Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Le bloc-notes de cirk75

Depuis 2010, Chronique au fil du temps et de la mémoire d'un circophile amateur

Articles avec #economie catégorie

Les Big Top labels 2019

Publié le 23 Septembre 2019 par cirk75 dans Economie

Le Big Top Label, après avoir récompensé l’année dernière le "Cirque Arlette Gruss", le "Blackpool Tower Circus" et le "Cirque Krone" (voir blog01/10/2018), a choisi en 2019 d’honorer 3 autres cirques européens : le "Sirkus Finlandia", le "Zircus Knie" et le "Magyar Nemztt Cirkusz".

La cérémonie du Big Top Label 2019 se déroulera le 2 octobre à Bruxelles en présence de la Princesse Stéphanie de Monaco...

Rappelons que cette distinction vise à honorer la qualité des cirques européens, qu'ils soient petits ou grands, qu'ils soient traditionnels ou nouveaux, avec ou sans animaux, en tournée ou permanents, en tente, en arène ou en théâtre.

 

commentaires

Un des nombreux aspects du spectacle de cirque

Publié le 8 Juin 2019 par cirk75 dans Economie

Le cirque a toujours été pour les pouvoirs politiques un spectacle sans risques. A la différence du théâtre ou de la chanson, la jonglerie ou l’acrobatie ne délivrent aucun message au delà du geste parfait ou de l’exploit incroyable.  Quant aux clowns, du moins au début  on leur a interdit l'usage de la parole. Et ce n’est qu’en 1864, le cirque moderne date de 1768, qu’une ordonnance impériale sur la liberté des spectacles  autorise les partenaires  à échanger quelques paroles entraînant ainsi la créations de duo, de saynètes (entrées)  ce qui crée le clown parleur bien connu de nos jours. Les dérives des régimes autoritaires (fascistes ou communistes)en montreront les perversions suprêmes avec leur exaltation des valeurs saines  (corps harmonieux, force …) et la glorification du héro.  

De nos jours le cirque est bien l’objet de polémiques avec les campagnes contre l’utilisation des animaux sur la piste, car selon les tenants de ces indignations sélectives les animaux seraient non seulement en prison à vie mais aussi soumis à la dure loi du travail forcé.

Mais force est de constater que les animaux que l'on voit sur une piste sont pour la plupart nés dans les cirques ou dans les Zoos. Aussi quoi de plus ridicule d’avancer qu’ils seraient mieux dans la savane ou dans la brousse qu’ils n’ont jamais connu.

Ne pensez-vous pas qu’ils y seraient aussi étrangers qu’un aborigène transplanté soudainement dans le quartier de l’Etoile à Paris ? Autrement dit totalement inadapté cette nouvelle situation et à la merci des chasseurs et des braconniers ?

Mais cela est le cadet des soucis bien entendu de nos amis les animalistes…

commentaires

10ème Journée Mondiale du Cirque

Publié le 20 Avril 2019 par cirk75 dans Economie

C’est la très officielle "Fédération mondiale du cirque" qui en est à l'origine de cette manifestation. Elle est célébrée chaque 3ème samedi d'avril depuis 2009 et est déjà relayée dans au moins 36 pays. Elle est dorénavant connue selon un anglicisme dont on est friand notamment en France "World Circus day". cette année la Journée Mondiale du Cirque aura lieu le jour de Saint Anselme, autrement dit le samedi 21 avril. Pour tout renseignement se reporter au site http://www.circusfederation.org/

En France, le monde du cirque traditionnel a souhaité se saisir de l'occasion de cette journée pour promouvoir son métier et plus particulièrement les numéros faisant intervenir des animaux. Ils luttent en cela contre une tendance récente qui voudrait éradiquer les animaux des cirques. Imaginez un peu un cirque sans chevaux, sans otaries et sans lions... autant rester à la maison et jouer à la belote ou au bilboquet .

commentaires

Le cirque Arlette Gruss soutient la reconstruction de Notre-Dame de Paris

Publié le 18 Avril 2019 par cirk75 dans Economie

Ému par l’incendie survenu lundi dans la cathédrale parisienne, Gilbert Gruss, le directeur général du Cirque Arlette-Gruss, a décidé de faire un geste pour participer à sa reconstruction.

Hier soir mercredi 17 avril, lors de la première à Dunkerque, 1 € par entrée sera reversé, un témoignage montrant que la célèbre solidarité du monde du cirque n'est pas un vain mot.

