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Le bloc-notes de cirk75

Depuis 2010, Chronique au fil du temps et de la mémoire d'un circophile amateur

Articles avec #art catégorie

Quelques peintures du temps du cirque Medrano (ex Fernando) de Paris

Publié le 18 Octobre 2020 par cirk75 dans Art

Pour les congés de la Toussaint, voici un petit florilège de tableaux où le Cirque Medrano (ex Fernando), est mis en vedette....

 

Quelques peintures du temps du cirque Medrano (ex Fernando) de Paris
Quelques peintures du temps du cirque Medrano (ex Fernando) de Paris
Quelques peintures du temps du cirque Medrano (ex Fernando) de Paris
Quelques peintures du temps du cirque Medrano (ex Fernando) de Paris
Quelques peintures du temps du cirque Medrano (ex Fernando) de Paris
Quelques peintures du temps du cirque Medrano (ex Fernando) de Paris
Quelques peintures du temps du cirque Medrano (ex Fernando) de Paris
Quelques peintures du temps du cirque Medrano (ex Fernando) de Paris

 

Les Jongleuses au Cirque Fernando par Pierre Auguste Renoir  (voir blog31/122015)

Leçon de maintient au Cirque Fernande par Maurice Blum (voir blog17/03/3018)

Equestrienne au Cirque Fernando par François Flameng (voir blog22.12/2017)

Le cirque de Georges Seurat (voir blogs 17/04/2013 & 02/01/2016)

Le Cirque Medrano, Bd. Rochechouart par Louis Abel-Truchet (voir blog01/12/2018) 

L'écuyère à panneau du Cirque Medrano par Jean Dufy (voir blog31/03/2018)

L'écuyère du Cirque Fernando par Toulouse Lautrec (voir blog03/01/2016)

L'écuyère et le Clown au Cirque Medrano (voir blog06/04/2019)

Comme on le voit ce cirque parisien a été une intense source d'inspiration pour bien des peintres et à des époques différentes. 

C'est pourquoi beaucoup ont surnommé cette piste à juste titre :"le cirque des peintres" (voir blog30/12/2015)

 

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Ecuyère (Musée municipal de Bourgoin Jallieu)

Publié le 17 Octobre 2020 par cirk75 dans Art

Comme dans bien des œuvres représentant ces deux personnages si caractéristiques et mythiques du monde de la piste, le peintre Joseph Buisson (1859-1910) dans une toile réalisée après 1890, on n’a pas d’autres précisions sur la date, montre un  couple alliant la grâce au grotesque et la tristesse à la joie,

Nous sommes sur la piste d’un cirque où en plein milieu d'un numéro. Une belle écuyère, toute de blanche vêtue, est assise avec élégance sur le dos d’un cheval à la robe bai. Cette amazone regarde affectueusement un bouffon habillé de rouge à la chevelure terminée en houppette, digne de celle de Geronimo Medrano (voir blog17/10/2011). Le comique cache dans sa main droite un bouquet de fleurs qu’il va donner à sa belle.

On remarque aussi sur la gauche du tableau, un clown blanc habillé d’un sac vert, et un peu devant ce personnage on distingue un cerceau rouge posé contre un tabouret d’assise, qui attend le bon vouloir de la cavalière. Enfin à l’opposé sur la droite on aperçoit un autre blanc engoncé dans un sac verdâtre et M. Loyal devant la gardine, Tous les deux semblent observer de loin cette scène de facture très classique.

Au fond les spectateurs complètent cette huile sur toile (81x65) accrochée sur une cimaise du Musée municipal de Bourgoin-Jallieu.

Très curieusement on sait peu de chose de ce peintre..

Fut-il ou non amateur des arts de la piste? Cette information est aussi absente.

Joseph Buisson un peintre totalement tombé dans l'oubli...

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"La toile vivante" une œuvre vraiment singulière signée Charles Belle,

Publié le 12 Octobre 2020 par cirk75 dans Art

Pour son ultime spectacle Bernard Kudlak (voir blo13/06/2015) le directeur du Cirque Plume a demandé à Charles Belle un ami peintre d’utiliser une de ses compositions comme décor naturel de “La Dernière Saison” (voir blog07/06/2017). La genèse de cette œuvre nommée "La toile vivante" mérite d’être contée, tant elle souligne la ligne créatrice de cet artiste inclassable.

