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Le bloc-notes de cirk75

Depuis 2010, Chronique au fil du temps et de la mémoire d'un circophile amateur

Buster Keaton au Cirque Royal de Bruxelles

Publié le 31 Mai 2020 par cirk75 dans Cirques d'hier, cirques étrangers

Après s'être produit sur la piste du cirque Medrano à Paris (voir blog 16/12/2010), Buster Keaton va, pendant un mois du 8 février au 7 mars 1954, poser ses valises en Belgique au Cirque Royal de Bruxelles (voir blog09/02/2012).

Le  comique américain y présentait en seconde partie  une série de petits sketchs à la mécanique bien huilée. Par exemple il survient à l’improviste au milieu des hommes de piste chargés de retirer le matériel du numéro précédent, se fait expulser, prend la place parmi les spectateurs, revient sur la piste pour lire assis sur un banc un immense journal, se livre au pillage d’un distributeur récalcitrant de confiseries ou s’égare dans une cabine téléphonique d’où il ressort à califourchon sur les épaules d’une charmante partenaire..

Au même programme, comme on le lit on pouvait aussi voir le célèbre dompteur Gilbert Houcke (voir blogs 13/11/2011 & 26/01/2020 surnommé l’intrépide Tarzan  proposant ses majestueux tigres.

La troupe des lilliputiens de C.H. Scheffer dans leur cirque miniature, un groupe de zèbres et de chevaux norvégiens présenté par Wenzel Kossmeyer,  les éléphants mammouths de Fischer dansant la samba et jouant de l’orgue de barbarie, les phoques et les pingouins savants proposés par Hella Decker, les cinq Talos présentant des moments comiques et acrobatiques, des cascadeurs sur patins à roulettes (terme qui à cette époque désignait les rollers) Fattini et son réverbère indocile, les équilibres sur boules des Rogge Sisters complétaient ce beau programme de cirque… montrant aussi une belle période pour les arts de la piste.

 

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Une peinture circassienne d’un peintre breton, René Quéré

Publié le 30 Mai 2020 par cirk75 dans Art

La page Facebook de la revue Couleur Cirque, vient de diffuser une œuvre originale et poétique de René Quéré un peintre spécialisé dans les scènes de marins et de quais où l'on sent l’agitation, et peu présent dans celles représentant les saltimbanques. .

Cette peinture nous montre un groupe de trois femmes et deux enfants se tenant devant un parapluie (chapiteau) entouré de verdines (roulottes), le tout planté sur un terrain vague, hors d'une ville, sous un ciel un peu plombé..Un peu en retrait sur la gauche, trois hommes et encore plus loin on distingue ce qui parait être un cheval complètent ce tableau qui ne cultive pas la gaieté..

Contours simplifiés, présences humaines allusives, aplats de couleurs froides, même si l’ocre et le rouge ne sont pas absents, tout concourt dans cette peinture à donner aux spectateurs cette impression de tristesse.

Dans un style un peu naïf, René Quéré retranscrit dans ce tableau la rudesse au  jour le jour de la vie familiale des voyageurs.

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Une soixantaine de partenaires contractuels impayés du Cirque du Soleil réclament près d'un million de dollars américains.

Publié le 29 Mai 2020 par cirk75 dans Economie

Le quotidien québécois Le Devoir relate qu’au-delà des problèmes économiques ressentis en ce moment par le Cirque du Soleil, certains contractuels indépendants (artistes, chorégraphes, techniciens, metteurs en scène) soit une soixantaine de travailleurs non salariés réclament près d’un million de dollars à l’entreprise de spectacle montréalaise.

En plus d’avoir perdu leurs contrats en raison de la pandémie de coronavirus, ces contractuels indépendants n’ont jamais vu la couleur de l’argent gagné entre janvier et mars. Ils demandent à l'entreprise québécoise d'honorer cette dette et de reconnaître leur caractère singulier. Sans eux, font-ils valoir, le Cirque du Soleil n’aurait jamais atteint les sommets artistiques et la réputation internationale qu’on lui connaît aujourd’hui. 

On vient aussi d’apprendre mardi 26 mai, que le gouvernement du Québec vient d’offrir un prêt conditionnel de 200 millions de dollars américains pour relancer ce fleuron de la culture québécoise. Cet apport faisant suite à celui de 50 millions de dollars américains que les actionnaires avaient octroyé début mai.

Enfin à partir du 2 juin 2020 la reprise des représentations en Chine à Hangzhou, ville située à quelque 700 km à l’est de Wuhan où le virus a fait son apparition en décembre 2019, a aussi été actée.

Comme on le voit toutes les planètes semblent s'aligner pour tirer l’entreprise de spectacles de cette très mauvaise passe et lui permettre de repartir.

