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Le bloc-notes de cirk75

Chronique au fil du temps et de la mémoire d'un circophile amateur

Articles avec #musique catégorie

Des Chanteurs sur la piste aux Etoiles

Publié le 1 Octobre 2017 par cirk75 dans Musique

Pour attirer des spectateurs les directeurs de cirque ont quelques fois fait appel comme tête d’affiche à des chanteuses ou des chanteurs populaires  Cette mode avait comme résultat d’être méprisée par les circophiles et peu  appréciée par les fans des dites vedettes. Il y eu même des bides retentissants comme en 1958 chez Pinder avec en vedette Gloria Lasso (voir blog26/06/2015) ou à un degré moindre  Edith Piaf (voir 23/09/2013) avec le Super Circus de Jean-Jacques Vital.

En revanche deux tournées ont cassé la baraque. Celle de Tino Rossi avec le même Super Circus (voir blog17/05/2013) en 1953 et celles que Luis Mariano a réalisé en 1957 et 1959 avec le cirque Pinder (voir 15/05/2011) dirigé à cette époque par Charles Spiessert (voir blog24/06/2015). Entre ces deux extrêmes le chant et la piste n’ont pas toujours fait bon ménage. Mais commençons par le commencement.

La première chanteuse qui s’est produite sous la coupole d’un cirque semble être, en 1891 au Nouveau Cirque (voir blog08/12/2010), l’interprète inoubliable de "Madame Arthur" autrement dit ,Yvette Gilbert dans une pantomime signée Pierre Delcourt & Victor Meuzy, musique de  Laurent Grillet intitulée "Garden Party".  Pour être tout à fait honnête sa prestation n’est pas restée dans la mémoire populaire d’autant plus que la chanteuse n’était pas très à l’aise à se produire dans une salle entourée par le public. D’autres chanteurs issus du Café-Concert  firent aussi des incursions sur la piste. On peut citer le franco-anglais Harry Fragson qui en 1894 toujours dans le même établissement en s’accompagnant au piano, une originalité pour l'époque, interprète  notamment son grand succès" je connais une blonde“. N’oublions pas toujours au Nouveau Cirque le comique troupier Blond'hin ou le chanteur comique Claudius.

Mais le Nouveau Cirque de la rue Saint-Honoré à Paris ne fut pas le seul à aller dans cette voie (ou voix). Même les frères Bouglione (voir blog25/12/2014) demandèrent à Armand Mestral de pousse la chansonnette pour la Pantomime "La Perle du Bengale" (voir blog11/12/2011), au fou chantant autrement Charles Trenet (voir blog15/03/2012) et à Georges Guétary (voir blog18/12/2012) de fouler la piste de la rue Amelot. Il faut dire que pour faire bonne mesure les directeurs du cirque d’hiver de Paris avaient aussi fait signer pour le même spectacle le groupe "Claude et ses Tribuns", espérant avoir le même succès que Pinder qui à la même époque avait engagé Dany Boy et ses Pénitants (voir blog10/10/2010).

Ne passons pas sous silence les tournées dans les années 50 du Radio Circus (voir blog16/01/2015) et du Radio Théâtre (voir blog28/11/2010) avec en vedette les chanteurs Zappy Max, André Claveau ou Miguel Amador... Et même les Gruss avec "La Piste d’Or", éphémère enseigne circassienne en 1972 présenta le chanteur Billy Nencioli rebaptisé pour la tournée Samsong, personnage célèbre du moins à cette époque dans une série télévisée.  L’année suivante les Gruss sous leur nom propre firent une autre tournée avec le même Samsong dénommé pour les circonstances l’ami des enfants.

Et ne taisons pas le Johnny Circus (voir blog17/02/2017) qui ne fut pas non plus un grand succès, ni André Dasary chez Medrano (voir blog18/09/2014), ni Bouboule chez Pinder (voir blog07/02/2017) et plus près de nous en 2010, pour les fêtes à Chatou le Cirque Joseph Bouglione accueillit la chanteuse américaine Jeane Manson. Bref on le voit cirque et chanson ont souvent fait piste commune mais cet attelage fut bien souvent bancal et peu heureux…

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Nino Nardini, plus qu’un musicien de cirque, un innovateur musical

Publié le 22 Juin 2017 par cirk75 dans Musique

Entre 1952 et 1961 le Radio Circus (voir blog16/02/2015) et son petit frère le RadioThéatre (voir blog du 28/11/2010) établissements chers à Louis Merlin (voir blog14/02/2012) et Jean Coupan (voir blog15/02/2012) ont comme chef d'orchestre un pianiste compositeur et arrangeur nommé Nino Nardini. Dans la réalité il s’appelle Georges Achille Teperino, mais est connu aussi sous les pseudonymes de Georges Teperino ou  Peter Bonello

Né à Paris en 1912, issu d’une famille de musiciens, père italien et mère française, Nino Nardini débute sa carrière à sept ans en dirigeant un orchestre philharmonique, sous le regard de son père, violoniste et compositeur de renom.

