Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Le bloc-notes de cirk75

Depuis 2010, Chronique au fil du temps et de la mémoire d'un circophile amateur

Les buvards d’Alain Saint-Ogan

Publié le 31 Mai 2019 par cirk75 dans Affiches

La publicité a souvent utilisé les arts de la piste pour mettre en valeur les produits de l’industrie alimentaire. Les clowns, les écuyères ou les acrobates ont été mis à toutes les sauces. Nous avons déjà évoqués les clowns de Jean Carlu (voir blog 23/05/2013) qui ont eu leurs heures de gloire, en vantant le Pschitt Orange ou Citron. Dans les années 1930, Alain Saint-Ogan considéré comme le père de la bande dessinée française a réalisé, à la demande des fromageries Bel, une série de 10 buvards publicitaires, format  13,7 x 20,8 cm, destinée aux écoliers afin de vanter auprès de ce jeune public leur produit phare :La Vache qui rit.

Ces belles et naïves illustrations sont toujours fort prisées des collectionneurs, et elles se regardent comme un spectacle tant elles en montrent la diversité. Dans un de ses célèbres buvard le créateur de Zig et Puce a dessiné un clown déguisé en girafe et autres clowns musiciens avec comme accroche :  "Les clowns plaisantent et font rire, mais c'est avec le plus grand sérieux du monde qu'ils pensent que le meilleur fromage à tartiner est la Vache qui Rit !." Sur  un autre une danseuse sur fil avec en bas un texte très similaire : "La danseuse sur fil de fer remplit d'admiration le cœur des petits enfants. Elle ignore le vertige mais n'ignore pas que le meilleur fromage à tartiner est la Vache qui Rit !"

Sur d'autres buvards on trouve aussi une famille d'acrobates monte une pyramide humaine, un trapéziste, une écuyère, des équilibristes, un ours blanc, un éléphant, des chevaux et des chiens., en tout 100 petits chefs d'oeuvre d'un graphisme fort actuel.

commentaires

Mondoclowns au château de Duras

Publié le 30 Mai 2019 par cirk75 dans Festivals

Marmande est une commune du sud-ouest de la France, dont le nom est connu dans le monde entier à cause d’une plante nommée " Solanum lycopersicum", autrement dit La Marmande, une variété de tomates à la chair pleine, consistante et très parfumée. Ce légume dans cette ville est devenue une véritable institution et chaque année elle est célébrée lors d’un long weekend de trois jours. Et c’est à juste titre cette sous-préfecture et chef-lieu de canton du département de Lot-et-Garonne peut se revendiquer comme capitale de la tomate. Si la cité fondée par Richard Cœur de Lion a assis son développement et sa réputation  sur la production de ce délicieux fruit rouge.... on peut se demander si depuis quelques temps Mondoclowns une jeune et dynamique manifestation circassienne ne va pas supplanter ce légume dans l’imagination populaire.

A l'origine de ce festival clownesque on trouve Thierry Planès (voir blog21/05/2014), un artiste et homme de scène originaire de Marmande, passionné de cirque depuis l'enfance, sculpteur de clowns, et auteur depuis des années des "Loyal", les statuettes qui récompensent les lauréats lors du Festival international du cirque de Bayeux. Au contact fréquent de clowns, Thierry Planès a tissé des liens qui lui ont permis de mettre sur pied ce festival au profil assez rare, qui met en valeur les clowns et excentriques venant d’horizons différents. En plus de ce spectacle, on peut aussi apprécier au cinéma marmandais "Le Plaza" pour l’occasion une célèbre œuvre cinématographique ayant la piste comme sujet. N’oublions pas la parade du samedi dans les rues de la cité lot garonnaise et l’exposition dédiée aux arts de la piste. Bref un moment unique pour un circophile, qui complètent chaque année cette manifestation.

En attendant la 5ème édition de Mondoclowns qui devrait se tenir en 2020 du 6 au 10 février 2020, on vient d’apprendre par voie de presse que cet été du vendredi 16 au lundi 19 août 2019, à 21h, et  pour 4 soirées, dans la cour d'Honneur du Château de Duras, un petit frère de Mondoclowns  avec 11 artistes dont la plupart ayant participé à la 4ème édition devrait exister cet été. Et oui il n’y pas que les tomates qui s’exportent de Marmande, les clowns aussi, alors pourquoi se priver cet été d’une étape culturelle et gastronomique et d'un moment de comédie, de rire, de poésie et de musique ?

