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Le bloc-notes de cirk75

Depuis 2010, Chronique au fil du temps et de la mémoire d'un circophile amateur

Articles avec #cirques etrangers catégorie

Le Cirque en Mongolie

Publié le 20 Janvier 2016 par cirk75 dans cirques étrangers

Le Cirque en Mongolie

L’histoire du cirque mongol est relativement récente même si dès fin du XII° siècle on trouve déjà sur les places ou sur les marchés de nombreux jongleurs et magiciens chinois ou acrobates indiens qui présentent leurs tours. De plus dans ce pays où le cheval occupe une place importante, les numéros équestres avec voltige et tir à l’arc sont courants ainsi que ceux de dressage d’animaux avec loups, chameaux, yacks… On le voit ces numéros relèvent d’une pratique naturelle et très ancienne dans la vie quotidienne du peuple mongole.

Le Cirque en Mongolie

Suite à la révolution, en 1925 un acrobate, surnommé "Point d’Orge" car il peut suggérer avec son corps un point d’interrogation, crée un club sportif où il enseigne aussi bien la gymnastique que l’acrobatie. Quelques années plus tard un cirque soviétique vient faire une tournée en Mongolie. En 1940 le gouvernement mongol décide la création d’une véritable école de cirque et nomme la contorsionniste russe Choukounava, comme professeur.

Ainsi le 10 juin 1941, pour le XX° anniversaire de la révolution, le premier spectacle du cirque mongol est donné à Yargal près d’Ulan Bator. Le 25 juin de la même année, une ordonnance ministérielle institue le Cirque de Mongolie situé dans un ancien temple bouddhique de plan circulaire. La première tournée du Cirque de Mongolie aura lieu l’année suivante en Sibérie. Enfin en 1972, le cirque d’Oulan Bator (la ville du héros rouge) sera construit par des Roumains à l’image fidèle de celui de Bucarest.

Aujourd’hui le Cirque Mongol est célèbre pour ses contorsionnistes dont la plus célèbre reste Mme Tsend-Ayouche, venue en France en 1983 pour être membre du jury du VI ème Festival Mondial du Cirque de Demain (voir blog13/01/2014).

Le Cirque en Mongolie

Et lors de cette manifestation la contorsionniste Mademoiselle Entsetseg, première artiste mongole à participer à un concours international dans un pays occidental, remporte la Médaille d’Or. En 1981 cette même artiste avait déjà été honorée lors du Festival du cirque de Cuba en remportant la Médaille d’Or.

Plus près de nous en janvier 1990, quatre jongleuses de bols sur monocycles (Renha, Tana, Shandan et Toya) de la Troupe de Mongolie Intérieure remportent une Médaille d’or lors du XIII ème Festival Mondial du Cirque de Demain. Lors de la même édition deux numéros avec des artistes de Mongolie sont au programme : Melle Undarmaa présente des exercices de contorsions avec pigeons et Mlles Nandintsesteg & Tsendbyamba agées respectivement de 14 ans proposent une série de contorsions. Enfin en 2007, un autre ensemble de Jongleuses sur Monocycles remporte cette fois une Médaille d’argent dans de la XXVIII ème édition de ce Festival.

De nos jours les artistes mongols sont réputés dans le monde du spectacle pour être les meilleurs contorsionnistes. Recrutés par les cirques les plus prestigieux, récompensés par les meilleurs prix de la profession, ils font figure de référence.

Depuis la chute du communisme, la mise en scène de ces numéros pour s’adapter aux tendances et aux goûts actuels s’est modernisée, mais non sans inquiéter les défenseurs d’un art enregistré au patrimoine immatériel national, car dans ce pays la contorsion est un art sacré, très imprégné de conception bouddhiste selon laquelle la médiation et la prière sont inséparable d’un contrôle parfait du corps.

