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Le bloc-notes de cirk75

Chronique au fil du temps et de la mémoire d'un circophile amateur

Articles avec #pantomime catégorie

La Chasse à Courre, pantomime avec les Fratellini.

Publié le 10 Février 2017 par cirk75 dans pantomime

Une des pantomimes les plus jouées sur les pistes de cirque depuis le XVIII siècle est assurément "La Chasse à Courre".  On la retrouve déjà à Londres dès 1791 chez Charles Hugues, le rival britannique de Philippe Astley (voir blog07/06/2015). En France ce spectacle équestre et musical, a connu ses heures de gloire sous d’autres titres comme "La Chasse" en 1886 à l’Hippodrome du champ de Mars, ou "Le Roi Dagobert" en 1892 au " Nouveau Cirque " de la rue Saint-Honoré, ce qui incita Gaston Desprez (voir blog25/03/2012) a la reprendre en décembre 1931 sur la piste du cirque d’hiver de Paris dont il est le directeur depuis 1923. Et devant le succès rencontré par ce spectacle, en 1932 une tournée en province sera organisée (voir blog05/02/2017).

Le scénario fort simple précisait que le Marquis de La Roche Tremblante a invité son Altesse Royale le Prince de Lithuanie à participer à une chasse à courre. Et en son l’honneur un somptueux buffet a été dressé en plein air. La Maréchale du Palais accompagnée de l’intendant vient informer le Marquis de l’arrivée de l’Altesse Royale. Mais ni la Maréchale ni le Marquis ne sont vraiment au fait des bonnes règles du protocole, aussi lors de la visite royale il en résulte moult imbroglio et quiproquos qui se veulent du plus haut comique.

Cette œuvre musicalo-circassienne était bien entendu l’occasion de montrer de nombreux tableaux équestres dont les spectateurs de cette époque étaient friands. On pouvait notamment voir le départ pour la chasse avec moult chevaux et meute de chiens, des Ballets avec nymphes et faunes, divers passages d’animaux sauvages avec de nombreux sauts d’obstacles, un pique-nique dans la forêt, la chasse avec trompes et chœurs, l’Hallali et la curée aux flambeaux….

Cette œuvre circassienne à l’intrigue rudimentaire se déroulait en deux parties et pour la circonstance un décor circulaire fut créé.  A travers un rideau circulaire de tulle transparent encerclant la piste pour la transformer en forêt, les ballets se succédaient entrecoupés par les entrées des Fratellini qui se chargeaient de la partie comique et burlesque.

Il fallait voir, disait-on, François en gentilhomme gâteux, Albert en valet sournois et Paul en douairière effervescente. Jamais, ajoutait-on encore, le trio n'avait-il été si drôle, et si fin dans le genre comique. Les Fratellini paraissaient également en première partie de spectacle dans une nouvelle entrée irrésistible. En dehors de la pantomime, le programme comprenait une pléiade d'artistes, acrobates, gymnastes, etc... ainsi qu'une exceptionnelle présentation d'une demi-douzaine d'ours des Carpathes par M. et Mme Berg. Quant à la partie équestre du spectacle, elle était assurée, par Tilly et Henry Rancy qui menaient une splendide cavalerie et faisaient valoir avec brio tout leur art d'équitation

Au tableau final, sangliers, biches et cerfs traversent la piste poursuivis par une meute tandis que les piqueurs sonnent les fanfares de chasse ! Cette fantaisie équestre et musicale s’inspire comme on le voit des pantomimes de Franconi (voir blog08/06/2015) où apparaissait le cerf Coco, grande vedette à cette époque.

"La Chasse à Courre" version Deprez est une fantaisie équestre et musicale mise en forme par Emile Codey, Jean Fouilloux et Raymond Brunel (voir blog05/09/2011), pour l’orchestration. Cette pantomime était l’occasion de montrer au public des tableaux épiques à un rythme effréné avec de nombreux animaux, (cerfs, sangliers, chevaux, chiens…) et de nombreux personnages haut en couleur avec en prime les blagues inventives des Fratelini (voir blog18/05/2015).

