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Le bloc-notes de cirk75

Depuis 2010, Chronique au fil du temps et de la mémoire d'un circophile amateur

Chez Amar dans les années 50 on apprécie les parades nautiques

Publié le 21 Décembre 2015 par cirk75 dans pantomime

Chez Amar dans les années 50 on apprécie les parades nautiques

Les 3 frères Amar, devant la déferlante des pantomimes (voir blog01/09/2011) proposent sous leur chapiteau de 5 400 places, en seconde partie de programme pour leurs tournées 1953-1954 au Maghreb et en Métropole, des fêtes féeriques nautiques avec grandes fontaines lumineuses, jets d’eau colorés, naïades sportives, gondole, et Bocky & Randel (voir blog24/09/2011) les comiques maisons.

Le matériel nécessaire à cette production aquatique, comprenant un bassin circulaire surmonté par un pont à la vénitienne avec en son centre une fontaine, provenait du cirque suédois Strassbuger, et les fontaines lumineuses créées par Edouard Védovelli, de chez Ancillotti (voir blog02/02/2011) qui les avait utilisées pour sa tournée 1926.

Pour illustrer le gigantisme de cette attraction, la communication Amar avertissait son public que c’était la plus grande attraction jamais présentée dans un cirque, qu’il fallait 500 000 litres d’eau pour remplir le bassin, et que le transport de la chaufferie, des voitures-pompes, des moteurs, des cuves à eau, des costumes et des divers matériel nécessitait 11 wagons.

Chez Amar dans les années 50 on apprécie les parades nautiques

Ce fut une des rares incursions des Amar, avec en 1935 "Une fête à Singapour" dans le monde de la pantomime, car les 3 frères se refusaient de faire de leur cirque un music-hall, aussi ils ont longuement basé leur publicité sur le concept : Amar enfin le vrai cirque…

Chez Amar dans les années 50 on apprécie les parades nautiques

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Amaluna, un spectacle du Soleil au féminin

Publié le 20 Décembre 2015 par cirk75 dans cirques étrangers

En cette fin d’année 2015, le cirque du Soleil fait halte, du 5 novembre au 3 janvier 2016 au parc de Bagatelle, banlieue ouest de Paris pour présenter sa 32° production : Amaluna, mise en scène par l’américaine Diane Paulus, une spécialiste de la comédie chère à Broadway.

Dans cette production tournant de part le monde depuis 2012, et aux tarifs pas toujours populaires, on retrouve tous les ingrédients qui ont fait le succès du Soleil à savoir, des numéros d’une indéniable qualité, un penchant pour l’esthétisme avec costumes et effets de lumière fort réussis, et un fil conducteur dont l’inspiration fait référence aux meilleurs : le théâtre Shakespearien, la flûte enchantée de Mozart et la mythologie grecque.…

Cependant la priorité de cet programme reste toutefois de présenter des numéros mettant en valeur les artistes au féminin, car selon l’idée qui a été à l’origine de cette création, ce spectacle devait "rendre hommage aux œuvres et voix des femmes" ; ce qui est déjà le cas au niveau de la distribution, où l’on compte pas moins de 70% d’artistes au féminin dont 6 musiciennes et 2 chanteuses proposant l'élément musical dans une trame nettement rock.

Comme dans toute production signée Cirque du Soleil, un canevas relie les différents numéros les uns aux autres, et pour Amaluna le scénario est simple: dans une île gouvernée par des déesses on assiste au passage à l'âge adulte de Miranda, la fille de la reine Prospéra, initiée à la vie, qui à la fin trouvera en la personne de Roméo, l’amour avec un grand A.

Amaluna est un spectacle parsemé de belles prouesses acrobatiques où l'on peut voir des artistes bondir à travers des cerceaux, s’envoler à l’aide de sangles aériennes, s’élancer dans les airs accroché à un cercle aérien, se propulser et virevolter dans les airs à l’aide d’une planche coréenne, pratiquer avec grâce les barres asymétriques, ou proposer de nombreuses acrobaties icariennes à un rythme soutenu.

Mirenda de son côté ne reste pas inactive, elle alterne les prouesses avec des équilibres sur cannes tout en proposant un gracieux ballet aquatique dans une cuve transparente remplie d’eau, tandis que son Roméo nous montre que le mât chinois n’a aucun secret pour lui.

