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Le bloc-notes de cirk75

Chronique au fil du temps et de la mémoire d'un circophile amateur

Articles avec #aeriens catégorie

Cette semaine explorons le BMX avec les profs du Cirque du Soleil

Publié le 28 Avril 2017 par cirk75 dans Aériens

Rappelons que le BMX, bicyclette motocross est à l'origine d'un sport  physique, technique et spectaculaire. Et depuis quelques temps de jeunes artistes l'utilisent pour proposer des numéros d'équilibre sur 2 roues. Abandonnant ainsi à leurs aînés la classique petite reine.

Ces nouveaux acrobates ​sur 2 roues proposent des figures spectaculaires mais techniques dont les plus courantes se nomment flat, park, vert, trail ou dirt...

Le BMX est petit et possède des roues de 20 pouces (environ 50 cm), et des pneus de 20 × 1,50 à 20 × 2,40 (le plus gros à l'avant). 

#BMX

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Une petite leçon de trapèze par les profs du Cirque du Soleil

Publié le 19 Avril 2017 par cirk75 dans Aériens

Un skieur acrobatique peut s'imaginer devenir un artiste de la balançoire russe?

Une meneuse de claques peut se transformer en experte du main à main?  

Rien n'est impossible et beaucoup d'athlètes issus de différentes disciplines trouvent une reconversion professionnelle en s'élançant sous les projecteurs du Cirque du Soleil.

Tous ces athlètes bousculent les frontières du monde du sport et de l'acrobatie et en volant toujours plus haut.

 

Sur #Cirqueshop on trouve toute une série de vidéos montrant des athlètes se confrontant à des disciplines de la piste, une rencontre  arts du cirque et sports d'action.

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La Toupie Humaine ou gyroscope humain

Publié le 9 Mars 2017 par cirk75 dans Aériens

En 1911, au Nouveau Cirque (voir blog08/12/2010) une attraction fort dangereuse fut présentée par Mann-Ret. Très proche de la "Toupie de la Mort" cette dernière nommée ainsi car exécutée par le casse-cou Wizart au-dessus de la cage aux fauves.

Pour réaliser son numéro l’artiste utilisait un plateau métallique circulaire tanguant en haut d’un mât de 10 m. Il enfourchait une sorte de monocycle, d’autres utilisaient une motocyclette. Et une fois les lumières éteintes, le cycle actionné soit par la force des jarrets soit par un moteur, permettait au casse-cou de tourner telle une toupie sur lui-même à très vive allure pour réaliser des surprenants équilibres. Par exemple le saltimbanque arrivait à se maintenir au-dessus du vide comme par miracle perpendiculairement au mât.

C’était très spectaculaire mais très dangereux. On compta de nombreuses chutes, avec fractures du crâne quelques fois à la clef.

Retirée de la piste depuis plus de 70 ans cette attractions n'est plus de mise de nos jours.

#toupiehumaine

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Pinito del Oro, la reina del trapecio

Publié le 16 Février 2017 par cirk75 dans Aériens

Née à Las Palmas le 6 Novembre 1931, Maria Cristina del Pino Segura Gomez fut une artiste mondialement reconnue pour son audace et les risques qu’elle prenait lors de son sensationnel numéro au trapèze Washington.

 

Enfant de la balle elle débute à 9 ans comme fildefériste dans le cirque familial et à 12 ans elle pratique déjà avec succès le trapèze. Malgré quelques chutes; le décès de sa mère elle affronte tous ces malheurs avec courage et abnégation. Remarquée lors de la venue à Valence du Cirque des frères Diaz, par les représentants des Ringling, elle va en 1950 se produire à New-York et pendant 7 ans sera une des vedettes du plus grand spectacle du monde.

Sa grande notoriété et son intrépidité font d’elle une vedette de la piste ce qui l'amène à participer au tournage du film de Cecil B. DeMille "Sous le plus grand chapiteau du monde" (voir blog07/10/2013).

