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Le bloc-notes de cirk75

Depuis 2010, Chronique au fil du temps et de la mémoire d'un circophile amateur

Articles avec #cirques d'hier catégorie

En 1907 un programme signé Pierre Périer

Publié le 23 Novembre 2020 par cirk75 dans Cirques d'hier

Fondé en 1850 en reprenant le matériel du Cirque de Diter, puis tour-à-tour Grand Cirque Australien, Australien-Circus, voire pour une saison en 1932 Cirque G. Fratellini dans le but de contrecarrer le Cirque des 3 frères Fratellini (Paul, François et Albert) cet établissement proposa en 1907, ce programme sous la raison commerciale de Grand Cirque Moderne.

Le directeur Pierre Périer était un homme astucieux il eut notamment la bonne idée de faire l'acquisition d'un rouleau compresseur à vapeur pour tirer ses caravanes ce qui lui permit pendant la guerre 14-18 de continuer à circuler, ce qui n'était pas le cas de ses confrères circassien qui eux restaient immobilisés. 

Un peu roublard aussi , il n'hésita pas à une certaine époque à faire passer son cirque, et cela avec la complicité des frères Court, comme le cirque Barnum.

Dans le programme ci-dessous, Pierre Périer apparait trois sur la piste. Il est le clown Périer, où il va avoir pour partenaire un ours, puis va présenter des animaux savants, enfin il va proposer une entré avec un auguste.

En 1907 un programme signé Pierre Périer

Notons que Pierre Périer prit le sobriquet de Jompson pour faire une saison (1899-1900) au cirque Medrano où il eut comme auguste Dario. Puis ensemble ils partirent en Russie pour présenter leur entrée sur la piste du cirque Cinicelli.

Edmond son fils fut un auguste à succès avec des chiens. Quant à sa fille Anna elle épousa Carlo Medini clown lui aussi. Les Périer; une vraie famille circassienne.

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Il y a 90 ans le Cirque Pourtier, à Douai

Publié le 21 Novembre 2020 par cirk75 dans Cirques d'hier

Le Cirque Pourtier (voir blog15/12/2010), qui a existé de 1923 à 1960, présentait en juillet 1930 sous l'Hippodrome de Douai (voir blog22/09/2013) ce programme.

En première partie:

Il y a 90 ans le Cirque Pourtier, à Douai
Il y a 90 ans le Cirque Pourtier, à Douai
Il y a 90 ans le Cirque Pourtier, à Douai

Puis en seconde partie:

Il y a 90 ans le Cirque Pourtier, à Douai
Il y a 90 ans le Cirque Pourtier, à Douai
Il y a 90 ans le Cirque Pourtier, à Douai
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César Cascabel au cirque Rancy

Publié le 16 Octobre 2020 par cirk75 dans Cirques d'hier

Tout un chacun connait ce roman de Jules Vernes (voir blog23/03/2015), grand amateur de la piste, où dans cet ouvrage il relate l’histoire dune famille d'artistes forains les Cascabel.

César Cascabel, le chef de famille, est un véritable enfant de la balle. Orphelin il fut jadis recueilli par une troupe de saltimbanques, où il grandit en apprenant tous les rudiments du métier de la piste en devenant par exemple clown, gymnaste, acrobate ou hercule de foire.

Fortune faite, les Cascabel décident de quitter l'Amérique pour rejoindre leur Normandie natale. Par malheur, deux aigrefins les volent, leur enlevant ainsi tout espoir de pouvoir payer leur traversée de l'Atlantique.

César décide alors de regagner son sol natal en roulotte, en passant par le détroit de Behring pris dans les glaces, puis par la Sibérie et la Russie. Ce qui va entrainer on s'en doute toute une série de mésaventures toutes plus poignantes les unes que les autres. 

 

De telles périgrinations ne pouvaient produire qu'une fabuleuse pantomime (voir blog02/09/2011).

Aussi, comme en témoigne ce programme le Cirque Rancy proposa en 1899 en deuxième partie de spectacle, une splendide production en 15 tableaux avec moult numéros, où se côtoyaient avec bonheur à la fois humains et animaux. 

Spectacle qui présentait avec force de détails l'odyssée de César Cascabel et des siens. Un grand moment indiquaient ceux qui étaient présents autour de cette piste légendaire, mais c'était il y a bien longtemps... 

 

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Un programme du Cirque d’Hiver du 17 janvier 1897

Publié le 10 Juin 2020 par cirk75 dans Cirques d'hier

Le Cirque d’Hiver de Paris est, depuis 1934 dirigé par les Bouglione, mais avant cette illustre famille il y eut d’autres directeurs, depuis 1852 année de son inauguration, à la tête de cet établissement.

