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Le bloc-notes de cirk75

Chronique au fil du temps et de la mémoire d'un circophile amateur

Articles avec #art catégorie

Le cirque de Fernando Botero

Publié le 11 Mars 2017 par cirk75 dans Art

Né le 19 avril 1932 à Medellin, Fernando Botero Angulo est un peintre et sculpteur colombien réputé pour ses personnages aux formes rondes et voluptueuses. Il développe un style propre qui lui permet de n’être associé à aucun mouvement ou courant, passé ou présent. Ce qui est peut-être moins connu, c’est que son œuvre n’est pas fermée aux arts de la piste. Témoin une exposition qui s’est tenue du 19 décembre au 1er mars 2009 au Nouveau Musée National de Monaco, dans le cadre du 23ème Festival International du Cirque de Monte-Carlo, et qui présentait une vingtaine de tableaux sur les arts de la piste peints entre 2007 et 2008.

Cette attirance pour le cirque lui vient d’un séjour qu'il a effectué en 2006 à Ziuantanejo petite ville mexicaine, où il trouve une troupe de cirque paradant dans les rues. Au contact de ces saltimbanques des souvenirs d’enfance dans sa ville natale de Medellin lui reviennent en mémoire, ce que l’artiste cherche à reconstituer par ces toiles.

Ces peintures nous montrent des artistes avec des costumes aux couleurs éclatantes cachant néanmoins une évidente mélancolie. Seul sur le visage du clown on voit parfois un sourire s'ébaucher. Malgré cela Botero pose un regard affectueux sur ces personnages remplissant la toile de leurs rondeurs, l’imprégnant de résignation, comme une sorte d'allégorie de la vie.

Signalons aussi un livre réunissant quelques peintures et dessins sur le cirque de Botero. Parmi les personnages que l'artiste représente, on trouve des acrobates, des danseurs de cordes, des jongleurs, des clowns, des dompteurs de lions…

Botero un peintre circophile...

#boterocirque

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L’Ecuyère au Centre Pompidou de Paris cirque (1919)

Publié le 4 Mars 2017 par cirk75 dans Art

Cette aquarelle sur papier (16 x 19 cm) a été réalisée en 1919 par le peintre Jean Metzinger (1883-1956) à cette époque grand adepte du cubisme. Cette déconstruction agencée est la signature de ce mouvement artistique, né au début du XX° siècle en réaction à l’impressionnisme. Cette fragmentation des objets et la volonté d'en montrer plusieurs facettes grâce au pivotement des plans est peut-être encore plus présente dans cette huile sur toile de Metzinger peinte en 1911, nommée "La Femme au cheval".

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Mais après la guerre 14-18, dégagé de l’influence de Braque et Picasso, Jean Metzinger produit des œuvres moins fragmentés, plus figuratives mais plus naïve comme cette autre écuyère peinte en 1926.

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Le cirque est en effet une source d’inspiration qui a passionné cet artiste et à qui on doit quelques belles créations où les écuyères de la piste sont souvent présentes.

L’Ecuyère au Centre Pompidou de Paris cirque (1919)
L’Ecuyère au Centre Pompidou de Paris cirque (1919)
L’Ecuyère au Centre Pompidou de Paris cirque (1919)
L’Ecuyère au Centre Pompidou de Paris cirque (1919)

Jean Metzinger un artiste à plusieurs facettes, dont les œuvres sont conservées dans de nombreux musées internationaux : Tate Gallery de Londres, Guggenheim Museum de New-York, Brême, Buffalo, Musée d’Art moderne de Paris, Philadelphie, Venise, etc....

#jeanmetzinger

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Dompteuse de panthères au musée des Beaux-Arts de Tours (vers 1910)

Publié le 25 Février 2017 par cirk75 dans Art

Ce tableau du au talent du peintre, caricaturiste français Jean Veber (1864-1928) représente celle qui fut baptisée la "Reine des léopards" autrement dit la dompteuse Morelli. Elle fut à la fin du XIX° siècle et au début du XX° en même temps que l’allemande Claire Héliot ou la française Tilly-Bébé, une des maîtresses des fauves.

Cette peinture nommée la "Dompteuse de panthères" nous montre une dresseuse faisant travailler dans une cage des félins à la fourrure tachetée. Le tout est enveloppé dans un camaïeu où le marron domine. En haut à droite deux points lumineux attirent l’œil et permettent à l’artiste de peindre des zones d’ombre et de lumière.

Dompteuse de panthères au musée des Beaux-Arts de Tours (vers 1910)

Cette huile semble partagée en 2 parties. A gauche la dompteuse Morelli le fouet dans la main droite, chevelure relevée en chignon, trône superbe dans sa robe noire avec des reflets châtaignes. Elle donne avec son bâton tenu dans sa main gauche un ordre à une panthère. A droite on distingue 3 félins ainsi que des spectateurs semblant fascinés par l'audace de l’artiste.