En France à deux reprises pour les 8ème et 16ème éditions, le Festival du Cirque du Val d’Oise a mis cette nation à l’honneur, et nous a mieux fait connaître ces magnifiques étoiles de la piste.

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Amaluna, un spectacle du Soleil au féminin

Publié le 20 Décembre 2015 par cirk75 dans cirques étrangers

En cette fin d’année 2015, le cirque du Soleil fait halte, du 5 novembre au 3 janvier 2016 au parc de Bagatelle, banlieue ouest de Paris pour présenter sa 32° production : Amaluna, mise en scène par l’américaine Diane Paulus, une spécialiste de la comédie chère à Broadway.

Dans cette production tournant de part le monde depuis 2012, et aux tarifs pas toujours populaires, on retrouve tous les ingrédients qui ont fait le succès du Soleil à savoir, des numéros d’une indéniable qualité, un penchant pour l’esthétisme avec costumes et effets de lumière fort réussis, et un fil conducteur dont l’inspiration fait référence aux meilleurs : le théâtre Shakespearien, la flûte enchantée de Mozart et la mythologie grecque.…

Cependant la priorité de cet programme reste toutefois de présenter des numéros mettant en valeur les artistes au féminin, car selon l’idée qui a été à l’origine de cette création, ce spectacle devait "rendre hommage aux œuvres et voix des femmes" ; ce qui est déjà le cas au niveau de la distribution, où l’on compte pas moins de 70% d’artistes au féminin dont 6 musiciennes et 2 chanteuses proposant l'élément musical dans une trame nettement rock.

Comme dans toute production signée Cirque du Soleil, un canevas relie les différents numéros les uns aux autres, et pour Amaluna le scénario est simple: dans une île gouvernée par des déesses on assiste au passage à l'âge adulte de Miranda, la fille de la reine Prospéra, initiée à la vie, qui à la fin trouvera en la personne de Roméo, l’amour avec un grand A.

Amaluna est un spectacle parsemé de belles prouesses acrobatiques où l'on peut voir des artistes bondir à travers des cerceaux, s’envoler à l’aide de sangles aériennes, s’élancer dans les airs accroché à un cercle aérien, se propulser et virevolter dans les airs à l’aide d’une planche coréenne, pratiquer avec grâce les barres asymétriques, ou proposer de nombreuses acrobaties icariennes à un rythme soutenu.

Mirenda de son côté ne reste pas inactive, elle alterne les prouesses avec des équilibres sur cannes tout en proposant un gracieux ballet aquatique dans une cuve transparente remplie d’eau, tandis que son Roméo nous montre que le mât chinois n’a aucun secret pour lui.

Deux autres personnages le valet de Roméo, une sorte de matamore un peu godiche et emprunté et la nounou de Miranda viennent apporter la touche comique en se comptant fleurette.

Mais le clou du spectacle, le numéro une sorte d’ode à l’équilibre qui scotche tous les spectateurs, est celui de la Déesse de l’équilibre. Cette dernière réalise un gigantesque mobile construit minutieusement à l’aide de treize nervures de feuilles de palmier. Toute l’attention du public est portée sur l’époustouflante et incroyante structure flottante que l'artiste crée sous nos yeux. Et à la fin, au grand regret des spectateurs, en retirant la plus petite pièce du mobile, elle désintègre d'un coup l’ensemble, c’est vraiment fabuleux, magique, irréel…

Amaluna un show de deux heures, et pas une minute de plus, mêlant acrobaties vertigineuses, dextérité et conte de fée, avec un grand absent : Viktor Kee, le prodigieux jongleur ukrainien, qui se trouve représenté sur tous les visuels que le Cirque du Soleil met à la disposition du public parisien. Une duplicité non une affaire de goût...