Après la seconde guerre mondiale il se spécialise dans la musique exotique en montant un orchestre, le "Nino Nardini orchestra", qui enflamme les dancings où les adolescents flirtent et dansent sur des paso doble, fox trot, calypso, slow rock, cha cha cha ou tango. Parallèlement il dirige l’orchestre de Radio Luxembourg.  Et, c’est tout naturellement qu’on lui demande d’assurer l’habillage musical du Radio Circus et du Radio Théâtre, suivant au millimètre les numéros d’équilibristes, de clowns ou de dresseurs de lions avec une formation attractive composée de 8 éléments : 2 trompettes, 1 trombone, 1 guitare, 1 contrebasse, 1 batterie,  1 accordéon et,  parmi les trompettistes figurait Adrien Terme le futur maestro du cirque Amar (voir blog09/10/2013).

Nino Nardini, plus qu’un musicien de cirque, un innovateur musical
Nino Nardini, plus qu’un musicien de cirque, un innovateur musical
Nino Nardini, plus qu’un musicien de cirque, un innovateur musical
Nino Nardini, plus qu’un musicien de cirque, un innovateur musical

Puis une fois sa période circassienne passée, il collabore avec Roger Roger pour les éditions Chappell. Ensemble les deux compères font exploser les rigidités de la tradition musicale française en intégrant dans leurs compositions des instruments inattendus comme le clavecin, le marimba ou l’ondioline composant ainsi ce que l’on nomme la musique électronique.

 

Compositeurs reconnus, Nino Nardini décède en 1994 et son complice Roger Roger, l’année suivante en 1995 mais laissent tous les 2 une trace dans le paysage musical français. 

#ninonardini

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La fanfare du club des cœurs solitaires du Sergent Poivre a 50 ans

Publié le 2 Juin 2017 par cirk75 dans Musique

C'était il y a cinquante ans, un certain 1er juin 1967, après 129 jours d’enregistrement, John, Paul, Georges et Ringo proposent leur  huitième disque "Sergent Pepper Lonely Hearts Club Band" un album qui va donner naissance au rock progressif. Jusque-là, le rock se contentait d’une grille d'accords assez simples voire primitifs, mais avec le Sergent Poivre il va devenir une musique respectable et respectée. Dans cet opus Les Beatles vont proposer, non seulement de nouvelles harmonie et des sonorités étrangères, mais aussi du jazz, du classique et même de la musique indienne. A ce jour cet album reste une référence dans l’histoire de la musique pop, a été vendu à plus de 32 millions d’exemplaires.

Mais la révolution n’était pas que musicale, la pochette n’échappe pas à la règle. Avant, la photo illustrant la pochette d’un vinyle ne montrait que le visage du chanteur, ou du groupe avec un nom. Avec Sergent Pepper, on observe une explosion de couleurs, pigmentant une multitude de personnages à qui les Fab Four veulent rendre hommage, car ils ont marqué leur imagination. On y distingue notamment  W. C. Fields, Fred Astaire, Bob Dylan, Tony Curtis, Marylin Monroe, Stan Laurel et Oliver Hardy, Karl Marx,  Stuart Sutcliffe (ex-Beatle) Marlon Brando, Oscar Wilde, Johnny Weissmuller, Lewis Carroll, Marlene Dietrich, Edgar Allan Poe….

On y voit par deux fois les Four Fab. A gauche en statues de cire on distingue les anciens Beatles en habits de scène. Puis au milieu vêtus d'un uniforme de parade d'une couleur différente les nouveaux Beatles. Ils se tiennent debout, réunis derrière une grosse caisse, sur laquelle figure le titre de l'album, sur un logo conçu par l'artiste Joe Ephgrave. À leurs pieds, un massif de fleurs rouges écrit le nom du groupe.