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Jours de Cirque, une exposition hors du commun

Publié le 28 Mai 2020 par cirk75 dans exposition, Livres

Du 18 juillet au 8 septembre 2002, le Grimaldi Forum de Monaco a accueilli, sous la présidence du Prince Rainier III (voir blog16/01/2014) et de sa fille la princesse Stéphanie, Jours de Cirque une exposition exceptionnelle .

Cette manifestation sur 4 000 m² proposait aux visiteurs de contempler l'épopée des plus célèbres chapiteaux. A travers des affiches, des chars de parades, des cirques français, allemands et américains, des roulottes, des costumes des plus célèbres artistes, des accessoires, ainsi qu'une maquette de douze mètres, animée de centaines de personnages construite par Georges Berger de 1917 à 1937, cette exposition permettait de redécouvrir et souvent de découvrir cet univers grandiose et émouvant du cirque, depuis sa création au XVIIIème siècle, en Angleterre par Philip Astley (voir blog07/06/2015), jusqu’à nos jours.

Les beaux-arts n’étaient pas exclus on pouvait contempler des œuvres signés Picasso, Toulouse Lautrec, Seurat, Cocteau, Léger, Prévert, Rouault, Zadkine, Chagall, Manet, Calder et n’oublions pas les Vesque qui tous nous ont transmis leur fascination pour cet univers. Sans oublier les photographies d’Izis, Bovis, Poldge, Tuefferd, qui ont fixé ces moments d’exception que nos mémoires ont parfois oubliés.

Pour garder une trace de cette manifestation monégasque, un luxueux livre de 288 pages a été édité par des Editions Actes Sud. Ouvrage dans lequel ont écrit Dominique Mauclair (voir blog14/01/2014), Zee Gourarier, Pierre-Robert Lavy (voir blog02/12/2015), Marquis Pauwels, Arthur H. Saxon, Sophie Basch, Dominique Dupuis-Labbé, Christian Fechner et bien d’autres rendant ce gros catalogue un objet exceptionnel sur les arts de la piste.

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Ces clowns qui ont peut être franchi la porte basse pour recevoir la lumière

Publié le 27 Mai 2020 par cirk75 dans Franc-Maçonnerie, Clowns

Lors d'un précédent blog (voir blog11/01/2011) nous avions indiqué que Maïss, Grock et Zavatta avaient été  franc-maçons.

Bien d'autres artistes de la piste ont été initiés, car cirque et maçonnerie ont souvent fait un bout de chemin ensemble (voir blog11/02/2011).

Voici un montage de dessins de Jihel laissant supposer que bien d'autres clowns (Annie et François Fratellini, Charlie Cairoli, Rolph, Bruno Stutz, Antonet, Beby, Alex...) avaient aussi été frangins.

A ce jour peu de documents circulent pour l'affirmer, à moins que de votre côté vous ayez des informations à nous communiquer. 

 

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Le Cirque du Soleil fait toujours des envieux

Publié le 26 Mai 2020 par cirk75 dans Economie

Depuis quelques temps le cirque du Soleil fait beaucoup parler de lui. Cette fois ce ne sont pas ses spectacles qui sont mis en avant, mais sa grande vulnérabilité financière. Comme on l’a relaté précédemment (voir blog20/05/2020) la pandémie liée au Covid-19 a considérablement fragilisé le mastodonte montréalais.

Arrêt de tous les spectacles, mise à pied de 95 % de ses effectifs et lourd endettement de 832 millions d’euros sont à l’origine des déboires économiques de cette entreprise de spectacles.

Aussi fin mars, la direction du Cirque du Soleil a mandaté la Banque du Canada pour envisager tous les scénarios de sa survie, y compris celui de se placer en faillite.

Depuis on s'agite et chacun tente d'apporter sa solution.

Guy Laliberté, quelques semaines après avoir vendu ses dernières parts de participation dans le Cirque du Soleil, entreprise qu’il avait fondée en 1984, vient de faire savoir dimanche 24 mai lors d’une émission de télévision, qu’il pourrait être candidat à son rachat.

L’ancien cracheur de feu, devenu depuis millionnaire après avoir vendu,  à des financiers américains et chinois ses parts du cirque du Soleil , a fait savoir, tel un chevalier blanc, qu’il réfléchissait à "sauter dans l’arène" pour participer au sauvetage de son ex-entreprise désormais exsangue. Pour cela il dit connaître des personnes -on évoque en coulisse les noms de Franco Dragone (voir blog10/10/2015) et  Robert Lepage- prêtes à mettre au pot pour permettre ce rachat, sans en donner plus de détails.

