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Le bloc-notes de cirk75

Chronique au fil du temps et de la mémoire d'un circophile amateur

Articles avec #clowns catégorie

Walter Galetti, clown sur corde élastique

Publié le 18 Juin 2017 par cirk75 dans Clowns

A l’origine monteur pour le cirque Knie, et comme cet artiste suisse avait des dons pour l’acrobatie et la pitrerie, il débuta sur la piste comme clown de reprise. Il deviendra quelques années plus tard vedette de la piste en reprenant le thème classique du clown amoureux de la belle l’écuyère, mais en transposant l’image de la cavalière en une danseuse de corde

L’essentiel de son numéro résidait dans les multiples approches que ce clown au visage grimé à la Lou Jacobs (voir blog06/10/2013) tentait pour séduire sa belle en essayant de monter sur le fil, mais empêtré dans ses amples vêtements et gêné par ses gigantesques chaussures, le pitre avait du mal à lui démontrer son agilité.

Mais une fois sur son fil, une petite ombrelle à la main le clown balourd se métamorphosait en grand fildefériste, sautant,  marchant et dansant, démontrant ainsi tout l'étendu de son talent. 

Comme Emilio Zavatta (voir blog02/12/2011) autre clown funambule, Galetti utilisait la corde élastique en apportant sur les pistes, cette touche de tendresse et de poésie.

En 1970 à Madrid, lors du Festival Mondial du Cirque il reçoit l’Oscar du cirque puis, l’année suivante participe à la tournée du Cirque Jean-Richard où il côtoie les Bario (voir blog26/01/2011), Gilbert Houcke (voir blog13/12/2011), Alexis Gruss Sr. (voir blog19/12/2011) et les Zemganno, qui eux avaient reçu cet Oscar en 1969.

Galetti fait partie des billes de clowns qui ont laissé une trace dans l'histoire de la piste.

#galetti

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Henry Ayala Jr. un auguste et funambule Vénézuélien

Publié le 4 Juin 2017 par cirk75 dans Clowns

Dénommé rien de moins que "Prince des Clowns", Henry Ayala Jr. véritable star dans son pays, est issu depuis 5 générations d’une famille d’artistes de cirque dont la plupart sont funambules. Il lui arrive même de rejoindre son père et son frère sur le fil, formant ainsi le Trio Ayala, pour faire frissonner le public avant de le faire rire.

 

Une dégaine sans pareille, visage enfariné, un nez rouge, encadré de  courbes noires et kabbalistiques dessinées sur ses joues, une chevelure composée de huit mèches noires terminées de pointes blanches, tel apparaît la bouille de cet auguste à l’énergie sans pareil. Certains voient en lui un mélange de David Larible (voir blog30/09/2015) pour son jeu avec le public, de Mathieu (voir blog22/11/2015) pour sa modernité et de Totti (voir blog30/12/2013) pour son énergie débordante. Quel parrainage! 

Voici quelques années lors de ses nombreux séjours au cirque municipal de Budapest, les circophiles hongrois se pressaient pour aller voir les entrées proposées par ce clown aux paillettes et aux spaghettis. Il proposait notamment une entrée muette du Restaurant, où il jouait avec une complice un serveur fort maladroit et oh combien iconoclaste!  Entrée comique qui se terminait toujours par une folle bataille de spaghettis avec la complicité du public qui n'attendait que cela.

Henry Ayala Jr. s’est produit  dans de nombreux établissements. En Amérique du Sud il a triomphé au cirque Tihany, en Europe on l’a applaudi en Allemagne au "Weihnachts Circus" de Heilbronner, en Italie au Circo Darix Togni, en Angleterre chez Chipperfield's Circus. Il apprécie aussi d'être invité dans des manifestations circassiennes, où il a fait le bonheur  des organisateurs comme en Italie au Latina, en Russie à Ekaterinbourg, en Chine à WuQuiao, en Hongrie à Budapest, en Belgique à Liège ou en France à Bayeux.

En France un peu encore méconnu, mais cela n'est que partie remise car du du 14 octobre au 12 novembre 2017, Thierry Fééry (voir blog14/10/2011)  a eu la bonne idée de l’inviter pour la 31ème édition de sa "Grande Fête Lilloise du Cirque",  à coup sûr des rires et des sourires assurés.

