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Le bloc-notes de cirk75

Chronique au fil du temps et de la mémoire d'un circophile amateur

Articles avec #art catégorie

Clown et Cheval au cirque, (1939)

Publié le 20 Mai 2017 par cirk75 dans Art

Cette Gouache sur carton (25,5 x 32) a été peinte par Léo Gestel (1881-1941) un des artistes les plus novateurs de la peinture néerlandaise moderne. Elle montre un clown dans le rôle original d’écuyer présentant sur la piste d’un cirque un cheval qui se cabre. L’œil est attiré par ces deux sujets, un grand équidé brun et un humain dans un sac bleu, tête blanche coiffée d’un cône immaculé. Il faut dire qu'ils occupent les 3/4 de ce tableau. On aperçoit aussi en haut à gauche quelques spectateurs attentifs au spectacle et on entraperçoit derrière le clown les rideaux de la gardine.

Ce tableau est peint selon la technique du  pointilliste autrement dit par l'application de petits points de couleur distincts pour former une image. Il faut dire que Gestel fut fortement marqué par différents mouvements artistiques dont le pointillisme mais aussi le cubisme, le fauvisme, l'expressionnisme et le futurisme…

Malheureusement trop peu connu en dehors des Pays-Bas, frontières, et un peu éclipsé par Piet Mondrian ou Jan Sluyters, Léo Gestel est tout fois bien présent dans les musées d'Amsterdam ou de La Haye, mais forts peu en France.

#loegestel

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Le cerceau de papier, de Marcel Gromaire

Publié le 13 Mai 2017 par cirk75 dans Art

Cette œuvre est due au talent du peintre, graveur, décorateur, illustrateur et dessinateur de tapisserie français Marcel Gromaire (1892-1971). Artiste à l’écart des groupes et des courants et qui se décrit comme autodidacte même s'il est marqué par l’influence de Matisse, Cézanne et plus tard Fernand Léger (voir blog19/03/2011). Elève de personne, Gromaire a inventé un réalisme qui s’affranchit des règles et reflète un peu l’inspiration des primitifs romans ou gothiques.

Marcel Gromaire a très peu peint sur le monde du spectacle. "Le Cerceau de Papier" est certainement l’une de ses rares œuvres consacré à ce thème. Tableau fortement coloré où on distingue des cercles, des lignes transversales et horizontales des étoiles, tel est le style Gromaire où les constructions géométriques sont largement présentes.

L’œil du spectateur est naturellement attiré par le haut de l’œuvre, il faut dire que le papier blanc et le rouge du cerceau y pourvoit ainsi que la composition qui tourne tout autour du corps de l’artiste  Est-ce une écuyère ? On ne sait. La femme peinte semble parader au milieu d’un cerceau où le papier est transpercé. Est-on au music-hall ou au cirque ? Là aussi le titre de cette œuvre ne nous aide pas beaucoup pour répondre à la question, mais peu importe cette toile fascine Gromaire qui aime dessiner le corps féminin.

Notons que parmi ses nombreux dessins des années 20, deux mettent en scène aussi des moments où le spectacle est présent. Le premier "Au Bal Tabarin" où on peut voir des danseuses évoluer devant un public attentif et, le second "Scène de Foire" où en plus des chevaux de bois, dans la réalité ce sont plutôt des cochons de bois qui sont dessinés, on peut contempler en bas sur la droite un clown à la figure un peu désabusée. 

Le cerceau de papier, de Marcel Gromaire
Le cerceau de papier, de Marcel Gromaire

Artiste reconnu très tôt par les galeries et les musées, Marcel Gromaire a peint environ 700 toiles, et 78, provenant de la collection du Docteur Girardin, sont aujourd'hui au Musée d'art moderne de la Ville de Paris ainsi qu’un ensemble important de dessins et aquarelles.

#marcelgromaire

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Les Clowns, au Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris

Publié le 6 Mai 2017 par cirk75 dans Art

Le spectacle ne semble pas intéresser l'artiste. Seuls les deux clowns sont visibles, impliqués l'un dans l'autre suggérant ainsi la piste, elle même invisible comme les spectateurs et les autres artistes. Ce qui intéresse le peintre c’est ce fatras de formes et de couleurs que forme cette œuvre déstructurée.

Cette peinture à l’huile a été réalisée il y a cent ans en 1917, par le peintre dessinateur et graveur Albert Gleizes (1881-1953) un des membres fondateurs du cubisme, et ami de Jean Metzinger (voir blog04/03/2017). 