#lachasseacourredesprez

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La féerie de la glace, les tournées Pinder 1953,1954 et 1955

Publié le 24 Décembre 2015 par cirk75 dans pantomime

La féerie de la glace, les tournées Pinder 1953,1954 et 1955

Pour les spectacles"on ice" Charles Spessiert (voir blog24/06/2015) le patron du cirque Pinder partage son cirque hippodrome en 3 pistes, dont les 2 extrémités latérales seront utilisées pour des attractions de cirque pur, la piste centrale étant réservée en seconde partie pour installer la patinoire sur laquelle évoluaient les danseurs professionnels, les acrobates, les jongleurs ainsi que les comiques maison équipés de patin.

La féerie de la glace, les tournées Pinder 1953,1954 et 1955

Au cours de ces programmes sur glace les spectateurs enthousiasmes virent des tableaux nommés "Les grenadiers de la garde, sous l’Empire", "Nuits Orientales", "Sérénade Mexicaine", "Western au pays du Far-West", "Carnaval à Rio", "Une nuit à Séville" ou "Versailles : au château sous Louis XIV"… voyage et dépaysement garantis.

Il s’agissait de ballets dansés sur glaces d’après une chorégraphie de Knox Godfrey auxquels s’ajoutaient certaines années des champions de patinage artistique. Le tout accompagné par l’orchestre de Fred Adison, (voir blog16/11/2010). Ce dernier en plus d’être un chef d’orchestre réputé était également un gastronome averti. Aussi en 1955 il ouvre un restaurant parisien, situé rue de Ponthieu, à l’enseigne Steak-House. On peut d'ailleurs voir un publicité de cet établissement dans le programme papier.

La féerie de la glace, les tournées Pinder 1953,1954 et 1955

Ces spectacles furent très populaires et permirent au cirque Pinder de réaliser des tournées fort rentables, même si les puristes critiquaient une telle formule.

Le cirque sur glace fut repris sans succès en 1960 ce qui mit même la trésorerie du géant européen au bord de la faillite (voir blog27/06/2015), mais ceci est une autre histoire.

La féerie de la glace, les tournées Pinder 1953,1954 et 1955

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Une fête à Singapour chez Amar

Publié le 23 Décembre 2015 par cirk75 dans pantomime

Une fête à Singapour chez Amar

En sous-titre, de ce spectacle de 1935, la publicité du plus beau cirque de France mentionnait "Une fête à Singapour, L’Apothéose du Cirque".

Et pour la première fois les 4 frères Amar proposaient une féerie à grand spectacle avec décors, luxe, richesses des costumes signés par Pascaud, décors réalisés par les Etablissements Numa et lumières féeriques conçues par Pierre Roiret. Cette production était bien entendu l’occasion de présenter des animaux exotiques d’autant plus que les Amar venaient de faire l’acquisition des 15 éléphants du cirque allemand Kludsky. Rappelons qu'à cette époque ils étaient non seulement à la tête d’une importante ménagerie mais aussi possesseurs d’une cavalerie de 80 chevaux ce qui leur permettait de rivaliser avec les cirques d’outre-Rhin.

Une fête à Singapour chez Amar

"Une fête à Singapour" n’était qu’un tableau dans un programme très cirque, composé entre autres d’un Ballet Persan, des danseuses acrobatiques Dorrys & Dassy, des 4 Singalais dans leurs danses indigènes, de la troupe de sauteurs marocains les 10 Agadirs, des Zèbres, Buffles, Chameaux et Lamas présentés par le dresseur Solovitch (voir blog20/03/2013). La cavalerie était sous la chambrière de M. Gauthier, Germain Aéros le pochard acrobate faisait frémir les spectateurs avec ses traditionnelles maladresses, les célèbres clowns musicaux les Babusio captivaient le public tout comme Tay & Tys les excentriques acrobates.

Quant aux Amar, Amar Ainé présentait un troupeau composé de 16 éléphants ainsi qu’un groupe de tigres royaux et sibériens, Amar Jeune avait dressé un groupe de 10 lions sauvages de l’Atlas montré par le belluaire Testaï Damos et Amar Ali offre un beau travail avec un important groupe d’ours blancs.