Cette pochette due à la fibre créative de Jann Haworth et Peter Blake fut souvent copiée par des artistes aussi différents que Franck Zappa, les Rutle, les Bidochons… Et même Bernhard Paul (voir blog29/12/2014), le créateur et directeur du cirque Roncalli, l’a en 2010 pastichée en y intégrant quelques légendes de la piste, pour l’utiliser comme le visuel de son spectacle  "All you need is laugh!" (voir blog25/05/2011).

Le sergent poivre un œuvre vraiment universelle et donc un peu circassienne… d'autant plus que lors de l'enregistrement du très pittoresque "Being for the Benefit of Mr.Kite!" John Lennon avait demandé à Georges Martin: "Je veux le bruit d'une fête foraine autour de ma voix. Je veux pouvoir sentir la sciure et les animaux. Je veux avoir l'impression d'être au cirque".

#sergentpeperroncalli

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Fred Roozendaal, un acrobate à sa manière

Publié le 24 Mai 2017 par cirk75 dans Musique

Célèbre xylophoniste hollandais né à Londres en 1911 Fred Roozendaal apprend dès 5 ans le piano. Il travaille dans un premier temps comme pianiste de divertissement dans les cabarets et les salons de thé. En parallèle il donne aussi des cours de piano. Et les hasards de la vie font qu’un jour un de ses élèves  batteur, possédant un xylophone lui donne l’idée de se familiariser avec cet instrument, issu de la famille des percussions.

Fred Roozendaal entame alors une carrière internationale où sa dextérité avec cet instrument musical est  reconnue  tant pour les mélodies que pour les harmonies qu’il obtient.

En plus du Xylophone et du piano il joue du vibraphone, de l’accordéon et de l’orgue.

 

Fred Roozendaal aussi à l’aise avec des titres classiques comme la célèbre Danse de Camille Saint-Saëns  ou "Le Galop du Cirque Renz" de Gustav Peter, s'est souvent produit sur piste.

Seul au milieu du cercle aux artistes et sous les projecteurs, il fallait le voir jongler avec ses maillets et exécuter avec une adresse qui laissait rêveur, un Galop ou un arrangement brillant comme celui de  "La Danse Macabre".  qui reste à ce jour, un de ses morceaux de bravoure laissant  les spectateurs en admiration devant tant d'aisance et de dextérité.  

 

Fred Roozendaal, un acrobate à sa manière
Fred Roozendaal, un acrobate à sa manière
Fred Roozendaal, un acrobate à sa manière
Fred Roozendaal, un acrobate à sa manière

Fred Roozendaal  a enregistré de  nombreux disques vinyles de "Xylophone Circus Music" seul ou avec un  "Circus Orchestra".

Et bon nombre de  mélodies musicales  devenus grâce à Fred Roozendaal des classiques de la musique de cirque se trouvent aisément sur internet, permettant ainsi à ce musicien hollandais, souvent imité mais jamais égalé, d’être toujours reconnu comme le "Lionel Hampton" de la piste. 

Le Galop du Cirque Renz par Fred Roozendaal (xylophone solo)

#fredroozendaal

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Le Johnny Circus

Publié le 19 Février 2017 par cirk75 dans Musique

Si le chanteur Antoine voulait dans ses Elucubrations mettre Johnny Hallyday en cage à Medrano, Johnny a bien été vedette d’un cirque, non chez Medrano mais avec Bouglione. En effet lors d'une tournée, commençant 16 juin 1972 à Chantilly et se terminant le 5 septembre de la même année à Toulouse le chanteur s'essaye à un nouveau concept totalement inédit en France, alliant cirque et tour de chant. C’est le "Johnny Circus".

L’idée n’est pas totalement originale, car le 11 décembre 1968, une émission de télévision britannique nommée "Rock'n'roll Circus" (voir blog20/06/2015) et animée par les Rolling Stones, avait déjà fusionné numéros de cirque et musique rock. Mais si le cirque des "pierres qui roulent" n'était qu'un décor en studio, celui de Johnny comprend non seulement un chapiteau loué aux Bouglione pouvant recevoir 4 000 personnes, dans lequel le chanteur propose son tour de chant et un convoi de 70 véhicules sillonnant la France en 85 étapes durant l'été 72.

Sponsorisée par RTL et Canada Dry, la tournée comprend des danseurs, des numéros de cirque, Nanette Workman,Tommy Brown et le groupe Ange en 1ère partie. Après un entracte, sous d'énormes éclats de lumière et avec une sono poussée à fond, Johnny présente plusieurs titres de son nouvel album " Country, Folk, Rock", pour un récital comptant au total une quinzaine de titres.

