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Le bloc-notes de cirk75

Depuis 2010, Chronique au fil du temps et de la mémoire d'un circophile amateur

Meurtre d’Alfred Hitchcock (1930)

Publié le 22 Mai 2018 par cirk75 dans Cinéma

Le maître du suspense  n’est pas considéré comme un circophile averti. Si  le nœud de l’intrigue pour son film "Les 39 Marches" se dénoue autour d’un medium de music-hall dont le cerveau a enregistré des secrets d’état, un seul de ses films a recours au cirque et à sa piste comme lieu de l’intrigue. Il s’agit de "Murder" titre anglais de la troisième expérience d'Alfred Hitchcock avec le cinéma parlant.  Cette  œuvre cinématographique dont le  scénario est tiré du roman "Enter Sir John" de Clemence Dane et Helen Simpson, relate une enquête policière dont le point d’orgue se déroule sous le chapiteau du cirque des frères Georges et John Sanger, malheureusement ce n’est pas celui de 1881 avec  sa cavalcade de 180 chevaux mais un établissement beaucoup plus modeste.

Le point d’orgue de cette histoire se situe à la fin du film, au cours des 5 dernières minutes, et permet d’entrapercevoir quelques équidés qui gagnent un chapiteau rayé de blanc et de noir. On voit également deux éléphants quitter la piste ainsi qu’un orchestre  qui accompagne leur sortie. Arrive enfin le tour du trapéziste meurtrier qui par certains côtés fait penser à la célèbre Barbette (voir blog07/01/12) entrer en piste pour proposer son numéro. Mais comme il voit, qu’il va être confondu et comme la fuite par les airs lui est aussi impossible, il préfère se pendre à la corde qui lui a servi à atteindre son agrée plutôt que de se rendre à la police. Il s’en suit une panique effroyable de la part  des spectateurs qui quittent promptement le chapiteau.

Comme on peut le voir l’affiche de ce film ne fait nullement référence à la piste; mais préfère montrer une jeune femme emprisonnée et montrer du doigt comme la coupable. le scénario est basée plus sur les convictions d’un juré qui doute de la culpabilité d’une jeune actrice condamnée pour meurtre que sur l’image de l’assassin le trapéziste. Ce thème du faux coupable sera repris plus tard dans d’autres films de l’Oncle Alfred comme "le Crime était presque parfait" ,  "La loi du Silence" ou "le faux coupable", mais jamais plus avec la piste en toile de fond.

Pour les cinéphiles vous trouverez le film dans sa version intégrale, mais pour ceux qui souhaitent aller à l’essentiel je joins le final de ce film.

A vous de choisir…

Version complète

le final circassien seulement

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“L’art fait son cirque”, jusqu’au 10 novembre 2018 à Bourgoin-Jallieu

Publié le 21 Mai 2018 par cirk75 dans exposition

Le Musée de Bourgoin-Jallieu propose une exposition consacrée au cirque....à l'occasion de la biennale du cirque porté par le Théâtre du Vellein et la CAPI. Cette rétrospective de la peinture à la photographie en passant par la sculpture, le dessin, la gravure, le costume ou la vidéo, permet de découvrir les regards bienveillants et curieux des artistes plasticiens qui ont à différentes époques, porté sur l’univers circassien, ses personnages, ses pistes, ses chapiteaux...

Dans cette exposition visible tout cet été dans cette cité iséroise sont présentées des œuvres issues des plus grands musées de France - Musée d’Orsay, Centre Pompidou, Mucem (voir blog06/06/13) - pour ne citer que les plus célèbres ainsi que des œuvres provenant de collections privées, composent cet événement, où on découvre les différences d’interprétation que peuvent avoir les artistes sur le spectacle de cirque.

L’équipe qui a réalisé l’exposition permet notamment à deux artistes français de se répondre. Il s’agit du peintre et sculpteur d'origine polonaise Thomas Gleb (1912-1991) et du peintre et graveur  Georges Rouault (1871-1958).  Si, chez le premier l’agilité des corps, et le mouvement, sont  largement mis en lumière. Par contre chez le second, pour qui le cirque représentait la misère humaine, le clown omniprésent, est toujours sombre voire pathétique. L’exposition montre aussi qu’au XIXe et XXe siècle, la littérature, (les frères Goncourt, Baudelaire…) la mode (le carré “Cirque Molier” d’Hermès) mais aussi la danse (“Le Grand Cirque” de l’auteur-compositeur Aram Khatchatourian)  s’approprièrent  le cirque comme source d’inspiration.

En revanche de nos jours les artistes plasticiens paraissent se désintéressent de ce type de spectacle qui se donne dans un cercle avec des animaux et aujourd’hui, par un étonnant retour de situation,  ce sont plutôt les circassiens qui intègrent la création plastique à leur propre spectacle.