Une panthère en haut sous le point lumineux s'agite et un autre animal à la fourrure tachetée est tapi (peut être prêt à sauter ?) derrière le félin principal. Ces attitudes donnent au numéro se déroulant probablement dans une ménagerie ambulante, une sentiment de danger.

Artiste un peu méconnu aujourd'hui, fils d’un dessinateur de l’industrie dentellière, Jean Veber a souvent dépeint la vie des gens avec des scènes d’une blessante cruauté.

 

Gravement touché par les gaz durant la guerre 14-18, Jean Veber en subira les conséquences durant les dix dernières années de sa vie et décédera en 1928 des suites de ses blessures... 

 

#jeanveber

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Le jockey d'Epsom au Musée des Beaux-Arts de Nantes

Publié le 18 Février 2017 par cirk75 dans Art

Cette eau forte (20,9  x 17,2) de 1913 due au talent du peintre, dessinateur, graveur, aquafortiste, lithographe et illustrateur français, Jean Emile Laboureur  (1877-1943),  est une des rares incursions de cet artiste nantais dans le monde de la piste, lui qui était plutôt porté à dessiner sa Bretagne ou les combats de la guerre 14-18.

Laboureur dont le dessin est fortement influencé par le cubisme, met en piste un cheval équipé d’un simple surfaix, sur lequel un acrobate est en train de réaliser une série de voltiges équestres. Un prochain saut d’obstacle se profile. En haut et à gauche le régisseur ou un auguste, on discerne mal, maintient une barrière pour permettre au cheval et au cavalier de la franchir. Une autre barrière apparaît tout en haut à gauche donnant ainsi à cette oeuvre une impression de mouvement circulaire. Un peu en retrait un second acrobate équestre situé sur le côté droit attend son heure pour participer au numéro.

Quelques spectateurs assis, regardent le numéro tout en haut à gauche.

Cette estampe montre les qualités graphiques de Laboureur qui jouissait en son temps d’une belle réputation de graveur et dont bon nombre de ses peintures se trouvent dans des musées de province et notamment à Nantes, sa ville natale.

#jeanemilelaboureur

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Karel Appel au L.A.A.C. de Dunkerque,

Publié le 11 Février 2017 par cirk75 dans Art

Fortement influencé par Picasso, Henri Matisse et Jean Dubuffet, le peintre et sculpteur néerlandais Karel Appel (1921-2006), a toute sa vie été fasciné par l’univers du cirque. Entre 1976 et 1978, il conçoit un ensemble de gouaches qu’il nomme "Appel Circus", dont sont tirées les dix-sept sculptures et les trente gravures en couleurs conservées à Dunkerque au Lieu d’Art et d’Action Contemporaine (L.A.A.C.), anciennement musée d'art contemporain de la ville.

Ses sculptures comme les figuressont autant d’animaux fantastiques, clowns et musiciens saisis dans l'instantanéité de leur numéro.  Au fil de cette parade imaginaire, née du jaillissement même de la couleur, s’illustre l'abondance et l'ivresse propres aux mondes d'Appel et du cirque. Tel un autoportrait, cette parade multicolore réalise ainsi le souhait de l’artiste qui déclarait :"Si je n’avais pas été peintre, j’aurais voulu être clown", car le clown est à ses yeux un anti-robot, symbole de liberté.

Karel Appel au L.A.A.C. de Dunkerque,
Karel Appel au L.A.A.C. de Dunkerque,
Karel Appel au L.A.A.C. de Dunkerque,
Karel Appel au L.A.A.C. de Dunkerque,
Karel Appel au L.A.A.C. de Dunkerque,

La fête est le lieu du désordre, de la libération et de la transgression, à l’image du peintre qui fait fi des règles esthétiques et de la hiérarchie des valeurs. Les sculptures en appellent au dessin enfantin, à sa spontanéité, sa drôlerie et son imagination débordante affranchie de toute convention. Fidèle à l’esprit du groupe CoBrA, (acronyme composé d’après les initiales des capitales d’où sont originaire des divers membres, à savoir Copenhague, Bruxelles et Amsterdam) l’œuvre d’Appel prône une expression gestuelle, primitive et enfantine, avec un chromatisme accentué avec des touches frisant la provocation.

Appel un artiste aimant le cirque à voir ou revoir.

#appelcircus

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"L’entrée des Clowns" fait étape au Musée des Beaux-Arts de Nancy

Publié le 4 Février 2017 par cirk75 dans Art

Cette huile sur toile due au talent d'un jeune peintre lorrainde 18 ans  Émile Friant (1863-1932) date de 1881, la signature de l’artiste en bas à gauche en atteste l’année.