Dans un entretien accordé aux médias le P.D-G, Pierre Karl Péladeau se disait tout disposé à l’idée d’envisager un partenariat avec le fondateur du Cirque, ce dernier lui a indirectement répondu, en affirmant que "si les chiffres mènent la relance du Cirque il y a un grand danger". "Il faut trouver un équilibre financier, mais surtout retrouver la flamme qui va relancer le Cirque", a conclu l'ancien saltimbanque.

De son côté le gouvernement québécois a fait savoir qu’il était tout disposé à aider l’entreprise, en lui accordant un prêt de 200 millions de dollars américains, sous certaines conditions, comme le maintien du siège social à Montréal et de la propriété intellectuelle au Québec. Rappelons à ce jour la participation québécoise réside dans la seule Caisse de dépôt et placement du Québec à hauteur de 20 %, les autres actionnaires étant les fonds de pension, américains TPG Capital (60%) et chinois Fosun (20%).

Et n'oublions pas un dernier larron, l’offre de rachat rendue publique début mai par le conglomérat de télécoms et de médias Québécor.

Alors comme comme on voit on s'affaire en coulisses, aussi voyons si ces belles promesses deviendront réalité.

Attendons la suite avec impatience...

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La dernière tournée du Cirque Nock

Publié le 25 Mai 2020 par cirk75 dans Cirques d'hier

Comme nous l’avons déjà relaté (voir 17/05/ 2019) le plus vieux cirque helvète, dirigé par les sœurs Franziska et Alexandra Nock (7ème génération)  a définitivement fermé son parapluie au pied du Jura à Aarau, capitale du canton d'Argovie, un certain 11 novembre 2018.

L’ultime tournée, la 158ème comprenait 45 étapes et avait commencé le 17 mars 2018 dans le canton d'Argovie à Frick.

"Bravo bravissimo" la production 2018 proposait un programme  où les animaux (exotiques et chevaux) n’étaient pas absents et comprenait 10 numéros internationaux encadrés musicalement par un orchestre comprenant 7 musiciens.  

Déjà dans une situation économique délicate, Nock en  parallèle proposait à ses fans, d’être parrain ou marraine d‘un animal, mais aussi du matériel (camion, voiture couchettes, voire même d’une roulotte WC ou du système électrique…) une manière élégante de parler du mécénat financier.

Mais ces recettes complémentaires n’ont pas été suffisantes et l’entreprise familiale a dû mettre les pouces en annonçant 6 mois après, le 10 mai 2019, la fin de ses activités pour des raisons notamment financières..

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Le Clown Blanc (collection privée), signé et annoté au dos J Kostia-Blancheteau

Publié le 24 Mai 2020 par cirk75 dans Art

Cette huile sur toile (116x89) peinte dans les années 50, nous montre en premier plan et occupant les trois quarts de l’œuvre, un blanc vêtu d’un sac bleu, manches gigot, jouant du saxophone. Un peu plus loin sur la droite un auguste fortement grimé avec un énorme nœud papillon, un costume vert et gilet rouge, un bandonéon à la main assis sur la piste ponctue ce concert de musique.

Dans l’ombre, derrière ces deux comiques on entrevoit un aérien qui semble grimper à l’aide d’une échelle de corde vers son agrès. Nous sommes au cirque en présence de trois personnages inhérents, mais ils ne sont pas les seuls, composant un spectacle digne des arts de la piste.

Dans un style avec des couleurs un peu sombres ce qui pourraient faire penser aux clowns si chers à Bernard Buffet (voir blog18/03/2011), ce tableau est dû au talent de Jeanin Kostia-Blancheteau (1928-2013) une femme peintre autodidacte d’origine allemande, venue s’installer à Paris après-guerre pour se faire un nom dans le monde de l’art .

Connue aussi sous le nom de Kostia-B, elle est surtout connue pour ses scènes marines et ses paysages, plus que circassiennes.

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Regard sur le cirque, photographies 1880-196

Publié le 23 Mai 2020 par cirk75 dans exposition, Livres

Du 12 juin au 15 septembre 2002, la Bibliothèque historique de la ville de Paris a rendu hommage au cirque lors d’une exposition comprenant notamment des clichés signées Chambertin, Paul Gordon, Endrey, Gründ, Gaston Paris (voir blog01/05/2014), Charles Terret, François Tueffard ‘04/06/2013)et Waléry, tous des amateurs de la piste.

Parmi ces photographes réputés , signalons que, Chamberlin était le photographe attitré du Cirque Medreno, son échoppe située 63 Bd. Rochechouart à Paris se trouvait collé au bâtiment du cirque montmartrois et, Endrey (Nestor André Roekaert) situé 19 rue des Filles du Calvaire à Paris, celui du cirque d’hiver.