Puis après l’Amérique elle va se produire en Europe (Madrid, Paris, Stockholm, Berlin…) où elle est adulée par le public toujours plus enthousiasme.

Au cours de sa longue carrière, elle subit plusieurs graves accidents mais tel le phénix qui renaît elle reprend son travail au trapèze.

Elle donne une ultime représentation le 17 avril 1970 à Madrid au Circo Price, puis va diriger un grand hôtel à Aledo dans la province de Murcie.

En 2010 une autobiographie de Pinito del Oro  parait en Espagne,  à ce jour non traduite en français. Dans ce livre sont évoquées ses joies et ses peines d’artiste de la piste. 

#pinitodeloro

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Raoul Monbar, la torpille humaine

Publié le 13 Février 2017 par cirk75 dans Aériens

Raoul Delpy, dit Raoul Monbar en plus d’avoir créé et dirigé son cirque (voir blog21/09/2016) fut un gymnaste et un voltigeur renommé. Il s’était notamment illustré en 1902 au cirque Alphonse Rancy en tournant le triple saut périlleux entre les mains de son porteur. Mais excédé de voir que les vrais compétences et les efforts acrobatiques n’étaient pas vraiment payés en retour, il conçut un autre exercice spectaculaire et c’est ainsi qu’il mit au point en 1904 un numéro qui déplaçait les foules, fascinées par la Torpille Humaine.

Raoul Monbar, avec les mécaniciens Chereyer et Javon, avait imaginé un appareil composé d’un plan incliné de 22 mm de haut, sur lequel l’artiste allongé à plat ventre sur un chariot à roulettes dévalait la pente. Et par un système de freinage approprié,  le chariot était stoppé net en fin de course. Le choc lors de cet arrêt projetait le voltigeur vers un trapèze qu’il rattrapait après une trajectoire d’une quinzaine de mètres dans l’espace. Enfin pour regagner le sol l'artiste exécutait un saut périlleux qui se terminait dans un filet.

Si l’idée était simple, il fallait du cran, des nerfs solides et un physique digne d’un athlète de haut niveau, mais de tout cela Monbar n'en manquait pas. Après quelques réglages et quelques bosses, le numéro fut présenté pour la première fois au printemps de l’année 1904 à l’Olympia de Paris. Et avec ce numero Monbar fit pendant 10 ans un triomphe.

Le 2 août 1914 la Torpille Humaine programmée au Cirque de Charleroi fit sa dernière représentation, le lendemain les armées allemandes entraient en Belgique. Monbar regagna la France laissant sur place son matériel qu’il ne retrouva pas en 1918. Il redevint voltigeur au trapèze puis fonda un cirque portant son nom où il présenta même des otaries. Retiré en 1937 des pistes, Raoul Delpy décéda en 1958 et laissa le souvenir d'un artiste hors du commun. 

#latorpillehumaine

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Les Frères Desprez, un ingénieur, un casse-cou et un directeur

Publié le 9 Février 2017 par cirk75 dans Aériens

Si l’histoire du cirque a été écrite par de nombreuses fratries, comme les frères Amar, Bouglione ou Fratellini, on oublie trop souvent que les trois frères Desprez ont également marqué dans première partie du XX° siècle l’histoire de la piste. A la différence de ces trois familles circassiennes, les Desprez n’étaient aucunement nés dans la sciure, ils étaient issus d’une famille d’industriels de Saint Quentin, ville des Hauts-de-France.

Et si L’histoire de Gaston (voir blog25/03/2012) est la plus connue, celle d'André et Marcel est aussi digne d'intérêt. Passionné de spectacle, Gaston rachète plusieurs salles de cinéma, dirige le théâtre de Saint-Denis, lance un programme équestre au Cirque de Troyes avant de reprendre en 1923, le Cirque d’hiver de Paris, transformé un temps en salle de cinéma. Directeur de cette salle, Gaston Desprez entreprend alors une profonde réhabilitation des lieux et des bâtiments. En 1933 il fait même édifier une piste nautique avec un système de couverture commandé électriquement, ce qui à l’époque représentait une véritable prouesse technique. Le coût extravagant de ces travaux, plus de 2 millions de francs de l’époque, explique pour partie les difficultés financières que Gaston Desprez va rencontrer entraînant en 1934, la vente à la bougie du Cirque d’Hiver aux Bouglione.