 

Durant la 1ère guerre mondiale, Gleizes mobilisé à Toul va collaborer avec Jean Cocteau lui resté à Paris, pour préparer à la demande du poète une série de maquettes de costumes pour une adaptation moderne du "Songe d'une nuit d'été" de Skakespeare que Jean Cocteau (voir blog09/12/2010) veut monter au Cirque Medrano de Paris( voir blog07/042011). Spectacle dans lequel le poète souhaite mêler clowns et acteurs du conflit mondial. Gleizes marqué par cette demande peindra cette toile, mais ce spectacle ne verra jamais le jour. 

 

Ce n’est pas la seule incursion de Gleizes dans le milieu de la piste, déjà en 1914 il a créé une gouache où il représente un clown acrobatique et en 1916 il peint cette huile sur carton représentant deux autres clowns. Là aussi ce sont deux œuvres fortement cubiques très tendance au début du XX+ siècle. 

Les Clowns, au Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris
Les Clowns, au Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris

En 1993, la Poste a fait réaliser en héliogravure un timbre d’une valeur faciale de 2,80 F, représentant le tableau des Clowns d’Albert Gleizes.

Clin d' œil au monde de la piste, notons que l’oblitération "premier jour", chère aux philatélistes, a été effectuée le 2 octobre 1993 dans les locaux du Centre National des Arts du Cirque à Châlons sur Marne (voir blog02/05/2011).

Une sorte de retour à la piste pour cette peinture faite de couleurs et de formes.

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La parade dans les foires

Publié le 29 Avril 2017 par cirk75 dans Art

Ce tableau nommé "Le cirque ambulant" est dû au talent du peintre, graveur et sculpteur français Charles Edouard Elmerich (1813-1889) élève d'Horace Vernet. Il montre sur la droite une foule de badauds attirée par la parade donnée par un cirque français (on distingue un drapeau tricolore sur la façade de cet établissement) travaillant en palc (plein air).

Au milieu du tableau un saltimbanque avec une trousse brune trompette à la bouche pendant qu’une femme au corsage jaune à grand renfort de grosse caisse, incitent les badauds à entrer voir le spectacle. En arrière plan on distingue quelques artistes qui vont ou qui ont déjà paradé.

Cette toile dépeint la parade qui dans les foires au XIX° siècle et même plus tard, permettait aux bonimenteurs de promettre pour quelques pièces un spectacle merveilleux. Parmi les établissements qui utilisèrent cette technique de communication et qui firent les beaux jours des foires parisiennes citons les cirques forains Zanfretta, Fanni (voir blog20/05/2011) ou Lambert, dont les façades étaient très richement décorés.

#foireparade

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Le cirque de Calder, œuvre artistique faite de bouts de ficelle, de fil de fer et autres ressorts…

Publié le 22 Avril 2017 par cirk75 dans Art

Le cirque de Calder est une œuvre créée à la fin des années 1920 par le sculpteur américain Alexander Calder (1898-1976) création qu’il a constamment complétée au fil de sa vie d’éléments nouveaux.

Cette œuvre utilise des automates et des personnages miniatures pour un spectacle de cirque sur une piste mesure moins d'un mètre de large. Les exercices d’équilibrisme et d’acrobatie des personnages sont des défis aux lois de la pesanteur et témoignent d’une pensée plastique fondée sur la tension entre équilibre et déséquilibre.

D’abord réservé à ses proches, le Cirque a intéressé un cercle grandissant d’amis puis de critiques jusqu’à devenir un véritable happening. Le Cirque de Calder peut être considéré comme l’un des premiers exemples de performance artistique, au sens où celle-ci se définit par la présence même de l’artiste et par le rôle de l’improvisation.

Le cirque de Calder, œuvre artistique faite de bouts de ficelle, de fil de fer et autres ressorts…
Le cirque de Calder, œuvre artistique faite de bouts de ficelle, de fil de fer et autres ressorts…

Cette œuvre a fait l’objet de deux films. Dans celui de Jean Painlevé tourné en 1927 où on peut voir Calder, tel un marionnettiste omniprésent, omnipotent, actionner les très nombreux personnages qui composent les 28 attractions. En 1961, Carlos Vilardebo a tourné un court métrage, montrant une représentation avec des commentaires d'Alexander Calder lui même sur une musique de Pierre Henry.

Premier chef-d’œuvre de Calder, surtout connu pour ses mobiles, le Cirque de Calder est conservé aux USA au Whitney Museum de New York et du 18 mars au 20 juillet 2009 a été exposé au Centre Pompidou à Paris.