Deux autres personnages le valet de Roméo, une sorte de matamore un peu godiche et emprunté et la nounou de Miranda viennent apporter la touche comique en se comptant fleurette.

Mais le clou du spectacle, le numéro une sorte d’ode à l’équilibre qui scotche tous les spectateurs, est celui de la Déesse de l’équilibre. Cette dernière réalise un gigantesque mobile construit minutieusement à l’aide de treize nervures de feuilles de palmier. Toute l’attention du public est portée sur l’époustouflante et incroyante structure flottante que l'artiste crée sous nos yeux. Et à la fin, au grand regret des spectateurs, en retirant la plus petite pièce du mobile, elle désintègre d'un coup l’ensemble, c’est vraiment fabuleux, magique, irréel…

Amaluna un show de deux heures, et pas une minute de plus, mêlant acrobaties vertigineuses, dextérité et conte de fée, avec un grand absent : Viktor Kee, le prodigieux jongleur ukrainien, qui se trouve représenté sur tous les visuels que le Cirque du Soleil met à la disposition du public parisien. Une duplicité non une affaire de goût...

Ah ! Dernier point si vous souhaitez vous y rendre n’oubliez pas votre carte, votre boussole et votre sextant tant les indications pour se rendre Plaine des Jeux de Bagatelle sont comptées, voire inexistantes…

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Féerie à Bornéo chez Rancy-Carrington

Publié le 19 Décembre 2015 par cirk75 dans pantomime

Féerie à Bornéo chez Rancy-Carrington

En 1979, après la déconfiture du cirque Sabine Rancy, James Carrington, associé à Claudy Renotte, un ancien maître de ballet, ayant racheté en juin 1979, le patronyme "Rancy" propose sur une idée initiale de Sabine une pantomime dénommée "Féérie à Bornéo" et oui le terme féerie est toujours très tendance chez Rancy (voir les blogs 13 & 14/12/2015) !

Féerie à Bornéo chez Rancy-Carrington

Composée de Vingt-six tableaux cette production présentée en seconde partie de programme propose à un public toujours friand d'exotisme, les fêtes organisées pour les fiançailles de la Princesse Ksatrias, auxquelles sont conviés le Maharadja Wesjas et la Maharani Sawas. Les principaux rôles de cette pantomime sont tenus par Sabine Rancy (la Maharani Sawas) , Aly Larible (le Maharadja Wesjas), James Carrington (le Cheik Triwangsa), Brigitte Carrington (la Princesse Ksatrias), Claudy Renotte (le Fakir Bhramasuz), Mario Masson (Sadko), Paolo Faïeta (l’Emir Madjapahit) puis… un peu plus tard dans la saison Roger Lanzac, les Hiawathas et les Barios....participeront à ce spectacle.

"Féerie à Bornéo" est un prétexte pour présenter des animaux exotiques avec une succession de courts numéros fort divers, où on peut voir des cracheurs de feu, des charmeurs de serpents, des montreurs d’ours, des fakirs le tout enrobé dans musique évocatrice et exotique, sans oublier la présence d’un dragon en lumière noire et un final blanc féerique.

Féerie à Bornéo chez Rancy-Carrington

Lors de ce programme Sabine Rancy (voir blog17/12/2015) reprend la chambrière et présente un étalon et une mini cavalerie par rapport à ce qu’on a connu du temps des chez Rancy. C'est une des dernières fois que la fille d’Henri et Tilly Rancy se produit sur une piste française avant de rejoindre l’Italie où avec son second mari Aly Larible elle va ouvrir un Luna-Park. Quant à James Carrington il continuera à parcourir la France jusque dans les années 1983 sous l’enseigne Rancy-Carrington, puis il louera tour-à-tour, avec l'aide de sa femme Brigitte, pour une tournée les enseignes Amar ou Jean Richard, mais dut à la fin à son tour fermer boutique.

Féerie à Bornéo chez Rancy-Carrington
Féerie à Bornéo chez Rancy-Carrington
Féerie à Bornéo chez Rancy-Carrington
Féerie à Bornéo chez Rancy-Carrington
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En 1967 Olympiades du Cirque ou Veuve Joyeuse chez Rancy ?