Le visiteur de l’exposition pouvait contempler plus de deux cents photographies en noir et blanc célébrant les artistes de la piste, dans la perfection de leurs numéros ou à l'entraînement : écuyers et acrobates, clowns blancs et Augustes, dresseurs de singes et dompteurs de fauves, voltigeurs et porteurs, fildeféristes et contorsionnistes, jongleurs et trapézistes.

De 1880 aux années 1960, la photographie de cirque a évolué des clichés posés vers ceux saisissant le mouvement d'un artiste isolé, en passant par les vues d'ensemble de la piste et des coulisses.

Un catalogue de cette manifestation a été édité avec des textes d’Adrian (le cirque de Paris), Jacques Fort (petite histoire de la photographie du cirque), Thomas Michael Gunther (la photographie regarde le cirque) ainsi qu’avec un avant-propos de Jean Derens (conservateur général de la bibliothèque de la ville de Paris. Cette brochure permet de revoir des artistes d’antan comme notamment Les Fratellini (voir blog18/05/2015), Blanche Allarty (voir blog29/04/2012), Alexis Gruss Sr. (voir blog19/12/2011), Dany Renz (voir blog17/06/2012), Pipo (voir blog10/10/2011), Rhum (voir blog23/03/2011) Dédé (voir blog23/05/2015), Grock (voir blog16/05/2015), Alex (voir blog20/12/2011), Togare (voir Blog23/09/2014), Alfred Court (voir blog01/10/2013), Gilbert Houcke (voir blog13/12/2011), Albert Powell (voir blog28/02/2017), Lilian Leitzel (voir blog19/10/2016), Les Codonas (15/10/2019), Germain Aeros (voir blog07/10/2018) et  bien d’autres et montre combien les numéros étaient divers et variés…,   

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Les végans et animalistes ne sont-ils que de simples agitateurs?

Publié le 22 Mai 2020 par cirk75 dans Animaux

Dans une tribune parue le 7 janvier 2019 dans le journal "Le Monde"  le politologue Paul Ariès, défenseur de la décroissance et de l'écologie politique,  accusait le véganisme de vouloir en  fait en finir avec toute forme de prédation animale. De plus indiquait-il cette pensée "ouvre des boulevards aux idéologies les plus funestes mais terriblement actuelles". Revenons aujourd’hui sur cet article et voyons comment cette pensée impacte bien malheureusement aussi le monde du cirque.

Selon le politologue le véganisme n’est pas seulement une production d’alimentation farineuse mais aussi une machine à saper l’humanisme et à tuer une majorité d’animaux", dont ceux bien entendu  qui se trouvent dans les cirques ou les zoos.

Ainsi des théoriciens du mouvement, comme Brian Tomasik, estiment que mieux vaut encourager la pêche intensive qui détruit les habitats marins. Thomas Sittler-Adamczewski de son côté encourage à soutenir les lobbies pro-déforestation. Quant à Asher Soryl il suggère non seulement d’éviter d’acheter des produits biologiques, l’agriculture productiviste étant plus efficace pour réduire le nombre d’animaux, mais aussi d’éviter de combattre le réchauffement climatique qui réduit l’habitabilité de la planète pour les animaux.

Enfin comme le clame Tom Regan le but n’est pas d’élargir les cages mais de les vider. Les végans s’opposent donc à tout ce qui peut adoucir le sort des animaux puisque toute amélioration serait contre-productive en contribuant à déculpabiliser les mangeurs de viande, de lait, de fromages, de miel, les amateurs de pulls en laine et de chaussures en cuir ce qui retarderait l’avènement d’e leur monde totalement artificiel.

Enfin comme l’indique un autre théoricien de l’antispécisme, Abraham Rowe "quand vous vous adressez au grand public, évitez de plaider pour la déforestation, évitez de parler d’élimination de masse des prédateurs, évitez de parler des programmes consistant à tuer des animaux".  On comprend pourquoi ces sectes animalistes ont dans leur viseur  les cirques avec animaux. Une telle attitude leur permet de cacher leur projet suprême qui n’est pas de supprimer les animaux dans le cirque, mais comme le note Paul Ariès, "d’en finir avec toute forme de prédation, en modifiant génétiquement, voire en supprimant, beaucoup d’espèces animales, sous prétexte que n’existerait pas de viande d’animaux heureux et que les animaux sauvages souffriraient bien davantage et en plus grand nombre que les animaux d’élevage ou domestiques.

Le fond du problème à leurs yeux n’est pas la consommation de produits carnés mais la souffrance animale, or cette dernière étant inhérente à la vie, il faudrait réduire le vivant".

Édifiant non ?

Qu’en pensez-vous ?

A vous la parole...

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