Mondoclowns au château de Duras
commentaires

Une soirée sous le chapiteau du Cirque Gruss-Jeannet

Publié le 29 Mai 2019 par cirk75 dans Cirques d'hier

Alors que la Seconde Guerre mondiale fait rage et que les temps sont durs pour les artistes, les frères Gruss, Alexis Senior (voir blog19/12/2011)  André ( voir blog23/05/2015) s'associent avec les Jeannet (voir blog21/06/2015) pour créer un cirque  qui présentera des spectacles équestres, des animaliers. D'abord connu sous l'enseigne du Cirque National, le cirque devient pour 6 ans le Cirque Jeannet-Gruss, avant de s'appeler Radio-Circus, mais ceci est une autre histoire (voir blog16/01/2015). Le programme qui nous intéresse aujourd’hui se situe donc entre 1943 et 1949, les années où cette enseigne a existé et plus particulièrement en 1944.

En regardant avec attention les différents artistes composant ce spectacles on note la présence de la jeune Arlette Gruss devenue pour cette tournée Hula-hula la fille de la jungle. On remarque que les frères Gruss font en première partie un double numéro de jockeys-écuyers, puis reviennent en seconde partie grimés en clowns. Alexis est le blanc et Dédé l’auguste. Complète le programme Lucien Jeannet avec son groupe de Fox terriers.

commentaires

Annie Fratellini sur grand écran

Publié le 28 Mai 2019 par cirk75 dans Cinéma

Artiste française multifacettes, Annie Fratellini (1932-1997) n’est pas seulement une artiste de cirque ou une chanteuse de talent (voir blog29/03/2015) délaissant sa défroque de femme auguste,  a aussi été entre 1957 et 1990 au générique de 10  films où, il faut bien le dire ses prestations ne sont pas inoubliables. Pourtant le milieu cinématographique ne lui est pas inconnu,  n"oublions pas que deux de ses trois époux sont des metteurs en scènes de cinéma renommés. En effet en secondes  noces elle épouse le cinéaste Pierre Granier-Deferre avec qui elle tourne en 1965 "La Métamorphose des cloportes" où elle joue  le rôle de Léone une prostituée. De cette union est née en 1960 Valérie son unique sa fille. En 1969 elle se remarie avec Pierre Etaix (voir blog 13/10/2016)  un amoureux fou du cirque, pour qui elle joue la même année Florence l’épouse délaissée dans  son "Le Grand Amour".  Mais le film le plus célèbre, où elle apparait également avec Pierre Etaix est une des œuvres les plus controversées de Fellini  : LesClowns (voir blog13/12/2010).

Pour être complet elle apparaît aussi dans "Rascel-Fifì" de Guido Leoni (1957), elle est la chanteuse dans "Miss Pigalle" de Maurice Cam (1958), Jeannette dans "Et ta sœur" de Maurice Delbez, Mado dans "Zazie dans le métro" de Louis Malle (1960), Rose dans "Tout l'or du monde" de René Clair (1961), la servante du duc dans "Le Pas de trois" d’Alain Bornet (1964) enfin la patronne de la maison close dans le dernier film qu’elle tourne en 1990 pour Philip Kaufman " Henry et June".

Comme on voit cette filmographie dans des rôles secondaires ne rajoute rien à la notoriété de la petite fille de Paul et fille de Victor qui a su faire honneur à son patronyme autant sur la piste qu’en créant dans les années 70 une des premières école de cirque en France (voir blog10/06/2014).

commentaires

Parti Animaliste et restaurant Gypsy

Publié le 27 Mai 2019 par cirk75 dans Animaux

Deux informations ce week-end m’ont interrogé et si à priori elles n’ont rien à voir ensemble, à savoir le score du parti  animaliste aux élections européennes et fait que Bouglione investissent dorénavant dans la limonade et la restauration, vont forcément impacter le monde du cirque.

Parmi les surprises des élections européennes de 2019 le score que le Parti animaliste, dont la tête de liste était  Hélène Thouy, avocate au barreau de Bordeaux, qui a notamment défendu l’association L214, interpelle. En effet sans avoir été invité à aucun des débats entre candidats organisés sur les principales chaînes télévisées et sans que ses bulletins soient présents dans tous les bureaux de vote, cette liste qui d’après son accroche électoral "a du chien" a recueilli selon les estimations, 2,2 % des suffrages exprimés en France. C’est plus qu’Urgence écologie de Dominique Bourg (1,8 %), l’Union populaire républicaine de François Asselineau (1,2 %), Lutte ouvrière de Nathalie Arthaud (0,8 %) ou Les Patriotes de Florian Philippot (0,7%)  et presque autant que les voix qui se sont portées sur le Parti communiste emmené par Ian Brossat (2,3 %).