Ainsi de 1852 à 1876 c’est Louis Dejean (voir blog20/03/2015) qui régit cette salle parisienne avant de passer la main aux Franconi (voir08/06/2015). Dans un premier temps Victor assisté de son fils Charles, puis en 1897 à la mort de son père le 25 juin 1897, le fils prend seul la direction du cirque.

En 1907 Charles Franconi et ses associés louent le Cirque d'Hiver à Serge Sandberg, producteur de films et créateur des Studios Victorine à Nice, qui le transforme en salle de cinéma pour la Société Pathé. Cette exploitation se maintiendra jusqu'en 1923, année ou Gaston Desprez entrepreneur de théâtre (voir blog25/03/2012) reprendra le bail. Il sera à l'origine d'une restauration complète du bâtiment. Il fera aussi construire une piscine, remplacer les gradins en bois par des structures en béton, repeindre et rénover les installations électriques et techniques.  On parle d’un coût de 2 millions de francs de cette époque. Bref ces gigantesques travaux vont redonner à cette salle toute sa magnificence d’antan et lui redonner sa fonction première : être une salle de cirque.  Et c’est 11 ans plus tard que les Frères Bouglione chiperont à la barbe des frères Amar (voir blog18/03/2020) ce temple circassien mais cela est une autre histoire.

Le programme objet de ce bloc-notes, a été présenté le 7 janvier 1897. C'est une production Franconi, dans laquelle on pouvait applaudir Antonet (voir blog16/04/2012) au début de sa carrière en Auguste du clown Tonino ou Tonyno.

On peut aussi apprécier les publicités fortes nombreuses déjà à cette époque, encadrer le programme du spectacle.   

 

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Le Cirque Lavrat (1950-1962), le premier à être passé à la télévision française, bien avant La piste aux Etoiles

Publié le 9 Juin 2020 par cirk75 dans Cirques d'hier

Le Cirque Lavrat, c'est l'histoire d'une équipe de copains dans les années 50 que rien ne prédisposait à être saltimbanques, si ce n'est leur passion pour la gymnastique et le spectacle. C’est aussi l’histoire d’André Lavrat tôlier, de Lucien Blanc dit Biquette typographe, de Pierre Brunet maçon, de Guy Lacour mécanicien, de Jean plombier, de Jacques menuisier, de Léon Bellanger mécanicien, de Renée Lavrat postière, d’André et de Maurice Gascoin. La plupart de ces personnes se sont connues en pratiquant la gymnastique au Cercle Michelet, rue des Ecoles, dans le quartier des Aydes où ils se rendaient plusieurs fois par semaine à vélo.

Au cœur de cette aventure, il y a une figure qui va fédérer le projet c'est André Lavrat, un champion de gymnastique et un passionné par le cirque. En effet depuis l'enfance, il vouait une admiration sans borne pour les acrobates et les gens du cirque, et une fois adulte, il a voulu créer et construire son propre cirque. Sa formation de métallier-chaudronnier lui a permis de construire tous les éléments matériels de son cirque : les gradins, les installations de funambules, les trapèzes...

La première représentation a lieu en 1949, sur le terrain de l'actuelle église St Jean Bosco.

Pendant quelques étés, le cirque Lavrat va sillonner ainsi les routes de France, avec ses couleurs jaune et rouge, comme celles d'Orléans. André Lavrat, lui, va multiplier les prouesses : saut périlleux sur un fil, et même traversée de la Loire sur un fil, le 8 mai 1952, à 12 mètres de hauteur, à Meung-sur-Loire.

L'aventure connaîtra même son heure de gloire : le 5 décembre 1950, ce jour un reportage sur le cirque est diffusé à la télévision française. C'est la première fois qu'un cirque est télévisé en France, 6 ans avant la fameuse émission "La piste aux étoiles" !

Et même si avec des poches vides mais des étoiles plein les yeux, on peut faire des choses exceptionnelles, les problèmes financiers, les vies professionnelles, familiales et d'artistes peuvent à la longue venir à bout des belles aventures. C’est ainsi que la troupe décida en 1962 de mettre fin à cette belle équipée circassienne.

Soixante ans après une exposition, organisée par l'atelier Patrimoine du conseil consultatif du quartier, a retracé cette exceptionnelle et belle histoire. Cette exposition après Orléans se trouve jusqu’au 31 décembre 2020 au Musée du Cirque de Vatan (voir blog08/06/2020).

Alors pourquoi ne pas s'y arrêter sur la route des vacances pour revivre cette aventure humaine et circassienne !