 

commentaires

Le cirque Educatif recherche un financement participatif

Publié le 5 Janvier 2019 par cirk75 dans Economie

Le Cirque éducatif, -mouvement de culture et d’éducation populaires fondé en 1975 à Douai, par Hugues Hotier (voir blog09/014/2011), un universitaire qui était aussi clown et ventriloque- est un cirque pour rêver, apprendre et se construire. Telle est la signature de cette aventure qui, depuis plus de quatre décennies, remplit des missions culturelles, pédagogiques et sociales. Et qui utilise l’attractivité du cirque pour ouvrir des populations en situation de précarité à la culture, innover en matière de pédagogie et aider à l’insertion de jeunes des quartiers populaires mais aussi de personnes en situation de handicap.

Après les cirques Alexis Gruss et Knie (voir blog15/10/2018), qui ont fait le choix du financement participatif, ou crowdfunding. Hugues Hotier le créateur du Cirque Educatif (et toujours à la tête de cette association qui fonctionne selon le principe du bénévolat intégral) a de son côté lancé sur Kiss Kiss Bank Bank un projet similaire de financement destiné à remplacer une partie des éclairages, en raison de leur usure, ou de leur obsolescence, mais aussi pour réduire le coût des factures d'électricité. Aussi pour parer au plus pressé, un équipement en LED d’un coût minimum de 2 000€ est nécessaire. Et les finances du cirque Educatif ont besoin d’un coup de pouce des circophiles, d'où ce financement participatif.

Le principe de ce financement est simple. On fixe un objectif en euros à réaliser sur une période. Si à la fin de ladite période l’objectif financier n’est pas atteint, les donateurs sont remboursés.

Aussi pour éviter un échec, le Cirque Educatif souhaite recueillir 1 500€ en espérant arriver aux 2 000 € dont nous avons besoin. "Aujourd'hui, indique Hugues Hotier avec 1 770 € collectés et les 26 jours nous restant d'ici la fin de la période, nous pouvons espérer atteindre les 2 000 €. Voire plus, qui sait..."

Aussi pour celles et ceux intéressés par ce projet participatif:
https://www.kisskissbankbank.com/fr/projects/couleurs-de-cirque-par-le-cirque-educatif.

commentaires

Le Cirque, un spectacle de curiosité !

Publié le 2 Janvier 2019 par cirk75 dans Economie

Au XIX° siècle la piste faisait partie des spectacles de curiosité, autrement dit une manifestation ayant peu de valeur culturel, composé de simples attractions, comme les automates, les marionnettes, les figures de cire, les ombres chinoises ou autres arlequinades. Le cirque était aussi catalogué comme un théâtre secondaire, en opposition au théâtre officiel type Comédie Française haut lieu de la culture bourgeoise. Il faut dire qu’au XVIII° siècle et début du XIX° on ne parle pas de cirque mais de théâtre équestre et leurs salles comprennent généralement en plus d'une piste une scène. A cette époque le cirques devait présenter des mimodrames avec des exercices équestres aux côtés d'animaux savants, acrobates et hommes forts et cela sans utiliser la parole. Et ce n’est qu’en 1864 suite à une ordonnance de Napoléon III sur la liberté du spectacle, que les circassiens vont être autorisés à s’exprimer oralement sur la piste. Bref le cirque est sérieusement encadré, non pas que les pouvoirs publics craignent un quelconque discours politique. En effet à la différence du théâtre, la piste propose un spectacle sans risque, la jonglerie, les équilibres ou l’acrobatie ne délivrent aucun message. Non cette prohibition du verbe à seulement pour objet de conserver le monopole de la parole au théâtre, lui-même fortement inséré par la règle des 3 unités (temps, lieu et action).

 

De nos jours on remarque toujours une coupure culturelle entre le monde de la piste et celui de la scène. Ce dernier est largement couvert par les médias, tandis que le premier s’il n’est pas catalogué de nouveau cirque, semble boudé par les leaders d'opinion car, le cirque est comme tout le monde le sait un spectacle pour enfants. Ce qui est, comme on le sait une erreur, que dis-je un manque total de culture circassienne. Si le cirque est un spectacle où l'on peut emmener les enfants il n'est pas conçu à priori pour leur univers.