Avec ce résultat ce parti créé en novembre 2016 double son score obtenu lors des élections législatives de 2017. Et parmi les 150 mesures proposées ciblant dans leur grande majorité la souffrance des animaux d’élevage, figure en bonne place :"interdire la détention d’animaux dans les cirques" et non comme on le croit d’animaux sauvages. Si le score de la liste animaliste en France ne lui permet pas d’envoyer d’eurodéputé à Strasbourg, ni d’obtenir un remboursement de sa campagne, par contre en Allemagne, le Parti de la protection des animaux obtient 2 sièges avec 1,5 % des voix. Bref avoir obtenu environ 500 000 électeurs en France, ne peut que raviver l’ardeur des militants de terrain, qui depuis quelques mois harcèlent le monde de la piste par leurs rassemblements devant les chapiteaux et par une présence marquée sur les réseaux sociaux.  Un dialogue s’impose de part et d’autre mais comme on l’a vu, le moins que l’on puisse dire, c’est que c’est laborieux et difficile et c’est un doux euphémisme de le dire ainsi.

L’autre nouvelle de cette fin de semaine, c’est le communiqué que la famille Bouglione vient de publier, à savoir : " Toute l'équipe du mythique Cirque d'Hiver a le plaisir de vous annoncer l'ouverture de sa nouvelle terrasse estivale, j'ai nommé "GYPSY" ! Ce bar-restaurant éphémère a été pensé pour faire découvrir ou redécouvrir l'un des plus beaux monuments parisiens tout en l'imaginant avec une identité tsigane & boême-chic inédite, propre à ses racines. GYPSY va indéniablement s'imposer comme la nouvelle terrasse incontournable du très vivant quartier d'Oberkampf avec un univers artistique jusqu'alors méconnu à Paris."

 Si les Rois du Cirque comme ils aiment se qualifier investissent maintenant dans la limonade plutôt que dans le spectacle de cirque, il y a vraiment quelque chose à revoir dans le monde de la piste.

Qu’en pensez-vous ?

commentaires

Lydia Zavatta, la fille d’Achille une musicienne accomplie

Publié le 26 Mai 2019 par cirk75 dans Musique

Alfonso Zavatta alias Achille Zavatta a été marié trois fois. En premières noces, il a alors 17 ans à l’acrobate Julia Moore (1908-1988) de sept ans son aînée  qu'il rencontre en 1934 au cirque Alfred Court. De cette première union naîtront : Lydia (1938), William (1940), Willie (1943). En 1955 Achille Zavatta divorce et épouse en seconde noce Monique Revenas dite Mona Sylvie une actrice avec qui il tournera "Du sang sous le chapiteau" et qui lui donnera un troisième fils Eric (1969). Dans ce film figure également au générique Lydia Zavatta. Enfin Achille convolera en 1974 une dernière fois avec Annick Trétout, sœur de son ami Alain Trétout, pilote de chasse et pilote d'essai chez Dassault.  Un fils Franck (1975) naîtra de cette dernière union, qui deviendra un excellent jongleur (voir blog08/02/2018).Quant à Annick Zavatta elle deviendra quelques temps aérienne et formera  avec Jacky Gruss le duo Alinas.

Si Achille a eu 4 fils il n’a eu qu’une seule et unique fille qui comme son père est une artiste complète. Enfant de la balle musicienne accomplie, Lydia Zavatta obtient à 14 ans un premier prix de saxo. Elle joue aussi de la trompette, du trombone et de l'accordéon.En 1956 elle met au point avec ses deux frères un numéro musical où alternent xylophone, saxo, claquettes et danse acrobatique. Les "Zavatta Juniors" se produiront notamment sous le chapiteau du Hollywood-Circus des frères Francki (voir blog19/01/2011), au Casino de Paris et lors du spectacle de Raymond Devos au Théatre Fontaine à Paris.De 1971 à 1973 le trio part avec Jean Nohain pour les tournées estivales du cirque Spirou (voir blog24/09/2013). Lydia Zavatta participe aussi en 1974 à l'animation musicale du dernier tour du monde du Paquebot France.Puis c'est l'aventure toujours avec William et Willie du cirque Zavatta Fils.

