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Le bloc-notes de cirk75

Chronique au fil du temps et de la mémoire d'un circophile amateur

Articles avec #art catégorie

La femme à la panthère

Publié le 7 Octobre 2017 par cirk75 dans Art

Cette grande composition où figure dans une tonalité beige une dompteuse avec un fouet à la main face à une panthère assise sur un tabouret est due au talent d’un artiste doublement méconnu. Non seulement peu, connaisse le talent pictural de Jacques Van Melkebeke (1904-1983) mais peu connaisse qu'il fut un homme de l'ombre de la BD franco-belge, avec une influence considérable.

Grand ami d'Hergé et d’Edgar P. Jacobs, Jacques Van Melkebeke participe de manière officieuse à l'élaboration de certains scénarios des aventures de Tintin et de Blake et Mortimer. C’est même sa silhouette qui inspirera à E.P. Jacobs celle du Professeur Mortimer. Pour la petite histoire c’est un autre ami de Jacobs, Jacques Laudy qui sera la physionomie du Capitaine Blake et l’affreux Olrik sera Jacobs lui-même.

 

Peintre, journaliste, écrivain, et scénariste de bande dessinée belge, Jacques Van Melkebeke, également connu sous son pseudo Alexander Van Melkebeke, est un artiste qui a peint dans les années 20 de nombres scènes de cirque tel cette panthère tigrée en équilibre, ce tigre, ce cheval entrant sur la piste, ce dompteur tenant dans ses bras une panthère ou cette danseuse de corde.

Jacques Van Melkebeke un peintre animalier aimant les arts de la piste.

La femme à la panthère
La femme à la panthère
La femme à la panthère
La femme à la panthère
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"Au cirque" au Centre Pompidou de Paris

Publié le 24 Juin 2017 par cirk75 dans Art

Cette encre de Chine sur papier collé sur support (13,1 x 13,3 cm) date de 1904 et a été réalisée par l’artiste peintre, graveur et illustratrice Marie Laurencin (1883-1956). Dans cette encre en forme de carré, on distingue sur un fil, une fildefériste évoluer avec sûreté, tenant une sorte d’ombrelle circulaire dans chaque main, pour s'appuyer sur l’air et, sous le regard de son partenaire.

En bas à gauche une échelle comme par magie semble tenir debout par elle-même. Au premier plan, certaines végétations pourraient laisser supposer que nous sommes hors d’un bâtiment. De plus à l’arrière-plan des lignes verticales donnent l’impression que ce sont des troncs d’arbres. Est-ce dire que cette fildefériste travaille au palc, autrement dit travailler à l’extérieur ?

Cette encre de chine semble très différente des autres créations de ce peintre réputée pour ses pastels qui se retrouvent dans d’autres œuvres sur le cirque comme "La Dompteuse" (1916), "Les acrobates ou femmes de cirque" (1927) ou "Le Cirque".

"Au cirque" au Centre Pompidou de Paris
"Au cirque" au Centre Pompidou de Paris
"Au cirque" au Centre Pompidou de Paris

Pour beaucoup le travail de Marie Laurencin est juste bon pour décorer les chambres des jeunes filles, tant son utilisation des couleurs et des textures est tel qu’on ne sait pas si on regarde un dessin, une peinture ou une aquarelle.

Créatrice étroitement associée à la naissance de l'art moderne, et spectatrice régulière au début du XX° siècle, du cabaret Le Lapin agile, ou du cirque Médrano, elle a également réalisé des décors de ballet pour l'Opéra-comique, la Comédie Française, et les ballets de Roland Petit.

Condisciple de Georges Braque découverte par Clovis Sagot, créature d'Henri-Pierre Roché, muse de Guillaume Apollinaire, disciple d'Henri Matisse soutenue par André Derain, amie de Pablo Picasso jusqu'à leur rupture, Marie Laurencin a fait de son style, un dépassement indémodable tant du fauvisme que du cubisme et de sa vie une œuvre emblématique autant d'une révolution artistique que de la libération de la femme.

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Circus on the St. Jakobsplatz,

Publié le 17 Juin 2017 par cirk75 dans Art

Cette huile sur panneau (26 x 46) peinte comme indiqué en bas à gauche en 1881est signée, Franz Quaglio (1844-1921),  un peintre allemand  issu d’une famille d’artistes installée à Munich depuis le XVIII° siècle. Reconnu pour ses tableaux de chevalet et artiste peignait souvent des scènes rurales, des soldats ou des ... acrobates.

"Circus on the St. Jakobsplatz" en est un bon exemple et, nous montre la place d’une ville où un petit cirque a dressé sa tente. La finesse du travail ainsi que le foisonnement des détails, attirent naturellement l’attention du spectateur tant la scène semble vivante et réelle. Telle une photographie, elle représente un instant dans la vie d’une famille circassienne, la montrant hors de la piste affairée aux tâches ordinaires.