#henryayalaJr.

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Elastic, un mime clown ou un clown mime déjanté

Publié le 7 Mai 2017 par cirk75 dans Clowns

Cheveux en pétard, chemise rouge, pantalon noir avec bretelles, chaussures rouges, plus une énergie débordante, tel apparaît Elastic, de son vrai nom Stéphane Delvaux, personnage burlesque attachant, à l’accent italien  formé dans les écoles du cirque dont celle d’Annie Fratellini (voir blog10/06/2014).

Avec trois fois rien, mais avec un sens précis du gag, et un langage universel, Elastic balade son public dans son univers déjanté, et dans ses folies humoristiques visuels où la performance et le ridicule se côtoient, et où étonnement rime avec hilarant.

Personnage burlesque et tendre, véritable alchimiste de la farce Elastic sait aussi émouvoir... c’est ce qu’il fait depuis plus de 25 ans partout en ’Europe mais aussi au Japon et au Canada.

Dernièrement "Pomme de Pin d’or" lors du XVII° Festival International du Cirque de Saint Paul Les Dax, (voir blog23/11/2016) Elastic est bien connu des téléspectateurs car il est, par trois fois en 2006, 2007 et 2010 passé dans la célèbre émission "Le Plus Grand Cabaret du Monde". Mais très curieusement il est bien souvent absent de nos pistes nationales mais très présent sur les scènes françaises où on peut applaudir son  Visual Comedy Show    " Momento ! ".

Elastic un pseudonyme qui lui colle à la peau, tant il joue de l’élasticité de son visage et de son corps tout au long de ses différents spectacles.

 

#elastic

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Hadrien Trigance, le Clown Adrien

Publié le 15 Décembre 2016 par cirk75 dans Clowns

Depuis de nombreuses années le clown autrement dit le blanc a déserté la plupart des pistes des cirques françaises. Seuls Alberto Caroli (voir blog21/11/2015) et encore depuis deux ans il a quitté le sac pour le smoking et ,Yann Rossi des Rossyann (voir blog24/04/2013) peuvent revendiquer cette fonction. Aussi  l’apparition chez Arlette Gruss lors de la production 2016 d’un nouveau et somptueux blanc a attiré l'attention sur Hadrien Trigance alias le clown Adrien.

A 16 ans après avoir approché la musique (violon, trompette, accordéon...). et le théâtre, Hadrien Traigance  entame à l’Ecole des Mimes de Paris une formation en art de la pantomime. Une rencontre avec Pierre Etaix, (voir blog16/10/2016) dont il devient de 2010 à 2012 le partenaire dans le spectacle "Miousik Papillon"  lui donne l'envie de faire renaître ce personnage emblématique et traditionnel de la piste. Notons aussi un passage à Avignon où il présente une création personnelle "L’Homme sans mémoire".

L’année suivante Gilbert Gruss l’engage pour la tournée "Symphonik" (voir blog12/11/2013)où il est un Pierrot lunaire complice des augustes Tom et Pépé ou de Mehdi Rieban le curieux M. Loyal de la tournée 2013. Puis il revient sur cette piste pour la tournée 2016 (voir blog11/12/2016) où sa présence ne passe pas inaperçue. Entre temps lors des tournées 2014-2015 il est pensionnaire au Cirque suisse Helvetia avec l’auguste Julius comme partenaire,

Son site  http://www.clownadrien.com  nous apprend qu'il passera les fêtes d'année 2016 en Allemagne en duo au Circus Probst, puis il présentera lors de la saison 2017 du Cirque National de République Tchèque Berousek des entrées en solo.

Parallèlement Hadrien Trigancl enseigne à Paris l'art du mime à l'École de théâtre l'Éponyme.un établissement qui dispense un enseignement artistique et professionnel et qui prépare aux concours des conservatoire.

Adrien le clown, un artiste en devenir car il est rare que Gilbert Gruss se trompe en repérant une jeune étoile de la piste...                  