#cirquecalder

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Jean Barrez dit Joë Bridge (1886-1967)

Publié le 20 Avril 2017 par cirk75 dans Art

Nous avons déjà évoqué "Blanche Neige" la version féerique et nautique donnée en 1941 au Cirque d’hiver (voir blog04/12/2015) d'après les contes des frères Grimm, musique de Raymond Brunel (voirblog05/09/2011), lyric de Jean Loisel, et textes de Joseph Bouglione et Jean Loisel.

Ce que l’on sait moins c’est que les éditions musicales Selmer pour illustrer les 5 chansons de cette pantomime on a fait appel au talent du peintre, illustrateur, affichiste et graphiste français, Jean Barrez plus connu sous le nom de Joë Bridge. En regardant ces belles et raffinées illustrations, on peut entre autres voir comment étaient costumés Alex (voir blog20/12/2011) et Zavatta (voir blog17/05/2015), les vedettes de cette production.

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Joë Bridge né à New-York en 1886, possédait de nombreuses cordes à son arc. En plus de ses talents de dessinateurs, c’était aussi un habile humoriste et, en 1904 fait ses débuts sur les planches des Music-halls parisiens en proposant un numéro comique. Parallèlement, il dessine des affiches et collabore à la presse satirique de l’époque. Très en vue dans les années 1920, il fonde son atelier de publicité au 224, rue de Rivoli, à Paris.

Il reste l’auteur de nombreuses affiches qui ont marqué leur temps et qui vantaient : Félix Potin (Chocolat), La Régie des Tabacs et sa marque de cigarettes Gauloises (Années 1930), Olida (Charcuterie), les automobiles Vermorel dans le Rhône, affiche pour la Coupe du Monde de Football en 1938, et n'oublions la création des personnages de Graf et Grafinette pour mettre en avant les Fromages fondus des frères Graf du Jura.

En 1947, il devient président du syndicat autonome des dessinateurs journalistes.

Un site http://www.caricaturesetcaricature.com/2014/11/joe-bridge-le-messager-par-jean-barrez.html tenu par son fils est dédié à sa mémoire, de cet artiste décédé en 1967.

#josëbridge

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Le cirque de Fernando Botero

Publié le 11 Mars 2017 par cirk75 dans Art

Né le 19 avril 1932 à Medellin, Fernando Botero Angulo est un peintre et sculpteur colombien réputé pour ses personnages aux formes rondes et voluptueuses. Il développe un style propre qui lui permet de n’être associé à aucun mouvement ou courant, passé ou présent. Ce qui est peut-être moins connu, c’est que son œuvre n’est pas fermée aux arts de la piste. Témoin une exposition qui s’est tenue du 19 décembre au 1er mars 2009 au Nouveau Musée National de Monaco, dans le cadre du 23ème Festival International du Cirque de Monte-Carlo, et qui présentait une vingtaine de tableaux sur les arts de la piste peints entre 2007 et 2008.

Cette attirance pour le cirque lui vient d’un séjour qu'il a effectué en 2006 à Ziuantanejo petite ville mexicaine, où il trouve une troupe de cirque paradant dans les rues. Au contact de ces saltimbanques des souvenirs d’enfance dans sa ville natale de Medellin lui reviennent en mémoire, ce que l’artiste cherche à reconstituer par ces toiles.

Ces peintures nous montrent des artistes avec des costumes aux couleurs éclatantes cachant néanmoins une évidente mélancolie. Seul sur le visage du clown on voit parfois un sourire s'ébaucher. Malgré cela Botero pose un regard affectueux sur ces personnages remplissant la toile de leurs rondeurs, l’imprégnant de résignation, comme une sorte d'allégorie de la vie.

Signalons aussi un livre réunissant quelques peintures et dessins sur le cirque de Botero. Parmi les personnages que l'artiste représente, on trouve des acrobates, des danseurs de cordes, des jongleurs, des clowns, des dompteurs de lions…

Botero un peintre circophile...

#boterocirque

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L’Ecuyère au Centre Pompidou de Paris cirque (1919)

Publié le 4 Mars 2017 par cirk75 dans Art

Cette aquarelle sur papier (16 x 19 cm) a été réalisée en 1919 par le peintre Jean Metzinger (1883-1956) à cette époque grand adepte du cubisme. Cette déconstruction agencée est la signature de ce mouvement artistique, né au début du XX° siècle en réaction à l’impressionnisme. Cette fragmentation des objets et la volonté d'en montrer plusieurs facettes grâce au pivotement des plans est peut-être encore plus présente dans cette huile sur toile de Metzinger peinte en 1911, nommée "La Femme au cheval".