L’histoire débute lors de l’hiver 2015, époque où le peintre veut réaliser une œuvre très personnelle et destinée à n’être jamais exposée. Pour cela, Charles Belle installe une grande toile de 3 x 8 mètres dans un endroit quasiment inaccessible au cœur de la forêt du  Haut-Doubs, un lieu où les indiscrets randonneurs n’iront pas.

Pour réaliser cette œuvre, le peintre fabrique une sorte de pinceau avec une branche et un bloc de fusain avec lequel il commence à jeter sur la toile, tendue entre deux arbres, un dessin abstrait. Puis sur l’autre face, il va réaliser un second dessin, encore plus obscur, plus impénétrable. Belle enfin abandonne le tout pendant de long mois aux bons soins de la forêt. Au contact du temps et des conditions climatiques, le vent, la neige, la pluie et les branches, la griffent, la patinent, l’abîment, la transforment,.

A l’automne suivant, Charles Belle revient et découvre une toile envahie par la végétation. La nature semble reprendre ses droits sur cet intrus. Avec un bloc de fusain, il recouvre le premier dessin et retravaille le tout. Puis il abandonne de nouveau cette toile dans la forêt où elle est de nouveau malmenée par les éléments climatiques.

En 2017, un an plus tard accompagné de son ami Bernard Kudlak, Belle vient revoir l’œuvre où les lignes du premier dessin réapparaissent sous le noir, le fusain a coulé, les branches laissent des traces de griffures. Cette œuvre qui a été confiée 608 jours à la nature plait à Bernard Kudlak qui souhaite l’intégrer dans son spectacle en préparation et demande à l'utiliser en fond de spectcle.

"La toile vivante" tel est son nom est, aujourd'hui l'objet d'un film, d’un spectacle et d'un livre-mémoire. Une manière de conter, par les mots et la pellicule aussi, cette aventure pas comme les autres.

Charles Belle peintre de la singularité...

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Promenade au bois de Boulogne (collection particulière)

Publié le 3 Octobre 2020 par cirk75 dans Art

Peintre et dessinateur français Constantin Guys (1802-1892) n’a jamais peint ou dessiné le cirque. Croqueur de la vie parisienne il aimait beaucoup dans ses œuvres représenter le cheval. Témoin cette aquarelle, plume et encre grise (18,6 x 26,8) montrant un cavalier caracolant sur son fougueux cheval dans les allées du bois de Boulogne à Paris.

On lui doit de nombreuses créations où le cavalier est un militaire rappelant même si cela indispose les animalistes que le cirque est né il y a plus de 250 ans avec le cheval –d’où la piste ronde- et de l’imagination d’un militaire Philip Astley (voir blog06/04/2018)  

Le musée des Beaux-Arts d’Angers, mais aussi le Louvre, le Musée Carnavalet ainsi que Musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris possèdent des œuvres de cet artiste.

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Les Jongleurs, collections particulières

Publié le 26 Septembre 2020 par cirk75 dans Art

Comme bon nombre d'artistes, Győző Vásárhelyi, dit Victor Vasarely (1908-1997) (artiste plasticien franco-hongrois reconnu comme étant le maître de l'Optical-art, ou art optique, style où les motifs géométriques excitent forcément notre œil) avait en 1981-1982 réalisé une série de lithographies-sérigraphies en couleur signée, datée, ayant pour thème la jonglerie.

 

Les Jongleurs, collections particulières
Les Jongleurs, collections particulières

Notons aussi qu’il a aussi conçu dans les années 1930 et dans son style si particulier de nombreuses œuvres où les animaux de la piste sont présents, comme le cheval, le zèbre.

Vasarely n’était pas un artiste spécialement habité par le monde de la piste, mais par le mouvement d’où ces créations fort originales.