Une étude du Ministère de la Culture, dirigée par Laurent Babé vieille de 10 ans, indique que seulement 22% des  Français de 15 ans et plus, déclarent n’être jamais allés à un spectacle cirque au cours de leur vie, tandis que 42% ne sont jamais allés au théâtre.  Le cirque attire plus que le théâtre. Ce taux au cours des 12 derniers mois souligne que la rencontre du cirque au cours de la vie touche un nombre très important de Français. En effet, avec un taux de 14% de fréquentation au cours des 12 derniers mois, le cirque est la 3ème catégorie la plus fréquentée, derrière les spectacles de rue (34%) et le théâtre (19%). Cette sortie au spectacle touche un bassin de 6,9 millions d’individus, assez conséquent en comparaison du théâtre (9,4 millions), compte tenu d’une offre moindre par rapport à l’offre théâtrale en France. Comme on le voit le cirque est un spectacle loin d'être négligeable et fort apprécié des Français mais bien absent des médias français.

En conclusion une ordonnance de 1945, définit comme spectacles de curiosité : les théâtres de marionnettes, cabarets artistiques, café-concerts, music-halls, cirques, spectacles forains, exhibitions de chant et de danse dans les lieux publics. Et dans l'esprit de cette ordonnance, il semble que le trait commun  à  ces spectacles, et qui justifie le régime strict qui leur est appliqué, soit leur absence de relation à la liberté de la pensée et de la création artistique. Edifiant non !

commentaires

Le cirque traditionnel bouge! selon Télérama

Publié le 21 Décembre 2018 par cirk75 dans Economie

L’Hebdomadaire Télérama, dans son supplément francilien "Sortir" et sous une couverture illustrée par un beau dessin de Toulouse Lautrec (voir blog13/03/2011) nous propose un article de fort belle facture, signée Stéphanie Barioz, sur l’histoire de la piste à travers ses grandes évolutions. Il faut dire qu’elle a utilisé de bonnes sources à savoir Pascal Jacob (voir blog8/12/2013), Stéphane Gruss,  Joseph Bouglione (voir blog26/02/2017) l’actuel directeur artistique du cirque d’hiver ou Gilbert Gruss.

L'article montre que le spectacle présenté sur une piste ronde n’est pas dû au hasard et même si le règles ont été posées il y 250 ans par un certain Philip Astley (voir blog06/04/2018) le cirque bouge, évolue; ne reste pas figé dans le marbre comme certains autres spectacles. Le Cirque est certainement le genre artistique qui se remet le plus en cause et évolue avec bonheur pour la lus grande joie des petits comme des grands... 

commentaires

Le Parisien parle du cirque que certains nomment traditionnel

Publié le 19 Décembre 2018 par cirk75 dans Economie

Le quotidien francilien fait un rapide tour d'horizon des principaux cirques qui proposant aux parisiens actuellement un spectacle, à savoir : Arlette Grus et Alexis Gruss, Bouglione et Pinder et mentionne que la tradition ça du bon.

commentaires

Un certain regard sur le cirque: la vision du Journal Le Monde

Publié le 17 Décembre 2018 par cirk75 dans Economie

"Le Monde" dans son édition du 16 et 17 décembre 2018, consacre ce qui est fort rare et il faut le souligner 3 pages sur les arts de la piste. Le quotidien fondé en 1944  par Hubert Beuve-Méry reste aujourd’hui le journal de référence de la presse française et on attend de sa part des articles de fond rédigés par des journalistes connaissant le sujet dont ils parlent. Les chroniques susmentionnées sont signées par deux journalistes Catherine Rollet et Rosita Boisseau, si vous le voulez bien faisons connaissance avec elles.

La première Catherine Rollet, intitule son enquête, paru dans le supplément L’Epoque : "Arrête ton cirque !" avec comme accroche "Jugé parfois ringard, critiqué pour son exploitation des animaux, le cirque traditionnel souffre d’une désaffection du public. Il tente aujourd’hui de se réinventer". La piste ne semble pas forcément le sujet préféré de cette reporter. Témoins ses derniers articles pour le même media avaient  pour titre "Les handicapés se mettent à l’autopartage" ou "Montréal joue la carte écolo" comme on le voit le cirque n’est vraiment pas sa tasse de thé.