Ah ! Dernier point si vous souhaitez vous y rendre n’oubliez pas votre carte, votre boussole et votre sextant tant les indications pour se rendre Plaine des Jeux de Bagatelle sont comptées, voire inexistantes…

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La Verità, cirque poétique

Publié le 11 Juin 2015 par cirk75 dans cirques étrangers

La Verità, cirque poétique

Daniele Finzi Pasca, metteur en scène mondialement reconnu, créateur de spectacles pour le Cirque Eloize, le Cirque du Soleil, mais aussi des cérémonies de clôture de différents Jeux Olympiques (Turin, Sotchi...), arrive à Paris pour nous présenter La Verità, sa dernière création.

Acrobatie, théâtre, danse et musique se juxtaposent et s’entremêlent à travers la présence de 13 artistes multidisciplinaires rassemblés autour d’une toile monumentale peinte par Salvador Dalí dans les années 40 à New York pour son ballet Tristan Fou.

La Verità s’inscrit dans la même ligne artistique que les précédentes spectacles de Daniele Finzi Pasca: une création cirque où la poésie et l'humour alternent avec grâce et fluidité.

Au cœur du projet : un jeu d’images pour traverser le surréalisme, une histoire d’amour, une réflexion sur la vérité...

Depuis la première mondiale de La Verità en janvier 2013 à Montréal, le spectacle a été joué plus de 200 fois à travers le monde dans les plus beaux théâtres devant plus de 200 000 spectateurs.

A Paris aux Folies Bergères du 10 juin au 5 juillet 2015.

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Un petit florilège du raffinement chez Roncalli

Publié le 30 Décembre 2014 par cirk75 dans cirques étrangers

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Le Quebec arrive en décembre!

Publié le 18 Novembre 2014 par cirk75 dans cirques étrangers

Le Quebec arrive en décembre!

Début décembre, deux cirques québécois, Le Soleil et Les 7 doigts, proposeront en vision frontale et en salle une de leurs productions. Si le Cirque du Soleil proposera lors de son étape parisienne au POPB de Bercy du 2 au 7 décembre Quidam, un de leur plus ancien spectacle, il n’en est pas de même avec les 7 Doigts qui présentera à partir leur plus récente production : Cuisine et Confessions

Le Quebec arrive en décembre!

Quidam dont la première eut lieu le 23 avril 1996 à Montréal et mis en scène par Franco Dragone, est le premier spectacle de la compagnie québécoise à suivre une histoire, celle de Zoé, une petite fille qui s’ennuie dans sa famille. Souhaitant connaître la joie, les frissons et toutes les émotions qui peuvent remplir sa vie, elle va suivre un homme sans tête Quidam, accompagné de la Cible, allégorie de la joie et de la bonté. En laissant tomber son chapeau que Zoé va s’empresser de porter à sa place, Quidam, va la guider dans un monde surréaliste habité par d’étranges personnages qui vont lui redonner espoir en la vie. Depuis sa création, ce spectacle a connu certaines modifications. Néanmoins, certains numéros en ont toujours fait partie, comme la roue allemande, les enfants d’aciers avec leur numéro de diabolo, le numéro de contorsion aérienne, les cerceaux aériens, le numéro de cordes à sauter, des cordes lisses, de l’équilibre sur cannes, des statues (mains à mains), des cordes volantes (mélange de trapèze et cordes lisses) et du numéro de banquine. D'autres numéros au fil du temps ont été ajoutés comme ceux des jongleurs. Quant aux numéros disparus, il s'agit essentiellement des numéros de manipulation et de hula-hoop.

Le Quebec arrive en décembre!