Chef d'orchestre, elle a dirigé au début des années 1980 l'orchestre du cirque Achille Zavatta, compositrice de nombreuses musiques pour cirque, chanteuse, elle sait aussi être une Mme.  Loyal efficace ainsi qu'une directrice de cirque portant son nom. En 1994 elle fait paraître un livre chez Hachette-Carrère relatant l’histoire de son père et de sa famille. C’est d’ailleurs un des rares ouvrages relatant qu’Achille comme sa deuxième épouse était Franc-maçon (voir blog20/04/2016).

 

.

commentaires

Acrobates de Jean Couty (1942)

Publié le 25 Mai 2019 par cirk75 dans Art

En haut, une grande étoile jaune à 7 branches avec en son cœur un rond rouge, le tout incrusté dans une toile verte comprenant moult lignes rouges de dimensions diverses se croissent. A gauche un orchestre joue dans une loge située à dessus de la gardine où on aperçoit la tête d’un élément de la barrière. A droite un groupe composé de 7 lampes pour éclairer les numéros, enfin en bas une partie des spectateurs suit des yeux le numéro réalisé par deux aériens à un agrès qui n’est pas un trapèze comme on pourrait le croire, mais triangle. Dominique Denis dans son livre "Lexique du Cirque" (voir blog23/09/2017) rappelle que " les agrès utilisés par les acrobates aériens à l’origine était la corde aérienne, puis le triangle." Jean Couty (1907-1997) auteur de cette huile sur toile de 73 x 60 cm, peinte en 1942 montre ainsi deux acrobates aériens utilisant cet agrès peu en vogue à notre époque.

Jean Couty, peintre lyonnais appartenant  à la mouvance figurative impressionniste et plus habitué à peintre sa bonne ville de Lyon, nous propose ici une de ses rares toiles circassiennes donnant une impression de solidité voir même d’austérité. Il faut dire que les œuvres picturales de ce peintre donnent souvent  ce sentiment d’être très charpentées, très construites et rappellent par certains côtés la formation d'architecte qu'il a reçu aux côtés de Tony Garnier, le célèbre architecte lyonnais.

La peinture de Jean Couty est aussi reconnaissable par une débauche couleurs criardes mais contrastées, ainsi que par l’utilisation de pâtes épaisses que l’artiste a posé à larges coups de brosse, de couteau et même avec ses doigts, à même la toile. La matière ainsi travaillée semble devenir vivante, autrement animée par la lumière qui s'accroche sur les touches larges. Pour celles et ceux qui souhaiteraient mieux connaître cet artiste un musée à Lyon lui est consacré. Il est situé 1 place Henri Barbusse ,Saint-Rambert, l’Île Barbe.

commentaires

Acrobates, le livre de l’Expo

Publié le 24 Mai 2019 par cirk75 dans Livres, exposition

A Châlons-en-Champagne l’année dernière du 7 avril au 28 octobre  2018 pour fêter les 250 ans de la création du cirque par Philip Astley (voir blog07/06/2015), on a pu admirer dans les trois musées de la ville des équilibristes, des funambules, des écuyers lors de l'exposition "Acrobates". 

Le thème de l’acrobatie est une inépuisable source d’inspiration constante allant des sculptures étrusques jusqu’aux œuvres de Picasso, Matisse ou Léger. A travers les collections des musées municipaux, nationaux ou internationaux, tels que le Musée du Quai Branly, le Louvre, les Musées Royaux d’Art et d’Histoire de Bruxelles, cette manifestation a mis en exergue le geste acrobatique. On pouvait aussi voir quelques éléments de la collection Jacob-William (voir blog28/03/2013) dont une bonne partie se trouve depuis 2016 conservée dans les réserves des musées de cette ville chalonnaise.

En raison de sa qualité et son originalité, l'exposition "Acrobates" avait obtenu le label d'Exposition d'intérêt national décerné par le ministère de la Culture, et pour garder un témoignage de cette manifestation circassienne un livre exposition bilingue (français-anglais) de 208 pages a été édité par l'éditeur milanais SilvanaEditoriale. 

Cet ouvrage pour celles et ceux qui n’ont pas pu se déplacer de conserver un aperçu de ces expositions et d'apprécier la richesse de la création en art plastique sous toutes ses formes suscitée par l'art acrobatique.

Et cerise sur le gâteau de nombreux textes signés Virginie Verardi directrice des musées chalonnais et co-commissaire de l"exposition et Pascal Jacob, co-commissaire aussi,lui même enseignant à l’Ecole nationale du cirque de Montréal et à l’Institut d’études théâtrales de Paris III, créateur de costumes et scénographe, mais aussi Directeur artistique du Cirque Phénix et du Festival du Cirque de Demain et auteur de nombreux livres sur la piste magique.

