistique, religieux et rural. Ils s’ouvrent au monde extérieur, et prennent gout aux spectacles proposés lors de cette manifestation.  Neuf ans plus tard les J. O. ont joué aussi un rôle essentiel en introduisant au Québec la notion d’élite. En effet lors de ces Jeux sont notamment couronnés des gymnases ayant pour nom Nadia Comaneci ou Olga Korbut, athlètes  qui ont donné une autre dimension médiatique et populaire à leur sport. De plus, gymnases et acrobates québécois se côtoient et s’entrainent à Montréal au Centre Immaculé-Conception (voir blog08/10/2016) des années avant que le Cirque du Soleil ne mélange gymnastique et arts de la piste. Notons aussi en 1982, car c’est une donnée importante,  une tournée du Cirque acrobatique de Chine venue à l’origine pour 3 semaines et qui restera  2 mois pour la plus grande joie du public montréalais. Enfin n’oublions, le rôle de Gilles Sainte-Croix et ses échassiers de la baie, de Guy Caron –le fondateur de l’école national du cirque de Montréal- et de Guy Laliberté  (voir blog30/03/2015), personnages importants car tous 3 ressentent la même envie : explorer un mode de spectacle nouveau, du moins par rapport à ce qui se fait à cette époque dans "La Belle Province". Et ainsi se dessine peu à peu dans leur esprit les prémices d’un genre pouvant rassembler à la fois l’art de la fête, le spectacle de la rue et l’acrobatie. Et c’est grâce au mixage de tous ces ingrédients que se sont construits les cirques québécois mondialement reconnus. Mais le récit serait incomplet si nous taisions l’apport important que le cirque Roncalli (voir blog24/12/2014) a eu, tant pas son raffinement que par son côté festif, sur la forme du cirque québécois.

Aujourd’hui Montréal est devenu on le voit un lieu incontournable du cirque contemporain. Non seulement les principaux cirques québécois comme le Soleil, Eloize, les 7 doigts de la main… y ont leur siège social, mais cette ville compte aussi une des meilleures écoles du monde de cirque : l’ENC (voir blog08/11/2016) ainsi qu’une remarquable Cité du Cirque : La Tohue (voir blog18/09/2013). Dans ce lieu -dépositaire du Fonds Jacob-William, une des plus importantes collections privées consacrées aux arts du cirque- on trouve notamment une salle de spectacle circulaire d'une capacité de 900 personnes, les bureaux d’En Piste, le centre d’hébergement des artistes du Cirque du Soleil, ainsi que les bureaux de la structure qui organise depuis 2010 un festival mobilisateur et novateur nommé "Montréal Complètement Cirque". Manifestation qui chaque année en juillet sur de nombreux emplacements de la plus grande ville québécoise propose dix jours de programmation cirque à son public toujours grandissant. La prochaine édition doit se tenir du 7 au 17 juillet 2017 sur 37 scènes réparties sur toute la ville.

Oui tel est Montréal capitale du cirque contemporain, ville qui vit et respire cirque et dont l’apport économique dû aux arts de la piste n’est nullement négligeable ….

#montréalcirquecontemporain

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L’Ecole Nationale de Cirque de Montréal, (ENC) a 35 ans

Publié le 8 Novembre 2016 par cirk75 dans Nouveau-Cirque, Economie

Le développement exponentiel des arts du cirque contemporains à travers le monde est dû pour une large part à la création des écoles de cirque. Si en France on compte le CNAC de Chalon-en-Champagne (voir blogs21/05/2011 &10/112015) en Mongolie l’Ecole du Cirque de d’Oulan-Bator, en Russie l’Ecole de Cirque de Moscou (ou GUCEI), en Ukraine celle de Kiev, en Belgique l’Ecole Supérieure des Arts du Cirque de Bruxelles et n’oublions pas les écoles de Budapest, de Shanghai ou Wu-Qiao… l’Ecole Nationale de Cirque de Montréal fondée en 1981 reste à ce jour la référence en matière de formation d'artistes de cirque et fête cette année ses 35 ans.

Accueillie dans un premier temps au Centre Immaculée-Conception de Montréal, mais rapidement, ce lieu devient trop exigu et ne peut contenir la croissance de ses nombreux élèves aussi en 1989, l'ENC déménage dans le Vieux-Montréal, à la gare Dalhousie. Mais devant l’engouement pour les arts de la piste l'ENC en 2003 se relocalise dans la Cité des arts du cirque (voir blog18/10/2013), qu'elle fonde avec le Cirque du Soleil (voir blog15/05/2015), En Piste, (regroupement national des arts du cirque) et Montréal Complètement Cirque. Et c’est ainsi que l'ENC emménage dans un nouvel édifice construit à sa mesure au cœur de cette nouvelle cité nommée La Tohu.

Doté de vastes espaces adaptés à toutes les disciplines, muni des équipements les plus sécuritaires, ce nouvel espace offre un contexte d’apprentissage unique au monde pour les élèves de l’ENC. Son équipe pédagogique et artistique de plus de 80 enseignants, professionnels passionnés et chevronnés, provenant pour la plupart de la piste, de la scène, voir du sport de haut niveau assure un encadrement exceptionnel.  

Indépendante des compagnies de cirque, mais sensible à leur évolution tout autant qu'aux perspectives de la pratique professionnelle des artistes de cirque, l’Ecole Nationale de Cirque de Montréal a su participer au développement des cirques québécois et canadien. Elle a notamment contribué à l'éclosion de la plupart des compagnies de cirque québécoises, telles que le Cirque du Soleil, le Cirque Éloize (voir blog 07/001/2011) ou Les 7 doigts de la main (voir blog04/05/2011) et de nombreux artistes actuels en sont issus, dont par exemple les remarquables artistes du Cirque Le Roux (voir blog28/09/2016). 

#écolenationaledecirquedemontréal

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