Au milieu de cette oeuvre un homme à cheval, costume bariolé, semble discuter avec des personnages qui sortent de la caravane, mais le couple à gauche ne parait pas être concernés par cette conversation. Sur la droite un enfant est entouré de chiens qui font le beau, attirés par quelques gourmandises, quant aux autres animaux (ânes, chevaux...) ils semblent se reposer en attendant leur pitance. Enfin au fond, un trio semblent échanger, peut être sur le spectacle à donner...et sur les picaillons à venir.

Les peintures de Franz Quaglio étaient de son temps fort appréciées, et il n’était pas rare que ce peintre en exécute plusieurs exemplaires du même sujet, tant les collectionneurs étaient friands de ces tableaux réalistes.

#franzquaglio

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"Clown with Drum" à Chicago au Terra Museum of American Art

Publié le 10 Juin 2017 par cirk75 dans Art

Walt Kuhn (1877- 1949) a souvent brossé des artistes du cirque. Il était si fasciné par la piste aux étoiles qu’il s’est lui-même représenté en clown tout blanc avec cet air triste caractérisait son oeuvre (voir ci-après).

Reconnu pour ses portraits pénétrants, mais parfois déconcertants, Kuhn malgré ses longs séjours en Europe a résisté tout au long de sa carrière à la plupart des aspects de l'avant-garde européenne. C’est pourquoi il fut perçu comme un des principaux représentants du réalisme américain.

 

"Clown with Drum" à Chicago au Terra Museum of American Art
"Clown with Drum" à Chicago au Terra Museum of American Art
"Clown with Drum" à Chicago au Terra Museum of American Art

Pour cette huile sur toile (154x105)  peinte en 1942, et exposé au "Terra Museum of American Art" de Chicago, Walt Kuhn nous propose un clown à la silhouette massive et immobile voire un peu statufié. Visage maquillé, assis à côté d’un tambour qu’il va utiliser pour son entrée, car il semble qu'il n’ait pas encore revêtu son sac de lumière. ce clown dont le regard semble impénétrable,  produit un fort contraste avec la liesse ressentie lors d'un spectacle de cirque.

Comme chez Bernard Naudin (voir blog03/06/2017) le clown de Walt Kuhn ne cultive ni le bonheur ni la joie, mais à l'air de porter sur ses robustes épaules tous les malheurs du monde.

Comme quoi le clown ne semble drôle que sur la piste.

#waltkuhn

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"Le clown" du Musée municipal Frédéric Blandin de Nevers

Publié le 3 Juin 2017 par cirk75 dans Art

Cette eau forte signée en bas à droite, est due au graveur, peintre illusrateur français Bernard Naudin (1876-1940). Cette gravure montre essentiellement un clown blanc, habillé de son traditionnel sac et coiffé par son non moins traditionnel cône. Derrière lui on entrevoit des tentures ce qui laisserait supposer que la scène se passe sous un chapiteau.

Le clown est représenté debout, jambes croisées, accoudé et semblant attendre probablement en coulisse le moment pour entrer en piste. Et le moins que l’on puisse dire c’est qu’il ne cultive pas l’allégresse. Il a l’air soucieux et à l’esprit occupé. Mais peut-être est-ce comme cela que sont les clowns hors de la piste, graves et sérieux, ne déchaînant les rires qu'en piste.

 

Bernard Naudin est célèbre pour ses représentations de déshérités, de scènes de la vie berrichonne, du monde de la musique, de la vie mondaine, du sport et du cirque et pour lequel il a réalisé un certain nombre de gravures dont plusieurs au cirque Fratellini (voir blog13/05/2013).

 

3 autres œuvres de Bernard Naudin sur les Arts de la piste:  Dans les coulisses du Cirque Fratelini, Le Saut périlleux et le coloré Scène de cirque avec clowns et acrobates
3 autres œuvres de Bernard Naudin sur les Arts de la piste:  Dans les coulisses du Cirque Fratelini, Le Saut périlleux et le coloré Scène de cirque avec clowns et acrobates
3 autres œuvres de Bernard Naudin sur les Arts de la piste:  Dans les coulisses du Cirque Fratelini, Le Saut périlleux et le coloré Scène de cirque avec clowns et acrobates

3 autres œuvres de Bernard Naudin sur les Arts de la piste: Dans les coulisses du Cirque Fratelini, Le Saut périlleux et le coloré Scène de cirque avec clowns et acrobates

Bernard Naudin fait aussi partie de ces artistes qui ont été très inspirés par le monde de la piste.