Moins connues sont ses deux frères ainés Marcel et André. Le premier, ingénieur des Arts et Métiers de Lille, gagne une belle notoriété avec le numéro du "cercle de la mort", au cours duquel son frère Gaston virevolte à vélo au-dessus de la cage aux lions. Son autre frére Andre connu pour son naturel bon vivant et sa belle prestance (85kg et 1m70), participe à plusieurs courses cyclistes, tout en étant régisseur au Cirque d’Hiver.

Dans le milieu de la piste Marcel et André, sont connus pour être à l’origine d’un numéro, très tendance dans les années folles, le " Looping the loop ", autrement dit " boucler la boucle ". Le premier ingénieur de formation, dessine lui-même les plans de ce numéro de voltige, qui demande une rampe de lancement ambulante de 20 mètres de haut et pesant plusieurs dizaines de tonnes. Marcel après moult calculs et maquettes au cinquième, construit dans son atelier de mécanique de Puteaux le matériel et la voiture qui sera conduite par son frère André, le cascadeur de l'équipe.

Le 2 octobre 1923 c’est le grand soir, pour la première fois cette sensationnelle attraction est au programme du cirque d’Hiver et le succès est immédiat.  Avec ce fameux "double saut périlleux en automobile", les deux frères vont alors entre 1925 et la fin de la seconde guerre mondiale sillonner le monde entier. Et même le cinéma les demande. Ainsi en 1949, dans "Le portrait d'un assassin" (voir blog12/09/2011) film réalisé par Roland-Bernard et Henri Decoin, André Desprez doublant Pierre Brasseur qui joue le rôle d'un cascadeur, exécute son numéro de casse-cou en voiture.

Pour les circophiles, ce film permet  aussi de voir les Fratellini, dans leurs propres rôles.

Retirés des pistes lors des 52 ans d’André, les deux frères deviennent alors industriels en fabricant des dynamomètres, démontrant ainsi qu’ils ont plusieurs cordes à leur arc.

#lesfreresdesprez

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"Les Maiers" des excentriques aériens,l

Publié le 17 Décembre 2016 par cirk75 dans Aériens

Cette semaine Facebook a publié un clip où l'on voit un couple composé d’une femme chapeautée, vêtue d’un tailleur prenant grand soin de son sac à main et d’un homme en costume un peu benêt essayant de faire accéder à un trapèze cette dame au visage un peu sévère. Il s’agit de Sabine et Joachim Maiers comiques allemands bien connus outre-Rhin.

Mais qui sont-ils réellement?

Sabine Maiers, née en 1995 dans le Bade-Württemberg, fait les Beaux-Arts de Cassel tout en étudiant le théâtre. Dans un premier temps elle crée et fabrique des vêtements de mode, avant de partir en Angleterre, pour se familiariser aux "performing arts" et aux arts aériens au "Foll Time Circus" de Bristol. En revenant en Allemagne, elle fait la connaissance de son futur époux Joachim Mohr.

Lui est né en 1966, grandit à Hanovre et dès 19 ans accumule les petits boulots. Quelques temps plus tard il apprend l'acrobatie, le trapèze, le jonglage, la musique, la comédie et rencontre Sabine Maier. Ils voyagent en troupe en Europe et aux Etats-Unis clowns, jongleurs, acrobates ou musiciens et cherchent sans cesses des nouvelles formes de divertissement.