Publié le 18 Décembre 2015 par cirk75 dans pantomime

En 1967 Olympiades du Cirque ou Veuve Joyeuse chez Rancy ?

Le programme de la tournée 1967 du cirque Sabine Rancy donne l’impression d’un mélange, un peu disparate et pas toujours harmonieux ce qui a pu dérouter certains spectateurs. Il faut à cette époque, plaire à un maximum de public, car ledit public, regarde de plus en plus les étoiles de la piste à la télévision, et se déplace bien moins, pour remplir les gradins des cirques voyageurs. C'est ainsi que chez Rancy en 1967 dans un inventaire digne de Prévert, se côtoient des éléments hétéroclites et insolites afin de drainer le plus possible de spectateurs.

Cohabitent donc dans le même spectacle : les Olympiades du cirque, (il faut dire que l’année suivante en 68 les Jeux d’hiver se tiendront en France à Grenoble), une opérette triomphe de la Valse, "La Veuve Joyeuse" et, un animateur radiophonique très célèbre, peut-être même le plus connu à cette époque : Zappy Max (voir blog13/03/2011).

En 1967 Olympiades du Cirque ou Veuve Joyeuse chez Rancy ?

De 1949 à 1955, le joyeux phénomène de la radio, car tel était son surnom, avait présenté sous le chapiteau du Radio Circus (voir16/01/2015) les célèbres jeux radiophoniques que furent "Quitte ou Double" (voir blog07/10/2011) ou "le Crochet radiophonique" (voir08/10/2011). Pour les Rancy, il retourne sur la piste où il avait la délicate tâche d’animer en fin de première partie, un "Tremplin vers le succès" genre "Star Academy" avant l’heure, d’où devait sortir la vedette de la chanson 1968 et un jeu, "Chasse au trésor" pouvant permettre au gagnant, d’empocher 100 000 anciens francs, comme on disait à cette époque, soit environ 1 300€ de nos jours.

Le populaire Zappy Max, dans son livre « Mes quitte ou double » (Dreamland éditeur), ne tresse pas trop de couronnes de louanges à Sabine Rancy (voir blog17/12/2015) et n’a pas gardé un très bon souvenir de cette tournée, qui venait il faut le dire à un moment un peu au creux de sa carrière.

En 1967 Olympiades du Cirque ou Veuve Joyeuse chez Rancy ?

Et c’est au cours de la première partie que Sabine Rancy et Dany Renz (voir blog17/06/2012) proposaient une mise en piste de la célèbre opérette autrichienne en trois actes de Franz Lehár, livret de Victor Léon et Leo Stein d'après une comédie d'Henri Meilhac, "La Veuve Joyeuse" transformée pour l’occasion en un véritable show équestre, avec Dany Renz dans le rôle du Prince Danilo, et Sabine Rancy, celui de Missia, la veuve joyeuse.

L'interprétation vocale était assurée en tournée par Mick Mérel, alias Monique Lecomte, autrement dit l’épouse de Fernand Donett (voir blog17/03/2014), et au cirque de Rouen par Anna Cassadour. Là encore ce spectacle chorégraphique équestre avait pour but de mettre en valeur la célèbre cavalerie maison dans toute sa diversité et son éclat : haute-école avec Arva, sulky avec Bonasera et présentation en liberté des poneys et des chevaux maison par Octave De Pessemier. En tout vingt-cinq minutes où on pouvait voir pratiquement tout ce que l'on peut demander à des chevaux sur une piste.

Les amateurs d’arts équestres étaient ravis, mais les afficionados d’opérettes restaient un peu sur leur faim, pour ne pas dire plus, d’autant plus qu’une importante campagne d’affichage mettait en avant cette opérette. Quant aux sportifs qui venaient voir les Olympiades du cirque, ils pouvaient applaudir d'après le programme papier les vainqueurs suivants:

- médaille de bronze : les Rejanos sauteurs,

- médaille d’argent les Allarons, gymnastes aériens

- médaille d’or des animateurs Zappy Max...

L'année suivante les Rancy revenaient dans du plus traditionnel avec un spectacle qui a plus marqué leur légende: Féerie au Népal (voir blog14/12/2015).