La seconde Rosita Boisseau,  journaliste depuis plus de 20 ans est une spécialiste de la danse. Elle a débuté dans les années 1980, comme chroniqueuse à Radio Nova puis a animé pendant 13 ans une émission mensuelle sur France Culture intitulée "Spécial danse". Elle apprécie et c’est son droit le Nouveau Cirque. Par exemple elle a écrit en 2017 un livre fort documenté et  intéressant (voir blog27/11/2017) sur cette autre approche des arts de la piste. Dans cet ouvrage paru aux Editions Scala elle évoque essentiellement quelques Compagnies et artistes issus des Ecoles de Cirque comme, Le Cirque Plume (voir blog13/06/2016 ), Le Cirque Trottola (voir blog07/12/2018), la Compagnie XY (voir blog16/06/2016 ), Yoann Bourgeois(voir blog19/09/2018 ), Chloé Moglia (voir blog25/06/2014 ), Phia Menard(voir blog17/06/2016 ), James Thierrée (voir blog03/07/2012 ), Mathurin Bolze (voir blog15/06/2018 ) ou  Yann Frisch (voir blog20/05/2018).  Des artistes dont on a évoqué le parcours original dans nos anciens  bloc-notes.

L’histoire de la piste est fort ancienne et s’étale sur une période de plusieurs siècles. On fête cette année les 250 ans du cirque, qui selon les historiens serait né par la volonté d’un major démobilisé de la cavalerie anglaise nommé Philip Astley (voir blog07/06/15) un certain 2 avril 1768. Vouloir limiter son approche circassienne, aux années contemporaines semble un peu court. De plus à la lecture de ces articles, on a le sentiment que le quotidien du soir considère la piste comme un fait de société et non comme un spectacle.

En lisant ces articles au demeurant plaisants on a le sentiment que pour, ces journalistes et le quotidien, seul le nouveau cirque est digne d’éloge, laissant ainsi sous-entendre que le cirque qu’ils nomment traditionnel est sans grand intérêt voire négligeable.

Vous souhaitez un exemple ?

Le supplément L’Epoque du Monde donne la parole à André-Joseph Bouglione pour parler de son projet de cirque écolo, pourquoi pas. Par contre les défenseurs de la piste traditionnelle n’ont pas la parole. Ne pensez-vous pas que le témoignage par exemple, d'un Gilbert Gruss, qui vient d’être honorer ainsi que le Cirque Arlette Gruss de la part du Parlement Européen du Big Top Label (voir blog01/10/2018) ou d’un Alexis Gruss aurait aussi été digne d’intérêt… 

A chacun sa vérité disait Luigi Pirandello…. 

commentaires

Les déboires de l’American Circus, (suite et fin)

Publié le 14 Décembre 2018 par cirk75 dans Economie

Nous avons relaté le 11 décembre, les difficultés qu’a eu ce cirque italien installé sur la Pelouse de Reuilly voir blog23/06/2018) ) pour présenter  un spectacle dans le droit fil de ceux proposés par Ringling bros. and Barnum & Bailey Circus lors des fêtes de fin d’année 1979 à Paris.

Or à cette époque  la concurrence étrangère n'est pas la bienvenue et la  venue de cet établissement à consonance anglo- saxone devient polémique. Le cirque n'a pas le droit de s'installer dans la capitale alors que des milliers de billets ont déjà été  vendus à des C.E. parisiens. La police et la D.D.E. sont même sur place pour empêcher les circassiens Italiens à monter leur chapiteau. Pourtant les vingt semi-remorques, qui voyageaient par la route, sont arrivés sur la Pelouse de Reuilly ainsi que deux trains spéciaux qui transportaient le reste du matériel sont en gare de Paris-Bercyc avec pas moins de 18 éléphants, 90  chevaux, 50 roulottes et plusieurs dizaines de tonnes de matériel dont un chapiteau soutenu par 6 mâts et pouvant accueillir 5 000 personnes.

Cet établissement est immobilisé parce quel’organisateur de la tournée en France n’est pas titulaire de la licence nécessaire pour présenter ce spectacle. Une solution grâce à jean Richard, fut trouvée avec l’accord du ministre de la Culture de l’époque Jean-Philippe Lecat. Pour cela une autre société organisatrice de spectacle titulaire de la licence 5 et en accord avec le premier organisateur  ayant assumé jusqu’à là  les frais, prendra juridiquement  en charge la production ?

Le spectacle  est un triomphe et l’American Circus décidera alors  d'entamer une tournée dans l'Hexagone passant par le Nord, l'Est, les Alpes et la Méditerranée durant l'année 1980. Les Togni décidèrent de renouveler l'expérience en 1981 en  privilégiant l'Ouest, la côte atlantique, la Bretagne ainsi que les régions Centre pouvant accueillir ce cirque à trois pistes.

commentaires
<< < 1 2 3 4 5 6 > >>