 

 

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Ballet de Papa Chrysanthème, au Musée Toulouse Lautrec d’Albi

Publié le 19 Septembre 2020 par cirk75 dans Art

Cette huile sur carton datée de 1892, (65x58, 3) nous semble familière car par deux fois (blogs 20/12/2019 & 23/11/2019) nous avons évoqué ce spectacle fort apprécié et présenté sur la piste d’un cirque parisien.

Rappelons qu’entre novembre 1892 et janvier 1893 le Nouveau Cirque de la rue Saint-Honoré de Paris, (voir blog07/09/2011) présente un ballet de "Papa Chrysanthème", mettant en scène un prince nippon revenant d’Occident avec sa fiancée européenne.

Dominique Denis dans son livre consacrée à cette piste (voir blog26/04/2020) rappelle que cette fantaisie qui refusait du monde, conçue par Raoul Donval, nous permettait d’applaudir "le clown Gassion sur échasses et la troupe acrobatique Balaguer. La partie clownesque était assurée par le drolatique Foottit (voir blog05/02/2016) et le duo Pierantoni et Salamontès."

Cette fantaisie nautique japonisante inspira le peintre Toulouse-Lautrec une série d’études dessinées et peintes. On lui doit notamment une peinture intitulée "Au Cirque Nouveau, La Clownesse aux cinq plastrons" représentant un autre moment de ce spectacle (voir blog23/11/2019). Cette œuvre, sur papier vélin avec un assemblage de fusain, gouache, aquarelle et huile, est exposée aux Etats-Unis au Phildelphia Museum of Art.

En France, le musée d’Orsay possède dans ses collections un vitrail représentant ce même thème, travail conçu par l'artiste designer américain Louis Comfort Tiffany. 

Dans l’huile sur carton qui nous intéresse aujourd’hui et conservée par le musée albigeois, on voit en premier plan le dos deux corps féminins bras levés. Au centre de la piscine une jeune femme s’adonne à une danse d’apparat, évoquée par un jeu de hachures bleu dur, les pieds posés sur une feuille de nénuphar, l’artiste rejette en arrière son dos en une cambrure souple et fulgurante. L’ample envolée de la robe est amplifiée par le mouvement oscillatoire des bras levés et arrondis des danseuses figurées de dos au premier plan et par les courbes de la piste, lignes énergiquement brossées.

Notons qu’une autre version un peu moins sensuel de ce numéro, est accrochée au  Museo Carmen Tyssen de Malaga, comme quoi ce ballet a fortement marqué l’œuvre du peintre montmartrois.

 

 

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François Fratellini (Musée du Cirque de Gilles Maignant)

Publié le 13 Juin 2020 par cirk75 dans Art

Nous avons déjà évoqué les dons picturaux d’Alain André autrement dit Petit Gougou (voir blog02/02/2017) ancien élève des Beaux-Arts de Paris, et  peintre à ses heures avec comme thème de prédilection l’univers du cirque.

Le Musée du Cirque de Gilles Maignant à Nice, vient de compléter sa collection dédiée aux frères Fratellini (voir blog18/05/2015) avec cette peinture représentant le clown François Fratellini,  réalisée à partir d’une des nombreuses photos représentant cet artiste.

La photographie à l'origine de cette toile montre bien la grâce et la légèreté que possédait cet élégant artiste qui avait débuté sa carrière en étant un étonnant écuyer à plateau, un extraordinaire acrobate et un danseur d'une souplesse et d'une vivacité sans pareilles. Magnifique clown parleur il était aussi reconnu pour ses sacs pailletés qu’il revêtait lors des entrées qu’il donnait avec Paul et Albert ses deux frères.

Toutes ces qualités qu’Alain André a bien su rendre dans cette œuvre qui orne désormais l'espace Fratellini de ce musée privé que Gilles Maignant souhaite ouvrir à Nice.

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Le Saut Raté (Smithsonian American Art Museum Washington DC)

Publié le 6 Juin 2020 par cirk75 dans Art

On a déjà évoqué John Steuart Curry (1897-1946), peintre américain grand connaisseur du monde de la piste à travers un tableau nommé "Spectateurs au Cirque" (voir blog16/06/2018). Nous savons qu’en 1932 il  passé plus de 6 semaines à suivre la tournée du plus grand spectacle du monde autrement dit du Ringling Bros. et Barnum & Bailey Circus. Et de ce voyage dans le monde circassien il a rapporté de nombreux dessins et des toiles qui ne représentent pas forcément ce que l’on a l’habitude de voir dans ce type de peinture.