Et comme dans tout cirque on trouve un M. Loyal, Sam Bernette un animateur de radio, qui assure le présentation chaque soir du spectacle.

En plus du spectacle, le "Johnny Circus" propose :

-une boutique de tatoueur,

-un studio photo ou le public aura la possibilité de se faire photographier avec Johnny,

-un magasin de vêtements, avec service de retouches immédiates,

-un musée Johnny : vie de la star et de celle de tous les grands rockers,

-un stand moto avec possibilité d'essais sur piste,

-une voiture épicerie : produits américains, anglais et exotiques,

-un glacier confiseur,

-le dimanche une messe chantée est célébrée sous le chapiteau,

-un spectacle de théâtre moderne est donné tous les jours à 18h, avant le show de Johnny à 21h.

-enfin un journal gratuit publiant les photos de la journée est remis à chaque spectateur.

 

Malgré l'originalité du projet, le "Johnny Circus" est un relatif échec et un gouffre financier pour Johnny Hallyday. Ses pertes sont telles qu’il ne peut monter de nouveaux spectacles parisiens pendant plusieurs années.

Signalons en conclusion pour les nostalgiques de cette tournée, et de Johnny il existe un site http://johnnycircus.free.fr/ qui parle de ce concept.

 

#johnnycircus

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En 1939, Bouboule vedette du Cirque Pinder

Publié le 7 Février 2017 par cirk75 dans Musique

A celles et ceux à qui ce surnom de Bouboule ne dit rien, il s’agit du surnom dont fut affublé le chanteur et comédien fantaisiste  Georges Milton, de son vrai nom Georges Désiré Michaud, qui connut dans les années 30 une grande popularité car aux yeux du public il représentait le Français moyen à l'humour rigolard et adepte du système D. Ses chansons les plus célèbres avaient pour titre  " J'ai ma combine ", " La Fille du bédouin " ou " C'est pour mon papa ". Il tourna aussi à la même époque une série de film dont le personnage principal et dont il va totalement s’identifier se nommait Bouboule, d’où son surnom.

Charles Spiessert (voir blog24/06/2015), le mythique patron du cirque Pinder qui avait une conception plus spectacle que cirque des programmes, proposa lors de la tournée 1939 cet amuseur populaire entre tous, Georges Milton. Il attira le monde, mais sa prestation lors de la seconde partie, n’était pas pleinement satisfaisante car loin de se mettre au diapason de la piste il se contenta de faire son tour de chant, accompagné des augustes maison affublés de grosses têtes en carton.  Cette tournée fut interrompue le 25 août après l’étape des Saint-Gilles-Croix-de-Vie, la mobilisation partielle ayant été décrétée en France, la 24 août.

Le cirque Pinder ne reprendra ses tournées qu’en 1946 à Tours un certain 7 mars avec cette fois un programme 100% cirque comprenant : Les tigres de Roger Spessardy (voir blog25/06/2015), les équilibristes au trapèze de Givriss, Miss Polowa à la corde aérienne, la cavalerie de Sacha Houcke Sr. les perchistes Rockey, le jongleur Towas, le cascadeur Ghezzy, les trapézistes Wolsons, Joé et Mick main à main, les pigeons de Lucien Loyal, le Trio clownesque formé d’Eugène Léonard, de Pastis et Lepick, La troupe de Cosaques Djiguites…

En 1939, Bouboule vedette du Cirque Pinder
En 1939, Bouboule vedette du Cirque Pinder

Bougoule un artiste de cirque qui n'est pas vraiment resté dans la mémoire circassienne

#Bouboulepinder

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Carmino d’Angelo, styliste de notes pour les étoiles de la piste

Publié le 8 Janvier 2017 par cirk75 dans Musique

1er prix de clarinette du Conservatoire, né en 1935 à Alger, fils de parents d’origine italienne, Carmino d’Angelo s’était promis de ne de ne jamais entrer dans un orchestre de cirque, mais le hasard en a décidé autrement. Après avoir accompagné  plusieurs chanteurs en vogue ou fait partie de l’orchestre attractif d’Eddy Warner, un soir il se retrouve entraîné à jouer dans l’orchestre du Cirque Medrano dirigé par son ami Marcellys. D’emblée la magie de la piste agit et après un passage au cirque Medrano, Carmino d'Angelo devient et pour 22 années, le chef d’orchestre pour les tournées avec le Cirque Pinder, puis Pinder Jean-Richard.