Un spectacle dans la grande tradition Amar…

Une fête à Singapour chez Amar

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Le Cirque sous l’eau chez Pinder

Publié le 22 Décembre 2015 par cirk75 dans pantomime

Le Cirque sous l’eau chez Pinder

Pour les tournées 1932 et 1933 le cirque Pinder, direction Charles Spiessert (voir blog24/06/2015), réunit dans un même spectacle, selon les dires du programme papier officiel : "des attractions acrobatiques uniques au monde, une cavalerie incomparable, des fauves dont le dressage est inégalé, une troupe d’artistes de tout premier ordre et pour la première fois en France sa Piste Nautique, spectacle où le faste des décors, lumières et des costumes tient de la féerie". Une Grande Pantomime Nautique et Comique avec Fontaines Lumineuses qui comprend notamment la célèbre pantomime nautique déjà représentée en 1890 au Nouveau Cirque, "La Noce à Chocolat" (voir blog11/06/2015).

Le Cirque sous l’eau chez Pinder

Pour être franc, ce n’est pas la première fois qu’un bassin nautique est associé à une piste. Déjà en leur temps le Nouveau Cirque (voir blog08/12/2010) et le Cirque d’hiver direction Desprez (voir blog25/03/2012) ont organisé des attractions aquatiques, mais il est courant dans le monde spectacle en général et du cirque en particulier de revendiquer la paternité d’une nouveauté, d’autant plus que le public n’est pas toujours le garant de la mémoire collective. Mais bon revenons à notre spectacle aquatique Pinder.

Pour le spectacle nautique, Charles Spiessert fait fabriquer par un chaudronnier d’Aubervilliers avec le concours des Etablissements Baillet, une grande bâche caoutchoutée (qui sera posée sur un parquet incliné en bois faisant tout le tour de la piste), une chaudière, une voiture citerne, des pompes pour alimenter les fontaines, un système de tuyauterie déversant selon la publicité 250 000 litres d’eau, un générateur électrique alimente un jeu de projecteurs. Et… n’oublions une gondole, un pont enjambant le bassin et un énorme ballon. Le tout pour un coût de 1million et demi de francs 1932, soit environ 950 000€, aux dires des annonces Pinder, diffusées à un public friand de nouveauté.

Le Cirque sous l’eau chez Pinder

Si la première partie du programme propose un spectacle de cirque traditionnel avec entre autres les vedettes maison que sont Les Léonard’s (voir blog19/09/2013), le dompteur Roger Spessardy (voir blog23/06/2015), la seconde présente le Cirque sous l’eau. On peut ainsi voir un dangereux crocodile se transformer en charmante naïade et danseuse contorsionniste : Odile Makers, Melle Simone nous gratifiant de gracieux plongeons avant et arrière avec élan à partir d’un tremplin situé à 3 m de haut, enfin les augustes de soirée nous rejouant la célèbre pantomime qui a rendu Chocolat éternel (voir blog12/02/2012).

En conclusion pour beaucoup de circophiles ce spectacle aquatique valait surtout pour sa première partie et ne laissa pas un souvenir intarissable dans leur mémoire.

Le Cirque sous l’eau chez Pinder

Vingt années plus les frères Amar reprendront de nombreux éléments de ce spectacle dans leur pantomime aquatique (voir blog21/12/2015).

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Chez Amar dans les années 50 on apprécie les parades nautiques

Publié le 21 Décembre 2015 par cirk75 dans pantomime

Chez Amar dans les années 50 on apprécie les parades nautiques

Les 3 frères Amar, devant la déferlante des pantomimes (voir blog01/09/2011) proposent sous leur chapiteau de 5 400 places, en seconde partie de programme pour leurs tournées 1953-1954 au Maghreb et en Métropole, des fêtes féeriques nautiques avec grandes fontaines lumineuses, jets d’eau colorés, naïades sportives, gondole, et Bocky & Randel (voir blog24/09/2011) les comiques maisons.

Le matériel nécessaire à cette production aquatique, comprenant un bassin circulaire surmonté par un pont à la vénitienne avec en son centre une fontaine, provenait du cirque suédois Strassbuger, et les fontaines lumineuses créées par Edouard Védovelli, de chez Ancillotti (voir blog02/02/2011) qui les avait utilisées pour sa tournée 1926.

Pour illustrer le gigantisme de cette attraction, la communication Amar avertissait son public que c’était la plus grande attraction jamais présentée dans un cirque, qu’il fallait 500 000 litres d’eau pour remplir le bassin, et que le transport de la chaufferie, des voitures-pompes, des moteurs, des cuves à eau, des costumes et des divers matériel nécessitait 11 wagons.