A coup sûr un livre à avoir dans sa circobibliothèque.

commentaires

Jean Carlu (1900-1997)

Publié le 23 Mai 2019 par cirk75 dans Affiches

Georges Léon Jean Carlu, dit Jean Carlu  est un dessinateur publicitaire et affichiste français ayant eu au milieu du XX° siècle une grande renommée. Ses illustrations pour des affiches publicitaires furent très à la mode auprès du grand public à cette époque et même de nos jours il reste un des maîtres de cet art servant à mettre en avant une marque commerciale. Pourtant au départ rien ne semblait le conduire à être illustrateur publicitaire, il se destinait en effet comme son père à être architecte.

Jean Carlu naît au début du XX° siècle un 3 mai, mais suite à un accident, il a le bras droit sectionné par un tramway aussi il doit à 18 ans, subir une amputation de ce membre ce qui lui fait abandonner à tout jamais ses études pour se tourner vers l’affiche. Et c’est ainsi qu’il devient au siècle dernier avec Cassandre, Loupot, Francis Bernard (voir blog04/02/2012) et Colin (voir blog07/10/2014) un de ses meilleurs représentants de cet art éphémère où son style Art déco (voir blog03/04/2015) attire immédiatement l’œil.

Au cours de sa longue carrière il réalise quelques œuvres qui ont marqué les esprits, en se servant principalement des formes schématisées et des couleurs très expressives. Ainsi en 1925, sa création Monsavon l'impose parmi les noms de l'art publicitaire d'avant-garde; avec une technique dérivée du cubisme, cette affiche – véritable coup de poing pour le spectateur – représente au premier plan un bras tendant une savonnette.

Dans les années 50 on lui doit aussi la célèbre affiche pour  Pschitt, une boisson gazeuse fort connue après-guerre, où il met en scène un clown orange et un auguste jaune pour célébrer une boisson commercialisée par Perrier. Cette affiche met en exergue, grâce à une débauche importante de couleurs vives, le slogan utilisé à cette époque : "Pour toi chère Ange, Pschitt Orange, pour moi Garçon, Pschitt Citron".

 Mais Jean Carlu malgré son appétence prononcée pour les clowns et le spectacle n’a jamais créée  d’affiche pour le cirque. C’est dommage car son imagination matinée art déco aurait fait merveille, d’autant plus qu’il fut un des premiers affichistes à intégrer la photographie dans ses dessins ce que certains cirques (Radio Circus, Grand Cirque de France...) utilisèrent  beaucoup aussi dans ses visuels.

On lui doit aussi une célèbre affiche illustrant à merveille Le Gosse, (The Kid) le film de Charlie Chaplin.

Jean Carlu (1900-1997)
commentaires

Une soirée au Cirque d’Hiver, le 17 janvier 1897

Publié le 22 Mai 2019 par cirk75 dans Cirques d'hier

Ce programme  plus que centenaire fut présenté sur la piste parisienne du plus vieux cirque du monde, il y 122 ans. Inauguré le 11 avril 1852 par l’Empereur Napoléon III le Cirque d’Hiver (voir blog25/02/2011) a alors 45 ans d’existence lorsque cette production est proposée aux parisiens avides à cette époque de type de spectacle, et si à l’origine l’établissement de la rue Amelot à Paris était dirigé par Louis Dejean (voir blog20/03/2015), un ancien garçon boucher devenu directeur de cirque, ce programme est à mettre sur le compte de son successeur Victor Franconi (voir blog30/03/2018).

Parmi les artistes présents notons Antonet (voir blog16/04/2012) qui vient de quitter son frère Bébé, un pitre à la carrière mouvementée. Antonet est à l‘aube de sa brillante carrière, il joue l’auguste et est associé pour deux entrées à Tonino, ou Tonyno, un clown blanc d’origine espagnol né Arturo Aragon et assez réputé en cette fin du XIX° siècle.

Notons dans programme avec animaux, et sous la baguette musicale du Maestro Latour, l’écuyer  J. Gauthier un habitué des lieux présente un mulet récalcitrant et non un groupe de chevaux comme il en avait la coutume de le faire. Les chevaux sont cette fois sous la direction de M. Schumann et le dompteur Emmanuel lui propose un numéro avec lions et panthères. Enfin en seconde partie une pantomime, comme c’était la mode,  nommée " Chasse au renard' (Foxhunting) est proposée par M. Loyal. Des acrobates et des excentriques complètent cette soirée du 17 janvier 1897.

commentaires
1 2 > >>