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Sabine Rancy (1929-2010)

Publié le 17 Décembre 2015 par cirk75 dans Cirques d'hier

Sabine Rancy (1929-2010)

Née dans la banlieue de Marseille, le 13 octobre 1929 Sabine Rancy est l’héritière d’une des plus prestigieuses dynasties de l’histoire mondiale du cirque : arrière-petite-fille de Théodore Rancy (voir blog22/09/2011), petite fille de Napoléon Rancy et fille d’Henry Rancy, elle est aussi alliée aux Price, Houcke et Loyal.

Apres avoir reçu une éducation classique, Sabine Rancy apprend la danse, la musique et dans l’établissement de ses parents acquiert tout ce qu'il faut connaître pour administrer et gérer un cirque. Et c’est tout naturellement dans le cirque familial qu’elle débute la chambrière en main, pour présenter dans un premier temps des poneys, puis des chevaux.

Sabine Rancy (1929-2010)

Son mariage en 1950 avec Dany Renz (voir blog17/06/2012) - écuyer hors normes et, non issu du Cirque mais qui, à force de courage et de volonté, s'impose en peu de temps comme l'un des plus grands de son époque, et même au-delà - reste encore à ce jour un événement mondain pour le monde du cirque. En 1963, Sabine succède à son père à la tête du cirque familial. Ce dernier devient un cirque voyageur et jusqu’à sa disparition en 1978, sur les routes italiennes, propose à son public des spectacles renouvelés et originaux dans lesquel on applaudira des attractions renommées comme Dieter Farrell, Pio Nock (voir blog20/05/2015), les Clerans (voir blog24/03/2011) ou Borra le pickpocket.

Sabine Rancy (1929-2010)

Malheureusement le 17 juin 1972, alors que le cirque est à Issoire, Chiquita, une des éléphantes blesse mortellement Dany Renz. Dès lors le destin du cirque bascule et Sabine Rancy reste seule pour diriger l’entreprise à une époque où les difficultés s’accumulent. Remariée avec Aly Larible, elle effectue encore quelques tournées mais la crise qui frappe les cirques à cette époque provoque l’arrêt définitif du chapiteau. Une association avec James Carrington ne durera que quelques mois et Sabine Rancy se retirera définitivement à Velletri en Italie, près de Rome dans la propriété des Larible, où elle décédera un 23 juin 2010.

Sabine Rancy une grande écuyère dont le parcours a été fracassée par la mort de son mari Dany Renz.

Sabine Rancy (1929-2010)

Un livre écrit par le docteur Frédéric Denys (voir blog21/09/2011) relate avec force et détails l’histoire du cirque Sabine Rancy, ouvrage indispensable pour tout admirateur des Rancy, famille circassienne malheureusement un peu oublié aujourd’hui.

Sabine Rancy (1929-2010)
Sabine Rancy (1929-2010)
Sabine Rancy (1929-2010)
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Zorro chez Rancy en 1965, un véritable show équestre

Publié le 16 Décembre 2015 par cirk75 dans pantomime

Zorro chez Rancy en 1965, un véritable show équestre

Avec la chanson "Zorro est arrivé", Henri Salvador fait en 1964 en parodiant la célèbre série télévisée, mettant en scène le cavalier masqué idoles de tous les enfants, hurler de rire toutes les familles. Aussi devant cet engouement musical et télévisuel, les Rancy décident pour leur tournée 65, de présenter un programme dont la seconde partie sera centrée sur Zorro. Et dans le rôle phare se cache le prodigieux Dany Renz (voir blog17/06/2012) qui démontre encore une fois sur la piste tout l’étendue de son talent d’artiste de la piste. Et pour être certain de mettre tous les atouts dans leur jeu, les Rancy font sponsoriser la tournée par le Journal de Mickey, qui offre chaque semaine une place gratuite et publie également les aventures du célèbre cavalier masqué imaginé par Johnston McCulley

Après une première partie composée au fil de la tournée par le dompteur Pierre Thomas (voir blog28/09/2015), Emma Hordos la femme caoutchouc, les Klassohn (jonglage et équilibre), les Dannelly’s (main à main), les clowns Zino, Footit & Fratellini, les Eleki (jeux icariens et bascule), Kerwich (trapéziste maladroit), le taxi des Franky Babusio, la cavalerie présentée par William Moore, les clowns Bocky & Randel (voir blog24/09/2011), les jeux icariens des Oscarianis, et les Clérans (voir blog24/03/2011), excuser du peu... la seconde partie démarre sur les chapeaux de roue, mais laissons un spectateur Robert Barrier (voir blog13/11/2013) qui un soir à Crépis-en-Valois étant présent la décrire.