Sabine Maier c’est le sérieux de Buster Keaton, Joachim Mohr c’est l’emballement du godiche. Avec ce concept ils vont créer un duo original où leurs personnages se retrouvent perpétuellement dans des situations insolites et inextricables. Accrochés l'un à l'autre, lui trébuche la tête à l'envers, elle réussit de justesse à le rattraper par un membre. Chaque empoignade, chaque geste doit être calculée pour ne pas tomber tant leurs gesticulations, aussi leur hilarant numéro est basé sur une grande technique acrobatique.

Aussi ne boudons pas notre plaisir et regardons une autre vidéo montrant leur sens de l'humour décapant et les costumes sont bien entendu signés Sabine.

#lesmaiers

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Les Antares, un numéro légendaire et tragique

Publié le 27 Novembre 2016 par cirk75 dans Aériens

Ce fabuleux numéro aérien créé en juin 1949 au cirque d'Amiens (voir blog09/05/2011) par Georges Gommeton, fait partie de la mémoire vivante de la piste. Son initiateur, fils d’un comédien de théâtre ambulant est né le 14 mars 1918 à St Eloi aux Mines et, à dix-sept ans, s'engage dans la marine et, devient maître-nageur à la base aéronavale de Brest où il accumule les titres en plongeon de haut vol. La guerre va le faire passer du théâtre aux armées, au S.T.O. puis à la clandestinité où il rejoint les maquis d'Auvergne et s'engage dans la 1ère Division Blindée du Général Vigier.

Avec de faux papiers, il travaille chez Amar (voir blog05/04/2011) puis il monte un numéro de main à main avec un dénommé Timas. Après-guerre, il participe à  l’aventure du théâtre ambulant de Louis Darges, ce qui lui permet de rencontrer sa future femme Lucette Hytte. C’est l’époque aussi où il fait la connaissance des "De Riaz" un groupe aérien  qui met au point un  numéro utilisant un avion tournant autour d'un axe pendant que les artistes exécutent divers exercices, pendus à des agrès. Cette attraction n'est pas en soi nouvelle, puisque des troupes comme les Nicoletos, les Aeros Stars, Axel Murano et sa Flying Torpedo, ou les 2 Kimris l'avaient déjà proposé. 

Georges Gommeton crée sa propre troupe et passionné d'astronomie lui donne le nom d’Antarès, en référence à cette double étoile du Scorpion située dans la constellation du zodiaque.... 

Le numéro proposé par les 3 Antarès comporte quatre séries de lâchers entrecoupées d'un travail au trapèze exécuté par la pilote qui se trouve dans l'avion.

Les lâchers se font d'abord main à main - planches et dislocations - puis par une perche tenue au porteur, enfin par un petit trapèze où le voltigeur se lâche, par deux puis une seule pointe de pied. Pour permettre au porteur de reprendre les bras du voltigeur, le petit trapèze doit être tenu en mâchoire durant une séquence très périlleuse. Au final, c'est par une ceinture, tenue elle aussi en mâchoire, que le voltigeur tourbillonne en planche puis groupé.

Plusieurs porteurs se sont se succédés, ils ont pour nom: Pierre Bergam, Raymond Gendarme, Tony Lucchini ou Bruno, le fils aîné de Georges Gommeton. Dans le cockpit, on verra de magnifiques et belles aviatrices : Irène, Nicole Gimel, Betty Stom (voir blog28/06/2014), Patricia, fille de Georges et Lucette, ou Maria Garcia. Voltigeur hors-du-commun Georges Gommeton présente jusqu'à 57 ans et plus ce numéro. Et en janvier 1975, lors d'un engagement au Palais des sports de Madrid, il laisse sa place à son fils cadet Gilles. Ainsi s’est formée une seconde génération d’Antarès composée des enfants de Georges et Lucette.  Les jeunes Antarès remportent l'Oscar du cirque. Leurs aînés l'avaient préalablement obtenue en 1956 au Festival du Cirque organisé à Paris au Palais des Sports. En décembre 1977, Patricia, Bruno et Gilles participèrent au 4ème Festival International de Monte Carlo où ils remportent un clown d'argent fort mérité.