Tout différent est Cuisine et Confessions le dernier spectacle des 7 Doigts de la Main donnant, selon les critiques qui ont vu la première à Montréal à La Tohue (voir blogle 28 octobre dernier, naissance à un spectacle d’un nouveau genre, dans lequel le toucher, l’odorat et le goût s’ajoutent à l’émerveillement des yeux et des oreilles, et faisant de la cuisine le point de rencontre des cultures. Spectacle conçu sous la houlette bienveillante de Shana Carroll et Sébastien Soldevila, qui ont souhaité raviver leurs souvenirs que sont les goûts d’enfance, la saveur du chocolat sur les lèvres d’un premier baiser, les éclats de rires lors d’un souper familial, l’inimitable sensation des mains qui pétrissent, les confessions nocturnes soutirées à coup de cuillères de Nutella, les leçons d’écoliers récitées mille fois… On y trouve de tout, on y jongle avec les ustensiles, on saute, on s'accroche au plafond, on lit des recettes, on chante, on fait de la musique, mais on y fait aussi de la cuisine que l'on fait goûter à certains spectateurs privilégiés. Bref, un spectacle qui est attendu en France avec impatience et qui sera donné à la Cigale à partir du 9 décembre.

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Marrakech fait son cirque (10 au 15 juin 2014)

Publié le 12 Juin 2014 par cirk75 dans cirques étrangers

Marrakech fait son cirque (10 au 15 juin 2014)

0euxième édition de de ce festival combinant arts de la rue et de la piste, “Marrakech fait son cirque” est né de la volonté de deux personnalités du monde du spectacle Khalid Tamer et Jamel Debbouze, souhaitant montrer, aux marrakchis mais aussi aux touristes toujours plus nombreux dans cette belle ville royale, les jeunes artistes de la piste chérifienne. Déambulations, parades, arts de la rue animent la cité ocre cette semaine. En ouverture de l’événement, le voltigeur Raidoine El Haoussa présente sa parade équestre marocaine, composée de 40 chevaux et de 8 calèches, emblèmes de Marrakech. Un numéro qui sort de l’ordinaire, pour admirer la dextérité des dresseurs avant d’assister au premier cirque en plein air de la programmation. Deux autres parades vont déambuler entre ciel et terre, “Overboys Original”, de la ville de Salé (voir blog20/05/2014) pour un tour du monde de la musique, et la déferlante de bidons et leurs acrobates appelée “Spirale”. Le point d’orgue de la manifestation sera sans aucun doute dimanche 15 juin, en clôture, la performance urbaine nommée Flash Mob(ylettes) spectacle conçu par les collectifs ”Générik Vapeur“ et “Eclats de Lune” et dédié à Marrakech mettant ainsi en vedette les sempiternelles mobylettes que la citée ocre connaît bien, celles chargées de familles nombreuses, d’animaux, d’œufs, de plantes, d’arbres…. L’avenue Mohammed V va ainsi être prise d’assaut, en musique, pour un ballet de mobylettes réinventées. Et les très nombreux marrakchis, conducteurs de ces deux-roues, sont invités à jouer le jeu de cette occupation sonore et chorégraphiée de l’espace public. La centaine de danseurs improvisés vont présenter Une parade pleine d’humour qui finit en apothéose sur la place Jemâa El Fna. Marrakech fait son cirque un festival montrant combien le cirque marocain est vivant et actuel.

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L’école nationale du cirque de Salé

Publié le 20 Mai 2014 par cirk75gmkg dans cirques étrangers

L’école nationale du cirque de Salé

Au Maroc à Salé, ville située au bord de l'Atlantique, sur la rive droite et au nord de l'embouchure du Bouregreg, en face de la ville de Rabat, se dresse le chapiteau de l’école nationale du cirque dite Shems’y (Mon soleil). Cette école a été créée en 1999 par l’Association marocaine d'aide aux enfants en situation précaire (Amesip), et à l’origine fut conçue comme un simple atelier de cirque social pour venir en aide aux enfants en situation difficile. Aujourd’hui les enfants y reçoivent aussi une éducation scolaire et civique, un accompagnement social et médical ainsi qu’un suivi alimentaire. Très vite, au vu de l’excellent niveau qu’obtiennent les élèves, en 2009, le centre devient une école nationale aux diplômes reconnus par l’Etat et de niveau international, il existe aussi un partenariat avec l’Académie Fratellini située en France en Seine-Saint-Denis. L’école accueille chaque année 15 jeunes de moins de 25 ans, rigoureusement sélectionnés parmi des centaines de candidats venus des quatre coins du Maroc. Autre source de fierté pour ces étudiants artistes, depuis 2013 sont organisés les dîners spectacles, où ils dévoilent en public leur talent, manifestations organisés en collaboration avec l’Ecole des Arts Culinaires, un autre projet piloté par l’Amesip, créé il y a une année en faveur des jeunes des quartiers difficiles. Comme quoi le cirque peut aussi être un moyen de donner du sens à certains jeunes qui de nos jours en manque . Une façon ludique d'aider certains jeunes à retrouver confiance en eux et à reprendre le chemin d'un vie plus stable!