#bernardnaudin

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Les Clowns d'Auguste Chabaud, (1908)

Publié le 27 Mai 2017 par cirk75 dans Art

Cette huile sur toile représente un clown un peu renfermé sur lui, vu de profil, debout sur la piste d’un cirque.  Cette œuvre est due au peintre Auguste Chabaud (1882-1955),  spécialistes en scènes inspirées de la vie nocturnes parisiennes, ville où il séjourné longuement après 1906.

Fasciné par les lumières de la ville blafardes ou aveuglantes, il s’intéresse beaucoup au monde de la nuit et a croqué nombre de situations situées aux Folies Bergères, au Bal du Moulin Rouge ou au cirque Medrano (voir blog30/12/2015).

Ce clown au visage peu expressif, aux traits presque animal, loin de refléter la joie, est réduit au rang d’une caricature. Le blanc et le gris, utilisés impriment une ambiance qui est bien loin de la gaité et du rire que l’on est en droit d’attendre d’un tel numéro.

 

Dans une huile sur carton contrecollé sur bois, montrant un autre clown, Auguste Chabaud a représenté plus un juge ou un pasteur voire un croque-mort qu’un artiste de cirque. Là aussi ce personnage est loin de cultiver l’allégresse. Comme dans le premier tableau, l’œil perçoit toujours les mêmes sensations, celles de représenter la misère et la dureté de la vie.

Comme celui de Bernard Buffet (voir blog26/03/2016) le clown d’Auguste Chabaud ne cultive pas la jubilation, mais à un détail près, celui de Buffet est triste hors de la piste, le clown de Chabaud est triste aussi pendant qu’il exécute son entrée. Profondément humaine, cette œuvre rugueuse, invoque en nous des sensations primitives dont celle de la mort qui en est l’inéluctable terme.

Auguste Chabaud a longtemps caché ses œuvres, car elles allaient bien souvent à l’encontre de la morale protestante défendue par sa famille. Et ce n’est qu’au début des années cinquante,  après la mort de sa mère et quand ses propres enfants furent grands, qu’Auguste Chabaud osa enfin exposer le Paris nocturne, les cafés et les cabarets, les danseuses et les prostituées, mais aussi les gares, les enseignes lumineuses, le cirque et ses clowns.

Scène de cirque (Lavis, crayon gras rehaussé de crayons de couleurs sur papier)

Scène de cirque (Lavis, crayon gras rehaussé de crayons de couleurs sur papier)

#augustechabaud

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Clown et Cheval au cirque, (1939)

Publié le 20 Mai 2017 par cirk75 dans Art

Cette Gouache sur carton (25,5 x 32) a été peinte par Léo Gestel (1881-1941) un des artistes les plus novateurs de la peinture néerlandaise moderne. Elle montre un clown dans le rôle original d’écuyer présentant sur la piste d’un cirque un cheval qui se cabre. L’œil est attiré par ces deux sujets, un grand équidé brun et un humain dans un sac bleu, tête blanche coiffée d’un cône immaculé. Il faut dire qu'ils occupent les 3/4 de ce tableau. On aperçoit aussi en haut à gauche quelques spectateurs attentifs au spectacle et on entraperçoit derrière le clown les rideaux de la gardine.

Ce tableau est peint selon la technique du  pointilliste autrement dit par l'application de petits points de couleur distincts pour former une image. Il faut dire que Gestel fut fortement marqué par différents mouvements artistiques dont le pointillisme mais aussi le cubisme, le fauvisme, l'expressionnisme et le futurisme…

Malheureusement trop peu connu en dehors des Pays-Bas, frontières, et un peu éclipsé par Piet Mondrian ou Jan Sluyters, Léo Gestel est tout fois bien présent dans les musées d'Amsterdam ou de La Haye, mais forts peu en France.

#loegestel

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Le cerceau de papier, de Marcel Gromaire

Publié le 13 Mai 2017 par cirk75 dans Art

Cette œuvre est due au talent du peintre, graveur, décorateur, illustrateur et dessinateur de tapisserie français Marcel Gromaire (1892-1971). Artiste à l’écart des groupes et des courants et qui se décrit comme autodidacte même s'il est marqué par l’influence de Matisse, Cézanne et plus tard Fernand Léger (voir blog19/03/2011). Elève de personne, Gromaire a inventé un réalisme qui s’affranchit des règles et reflète un peu l’inspiration des primitifs romans ou gothiques.

Marcel Gromaire a très peu peint sur le monde du spectacle. "Le Cerceau de Papier" est certainement l’une de ses rares œuvres consacré à ce thème. Tableau fortement coloré où on distingue des cercles, des lignes transversales et horizontales des étoiles, tel est le style Gromaire où les constructions géométriques sont largement présentes.