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Mais après la guerre 14-18, dégagé de l’influence de Braque et Picasso, Jean Metzinger produit des œuvres moins fragmentés, plus figuratives mais plus naïve comme cette autre écuyère peinte en 1926.

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Le cirque est en effet une source d’inspiration qui a passionné cet artiste et à qui on doit quelques belles créations où les écuyères de la piste sont souvent présentes.

L’Ecuyère au Centre Pompidou de Paris cirque (1919)
L’Ecuyère au Centre Pompidou de Paris cirque (1919)
L’Ecuyère au Centre Pompidou de Paris cirque (1919)
L’Ecuyère au Centre Pompidou de Paris cirque (1919)

Jean Metzinger un artiste à plusieurs facettes, dont les œuvres sont conservées dans de nombreux musées internationaux : Tate Gallery de Londres, Guggenheim Museum de New-York, Brême, Buffalo, Musée d’Art moderne de Paris, Philadelphie, Venise, etc....

#jeanmetzinger

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Dompteuse de panthères au musée des Beaux-Arts de Tours (vers 1910)

Publié le 25 Février 2017 par cirk75 dans Art

Ce tableau du au talent du peintre, caricaturiste français Jean Veber (1864-1928) représente celle qui fut baptisée la "Reine des léopards" autrement dit la dompteuse Morelli. Elle fut à la fin du XIX° siècle et au début du XX° en même temps que l’allemande Claire Héliot ou la française Tilly-Bébé, une des maîtresses des fauves.

Cette peinture nommée la "Dompteuse de panthères" nous montre une dresseuse faisant travailler dans une cage des félins à la fourrure tachetée. Le tout est enveloppé dans un camaïeu où le marron domine. En haut à droite deux points lumineux attirent l’œil et permettent à l’artiste de peindre des zones d’ombre et de lumière.

Dompteuse de panthères au musée des Beaux-Arts de Tours (vers 1910)

Cette huile semble partagée en 2 parties. A gauche la dompteuse Morelli le fouet dans la main droite, chevelure relevée en chignon, trône superbe dans sa robe noire avec des reflets châtaignes. Elle donne avec son bâton tenu dans sa main gauche un ordre à une panthère. A droite on distingue 3 félins ainsi que des spectateurs semblant fascinés par l'audace de l’artiste.

Une panthère en haut sous le point lumineux s'agite et un autre animal à la fourrure tachetée est tapi (peut être prêt à sauter ?) derrière le félin principal. Ces attitudes donnent au numéro se déroulant probablement dans une ménagerie ambulante, une sentiment de danger.

Artiste un peu méconnu aujourd'hui, fils d’un dessinateur de l’industrie dentellière, Jean Veber a souvent dépeint la vie des gens avec des scènes d’une blessante cruauté.

 

Gravement touché par les gaz durant la guerre 14-18, Jean Veber en subira les conséquences durant les dix dernières années de sa vie et décédera en 1928 des suites de ses blessures... 

 

#jeanveber

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Le jockey d'Epsom au Musée des Beaux-Arts de Nantes

Publié le 18 Février 2017 par cirk75 dans Art

Cette eau forte (20,9  x 17,2) de 1913 due au talent du peintre, dessinateur, graveur, aquafortiste, lithographe et illustrateur français, Jean Emile Laboureur  (1877-1943),  est une des rares incursions de cet artiste nantais dans le monde de la piste, lui qui était plutôt porté à dessiner sa Bretagne ou les combats de la guerre 14-18.

Laboureur dont le dessin est fortement influencé par le cubisme, met en piste un cheval équipé d’un simple surfaix, sur lequel un acrobate est en train de réaliser une série de voltiges équestres. Un prochain saut d’obstacle se profile. En haut et à gauche le régisseur ou un auguste, on discerne mal, maintient une barrière pour permettre au cheval et au cavalier de la franchir. Une autre barrière apparaît tout en haut à gauche donnant ainsi à cette oeuvre une impression de mouvement circulaire. Un peu en retrait un second acrobate équestre situé sur le côté droit attend son heure pour participer au numéro.

Quelques spectateurs assis, regardent le numéro tout en haut à gauche.

Cette estampe montre les qualités graphiques de Laboureur qui jouissait en son temps d’une belle réputation de graveur et dont bon nombre de ses peintures se trouvent dans des musées de province et notamment à Nantes, sa ville natale.

#jeanemilelaboureur

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