Zorro chez Rancy en 1965, un véritable show équestre

" Arriva enfin l’illustre ZORRO ! qui n’était autre que Dany Renz. Il égalait sans conteste en élégance et en audace le mythique cavalier. Le rideau de la gardine était grand ouvert, et les gens de barrière s’étaient prudemment garés de chaque côté ; Dany Renz monté sur un superbe étalon noir, avait pris son élan de fort loin sur la place, il lança son cheval à toute allure et surgit sur la piste comme une bombe. Il vira en oblique, monture et cavalier dangereusement inclinés, soulevant des paquets de sciure au ras des spectateurs et frôlant le tour de piste qui parfois résonnait du heurt d’un sabot fougueux. Toute la cavalerie se trouvait brillamment menée à pareil rythme, et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il n’y avait ni temps mort ni cafouillage dans cette impeccable évolution équestre… Tout le programme était de la même eau…"

Autre témoin de choix le docteur Frédéric Denys (voir blog21/09/2011), médecin dunkerquois mais aussi docteur es Rancy, pour lui Zorro sans doute la meilleure saison de Sabine Rancy et Dany Renz, et ressemblait davantage à un véritable show équestre qu'à une véritable pantomime. Ce programme, prétexte "de montrer tout ce que l’on pouvait faire avec un cheval au cirque : évolution en liberté, haute-école avec Arva, présentation comique avec Dynamique et même un carrousel monté exercice aujourd’hui rarissime... Les chevaux, mais aussi les lassos, les haches, les exercices de tir… virtuoses au pistolet, à la carabine ou encore au tir à l’arc… sur cible humaine" fut un triomphe.

Zorro chez Rancy en 1965, un véritable show équestre

Ce succès permit au cirque Sabine Rancy de se faire un nom. En effet depuis deux ans la fille d’Henri et Tilly Rancy avait repris le fonds de commerce familial, en gardant toujours le nom de Napoléon Rancy et c’est seulement en 1965 qu’apparu pour la première fois la dénomination Sabine Rancy (voir blog17/12/2015) à l’enseigne éclatante d’un cirque voyageur.

Notons tout de même qu’au cours de cette tournée le cirque fut en fonction des villes traversées nommé aussi bien Napoléon que de Sabine Rancy, mais c’était la dernière année car le cirque Sabine Rancy était né et bien né.

Zorro chez Rancy en 1965, un véritable show équestre

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Tarass Boulba chez Rancy

Publié le 15 Décembre 2015 par cirk75 dans pantomime

Tarass Boulba chez Rancy

Après le succès de la pantomime "Féerie au Népal" (voir blog14/12/2015), les Rancy remettent le couvert en présentant lors de la tournée 1969 une nouvelle aventure féerique portant le nom du célèbre casaque ukrainien héros du roman de Nicolas Gogol.

Tarass Boulba chez Rancy

Le fil rouge du scénario de ce spectacle se résume ainsi : "S'initiant au métier des armes le grand-duc héritier Danilov Danilovitch a pour compagnon le comte Smolenak avec qui il se lie d'une profonde amitié. Leur intrépidité leur a valu d'être décorés de la médaille d'or de Saint-André, la plus haute distinction militaire, dont le port permanent leur est imposé et dont l'ornementation comporte la devise "Za Oucerdié" qui signifie "Pour le zèle".

La guerre, les périodes troublées, les invasions séparèrent les deux amis et la grande armée cosaque est dirigée par son chef incontesté connu sous le nom de Tarass Boulba (Szilagy).

Le temps passa et le grand-duc Danilov Danilovitch (Dany Renz) et sa femme la grande duchesse Katia Petrovna (Sabine Rancy) partent à la chasse accompagnés de la baronne Olga Pavlovitch (Patricia Loyal). Poursuivant un gibier le grand-duc s’égare dans un site inconnu où la fée des steppes Poliarnaya (Catherine Manetti) lui apparait et lui présage une heureuse rencontre.