 

Cette œuvre nous propose un spectacle plein de liberté et d'exotisme qui ne pouvait que séduire le jeune Friant. Dans cet espace circulaire qu'est la piste, le peintre, nous montre dans le quart droit,  une sorte de charivari de clowns et d’acrobates, encadré sur la gauche par deux imposants pachydermes. Un équilibriste chapeauté d’un étrange tricorne orange et habillé  d’un justaucorps et  collants jaunes avec une culotte rouge bordeaux domine la scène. Perché sur les épaules d’un compère habillé de la même façon, il semble crier quelque chose et, pour mieux se faire entendre met ses mains en porte-voix.

Les autres artistes sont statiques, sauf une demi-douzaine, qui s’ébattent en nous proposant cabrioles, sauts voire même équilibres sur les mains. Mais malgré ces personnages animés, l’ensemble donne une impression d’immobilisme ou d’attente. On serait même tenter de penser que ces personnages posent pour être pris en photo.

Enfin derrière eux, on devine les spectateurs, assis sur les gradins, qui forment une masse grise et ocre parsemées de petits points sombres, sont à peine perceptibles.

Complètent la toile ,6 piliers métalliques, 2 points lumineux ainsi qu’à l’extrême droite l’entrée des artistes. Le tout semble indiquer qu'il s'agit un cirque en dur, mais lequel? Rien ne nous permet de nous prenoncer.

Ce tableau, au format 26,5 x 40,5, n’appartient pas à un musée national, mais a un particulier. Et en ce moment il fait partie de la rétrospective des œuvres d’Emile Friant, organisée du 4 novembre 2016 au 27 février 2017 par le Musée des Beaux-Arts de Nancy.

Une occasion pour contempler les œuvres de ce peintre, graveur et sculpteur lorrain, qui a traversé l'Impressionnisme, le Fauvisme et le Cubisme et que l'on considère comme un des derniers naturalistes français.

Emile Friant n’a peint qu’un seul tableau sur le Cirque et c’est: "L’entrée des Clowns"... alors à voir...

#émilefriantnancy

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Alain André, artiste peintre et Maître de piste à Monte Carlo

Publié le 2 Février 2017 par cirk75 dans Art

Plus connu sous le nom de "Petit Gougou", Alain André le M. Loyal du Festival international du Cirque de Monte-Carlo (voir blog04/10/2015) possède plusieurs cordes à son arc. Cet ancien élève des Beaux-Arts de Paris,  aime prendre ses pinceaux pour peindre les artistes de la piste. Lors du dernier Festival International du Cirque de Monte Carlo il avait présenté à l’hôtel Columbus quelques une de ses œuvres dont la plupart sont peintes sur bois.

#petitgougouartistepeintre

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Grimaces et Misères. Les Saltimbanques, au Musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris (Petit-Palais)

Publié le 24 Octobre 2016 par cirk75 dans Art

Cette immense huile sur toile (627x222cm) de Ferdinand Emmanuel Pelez de Cordoba d'Aguilar, dit Fernand Pelez réalisée en 1888, que l'on peut contempler au Petit-Palais à Paris, montre admirablement la parade des humbles où, sous leurs oripeaux du cirque, sous leurs costumes de piste, se cachent la désolation des pitres, la honte des parias, le désespoir des Paillasse. Et derrière la parade se cachent la fatigue et la misère des baladins qui vont de ville en ville, pour gagner difficilement leur vie. Le spectacle qu’ils donnent, qui devrait paraître gai et léger aux yeux du public, devient ici une mascarade sans joie. Et à travers l’étalement de l’âge des saltimbanques, croissant de gauche à droite, les vieillards figurant sans doute le sombre futur qui attend inexorablement ces enfants hagards, montre les différentes étapes de la vie...

Pelez ne connut jamais le succès… Il y a bien des raisons à cela : une société n’aime pas trop voir l’envers de son décor, surtout quand celui-ci est peuplé de malheur et d’accablement. La parole des humbles fait rarement recette…

Malheureusement de nos jours cette situation est devenue notre triste quotidien. Ainsi de l’autre côté de l’avenue, des enfants grassouillets posent dans des jardins pimpants et plus loin un peu en retrait, dorment sous des couvertures et des hardes trouées les exclus de notre société…

Et nul ne les regarde.