Chez Amar dans les années 50 on apprécie les parades nautiques

Ce fut une des rares incursions des Amar, avec en 1935 "Une fête à Singapour" dans le monde de la pantomime, car les 3 frères se refusaient de faire de leur cirque un music-hall, aussi ils ont longuement basé leur publicité sur le concept : Amar enfin le vrai cirque…

Chez Amar dans les années 50 on apprécie les parades nautiques

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Féerie à Bornéo chez Rancy-Carrington

Publié le 19 Décembre 2015 par cirk75 dans pantomime

Féerie à Bornéo chez Rancy-Carrington

En 1979, après la déconfiture du cirque Sabine Rancy, James Carrington, associé à Claudy Renotte, un ancien maître de ballet, ayant racheté en juin 1979, le patronyme "Rancy" propose sur une idée initiale de Sabine une pantomime dénommée "Féérie à Bornéo" et oui le terme féerie est toujours très tendance chez Rancy (voir les blogs 13 & 14/12/2015) !

Féerie à Bornéo chez Rancy-Carrington

Composée de Vingt-six tableaux cette production présentée en seconde partie de programme propose à un public toujours friand d'exotisme, les fêtes organisées pour les fiançailles de la Princesse Ksatrias, auxquelles sont conviés le Maharadja Wesjas et la Maharani Sawas. Les principaux rôles de cette pantomime sont tenus par Sabine Rancy (la Maharani Sawas) , Aly Larible (le Maharadja Wesjas), James Carrington (le Cheik Triwangsa), Brigitte Carrington (la Princesse Ksatrias), Claudy Renotte (le Fakir Bhramasuz), Mario Masson (Sadko), Paolo Faïeta (l’Emir Madjapahit) puis… un peu plus tard dans la saison Roger Lanzac, les Hiawathas et les Barios....participeront à ce spectacle.

"Féerie à Bornéo" est un prétexte pour présenter des animaux exotiques avec une succession de courts numéros fort divers, où on peut voir des cracheurs de feu, des charmeurs de serpents, des montreurs d’ours, des fakirs le tout enrobé dans musique évocatrice et exotique, sans oublier la présence d’un dragon en lumière noire et un final blanc féerique.

Féerie à Bornéo chez Rancy-Carrington

Lors de ce programme Sabine Rancy (voir blog17/12/2015) reprend la chambrière et présente un étalon et une mini cavalerie par rapport à ce qu’on a connu du temps des chez Rancy. C'est une des dernières fois que la fille d’Henri et Tilly Rancy se produit sur une piste française avant de rejoindre l’Italie où avec son second mari Aly Larible elle va ouvrir un Luna-Park. Quant à James Carrington il continuera à parcourir la France jusque dans les années 1983 sous l’enseigne Rancy-Carrington, puis il louera tour-à-tour, avec l'aide de sa femme Brigitte, pour une tournée les enseignes Amar ou Jean Richard, mais dut à la fin à son tour fermer boutique.

Féerie à Bornéo chez Rancy-Carrington
Féerie à Bornéo chez Rancy-Carrington
Féerie à Bornéo chez Rancy-Carrington
Féerie à Bornéo chez Rancy-Carrington
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En 1967 Olympiades du Cirque ou Veuve Joyeuse chez Rancy ?

Publié le 18 Décembre 2015 par cirk75 dans pantomime

En 1967 Olympiades du Cirque ou Veuve Joyeuse chez Rancy ?

Le programme de la tournée 1967 du cirque Sabine Rancy donne l’impression d’un mélange, un peu disparate et pas toujours harmonieux ce qui a pu dérouter certains spectateurs. Il faut à cette époque, plaire à un maximum de public, car ledit public, regarde de plus en plus les étoiles de la piste à la télévision, et se déplace bien moins, pour remplir les gradins des cirques voyageurs. C'est ainsi que chez Rancy en 1967 dans un inventaire digne de Prévert, se côtoient des éléments hétéroclites et insolites afin de drainer le plus possible de spectateurs.

Cohabitent donc dans le même spectacle : les Olympiades du cirque, (il faut dire que l’année suivante en 68 les Jeux d’hiver se tiendront en France à Grenoble), une opérette triomphe de la Valse, "La Veuve Joyeuse" et, un animateur radiophonique très célèbre, peut-être même le plus connu à cette époque : Zappy Max (voir blog13/03/2011).