Malheureusement un certain 20 septembre 1995 alors que les convois de la famille Gommeton rejoignent en Pologne le cirque Merano, Georges le père est heurté mortellement par un conducteur ivre.

Les Antarès juniors ont continué de tracer leur sillage. En 2004, ils sont invités une nouvelle fois à Monte Carlo. Malheureusement, l'aventure tourne court lors de la deuxième soirée de sélection, l'épaule de Bruno se déboîte. Maria Garcia, ayant remplacé Patricia dans le cockpit, fait stopper l'équipage et le blessé est débarqué avec d'infinies précautions.

Mais hélas deux ans plus tard, le 6 février 2006, au cirque d’hiver Bouglione en pleine représentation, tous les circophiles connaissent la fin tragique de Gilles Gommeton.  N’ajoutons rien, car il n’y a rien à ajouter, même si en 2016, dix ans après, ce terrible drame est toujours très présent dans le cœur de tout amateur de la piste aux étoiles.  

Il nous reste cependant en mémoire de Gilles, la composition musicale qui accompagnait le numéro des inoubliables et magiques Antarès, la musique est signée Achille Zavatta, une autre légende de la piste.

 

#lesantares

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Madame Saqui (1786-1866), profession danseuse de corde

Publié le 21 Juin 2016 par cirk75 dans Aériens

Madame Saqui (1786-1866), profession danseuse de corde

Célèbre acrobate et danseuse de corde adulée au XIX° siècle née, Marguerite-Antoinette Lalanne n'a que cinq ans lorsqu'elle rejoint ses parents, Jean-Baptiste Lalanne et Hélène Masgomieri, membres de la troupe des Grands-Danseurs du Roi. Rappelons que cette compagnie fondée en 1753 par Jean-Baptiste Nicolet, était composée des meilleurs acteurs, danseurs de corde, acrobates et artistes en tous genres spécialisés dans la farce. Cette troupe obtient le 23 avril 1772, à l'issue d'une représentation à laquelle assistent Louis XV et Madame du Barry, sa dénomination royale devenant le théâtre des "Grands Danseurs du Roi". Et c’est dans cette compagnie que Marguerite fait ses débuts d'artiste sous le nom de "la petite Basquaise".

Mais suite à une mauvaise chute de Jean-Baptiste Lalanne, toute la famille se retrouve sans engagement et décide de quitter Paris pour reprendre une existence aventureuse. Pendant leur séjour à la foire de Tours, le grand rendez-vous des forains de l'époque, Marguerite apprend les principes de la danse de corde et sous le nom de "Mlle Ninette" fait ses premières apparitions en public comme danseuse de corde. Le succès pour Marguerite est immédiat aussi ses parents décident de former leur propre troupe et parcourt la France. Mais après quelques années difficiles ils intègrent la troupe Houssaye puis celle du cirque Roussi.

Douée pour la danse elle se met sous la protection de quelques grands et célèbres danseurs du Roi. Elle fait la connaissance de Pierre Saqui, qu’elle épouse à Tours en 1805. Sa réputation ne cesse de grandir, sa notoriété embrase la capitale, ses exercices très prisés sous L’Empire, attirent un public de plus en plus nombreux. Devant la prolifération des troupes rivales, "la divine Basquaise" comme se fait dorénavant appelée, se produit en province et à l’étranger. En 1814 à Liège : elle se fait connaître dans cette ville sous le titre de "première artiste funambule de S.M. le roi Louis XVIII, directrice des fêtes et ascensions du Gouvernement".