#adrienleclown

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Scott & Muriel ont posé leurs valises au Cirque d’Hiver

Publié le 25 Novembre 2016 par cirk75 dans magicien, Clowns

Avec le spectacle "Surprise" les Bouglione empochent la mise avec un brelan d'as composé de Totti (voir blog30/12/2013), des Cassely (voir blog27/12/2014) et des étonnants Scott & Muriel.

Lui, Scott Nelson un peu nigaud et ultra maladroit réussit ses tours de magie sans le faire exprès. Elle, Muriel Brugman son assistante est complètement déjantée, a sa jupe qui remonte et se jette sur les hommes du public.

Avec Scott & Muriel, doublement primé en 2008 lors du 32ème Festival International du cirque de Monte-Carlo, l’imprévu et la dérision sont toujours de mises. Lui, un magicien pour lequel rien ne se passe comme prévu, elle, une comique extraordinaire qui joue son assistante. Vous l'aurez compris ils sont à la fois clowns et illusionnistes et rien que pour leur dégaine, ça vaut le détour, car avec ces deux-là  on voit une comédie bouffonne exceptionnelle combinant magie bluffante, grandes illusions enveloppées d’humour et saupoudrées d’originalité!

Dernier point ce couple aussi à l'aise sur  piste que sur scène, est aussi le premier duo comique à avoir remporté en 2000 à Lisbonne le titre de champion du monde de magie.

Une référence non!

#scottetmuriel

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La Ford en folie de Gilles Margaritis, à Medrano

Publié le 22 Novembre 2016 par cirk75 dans Clowns

Parmi les sketchs célèbres qui ont dépassé le cadre strict de la piste aux étoiles, nous avons déjà évoqué celui du "Miroir Brisé" (voir blog08/04/2015). "La Ford en folie" en est un autre exemple où apparaissent à côté de Gilles Margaritis (voir blog15/10/2015) selon les années Albert Rémy, Jean Richard (voir blog22/11/2010) voire Pierre Tchernia (09/10/2016).  Revenons aujourd’hui sur ce célèbre classique de la comédie clownesque, qui un jour malheureusement eut une fin tragique. 

C’est avec la complicité du comédien Albert Rémy que Gilles Margaritis présente pour la première fois à Medrano un certain 10 mai 1940 "La Ford en Folie". Numéro qui sera repris sur la piste montmartroise en 1943 et 1952 et dont l’idée originale n’est pas due l’imagination débridée de Gilles Margaritis mais à Pimpo un clown anglais. Signalons aussi que le créateur de La Piste Aux Etoiles (voir blog15/12/2014) n’est pas non plus le premier à avoir importer en France cette entrée clownesque, le mérite en revient aux Léonard (voir blog19/09/2013).

La voiture utilisée par Magaritis est une vieille Ford T des années 25, surnommée à l’époque " l‘araignée", car très haute sur pattes. Ce véhicule est modifié par un garagiste d’Aubervilliers nommé Savary, père d’un copain des Beaux-Arts d’Albert Rémy, de telle façon que la voiture puisse rouler sans que personne ne soit assis sur le siège avant. Ainsi elle s’arrête d’elle-même quand on tire un coup de pistolet dans la calandre. Pour obtenir un tel résultat, une série de relais électrique et de minuteries minutieusement installés en a fait un robot obéissant. Pour cela deux membranes ultra sensibles sont fixées dans les phares. Et sous l’effet des ondes sonores, elles vibrent, et provoquent un contact électrique, l’une déclenche le démarreur, l’autre coupe le contact. Quelques temps plus tard une nouvelle amélioration permet à la voiture de démarrer aussi au seul son d’un coup de revolver. Enfin on a aussi modifié le rayon de braquage, pour bloquer la direction suivant un cercle plus petit afin de tenir compte du diamètre de la piste. Et devant une telle mécanique l’effet est garanti et les spectateurs bluffés.