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L’art acrobatique en Chine

Publié le 6 Avril 2014 par cirk75gmkg dans cirques étrangers

L’art acrobatique en Chine

Il n’existe pas en Chine de cirques comme on l’entend en Europe. Par exemple la piste circulaire est généralement absente car les spectacles sont le plus souvent présentés sur scène et dans des salles agencées type théâtre, pas non plus de M. Loyal présentant et mettant en évidence l’extraordinaire d’une prestation artistique des artistes. En Occident, le terme cirque évoque avant tout les chevaux et les animaux, les aériens et les clowns. Dans le cirque chinois les animaux sont absents et lorsqu’ils existent c’est sous la forme de peluche ou en tissu. Aériens et clowns y sont aussi inconnus car le cirque chinois se caractérise par l’acrobatie, le jonglage et la magie qui y atteignent des niveaux et une qualité rarement vue ailleurs.

L’art acrobatique en Chine

Le terme “Cirque de Pékin” souvent utilisé pour désigner le cirque chinois est un spectacle composé d’une succession de numéros qui n’a trouvé sa forme actuelle que très récemment si on le compare à la séculaire tradition qu’il met en jeu. Certains tours plus que millénaires comme la jonglerie avec d’énormes jarres en porcelaine, les assiettes tournoyant au bout de baguettes souples ou les incroyables pyramides de tables, de chaises ou de vases… sont uniques au monde. En Chine l'acrobatie, vieille de cinq mille ans, est une discipline ancestrale très liée à la chasse, à la guerre, aux mythes et aux légendes, aux rites religieux, aux cérémonies agricoles voire aux fêtes champêtres et populaires. Berceau de la jonglerie l’Empire du milieu a formé des jongleurs travaillant avec des objets de la vie de tous les jours: bols à riz, assiettes, vases, chaises... Tous les numéros dans le cirque chinois relèvent d’une certaine façon de l’art de la danse ce qui permet de donner cette touche où l’aisance physique ne commence à devenir spectacle qu’après avoir satisfait aux exigences de l’esthétisme et de la grâce.

L’art acrobatique en Chine

Si le Cirque chinois prend ses sources sous la dynastie des Tang, la Chine moderne dans les années 50 et sous l’impulsion du Premier ministre Zhou Enlai a fédéré les troupes acrobatiques et créé des Ecoles dans lesquelles sont dispensées à près de dix mille élèves, les finesses de l’art du cirque chinois. Aujourd’hui près de cinquante mille acrobates chinois se répartissent dans environ cent cinquante troupes officielles dont certaines ont le droit de se prévaloir du titre “Troupe acrobatique de Chine” dont les plus célèbres portent le nom de Troupe du Drapeau, du Chemin de Fer, de Suining, de Shandong… De nos jours les artistes Chinois trustent les Clowns d’or à Monte Carlo ou les Médailles d’or au Cirque de Demain, mais on peut légitimement se demander si cette moisson de récompenses n’est pas aussi quelques fois diplomatique, car l’Empire du Milieu est une nation chatouilleuse et cela se constate malheureusement aussi dans les arts de la piste (voir blog28/01/2014).