#petitpalaissaltinbanquespelez

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Robert Bonfils, (1886-1972), un artiste multifacettes

Publié le 19 Juin 2016 par cirk75 dans Art

Robert Bonfils, (1886-1972), un artiste multifacettes

Né à Paris en 1886 un 15 octobre, Robert Bonfils est un peintre, décorateur (textiles, reliures) graveur, affichiste et illustrateur de mode. Etudiant aux Arts décoratifs et aux Beaux-Arts de Paris exposant au Salon des Artistes français et deviendra rapidement un créateur réputé et recherché. Un des deux ouvrages qu'il consacre à la gravure, discipline qu’il découvre vers 1910, sera édité par l'École Estienne (La gravure et le livre, 1937), où il sera pendant trente-deux ans de 1919 à 1951 professeur.

Robert Bonfils, (1886-1972), un artiste multifacettes

Parmi ses réalisations passées à la postérité, on lui doit la célèbre affiche pour l’Exposition des arts décoratifs et industriels de 1925, ainsi que l’édition de tapis réalisés par la manufacture nationale des Gobelins dont "Le salon de la guerre" exposé à Aubusson en 2012.

Robert Bonfils, (1886-1972), un artiste multifacettes

Robert Bonfils coloriste harmonieux, nous a laissé moult reliures, étoffes, estampes, peintures, affiches ou décors où sa touche artistique qui donne à ses créations une bien belle sérénité et un équilibre harmonieux. Témoin cette admirable lithographie dans un pur style art déco, intitulée "Le Cirque" qui nous plonge en plein cœur de la piste d’un cirque. Et sous le regard des spectateurs dans la zone sombre et un peu statiques, on voit sous la chambrière du maître de la piste évoluer trois chevaux, deux blancs et un noir -mais peut-être il y en a d’autres car l’œuvre ne cadre qu’une partie de la piste- tourner dans une symphonie équestre et colorée.

Le parisien Robert Bonfils, après une vie artistique bien remplie décède à 86 ans le 1er novembre 1972. Aujourd’hui on peut découvrir un grand nombre de ses peintures et reliures, dans de nombreuses collections publiques ou privées à Paris ou en Province comme à l'Étranger.

#RobertBonfilscirque

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" Cirque Medrano les clowns "

Publié le 23 Avril 2016 par cirk75 dans Art

" Cirque Medrano les clowns "

Cette petite toile (33x46), peinte à l'huile représente sur un fond bleu, à gauche un clown blanc avec devant lui un auguste. Les deux personnages aux atours très sobres - un sac blanc surmonté d'une collerette blanche et couronné d'un cône terminé par un pompon de même couleur pour le premier, un maillot blanc rayé bleu avec une veste rouge-marron pour le second - semblent attendre. Le blanc a le teint un peu blafard composé d’un mélange de bleu, de blanc et de vert. Quant à l’auguste au gros nez rouge, aux sourcils épais et noirs, il parait songeur et semble porter sur ses épaules une grande lassitude. Bref ces deux personnages n’ont pas l’air de cultiver la joie de vivre ou la gaieté. Mais n'a-t-on pas l'habitude de dire que les clowns sont souvent hors de la piste des êtres tristes ou morose?

Ce tableau aux couleurs fortement contrastées parait bien banal, il manque par certains cotés de relief. Et cette toile n’aurait certainement pas accroché mon regard, si elle n’était due au talent d’un authentique artiste de la piste. En effet, en portant son regard en haut à droite de toile, on peut lire la signature de Dimitri Muller. Autrement dit Dimitri (voir blog14/09/2011), cet artiste mondialement reconnu, et créateur d'un nouveau mode d'expression artistique, mélange de deux arts, le mime-clown.

Le titre de cette toile semble être un clin d’œil à ses débuts en 1958 au cirque Medrano, avec pour partenaire Maïss (voir blog02/06/2013) clown légendaire qui l'avait remarqué au gymnase de la Cité du Midi.

Dimitri Jakob Müller de son vrai nom, et dont les enfants David, Nina et Masha (voir blogs 15, 16 et 18/09/2011) sont aussi d’authentiques artistes, a effectué de nombreuses tournées de part le monde dont trois saisons chez Knie et une au Big Apple Circus de New-York.

Pédagogue, metteur en scène, Dimitri fondera en 1971 dans le canton du Tessin, à Verscio le "Teatro Dimitri" duquel naîtra en 1975 la "Scuola" et la "Compagnia" du même nom, puis en 2000 ouverture du "Museo Comico".

Artiste multifacettes, en 2013 au Grand Théâtre de Genève Dimitri a aussi tenu le rôle de Frosch, le gardien de prison,) dans l'opérette "La Chauve-souris" de Johann Strauss, et ne désire rien d'autre que de divertir les gens en leur offrant un peu de lui même.

Cette toile n'est accrochée nulle part, car en ce moment elle est justement en vente sur Ebay.

Alors avis aux amateurs..

#dimitritableaumedrano

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