Le thème de l'entrée comique qui dure environ un quart d’heure est simple, un vendeur, le comparse de Margaritis informe qu’il a une Ford T facile à conduire à vendre. Elle est si simple à conduire que n’importe quel imbécile peut y arriver en deux coups de pédale ! L’acheteur, en l’espèce Gilles Margaritis sentant la bonne occasion demande à faire un essai, mais il n’est pas encore monté que la voiture se met en marche. Cri d’effroi de la part des artistes la voiture s’arrête. Puis elle ne veut plus redémarrer. Le vendeur propose alors d’appeler un garagiste… le moteur se met immédiatement à ronronner ; puis stoppe tout net. On tourne alors la manivelle, le klaxon se met à beugler. Une petite tape sur le capot, une portière voltige. On ferme une porte une autre s’ouvre. On tape sur le capot une portières saute de ses charnières. On court la fermer c’est l’arrière qui s’entrebâille. On grimpe enfin dans la voiture en se chamaillant, les deux compères se disputent le volant, qui leur reste dans les mains. Il ne reste plus qu’à descendre du véhicule, mais comme pour se venger la voiture décide alors de courser les deux comparses. Cette Ford T paraît bien indomptable, un vrai cauchemar, celui que tout automobiliste redoute, voir sa voiture lui échapper et devenir démoniaque.

Par malheur une fois la voiture s’est vengée et la fin fut tragique. Margaritis le relate dans ses mémoires, portant comme titre celui de sa célèbre émission, mais laissons-lui la plume. " Une fois c’est la Ford qui s’est vengée. Tragiquement : elle a tué le clown qui se préparait à s’en servir. C’était bien des années après la guerre. Les carrières de Rémy et la mienne nous avaient séparées. Mais il nous arrivait de louer à d’autre ce sketch …. Un jeune comique danois, qui nous avait vus dans notre numéro à Copenhague était venu à Paris l’étudier….Un matin (le dernier matin il devait embarquer au Havre avec la voiture la nuit suivante…), le petit clown danois poursuivait Abert Remy ; tous deux couraient autour de la Ford qui tournait toute seule en rond. C’était au Danois de passer devant le capot. Il a glissé. Rémy a entendu un bruit mat. Il a tourné la tête son partenaire avait disparu. Il a tout de suite compris. Il s’est rué sur la voiture et l’a arrêtée aussitôt…Le Danois gisait sous l’essieu avant. Il est mort le lendemain." Margaritis parachève en mentionnant ; "Je n’ai pas redonné "La Ford en Folie" pendant longtemps. Quant Zavatta a voulu la passer à la Piste Aux Etoiles en 1963, j’ai vécu un quart d’heure mal à l’aise. Je crois que j’avais peur tout simplement.

Ce sketch de la voiture en folie devenu aujourd’hui un classique comique a été joué par de nombreux artistes ayant nom Franco Medini (voir blog13/10/2006), Rhum (voir blog23/03/2011), voire aussi les Bario (voir blog26/01/2011) ou Francky Babusio dans une variante le taxi en folie ; où là ce n’est plus une voiture qui est à vendre mais des passagers à transporter mais le véhicule est toujours aussi indocile.

#lafordenfoliemargaritis

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Dan Rice (1823-1900), un clown américain

Publié le 17 Novembre 2016 par cirk75 dans Clowns

Daniel McLaren,  alias Dan Rice est un clown américain aux multiples facettes: dresseur d’animaux, auteur, homme fort, compositeur, commentateur  politique, acteur, réalisateur, producteur, danseur... Il est si populaire qu’il envisage un moment de se présenter aux suffrages de ses concitoyens afin de devenir en 1848 Président des Etats Unis. Toutefois il y renonce et soutient activement la campagne de Zacharie Taylor qui deviendra le 12ème Président des Etats-Unis pendant 16 mois car il meurt prématurément du choléra-morbus, un terme du XIXème siècle désignant des troubles digestifs allant de la diarrhée à la dysenterie mais sans rapports avec le choléra.

Né à New-York en 1823, orphelin, il débute à 15 ans en tant que jockey. A 17 ans est engagé par un petit cirque avec qui il sillonne le Kentucky et l'Ohio. Il présente des spectacles de marionnettes mais présente des dons pour la danse qu’elle soit au sol ou sur un fil. Très vite il conçoit aussi des scénettes avec comme partenaire un cochon qu’il nomme Lord Byron. On le retrouve aussi en hercule forain ou en danseur noir, bref il est éclectique. 