La fée disparait et le grand-duc est attaqué et capturé par des cosaques qui l’entrainent à leur camp où se déroulent des réjouissances en l’honneur de Tarass Boubas alias le comte Smolenak.

Sûr de sa force le chef des cosaques provoque le grand-duc en un combat singulier au cours duquel, grâce à leur médaille les deux amis se reconnaissent. Et pour fêter ces retrouvailles le grand-duc Danilov Danilovitch Tarass Boulba et ses proches à un grand bal donné en son château."

Tarass Boulba chez Rancy

Cette production comporte 3 tableaux : "La chasse", "Le camp de Tarass Boulba" et "Le grand bal de la couronne ducale" et est mise en piste par Sabine Rancy (voir blog17/12/2015) et Dany Renz (voir blog17/06/2012), sur une musique du maestro Yves Bouvard, décors et costumes de Simone L’hermitte.

La tournée 1969 fut un plein succès d’autant plus que la première partie était composée par des artistes de grands renoms comme le dompteur Diether Farell, les comiques Don Saunders et Donnett (voir blog08/03/2014) et l’extraordinaire pick-pocket Borra. Ce programme était intelligemment complété par les Aquilla’s au trapèze, les chiens de Gabriella, les éléphants de Philippe Ricono, les Atlantas cascadeurs.

Et aux dires des aficionados de Rancy c’était un des meilleurs programmes présentés par cette illustre famille circassienne. Et cette production fit aussi une halte en Belgique où elle reçut aussi un accueil enthousiasme.

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Féerie au Népal chez Rancy

Publié le 14 Décembre 2015 par cirk75 dans pantomime

Féerie au Népal chez Rancy

S’il est un terme qui est solidement enraciné dans le monde de la piste, c’est bien le nom "féerie". Et chez les Rancy on l’aimait tout particulièrement car ils l’ont utilisé plusieurs fois pour baptiser plusieurs de leurs célèbres pantomimes. Ainsi en 1954 cette illustre famille a produit un spectacle nommé "Féerie à Sumatra" (voir blog13/12/2015) et 15 ans plus tard ils reprennent cette dénomination magique en proposant en 1968 une "Féerie au Népal". Cette production assez similaire à la précédente comprenait dix sept tableaux, cent vingt costumes, décors signés Simonne L'Hermitte. Quarante artistes dont Sabine Rancy "La Princesse Shera", Catherine Allarion "La Déesse Ellora", Catherine Muller "L’esclave blanche", Jeannine Fratellini "La Déesse Poona", Dany Renz "Le Prince du Népal", Fernand Donnet "Le Maharajah d’Assam" et Joe Bill "Le grand Vizir Zadji" étaient de cette revue avec les autres artistes du programme 68.

Féerie au Népal chez Rancy

Le fil conducteur de ce mimodrame était ainsi résumé dans le programme papier : le Prince du Népal fait route pour regagner ses Etats, il envoie un messager au Maharajah d’Assam pour lui demander l’autorisation de traverser son pays. Le Maharajah offre l’hospitalité au Prince et manifeste son désir de faire sa connaissance, c’est alors qu’un grand divertissement est donné en l’honneur de cette illustre rencontre.

Féerie au Népal chez Rancy

Cette pantomime fut non seulement présentée en France, mais aussi en Belgique et aux Pays-Bas, car en 1968 suite aux événements qui marquèrent notre pays et devant les difficultés que les cirques rencontraient pour tourner dans l’hexagone, Sabine Rancy et Dany Renz (voir blog17/06/2012) décidèrent, avec l’aide d’un imprésario flamand de tenter avec succès jusqu’en octobre l’aventure européenne.

Les ultimes représentations de "Feest in Nepal", titre flamand de cette production auront lieu du 13 décembre 1968 au 12 janvier 1969 au cirque Royal de Bruxelles (voir blog09/02/2012) avec Thomas Renier à la place de Fernand Donnet (18/03/2014) dans le rôle du Maharajah d’Assam.