En 1967 Olympiades du Cirque ou Veuve Joyeuse chez Rancy ?

De 1949 à 1955, le joyeux phénomène de la radio, car tel était son surnom, avait présenté sous le chapiteau du Radio Circus (voir16/01/2015) les célèbres jeux radiophoniques que furent "Quitte ou Double" (voir blog07/10/2011) ou "le Crochet radiophonique" (voir08/10/2011). Pour les Rancy, il retourne sur la piste où il avait la délicate tâche d’animer en fin de première partie, un "Tremplin vers le succès" genre "Star Academy" avant l’heure, d’où devait sortir la vedette de la chanson 1968 et un jeu, "Chasse au trésor" pouvant permettre au gagnant, d’empocher 100 000 anciens francs, comme on disait à cette époque, soit environ 1 300€ de nos jours.

Le populaire Zappy Max, dans son livre « Mes quitte ou double » (Dreamland éditeur), ne tresse pas trop de couronnes de louanges à Sabine Rancy (voir blog17/12/2015) et n’a pas gardé un très bon souvenir de cette tournée, qui venait il faut le dire à un moment un peu au creux de sa carrière.

En 1967 Olympiades du Cirque ou Veuve Joyeuse chez Rancy ?

Et c’est au cours de la première partie que Sabine Rancy et Dany Renz (voir blog17/06/2012) proposaient une mise en piste de la célèbre opérette autrichienne en trois actes de Franz Lehár, livret de Victor Léon et Leo Stein d'après une comédie d'Henri Meilhac, "La Veuve Joyeuse" transformée pour l’occasion en un véritable show équestre, avec Dany Renz dans le rôle du Prince Danilo, et Sabine Rancy, celui de Missia, la veuve joyeuse.

L'interprétation vocale était assurée en tournée par Mick Mérel, alias Monique Lecomte, autrement dit l’épouse de Fernand Donett (voir blog17/03/2014), et au cirque de Rouen par Anna Cassadour. Là encore ce spectacle chorégraphique équestre avait pour but de mettre en valeur la célèbre cavalerie maison dans toute sa diversité et son éclat : haute-école avec Arva, sulky avec Bonasera et présentation en liberté des poneys et des chevaux maison par Octave De Pessemier. En tout vingt-cinq minutes où on pouvait voir pratiquement tout ce que l'on peut demander à des chevaux sur une piste.

Les amateurs d’arts équestres étaient ravis, mais les afficionados d’opérettes restaient un peu sur leur faim, pour ne pas dire plus, d’autant plus qu’une importante campagne d’affichage mettait en avant cette opérette. Quant aux sportifs qui venaient voir les Olympiades du cirque, ils pouvaient applaudir d'après le programme papier les vainqueurs suivants:

- médaille de bronze : les Rejanos sauteurs,

- médaille d’argent les Allarons, gymnastes aériens

- médaille d’or des animateurs Zappy Max...

L'année suivante les Rancy revenaient dans du plus traditionnel avec un spectacle qui a plus marqué leur légende: Féerie au Népal (voir blog14/12/2015).

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Zorro chez Rancy en 1965, un véritable show équestre

Publié le 16 Décembre 2015 par cirk75 dans pantomime

Zorro chez Rancy en 1965, un véritable show équestre

Avec la chanson "Zorro est arrivé", Henri Salvador fait en 1964 en parodiant la célèbre série télévisée, mettant en scène le cavalier masqué idoles de tous les enfants, hurler de rire toutes les familles. Aussi devant cet engouement musical et télévisuel, les Rancy décident pour leur tournée 65, de présenter un programme dont la seconde partie sera centrée sur Zorro. Et dans le rôle phare se cache le prodigieux Dany Renz (voir blog17/06/2012) qui démontre encore une fois sur la piste tout l’étendue de son talent d’artiste de la piste. Et pour être certain de mettre tous les atouts dans leur jeu, les Rancy font sponsoriser la tournée par le Journal de Mickey, qui offre chaque semaine une place gratuite et publie également les aventures du célèbre cavalier masqué imaginé par Johnston McCulley

Après une première partie composée au fil de la tournée par le dompteur Pierre Thomas (voir blog28/09/2015), Emma Hordos la femme caoutchouc, les Klassohn (jonglage et équilibre), les Dannelly’s (main à main), les clowns Zino, Footit & Fratellini, les Eleki (jeux icariens et bascule), Kerwich (trapéziste maladroit), le taxi des Franky Babusio, la cavalerie présentée par William Moore, les clowns Bocky & Randel (voir blog24/09/2011), les jeux icariens des Oscarianis, et les Clérans (voir blog24/03/2011), excuser du peu... la seconde partie démarre sur les chapeaux de roue, mais laissons un spectateur Robert Barrier (voir blog13/11/2013) qui un soir à Crépis-en-Valois étant présent la décrire.