 

Pour Carmino d’Angelo la musique de cirque, doit respecter la tradition mais aussi associer les nouveaux rythmes musicaux, et doit refléter la personnalité de l’artiste présent sur la piste. C’est pourquoi ses nombreuses compositions tiennent compte du numéro pour lequel elles sont destinées. Carmino d’Angelo est une sorte de styliste de notes habillant musicalement l’artiste, pour associer la vue au son.

Compositeur prolixe on lui doit plusieurs centaines de mélodies dont les marches d’ouverture des 2 festivals français. "Festival Marche" pour le Cirque de Demain et "Massy Festival" pour la manifestation de l’Essonne... compositions gravées chez Monde Melody. 

Depuis sa carrière se poursuit sous des formes diverses, arrangeur, chef d’orchestre… Il a composé de nombreuses pièces de tango qu’il interprête avec son orchestre. Il participe à des galas ou dirige l'orchestre de nombreux Festivals circassiens comme ceux de Domont, Figueres, Saint-Paul-lès-Dax… et il propose  des concerts spectacles de musique de ….  Cirque toujours fort prisés.

Carmino d'Angelo en concert lors du Festival du cirque de Figueres

Multi-instrumentistes, Carmino d'Angelo joue notamment de la clarinette, du saxophone, de l’accordéon et bien entendu du bandonéon, instrument qu’il affectionne tout particulièrement.

 

Carmino d'Angelo le maestro des grandes manifestations circassiennes.

#carminodangelo

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Musique sur la piste (LD. 341-30)

Publié le 2 Janvier 2017 par cirk75 dans Musique

La musique de cirque un peu décriée mérite tout de même mieux qu’une écoute discrète. Témoin ce microsillon intitulé "Musique sur piste" dont plusieurs titres dans les années 60 servirent de musique pour les génériques d'émissions de télé. Ce disque vinyle dont le dessin de pochette est signé J. Lap, un des dessinateurs du Canard Enchainé, a été réalisé en 1958 par Paul Caron. Il a été pressé chez Vogue, une maison de disques 100 % française créée en 1947 et qui dans les années 60 a donné leur chance à de jeunes talents ayant pour nom : Johnny Hallyday, Antoine, Jacques Dutronc ou Françoise Hardy…  Ce 33 tours, 30 cm, comme on disait autrefois, réunit l’orchestre de Jacques Jay (voir blog22/03/2014) et ses joyeux Saltimbanques, les Sipolo (voir blog07/12/2010) et Rolph Zavatta (voir blog27/11/2010).

Rappelons que Les Sipolo pratiquaient la musique avec des instruments peu conventionnels et bien souvent incongrus: casseroles, bouteilles, cornes d’auto, clochetons, chandeliers, poivriers, carafes, tuyaux… et autre ustensiles insolites et sonores. Sur la face 1 de cet enregistrement on retrouve beaucoup de leurs airs dont "En sifflant la Polka" ou "Pouet-Pouet" qui furent d’immenses succès au-delà de la piste.

Rolph Zavatta, ou Rolf, frère ainé d’Achille Zavatta (voir blog17/05/2015) artiste complet de la piste, sauteur, écuyer, clown était aussi un bon musicien qui jouait d’instruments rares comme le flexatone (voir blog26/02/2016),  la scie musicale, l’ocarina, le concertina, le vibratino ou les cloches anglaise. Et sur la face 2 de ce disque il montre toute l’étendu de sa palette musicale en les pratiquant.

Quant à Jacques (ou Jack) Jay (Grand Prix du disque de l’Académie Charles Cros) il fut dans les années 60 le maestro du Cirque d’hiver pour qui il composa notamment un galop nommée ”Au Cirque d’Hiver“ qui un temps a servi pour la “Retraite“ chez les Bouglione.  Trompettiste et chef d’orchestre de talent il est décédé en 1984.

#vinylesurlpiste

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Vous aimez le cinéma de Charlie Chaplin ?

Publié le 14 Décembre 2016 par cirk75 dans Cinéma, Musique

Alors sachez que dimanche 18 décembre 2016 à 18h00 à Paris à Maison de la radio (Studio 104), l'Orchestre National de France propose de découvrir un chef d'œuvre du cinéma: Le Cirque de Charlie Chaplin (voir blog03/07/2012)  accompagné en ciné-concert par la musique originale pour orchestre symphonique, le tout sous la baguette de  Philippe Béran.

 

Pour celles et ceux pas libres ce dimanche, samedi 22 avril 2017 à 11h00 au même lieu, le même Orchestre National de France cette fois ci sous la direction de Timothy Brock proposera de découvrir un autre chef d'œuvre de Chaplin : Les Temps modernes en ciné-concert.