C’est encore le cas dans cette lithographie sur papier (42,8 x 24,8) réalisée en 1934 et  intitulée "Le Saut Raté" J. S. Curry représente un thème rarement représenté car généralement on préfère dessiner la réussite plutôt que l’échec. C’est pourtant un saut raté, titre de cette œuvre, qu’il nous montre, Ce montre le moment où les artistes, ici ils sont deux une voltigeuse et un porteur, loupent leur rattrape. Il n’en a pas manqué beaucoup pour que la figure aérienne soit parfaite.  Si les deux mains gauches des deux aériens s'étaient trouvées le sort aurait été différent, mais le renom du numéro en a pris tout de même un coup.  Heureusement, le filet que l'on perçoit en bas à gauche, va amortir la chute et permettre à la voltigeuse d’avoir plus de peur que de mal, sauf si sa réception est bonne, car il ya toujours un risque à tomber dans un filet de sécurité. Mais la suite nous ne la connaissons pas, à nous de l'imaginer.

Peut être pour faire ressentir plus ce côté tragique, J. S. Curry a réalisé cette œuvre en noir et blanc, laissant peut être suggérer que les étoiles de la piste ont deux possibilité, la réussite (le blanc) ou le déboire (le noir).

Beau symbole, non!

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Une peinture circassienne d’un peintre breton, René Quéré

Publié le 30 Mai 2020 par cirk75 dans Art

La page Facebook de la revue Couleur Cirque, vient de diffuser une œuvre originale et poétique de René Quéré un peintre spécialisé dans les scènes de marins et de quais où l'on sent l’agitation, et peu présent dans celles représentant les saltimbanques. .

Cette peinture nous montre un groupe de trois femmes et deux enfants se tenant devant un parapluie (chapiteau) entouré de verdines (roulottes), le tout planté sur un terrain vague, hors d'une ville, sous un ciel un peu plombé..Un peu en retrait sur la gauche, trois hommes et encore plus loin on distingue ce qui parait être un cheval complètent ce tableau qui ne cultive pas la gaieté..

Contours simplifiés, présences humaines allusives, aplats de couleurs froides, même si l’ocre et le rouge ne sont pas absents, tout concourt dans cette peinture à donner aux spectateurs cette impression de tristesse.

Dans un style un peu naïf, René Quéré retranscrit dans ce tableau la rudesse au  jour le jour de la vie familiale des voyageurs.

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Le Clown Blanc (collection privée), signé et annoté au dos J Kostia-Blancheteau

Publié le 24 Mai 2020 par cirk75 dans Art

Cette huile sur toile (116x89) peinte dans les années 50, nous montre en premier plan et occupant les trois quarts de l’œuvre, un blanc vêtu d’un sac bleu, manches gigot, jouant du saxophone. Un peu plus loin sur la droite un auguste fortement grimé avec un énorme nœud papillon, un costume vert et gilet rouge, un bandonéon à la main assis sur la piste ponctue ce concert de musique.

Dans l’ombre, derrière ces deux comiques on entrevoit un aérien qui semble grimper à l’aide d’une échelle de corde vers son agrès. Nous sommes au cirque en présence de trois personnages inhérents, mais ils ne sont pas les seuls, composant un spectacle digne des arts de la piste.

Dans un style avec des couleurs un peu sombres ce qui pourraient faire penser aux clowns si chers à Bernard Buffet (voir blog18/03/2011), ce tableau est dû au talent de Jeanin Kostia-Blancheteau (1928-2013) une femme peintre autodidacte d’origine allemande, venue s’installer à Paris après-guerre pour se faire un nom dans le monde de l’art .

Connue aussi sous le nom de Kostia-B, elle est surtout connue pour ses scènes marines et ses paysages, plus que circassiennes.

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