L’œil du spectateur est naturellement attiré par le haut de l’œuvre, il faut dire que le papier blanc et le rouge du cerceau y pourvoit ainsi que la composition qui tourne tout autour du corps de l’artiste  Est-ce une écuyère ? On ne sait. La femme peinte semble parader au milieu d’un cerceau où le papier est transpercé. Est-on au music-hall ou au cirque ? Là aussi le titre de cette œuvre ne nous aide pas beaucoup pour répondre à la question, mais peu importe cette toile fascine Gromaire qui aime dessiner le corps féminin.

Notons que parmi ses nombreux dessins des années 20, deux mettent en scène aussi des moments où le spectacle est présent. Le premier "Au Bal Tabarin" où on peut voir des danseuses évoluer devant un public attentif et, le second "Scène de Foire" où en plus des chevaux de bois, dans la réalité ce sont plutôt des cochons de bois qui sont dessinés, on peut contempler en bas sur la droite un clown à la figure un peu désabusée. 

Le cerceau de papier, de Marcel Gromaire
Le cerceau de papier, de Marcel Gromaire

Artiste reconnu très tôt par les galeries et les musées, Marcel Gromaire a peint environ 700 toiles, et 78, provenant de la collection du Docteur Girardin, sont aujourd'hui au Musée d'art moderne de la Ville de Paris ainsi qu’un ensemble important de dessins et aquarelles.

#marcelgromaire

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Les Clowns, au Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris

Publié le 6 Mai 2017 par cirk75 dans Art

Le spectacle ne semble pas intéresser l'artiste. Seuls les deux clowns sont visibles, impliqués l'un dans l'autre suggérant ainsi la piste, elle même invisible comme les spectateurs et les autres artistes. Ce qui intéresse le peintre c’est ce fatras de formes et de couleurs que forme cette œuvre déstructurée.

Cette peinture à l’huile a été réalisée il y a cent ans en 1917, par le peintre dessinateur et graveur Albert Gleizes (1881-1953) un des membres fondateurs du cubisme, et ami de Jean Metzinger (voir blog04/03/2017). 

 

Durant la 1ère guerre mondiale, Gleizes mobilisé à Toul va collaborer avec Jean Cocteau lui resté à Paris, pour préparer à la demande du poète une série de maquettes de costumes pour une adaptation moderne du "Songe d'une nuit d'été" de Skakespeare que Jean Cocteau (voir blog09/12/2010) veut monter au Cirque Medrano de Paris( voir blog07/042011). Spectacle dans lequel le poète souhaite mêler clowns et acteurs du conflit mondial. Gleizes marqué par cette demande peindra cette toile, mais ce spectacle ne verra jamais le jour. 

 

Ce n’est pas la seule incursion de Gleizes dans le milieu de la piste, déjà en 1914 il a créé une gouache où il représente un clown acrobatique et en 1916 il peint cette huile sur carton représentant deux autres clowns. Là aussi ce sont deux œuvres fortement cubiques très tendance au début du XX+ siècle. 

Les Clowns, au Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris
Les Clowns, au Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris

En 1993, la Poste a fait réaliser en héliogravure un timbre d’une valeur faciale de 2,80 F, représentant le tableau des Clowns d’Albert Gleizes.

Clin d' œil au monde de la piste, notons que l’oblitération "premier jour", chère aux philatélistes, a été effectuée le 2 octobre 1993 dans les locaux du Centre National des Arts du Cirque à Châlons sur Marne (voir blog02/05/2011).

Une sorte de retour à la piste pour cette peinture faite de couleurs et de formes.

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La parade dans les foires

Publié le 29 Avril 2017 par cirk75 dans Art

Ce tableau nommé "Le cirque ambulant" est dû au talent du peintre, graveur et sculpteur français Charles Edouard Elmerich (1813-1889) élève d'Horace Vernet. Il montre sur la droite une foule de badauds attirée par la parade donnée par un cirque français (on distingue un drapeau tricolore sur la façade de cet établissement) travaillant en palc (plein air).

Au milieu du tableau un saltimbanque avec une trousse brune trompette à la bouche pendant qu’une femme au corsage jaune à grand renfort de grosse caisse, incitent les badauds à entrer voir le spectacle. En arrière plan on distingue quelques artistes qui vont ou qui ont déjà paradé.

Cette toile dépeint la parade qui dans les foires au XIX° siècle et même plus tard, permettait aux bonimenteurs de promettre pour quelques pièces un spectacle merveilleux. Parmi les établissements qui utilisèrent cette technique de communication et qui firent les beaux jours des foires parisiennes citons les cirques forains Zanfretta, Fanni (voir blog20/05/2011) ou Lambert, dont les façades étaient très richement décorés.

#foireparade

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