Zorro chez Rancy en 1965, un véritable show équestre

" Arriva enfin l’illustre ZORRO ! qui n’était autre que Dany Renz. Il égalait sans conteste en élégance et en audace le mythique cavalier. Le rideau de la gardine était grand ouvert, et les gens de barrière s’étaient prudemment garés de chaque côté ; Dany Renz monté sur un superbe étalon noir, avait pris son élan de fort loin sur la place, il lança son cheval à toute allure et surgit sur la piste comme une bombe. Il vira en oblique, monture et cavalier dangereusement inclinés, soulevant des paquets de sciure au ras des spectateurs et frôlant le tour de piste qui parfois résonnait du heurt d’un sabot fougueux. Toute la cavalerie se trouvait brillamment menée à pareil rythme, et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il n’y avait ni temps mort ni cafouillage dans cette impeccable évolution équestre… Tout le programme était de la même eau…"

Autre témoin de choix le docteur Frédéric Denys (voir blog21/09/2011), médecin dunkerquois mais aussi docteur es Rancy, pour lui Zorro sans doute la meilleure saison de Sabine Rancy et Dany Renz, et ressemblait davantage à un véritable show équestre qu'à une véritable pantomime. Ce programme, prétexte "de montrer tout ce que l’on pouvait faire avec un cheval au cirque : évolution en liberté, haute-école avec Arva, présentation comique avec Dynamique et même un carrousel monté exercice aujourd’hui rarissime... Les chevaux, mais aussi les lassos, les haches, les exercices de tir… virtuoses au pistolet, à la carabine ou encore au tir à l’arc… sur cible humaine" fut un triomphe.

Zorro chez Rancy en 1965, un véritable show équestre

Ce succès permit au cirque Sabine Rancy de se faire un nom. En effet depuis deux ans la fille d’Henri et Tilly Rancy avait repris le fonds de commerce familial, en gardant toujours le nom de Napoléon Rancy et c’est seulement en 1965 qu’apparu pour la première fois la dénomination Sabine Rancy (voir blog17/12/2015) à l’enseigne éclatante d’un cirque voyageur.

Notons tout de même qu’au cours de cette tournée le cirque fut en fonction des villes traversées nommé aussi bien Napoléon que de Sabine Rancy, mais c’était la dernière année car le cirque Sabine Rancy était né et bien né.

Zorro chez Rancy en 1965, un véritable show équestre

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Tarass Boulba chez Rancy

Publié le 15 Décembre 2015 par cirk75 dans pantomime

Tarass Boulba chez Rancy

Après le succès de la pantomime "Féerie au Népal" (voir blog14/12/2015), les Rancy remettent le couvert en présentant lors de la tournée 1969 une nouvelle aventure féerique portant le nom du célèbre casaque ukrainien héros du roman de Nicolas Gogol.

Tarass Boulba chez Rancy

Le fil rouge du scénario de ce spectacle se résume ainsi : "S'initiant au métier des armes le grand-duc héritier Danilov Danilovitch a pour compagnon le comte Smolenak avec qui il se lie d'une profonde amitié. Leur intrépidité leur a valu d'être décorés de la médaille d'or de Saint-André, la plus haute distinction militaire, dont le port permanent leur est imposé et dont l'ornementation comporte la devise "Za Oucerdié" qui signifie "Pour le zèle".

La guerre, les périodes troublées, les invasions séparèrent les deux amis et la grande armée cosaque est dirigée par son chef incontesté connu sous le nom de Tarass Boulba (Szilagy).