Alors les cinephiles notez ces dates. 

#charliechaplin

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Les chefs d’orchestres actuels des cirques Bouglione

Publié le 13 Décembre 2016 par cirk75 dans Musique

Pierre Nouveau pour le Cirque d’Hiver de Paris et Didier Melck pour la tournée sont à ce jour les baguettes des Bouglione, aussi revenons sur le parcours de ces deux musiciens devenus un peu par hasard chefs d’orchestre de musique de cirque.

Le pianiste Pierre Nouveau dirige depuis 2007 l'orchestre du cirque parisien. Cette formation, composée de cinq cuivres, une basse, une guitare, un violon et une batterie tenue depuis deux années par une jeune et talentueuse bastiaise Marie Manfredi est, certainement actuellement le meilleur orchestre de cirque en France. Mais rien au départ ne prédisposait Pierrot Zevaco un ajaccien parti dans la capitale exercer son talent en accompagnant les chanteuses et chanteurs en vogue et qui, depuis plus de 17 ans sous le nom de Pierre Nouveau, met en place musicalement les différentes productions Bouglione.

Sa venue aux claviers dans l’orchestre dirigé par Tony Bario (voir blog 13/10/2015), un vieux complice avec qui il forme par ailleurs un duo exubérant de musiciens burlesques, coïncide avec la réouverture en 1999 du Cirque d’hiver aux étoiles de la piste. La qualité de sa musique et son travail font rapidement de Pierre Nouveau un des personnages clé de la piste de la rue Amelot. Et c’est tout naturellement vers lui que la famille Bouglione se tourne, pour lui proposer de reprendre la direction de l’orchestre suite au décès de Tony Bario en avril 2007.

L’actuel chef d’orchestre du Cirque d’Hiver ne se contente pas de diriger, il arrange, dialogue avec les artistes, afin d’habiller de musique les numéros qui composent les différents programmes qui se succèdent chaque année sous la coupole parisienne. Aujourd’hui l’ajaccien est une pièce maîtresse dans les productions Bouglione : le Maître de Musique.

Tout autre est le parcours du trompettiste Didier Melck, francilien de Gennevilliers qui depuis 2 années dirige les 7 musiciens de l’orchestre des tournées du Cirque Bouglione. Lui aussi n’est pas du sérail, bac scientifique, père ajusteur-fraiseur et mère secrétaire comptable, ce n’est pas gagné au départ. Attiré par la trompette il suit des cours pour se perfectionner.

Un jour un de ses professeurs lui demande de le suivre au Casino de Paris où il joue dans l'orchestre de la revue "Parisline" avec Line Renaud. Didier Melck découvre alors un autre monde, sa carrière est toute tracée il travaillera dans le l’univers du spectacle. Mais le chemin sera long avec en prime, deux années dans la musique de troupes de Marine, basée à Rueil-Malmaison. Puis petit coup de pouce du destin, le Cirque National (voir blog13/03/2013) recherche des trompettistes et pendant cinq ans il va faire partie de l’aventure. Après, il a fait plein de choses, comme le font tous les musiciens indépendants, mais quasiment pas de cirque, ou juste pour dépanner. En 2015 on lui propose de devenir le chef d'orchestre de la tournée du cirque Bouglione. Au départ, il n'est pas très chaud, mais transposer en province sous un chapiteau le Cirque d'Hiver de Paris, est un défi qui ne se refuse pas. Aussi fait-il  sienne la proposition de Joseph Bouglione. Et depuis le 30 septembre dernier il a entamé sa deuxième saison au pupitre du cirque itinérant où pendant plus de deux heures il fait entendre au public ce qu’il est venu voir un magnifique spectacle de cirque enrobé par une musique qui colle aux numéros.

Parallèlement avec Alain Ganne (saxophones alto, ténor et baryton) Didier Melck  propose ses services (trompette et bugle) aux artistes ou aux orchestres en manque de cuivres pour leur enregistrement. 

Si certains cirques ont fait le choix de s'en passer, chez les Bouglione on ne peut concevoir une représentation sans musiciens. Situé au-dessus de l’entrée des artistes, dominant la piste, l'orchestre dirigé par Pierre Nouveau ou par Didier Melck est au cœur du spectacle, il rythme, accompagne les allées et venues des numéros et donne une couleur musicale au spectacle qu’une bande magnétique ne sait pas faire.

#pierrenouveaudidiermelck

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