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Buster Keaton au Cirque Royal de Bruxelles

Publié le 31 Mai 2020 par cirk75 dans Cirques d'hier, cirques étrangers

Après s'être produit sur la piste du cirque Medrano à Paris (voir blog 16/12/2010), Buster Keaton va, pendant un mois du 8 février au 7 mars 1954, poser ses valises en Belgique au Cirque Royal de Bruxelles (voir blog09/02/2012).

Le  comique américain y présentait en seconde partie  une série de petits sketchs à la mécanique bien huilée. Par exemple il survient à l’improviste au milieu des hommes de piste chargés de retirer le matériel du numéro précédent, se fait expulser, prend la place parmi les spectateurs, revient sur la piste pour lire assis sur un banc un immense journal, se livre au pillage d’un distributeur récalcitrant de confiseries ou s’égare dans une cabine téléphonique d’où il ressort à califourchon sur les épaules d’une charmante partenaire..

Au même programme, comme on le lit on pouvait aussi voir le célèbre dompteur Gilbert Houcke (voir blogs 13/11/2011 & 26/01/2020 surnommé l’intrépide Tarzan  proposant ses majestueux tigres.

La troupe des lilliputiens de C.H. Scheffer dans leur cirque miniature, un groupe de zèbres et de chevaux norvégiens présenté par Wenzel Kossmeyer,  les éléphants mammouths de Fischer dansant la samba et jouant de l’orgue de barbarie, les phoques et les pingouins savants proposés par Hella Decker, les cinq Talos présentant des moments comiques et acrobatiques, des cascadeurs sur patins à roulettes (terme qui à cette époque désignait les rollers) Fattini et son réverbère indocile, les équilibres sur boules des Rogge Sisters complétaient ce beau programme de cirque… montrant aussi une belle période pour les arts de la piste.

 

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La dernière tournée du Cirque Nock

Publié le 25 Mai 2020 par cirk75 dans Cirques d'hier

Comme nous l’avons déjà relaté (voir 17/05/ 2019) le plus vieux cirque helvète, dirigé par les sœurs Franziska et Alexandra Nock (7ème génération)  a définitivement fermé son parapluie au pied du Jura à Aarau, capitale du canton d'Argovie, un certain 11 novembre 2018.

L’ultime tournée, la 158ème comprenait 45 étapes et avait commencé le 17 mars 2018 dans le canton d'Argovie à Frick.

"Bravo bravissimo" la production 2018 proposait un programme  où les animaux (exotiques et chevaux) n’étaient pas absents et comprenait 10 numéros internationaux encadrés musicalement par un orchestre comprenant 7 musiciens.  

Déjà dans une situation économique délicate, Nock en  parallèle proposait à ses fans, d’être parrain ou marraine d‘un animal, mais aussi du matériel (camion, voiture couchettes, voire même d’une roulotte WC ou du système électrique…) une manière élégante de parler du mécénat financier.

Mais ces recettes complémentaires n’ont pas été suffisantes et l’entreprise familiale a dû mettre les pouces en annonçant 6 mois après, le 10 mai 2019, la fin de ses activités pour des raisons notamment financières..

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Le cirque Cosmopolite au Cirque Municipal de Reims

Publié le 17 Mai 2020 par cirk75 dans Cirques d'hier

Il existe plusieurs cirques voyageurs au XX° siècle qui se sont appelés Cosmopolite voire Cosmopolite Circus.

On trouve par exemple en 1930 une telle enseigne dans l'hexagone dirigé par un dénommé Badolly, ayant eu dans les années 20 une autre piste éponyme.

Après-guerre, peut-être pour coller à la mode américaine très tendance à cette époque, de 1945 à 1950 on voit tourner un Cosmopolite Circus, un chapiteau à 2 mats avec ménagerie et écurie administré par Pierre Blondeau.

Enfin n’oublions pas en 1925 un Grand Cirque Cosmopolite, possédant une collection de fauves impressionnantes. Dans la réalité cet établissement dont le chapiteau avait été implanté notamment à Paris Porte de Champerret, était une émanation d’un cirque allemand créé par Wilheim Hagenbeck.

Le programme qui aujourd’hui nous intéresse, présenté lors des fêtes de fin d’année 1945 sous les ors du Cirque Municipal de Reims (voir blog13/11/2017) ne semble pas faire référence à un de ces trois établissements.

De plus le programme papier d’une feuille imprimée en bleu marine, recto verso ne nous fournit aucune information autre que Cirque Cosmopolite. Dans certaines publications cet établissement est quelques fois nommé Circus International pour proposer le même spectacle.

A la lecture du programme on peut voir, habillé musicalement par l’orchestre Bob and his boys, par exemple Albert Carré, le saut de la mort de Barwell,les clowns Donnet (voir blog18/03/2014) & Pekari, le funambule Rover, ainsi que l’attraction de la mule récalcitrante, qui faisait la joie des petits et des grands.