En 1844 le "North American Circus Spalding & Rogers" ayant remarqué son don pour faire rire l’engage. Le public se presse pour voir cet acrobate amuseur et polémiste au verbe haut qui n’a pas son pareil pour égratigner la classe politique au détour d’une chanson ou d’un trait d’humour bien envoyé. D’autant plus qu’il se crée une silhouette bien à lui et facilement reconnaissable. Habillé d’un justaucorps et de hauts de chausse rayés avec manches bouffantes, portés sur un collant à rayures noires, coiffé d’un chapeau haute forme et chaussé de bottines. Tel apparaît sur piste la silhouette à la barbichette noire corbeau de Dan Rice.

Ses apparitions attirent des foules considérables et qui dit notoriété dit aisance financière, on parle même qu’au fait de sa gloire il gagne plus de cent mille dollars par an, autrement dit plus que le Président des USA. C’est aussi le moment où il fait connaissance du poète Walt Whitman ou du romancier Mark Twain. Ce dernier lui rend un bel hommage dans "Les Aventures de Huckleberry Finn" à travers la description d'un cirque.

Mais en 1876 une grave crise économique s’abat sur le pays et le plus célèbre clown d’Amérique compte parmi les victimes du krach financier. Et lorsqu’il obtient un engagement il rompt sans préavis et exaspère tout le monde. Il faut dire que depuis quelques temps il a un gout immodéré pour le gin, ce qui n’arrange pas son caractère.

Enfin à cette époque le cirque aux Etats-Unis change en adoptant les 3 pistes. Aussi le clown parleur, qu’est Dan Rice ne fait plus recette, son jeu est totalement inaudible. Ayant perdu toute sa fortune et n’ayant plus de contrat il s’installe dans le New-Jersey à Long Branch où il vit replié sur lui-même et, s’éteint en 1900 à soixante-dix-sept ans, et est enterré dans le cimetière Old First Methodist Church à West Long Branch.

Au mois d’aout chaque année à Girard en Pennsylvanie on célèbre un "Dan Rice Day" devant le monument aux mort qu’il avait fait érigé en souvenir des 617 000 morts fait par la guerre de sécession. Et oui la foule se recueille devant ce monument avant de se rendre dans les deux musée consacrés à cette guerre civile. Dan Rice reste aujourd’hui dans la mémoire populaire une sorte de clown patriotique…

Une biographie signée David Carlyon parue en 2001 raconte la vie de cet artiste un peu à part dans l’histoire du cirque américain…

#danrice

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Oleg Popov un clown mythique, (1930-2016)

Publié le 6 Novembre 2016 par cirk75 dans Clowns

Suite à un arrêt cardiaque lors de sa tournée en Russie, mercredi 2 novembre, Oleg Konstantinovich Popov dit Popov, est décédé à l’âge de 86 ans. Et cette mort attriste non seulement les circophiles mais aussi il faut bien le dire tous les nostalgiques d'une certaine époque celle du cirque de Moscou (voir blog08/03/2011).

Cette ex-gloire du cirque soviétique était née en 1930 à Moscou dans une famille totalement étrangère à la piste, son père était un modeste horloger. Aussi dès 12 ans Popov apprend le métier de  typographe pour travailler au journal soviétique "La Pravda". Mais à 14 ans il change de voie et entre à l'école du cirque de Moscou où il va apprendre à jongler et à marcher sur un fil. De 1951 à 1953, il va suivre aussi une formation au Cirque du boulevard Tsvetnoï, aujourd’hui le célèbre cirque Nikouline (voir blog10/03/2011) auprès du clown Karandash (voir blog13/04/2014).

A 24 ans, funambule au cirque Saratov, il remplace au pied levé le clown vedette malade, en utilisant tout ce qui lui tombe sous la main: pommes de terre, fourchettes, couteaux. Sa prestation de jonglerie burlesque enchante le public, Popov a trouvé sa voie il fera rire le monde entier. 