Féerie au Népal chez Rancy

Le programme du cirque Royal de Bruxelles

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"Féerie à Sumatra" chez Rancy

Publié le 13 Décembre 2015 par cirk75 dans pantomime

"Féerie à Sumatra" chez Rancy

Les Rancy ont aussi commis dans les programmes à grand spectacle sur piste et même si cette illustre famille circassienne fondée par Théodore Rancy, - un mentor de nombreux cirques fixes en France, (Amiens, Boulogne-sur-Mer, Le Havre, Lyon, Rouen) et en Suisse ; Genève – est moins connue de nos jours par les jeunes générations, Napoléon et Sabine Rancy sont aussi à l’origine de nombreuses pièces de cirque communément nommées pantomime (voir blog02/09/2011).

"Féerie à Sumatra" chez Rancy

Une des premières présentées par le cirque Napoléon Rancy (voir blog22/09/2011) fut "Féerie à Sumatra" créée lors de la tournée 1954. Selon le programme papier, dont la couverture représentait une danseuse indonésienne, on pouvait lire cette définition de la pantomime. "Ce n’est ni du cinéma, ni du music-hall, ni de la comédie, mais une véritable Pantomime de Cirque, avec ses ballets aériens fluorescents, ses guerriers, ses sorciers, ses éléphants acrobates, ses fils du Ciel, ses illuminations. C’est un véritable enchantement, un éblouissement de couleurs exotiques"… avec comme principale innovation des milliers de petites lampes scintillant sur les costumes des 24 danseuses, dont la chorégraphie était réglée par Rozette Raymond, sur une musique du maestro Florimond.

"Féerie à Sumatra" chez Rancy

Parmi les artistes composant cette fresque en onze tableaux, allant du "Ballet des éventails" au "Fameux Fakir noir", en passant par les "Sorciers tibétains", "La danse du sabre", "Les danseuses de Bali", et bien sûr "Les extraordinaires fils du ciel", on notait la présence de Rex et Quito (voir blog26/05/2015), du dompteur Victor Saulevitch (voir blog25/03/2013) ainsi que la cavalerie du cirque Bureau (voir blog16/05/2011) présentée par son directeur Jules Glasner.

Chez Rancy il était courant que le final d'un programme se termine par une grande farandole, sans pour autant que ce soit une pantomime, afin de mettre en valeur une dernière fois les artistes composant le spectacle, ainsi que la cavalerie maison, signature de la maison, tant sa réputation était importante.

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On a enlevé la femme à barbe, chez Medrano

Publié le 12 Décembre 2015 par cirk75 dans pantomime

On a enlevé la femme à barbe, chez Medrano

Du 4 au 17 février 1938, Jérôme Medrano propose une grande folie clownesque en 16 tableaux, dont le livret servant de canevas à cette fantaisie par moments délirante et d’une jolie cocasserie, est sortie de l’imagination débridée de Recordier (voir blog24/06/2014) sur une musique composée par Paul Florendas (voir blog23/06/2014).

Le scenario est délirant: le directeur du cirque ambulant Recordi vient d'apprendre que la femme à barbe qui figurait parmi ses pensionnaires est la fille naturelle d'un riche Mahradjah, aussi forme-t-il le projet de la faire épouser par l'un de ses clowns avant qu'elle-même n'ait connaissance de son illustre origine. Mais notre héroïne, dont le cœur est ailleurs, a disparu. Voilà donc le cirque parti sur les routes de l'Europe et de l'Asie à la poursuite de la femme à barbe. Tout le monde se retrouve au fond de l'Inde, aux pieds d'un prince généreux, qui se réjouit fort de pouvoir enfin serrer contre son cœur une fille bien-aimée, et longtemps perdue, malgré qu'elle ait de la barbe.

On a enlevé la femme à barbe, chez Medrano

Il est difficile d'imaginer à quel degré de folie atteint cette énorme clownerie jouée par : Alex (voir blog20/12/2011), Boulicot (voir blog08/01/2012), Porto (voir blog14/04/2013), Averino et Tony, la Femme à Barbe, jouant dans une robe de satin rose tendre.

Avec ce spectacle, qui reste encore à ce jour un monument de la bouffonnerie et de la dérision et, dont la seule fonction était de distraire et d’amuser en utilisant tous les ingrédients de la farce permettant à chacun de retrouver sa fraîcheur, sa franchise, sa bonhomie et, sa bonne humeur…

Une production inimaginable aujourd’hui… où le sérieux est de mise… et où les poils de barbe sont à manier avec précaution, le blasphème est malheureusement une notion qui est redevenue trop tendance.

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