Rénové dans les années 80, le Cirque Municipal de Reims accueille depuis 1982 le Cirque Educatif d’Hugues Hotier.(voir blog09/01/2011) pour le plus grand bonheur des rémois qui se pressent de plus en plus nombreux sur les gradins de cette piste nommée aussi Le Manège.Scène Nationale.

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La famille Dutrieu

Publié le 15 Mai 2020 par cirk75 dans Personnalités, Cirques d'hier

Le cirque Dutrieu fut créé par Eugène Dutrieu, un ancien coureur cycliste fort prisé dans le nord de la France. Personnalité à l’origine du remplacement  des halles de Tourcoing en cirque hippodrome fixe et par ailleurs directeur d’un cirque fixe, L’Excelsior situé à la frontière belge à Tournai.

Le Cirque Dutrieu établissement voyageur tournait principalement dans le nord de la France et proposait des spectacles de qualité dans les enceintes des hippodromes de Tourcoing et Valencienne (voir blog21/12/2014). On pouvait ainsi applaudir selon les tournées : les clowns Antonet (voir blog16/04/2012) et Beby (voir blog15/04/2012),  Léandre avec Marval, Little Walter, le dompteur Fortunio, la cavalerie Gautier,  l’excentrique Germain Aéros (voir blog07/10/2018)…

On pouvait aussi frémir quelques fois aux exploits d’une casse-cou et comédienne fort prisée: Hélène Dutrieu, sœur du directeur. Née le 10 juillet 1877 à Tournai en Belgique, elle proposait un numéro fort dangereux "La Flèche Humaine". Pratiquant aussi avec succès les compétitions cyclistes, elle avait imaginé en voyant "Le Looping the Loop" (voir blog01/12/2014) de remplacer la boucle par un vide et le looping par un saut.

Alternant le cirque, (avec "Flèche Humaine" ou 'Moto Ailée"), et le théâtre qui restait sa grande passion, elle fit aussi parler d’elle en décrochant un brevet de pilote et devient recordwoman de distance en parcourant en 1911 sur un Forman, 167 km. L’année suivante en 1912 elle devint la première femme à piloter un hydroplane (premier terme pour désigner un hydravion). 

Tous ces exploits lui valurent en 1913 d’être promu au grade de Chevalier de la Légion ’Honneur. Pendant le 1ère guerre mondiale elle est conductrice d' ambulance puis directrice de l'hôpital militaire de Campagne à Val-de Grâce . Après la guerre, elle devient journaliste et suite à son mariage en 1922 avec Pierre Mortier elle prend la nationalité française.

Devenue vice-présidente de la section féminine de l' Aéro-Club de France, elle crée en 1956 la Coupe Hélène Dutrieu-Mortier récompensée avec une gratification 200 000 francs pour la pilote française ou belge qui effectue chaque année le plus long vol sans escale.

Sans jamais se glorifier de ses prouesses, qui selon elle n’étaient pas des exploits, mais simplement une tendance à suivre ses pulsions, elle décède dans son lit le 26 juin 1961 après une vie bien remplie, d'audace et d'exploits dont quelques uns sur une piste.

 

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Un livre à lire en période de confinement : Musées de Voluptés, par Maurice Verne

Publié le 2 Mai 2020 par cirk75 dans Livres, Cirques d'hier

Voici un livre paru en 1930 aux Editions des Portiques portant un étrange titre "Musées de Voluptés, le secret des nuits électriques" écrit par Maurice Verne (1889-1943).

Rappelons qu'une volupté selon le dictionnaire est un plaisir sensuel, intense et raffiné, une délectation, une vive jouissance.

Cet ouvrage fait suite à un précédent paru sous le titre : "Aux usines du plaisir" permettra selon l’auteur : " au lecteur par les jours les plus gris de sa vie, de se recharger d’un peu de merveilleux vrai".

Composé de cinq grandes parties :

        -les pirates de la volupté universelle,

        -les voluptés de l’écurie et des cages,

        -la volupté du grotesque,

        -la volupté des acrobates,

        -la volupté des coulisses, ce livre évoque notamment le souvenir de Footit (voir blog05/02/2016), de Grock (voir blog16/05/2015), des Fratellini (voir blog1805/2015), de Barbette (voir blog07/02/2012), insi que des cirques Medrano (voir blog07/04/2011)  et d’Hiver (voir blog20/11/2013).

Ce curieux livre est écrit non par un circophile mais par un théologien des religions françaises, ce qui donne un ton inhabituel mais original, à apprécier tant en période de confinement que de vie noramale.

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