Au cours de la très longue carrière internationale, avec son personnage aux cheveux jaunes vêtu d’un large pantalon rayé et d’une casquette à damier, il avait notamment séduit le public français. Et c’est ainsi qu’il se produisit à Paris en 1956 et en 1960 avec le cirque de Moscou où il tient tout seul la piste en montrant ses talents de mime, d’acrobate, de funambule, de jongleur et bien entendu de comique.

Il reviendra aussi en France en 1992 et 1994 avec le Cirque de Moscou d’Oleg Popov, un cirque chapiteau hollandais qu’il dirigera pendant quelques années.

Premier Clown soviétique à se produire en Occident, il reçoit en 1969, le titre d'Artiste du peuple de l'U.R.S.S. Reconnu par ses pairs, en 1981, lors du VIII° Festival international du cirque de Monte-Carlo un Clown d'or lui est attribué.

Parallèlement on peut retrouver Popov dans quatre films : "L’arène des Audacieux" (1953), "Moscou Circus" (1957), "Vingt-Mille-Lieues sur la Terre" (1959), et "L’Oiseau bleu" (1976). Ce film soviéto-américain réalisé par George Cukor permet à Popov de jouer le rôle du clown, aux côtés de stars comme Elisabeth Taylor, Jane Fonda ou Ava Gardner.

Il publie aussi en 1967 un livre de mémoires, qui a été largement traduit dans de nombreuses langues, où il  raconte ses débuts de jeune artiste en U.R.S.S. ainsi que ses premières tournées en occident.

Remarié en 1981 à Gabriela, une artiste allemande, Popov a eu en 1953 lors d'un premier mariage avec Alexandra une violoniste, une fille Olga.

Avec la disparition de Popov c’est un peu de l’âme et de la mémoire de la piste et une certaine qui partent avec lui.

#popov

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Pierre Etaix (1928-2016) Clown ou Auguste ?

Publié le 16 Octobre 2016 par cirk75 dans Clowns

Clown, cinéaste, dessinateur, gagman, magicien, affichiste et que sais-je encore, tant la palette du talent de Pierre Étaix est large et variée. Graphiste de formation mais initié à l’art du vitrail, Pierre Étaix a construit sa carrière autour de la dérision et du rire. Enfant non issu du monde du spectacle, né à Roanne en 1928, il s’établit à Paris et vit d'illustrations tout en se produisant dans des cabarets et music-halls, ainsi que sur la piste avec le clown Nino. En 1954 sa rencontre avec Jacques Tati (voir blog08/04/2011) lui permet de travailler comme dessinateur et gagman à la préparation du film "Mon oncle", dont il réalise l'affiche, tout en étant assistant réalisateur sur le tournage. Il participe aussi en 1960 au spectacle que Jacques Tati a donné à l'Olympia: "Jour de fête".

Comme Tati, Étaix s'inscrit dans la lignée des grands maîtres comiques du cinéma muet tels, Buster Keaton (voir blog14/12/2010), Harold Lloyd, Harry Langdon, Max Linder (voir blog07/02/2015), Charlie Chaplin (voir blog03/07/2012) voire Laurel et Hardy qu'il admire sans limite et auxquels il a souvent rendu graphiquement de nombreux hommages.

Son apprentissage avec Tati le conduit assez naturellement à la réalisation de ses premiers courts métrages que sont "Rupture" et "Heureux anniversaire" (oscar du meilleur court métrage 1963) qu’il cosigne avec Jean-Claude Carrière. Il réalise ensuite son premier film "Le Soupirant", puis vient "Yoyo" (voir blog20/01/2011) où il rend un vibrant hommage au monde du cirque qui le fascine depuis toujours. Puis ensuite il tourne deux autres longs métrages "Tant qu'on a la santé" et "Le Grand Amour" toujours coécrit avec Jean-Claude Carrière. Mais durant l’été 1969 il réalise "Pays de cocagne", film pour lequel il est vivement malmené par la critique et le public qui ne lui pardonnent pas son triste constat de l'épanouissement de la société de consommation et qui le met un peu en retrait du monde cinématographique.