Le temps passa et le grand-duc Danilov Danilovitch (Dany Renz) et sa femme la grande duchesse Katia Petrovna (Sabine Rancy) partent à la chasse accompagnés de la baronne Olga Pavlovitch (Patricia Loyal). Poursuivant un gibier le grand-duc s’égare dans un site inconnu où la fée des steppes Poliarnaya (Catherine Manetti) lui apparait et lui présage une heureuse rencontre.

La fée disparait et le grand-duc est attaqué et capturé par des cosaques qui l’entrainent à leur camp où se déroulent des réjouissances en l’honneur de Tarass Boubas alias le comte Smolenak.

Sûr de sa force le chef des cosaques provoque le grand-duc en un combat singulier au cours duquel, grâce à leur médaille les deux amis se reconnaissent. Et pour fêter ces retrouvailles le grand-duc Danilov Danilovitch Tarass Boulba et ses proches à un grand bal donné en son château."

Tarass Boulba chez Rancy

Cette production comporte 3 tableaux : "La chasse", "Le camp de Tarass Boulba" et "Le grand bal de la couronne ducale" et est mise en piste par Sabine Rancy (voir blog17/12/2015) et Dany Renz (voir blog17/06/2012), sur une musique du maestro Yves Bouvard, décors et costumes de Simone L’hermitte.

La tournée 1969 fut un plein succès d’autant plus que la première partie était composée par des artistes de grands renoms comme le dompteur Diether Farell, les comiques Don Saunders et Donnett (voir blog08/03/2014) et l’extraordinaire pick-pocket Borra. Ce programme était intelligemment complété par les Aquilla’s au trapèze, les chiens de Gabriella, les éléphants de Philippe Ricono, les Atlantas cascadeurs.

Et aux dires des aficionados de Rancy c’était un des meilleurs programmes présentés par cette illustre famille circassienne. Et cette production fit aussi une halte en Belgique où elle reçut aussi un accueil enthousiasme.

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Féerie au Népal chez Rancy

Publié le 14 Décembre 2015 par cirk75 dans pantomime

Féerie au Népal chez Rancy

S’il est un terme qui est solidement enraciné dans le monde de la piste, c’est bien le nom "féerie". Et chez les Rancy on l’aimait tout particulièrement car ils l’ont utilisé plusieurs fois pour baptiser plusieurs de leurs célèbres pantomimes. Ainsi en 1954 cette illustre famille a produit un spectacle nommé "Féerie à Sumatra" (voir blog13/12/2015) et 15 ans plus tard ils reprennent cette dénomination magique en proposant en 1968 une "Féerie au Népal". Cette production assez similaire à la précédente comprenait dix sept tableaux, cent vingt costumes, décors signés Simonne L'Hermitte. Quarante artistes dont Sabine Rancy "La Princesse Shera", Catherine Allarion "La Déesse Ellora", Catherine Muller "L’esclave blanche", Jeannine Fratellini "La Déesse Poona", Dany Renz "Le Prince du Népal", Fernand Donnet "Le Maharajah d’Assam" et Joe Bill "Le grand Vizir Zadji" étaient de cette revue avec les autres artistes du programme 68.

Féerie au Népal chez Rancy

Le fil conducteur de ce mimodrame était ainsi résumé dans le programme papier : le Prince du Népal fait route pour regagner ses Etats, il envoie un messager au Maharajah d’Assam pour lui demander l’autorisation de traverser son pays. Le Maharajah offre l’hospitalité au Prince et manifeste son désir de faire sa connaissance, c’est alors qu’un grand divertissement est donné en l’honneur de cette illustre rencontre.

Féerie au Népal chez Rancy

Cette pantomime fut non seulement présentée en France, mais aussi en Belgique et aux Pays-Bas, car en 1968 suite aux événements qui marquèrent notre pays et devant les difficultés que les cirques rencontraient pour tourner dans l’hexagone, Sabine Rancy et Dany Renz (voir blog17/06/2012) décidèrent, avec l’aide d’un imprésario flamand de tenter avec succès jusqu’en octobre l’aventure européenne.

Les ultimes représentations de "Feest in Nepal", titre flamand de cette production auront lieu du 13 décembre 1968 au 12 janvier 1969 au cirque Royal de Bruxelles (voir blog09/02/2012) avec Thomas Renier à la place de Fernand Donnet (18/03/2014) dans le rôle du Maharajah d’Assam.

Féerie au Népal chez Rancy

Le programme du cirque Royal de Bruxelles

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