En 1816, elle obtient le privilège d'occuper une salle au boulevard du Temple, connu comme le "boulevard du Crime". Le Théâtre de Madame Saqui connaît un succès ininterrompu jusqu'en 1830. Mais suite aux déboires financiers, dus à une mauvaise gestion de son frère Baptiste et aussi à l'épidémie de choléra de 1832, qui rend l'exploitation des théâtres désastreuse, elle doit céder son privilège et à quarante-sept ans, Madame Saqui reprend sa vie nomade pour continuer d'exercer son métier de danseuse de corde jusqu'à soixante-quinze ans. Elle décède à Neuilly-sur-Seine dans sa quatre-vingtième année.

Madame Saqui (1786-1866), profession danseuse de corde

Quelques années plus tard en 1907, le chroniqueur et journaliste français Paul Ginisty fait paraitre une biographie de cette célèbre artiste sous le titre de "Mémoires d’une danseuse de corde". Dans ce livre il relate certaines aventures dont celle avec Pierre Klavdievitch Moussine-Pouchkine, capitaine des cosaques, De cette liaison, naquit semble-t-il, en janvier 1816 une petite fille Ekaterina Petrovna, qui deviendra plus tard la princesse Troubetzkoy. La famille Moussine-Pouchkine voulant couper court aux rumeurs dédommagea Marguerite contre la promesse de ne pas chercher à revoir sa fille. Cette dernière fut ramenée en Russie et reçut parmi ses nombreuses cousines l'éducation correspondant à son rang.

#MmeSaqui

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Les sœurs Lange dites Les Mascott, des phénomènes de l’équilibre acrobatique

Publié le 13 Avril 2016 par cirk75 dans Aériens

Les sœurs Lange dites Les Mascott, des phénomènes de l’équilibre acrobatique

Quel fascinant duo d’équilibristes hors du commun proposaient au milieu du XX° siècle les Mascott ! Elles firent d’ailleurs frissonner toute une génération lors de leur célèbre monté puis descente d’échelle à dix barreaux, où la voltigeuse était en équilibre "tête à tête", sans coussinet et sans longe sur la tête de sa porteuse. Enfants de la balle, les sœurs Lange apprennent très jeunes au contact de leur mère l’art du trapèze. Puis petit à petit, elles mettent au point ce fabuleux numéro où Christel la blonde, portait sur sa tête la brune Barbel.

On relate même dans le milieu de la piste que c’est un peu par hasard que ce numéro fut créé. En effet au début, lors de leur ascension de l’échelle les deux sœurs utilisaient un coussinet pour faciliter l’équilibre de leur tête à tête. Mais lors d’un déplacement cet accessoire fut perdu et, pendant que leur père en fabriquait un autre, les deux sœurs prirent l’habitude de répéter sans ce rond et décidèrent en 1951 de présenter dorénavant leur numéro sans cet accessoire.

Comment ne pas être admiratif devant ce duo des sublimes et sereines sœurs, vedettes internationales de la piste des années 60 à 70 et qui par deux fois, ont foulé les pistes en France. En effet en 1960 elles sont au programme de la tournée du Cirque Napoléon Rancy puis l’année suivante elles parcourent l’hexagone avec le cirque Pinder-RTF.

Les sœurs Lange dites Les Mascott, des phénomènes de l’équilibre acrobatique

Pour ceux qui n’ont jamais vu ce numéro, le site Circopédia (voir blog17/10/2015) en propose trois vidéos dont celle enregistrée en 1964 lors d’une Piste aux Etoiles (voir blog16/12/2014), à voir absolument...

En 1964, la voltigeuse Barbel épousera le dresseur Tony Hochegger (voir blog 20/03/2016) et sous le nom de Barbara Hochegger proposera un travail étonnant avec des chiens Barzoï, animaux réputé pour leur indiscipline.

Barbel et Tony Hochegger eurent une fille qui n’est autre que la célèbre Rosi Hochegger. Et avec son cheval Scout Rosi enchante les spectateurs petits ou grandes de par le monde.

Bon sang ne saurait mentir!

Christel et Barbel Lange, Les Mascott des légendes de la piste, à ce jour jamais égalées et encore moins dépassées.

#mascottcirque

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