Pierre Etaix a toujours été fasciné par le spectacle en général et le cirque en particulier, et c'est naturellement vers les clowns et les comiques que va sa préférence née parait-il, de la vue d’un clown paradant sur la piste du cirque Pinder. Depuis, Etaix a su être un admirable clown blanc sur la piste de ce même cirque lors de la tournée 71 avec sa femme Annie Fratellini (voir blog29/03/2015), mais c’est surtout un prodigieux auguste lorsqu’il endosse l’habit de Yoyo, la vedette de son film éponyme où là, sa personnalité s’exprime totalement.

Devant la raréfaction des artistes de cirque français, Pierre Étaix et Annie Fratellini prennent la décision de fonder en 1972 l’École nationale de cirque (voir blog30/06/2014) qui ouvre à Paris dans une Maison pour les Jeunes au 20 Avenue Marc-Sangnier, où il se produit essentiellement en clown blanc avec Annie Fratellini en femme clown.

Acteur dans une trentaine de film (voir blog03/01/2012) et auteur de pièces de théâtre et sketchs de cabaret dont "Miousik Papillon", où il apparaît sous les traits de son personnage fétiche et légendaire Yoyo. En novembre 2012 Pierre Etaix ressuscite une dernière fois Yoyo pour se produire sur la piste au cirque Joseph Bouglione.

Pierre Etaix admirateur inconditionnel du cirque et des clowns est décédé vendredi 14 octobre à 87 ans.

Artiste universel, sur lequel les aléas de la vie avec ses épreuves et ses injustices, semblent avoir glissé, sans écorner sa capacité d'émerveillement, apanage des plus grands. 

Et pour le plaisir voici une vidéo où Yoyo (Pierre Etaix) vient perturber une musicienne (Annie Fratellini) jouant d'un instrument mythique au cirque le concertina.

Un bonheur!

Page centrale du programme Pinder 1771 dédicacée par Annie Fratellini et Pierre Etaix

Page centrale du programme Pinder 1771 dédicacée par Annie Fratellini et Pierre Etaix

#pierreetaixanniefratellini

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Les Cousins Fratellini

Publié le 5 Octobre 2016 par cirk75 dans Clowns

Les Cousins Fratellini

Comme chez les Dalton, il y a les frères (Luigi, Paul, François et Albert) et les cousins (Louis, Gustave et Maximilien) dont les 2 derniers étaient les fils de Luigi et le premier son gendre (voir blog25/03/2015). En plus du célèbre trio formé par les 3 frères (voir blog18/05/2015), la famille Fratellini peut revendiquer 3 autres trios.

Les Cradocks ou Fratellini Juniors (voir blog25/05/2015) formés par les fils de François restent à ce jour les plus connus et célèbres, mais deux autres troupes issues de la descendance de Luigi ont également foulé les pistes.

Les Cousins Fratellini

Le premier trio fut formé par Gustave, Maximilien et leur beau-frère Louis Colombo puis, par leur neveu Gino. Il obtint une belle popularité surtout hors de France et plus particulièrement en Allemagne. Rappelons aussi que ces cousins sont aussi à l’origine d’une célèbre contrecarre (voir blog13/05/2013) avec la création dans les années 30 d’un certain cirque G. Fratellini. En effet devant l’immense notoriété de Paul, François et Albert, Gustave et ses partenaires essayèrent bien maladroitement d’en profiter en voyageant sous l’enseigne Cirque G.Fratellini. Or si la tournée a commencé sous cette appellation elle s’est achevée en cirque Périé, car à la demande des frères Fratellini le Tribunal de Montauban demanda aux cousins de faire cesser cette publicité mensongère.

Les Cousins Fratellini

Le second trio eut comme pivot Victor Fratellini (1901-1978) un des enfants de Paul. Et après avoir présenté sous le nom de Lopez un amusant numéro de trapèze à petite distance parodiant Charlot ou un numéro de cascadeur sous celui de Ryders, Victor fut un auguste fort apprécié ayant comme partenaires notamment son neveu Rico ou Jean Moreno… Pour la petite histoire Victor eut deux enfants Paul et une dénommée Annie Fratellini (voir blog29/03/2015), mais ceci est une autre histoire...

#triofratellini

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