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Histoire du Cirque Russe

Publié le 17 Mars 2014 par cirk75gmkg dans cirques étrangers

Mockba 01De 1953 à 2001 le temps d’un circophile était bien souvent rythmé  par la venue généralement tous les 2 ans du Cirque de Moscou, dont les tournées françaises étaient produites par les spectacles A.L.A.P. et Lumbroso. Depuis l’explosion de l’Union des Républiques Socialistes Soviétiques, le Cirque russe toujours largement soutenue par l’Etat, reste de nos jours une vraie culture populaire. Aussi revenons aujourd’hui sur l’histoire de ce cirque Russe de 1919 à nos jours.  

Phenix02.jpgLe cirque, tradition culturelle russe ancestrale, est considéré comme un art à part entière, comme l'opéra, ou le ballet. En 1919, Lénine par décret nationalise tous les cirques devenant ainsi propriété de l’état. Et pour diriger cet agrégat, un syndicat national appelé Soyuzgostcirk est créé. De 1957 jusqu’à la dissolution de l’URSS, ce syndicat dirige les arts de la piste. Mais lors de l’éclatement de l’URSS, Soyouzgostcirk fut remplacé par une compagnie nationale russe nommée Rosgoscirk. Cette structure englobe tous les établissements russes, comprenant depuis 1992 tous les cirques de la Russie sauf deux cirques installés à Moscou un autre installé à Saint Pétersbourg et un autre dans la ville de Kazan.  Rosgostcirk regroupe plus de 70 compagnies, 38 cirques en dur et 12 cirques itinérants. L’ensemble employant plus de 8000 salariés permettant de proposer plus de 6000 représentations données en Russie mais aussi dans le monde entier.

 

Farzana-Khalilova-.jpgLa direction de Rosgostcirk est assurée par Mme Farzana Khalilova, dont les missions principales sont non seulement de préserver les traditions circassiennes russes mais aussi de proposer des  spectacles originaux et innovants qui sont la signature du cirque russe. Pour cela des artistes salariés sont recrutés sur tout le territoire et sont formés et diplômés dans 2 écoles d’état d’art du cirque, l’un est située à Moscou et l’autre à Rostov-on-Don. Les artistes sont entourés de chorégraphes, costumiers, musiciens et professeurs, qui les mènent à un haut niveau artistique. Cirque d’animaux, ces derniers sont propriété de l’état Russe, le cirque russe en emploie plus de 3000, dont 140 espèces différentes. Rosgostcirk est tout particulièrement attentif à la formation que reçoive les dresseurs, aux soins et aux conditions de garde et de voyage de ces artistes à pattes, à plumes et à poil, qui représentent tout autant que les jongleurs, acrobates, trapézistes et clowns, une partie des arts de la piste en Russie. 

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Sotchi c’est aussi du cirque !

Publié le 1 Février 2014 par cirk75gmkg dans cirques étrangers

Sotchi2014.jpgLes XXII° Jeux Olympiques de d’hiver vont se dérouler du 7 au 27 février prochain à Sotchi, cité balnéaire sur la mer noire. Cette ville russe  possède un cirque en dur de deux mille quatre cent places, et du 1er février au 2 mars 2014 cet établissement va proposer un spectacle original, où les spectateurs locaux ou internationaux pourront applaudir pas moins de 120 artistes sur la piste du cirque stable. Parmi les numéros vedettes on pourra voir Tamerlan Nugzarov, dans 2 passages (danse gitane,  et "la légende de la montagne" avec ses cavaliers), la troupe Chernievsky dans un numéro de double balançoire à grande hauteur, les singes acrobates de Vladimir Doveiko, et n’oublions pas "Northern Lights", la seule attraction au monde avec des ours polaires, et présentée par Ioulia Denisenko et Yury Khokhlov. Un spectacle à ne pas manquer si on est à Sotchi.

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