Cet été sur la route des vacances un petit arrêt à Bourgoin-Jallieu s’impose d’autant plus que cette exposition est gratuite.

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Yann Frisch, un magicien exceptionnel

Publié le 20 Mai 2018 par cirk75 dans magicien

Né en 1990, Yann Frisch est depuis sa prime enfance fasciné par la prestidigitation et l'illusion. Aussi dans un premier temps, jeune autodidacte, il met au point quelques tours, puis fréquente l’Ecole de cirque de Lyon, avant d’intégrer l’École de cirque du Lido à Toulouse (voir blog 10/10/13) où il va aussi découvrir le jonglage et travail du clown. Tout au long de son parcours, ponctué de nombreux stages, il se perfectionne en ces trois arts du spectacle, ne sachant lequel choisir. Mais en 2008 suite à une rencontre avec Raphaël Navarro, le co-fondateur de la compagnie 14:20, une évidence s’impose à Yann Frisch la magie sera son art de vivre et son langage artistique.

Depuis, devenu champion de France puis d’Europe de magie il tourne en France comme à l’étranger avec son célèbre numéro "Baltass" devenu culte cumulant des millions de vues sur You Tube. En 2012, il décroche à Blackpool, en Angleterre, le titre tant convoité de champion du monde de magie close-up, récompense qui fait de Yann Frisch le magicien à ce jour le plus honoré.

Son numéro culte Baltass

En 2013, il participe à la création en tant que co-auteur et interprète du spectacle "Oktobre", lauréat du dispositif Circus Next, dont les premières se déroulent en janvier 2014. Dans le même temps  Ibrahim Maalouf fait appel à lui pour co-signer un spectacle programmé au Centquatre à Paris, avec 50 musiciens franco libanais. En Mars 2014, Yann Frisch est présent lors de la première partie du nouveau concert d’Ibrahim Maalouf, "Illusions', à l’Olympia de Paris.

En parallèle, il fonde sa propre compagnie (L'Absente) avec laquelle il propose en 2015 un premier spectacle  “le Syndrome de Cassandre”. Aujourd’hui il se produit à Paris au Théâtre du Rond-Point où dans une nouveau spectacle "Le Paradoxe de Georges"  il est tour-à-tour magicien, clown, jongleur mais aussi conteur et poète…

Yann Frisch est aujourd'hui considéré comme un des Maîtres de la magie moderne,  alors ne boudons pas notre plaisir avec un petit dernier tour, que dis-je un exceptionnel tour de cartes, à vous de juger...

A rester bouche bée

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Les éléphants du Cirque par Ellen Voets

Publié le 19 Mai 2018 par cirk75 dans Art

Chez les circassiens, les éléphants ont toujours représenter non seulement la force mais aussi la réussite économique. Ainsi dans les années 30, le cirque Amar signalait dans ses visuels posséder un troupeau de 16 éléphants (voir blog08/11/10). Et plus près de nous, le célèbre cirque américain "Ringling Bros. and Barnum & Bailey Circus" a annoncé sa dernière séance (voir blog31/05/17) presqu’en même temps qu’il a cessé de présenter sur piste ses pachydermes. Bref comme le cheval, l’éléphant fait partie de l’imaginaire de la piste.

Ellen Voets, femme peintre hollandaise et artiste contemporaine, ne s’y est pas trompée, dans une huile voulant représenter le cirque, sujet rare dans  son travail pictural, elle a peint un groupe de  4 éléphants dans une posture bien connue permettant  à ces géants de quitter la piste sous les acclamations les spectateurs.

Cette peinture fort colorée, où les teintes chaudes dominent, utilise la technique faite à grands coups de  couches de peinture à l'huile étalées à l’aide d’une spatule. Ce procédé permet de donner beaucoup de volume à l'oeuvre et aussi  procurer une sensation de dynamisme, décuplée par le bras droit de l'artiste assise à califourchon sur l'animal de tête. 

Spécialisée dans les tableaux animaliers, Ellen Voets se rend régulièrement sur le continent  africain pour participer à des safaris photos. Puis de retour en Hollande dans son atelier, et à partir des photos prises, elle compose ses tableaux en peignant des animaux sauvages tel qu'ils sont dans la nature. Et si elle aime beaucoup croqueravec force détails les éléphants, les chevaux ne lui sont pas non plus étrangers.

Cette oeuvre  "Les éléphants du Cirque" rend bien  la force tranquille qui se dégage de ces animaux, et qui en déplaise aux animalistes de tous poils, ne sont pas les esclaves résignés des chapiteaux qu’ils décrivent à longueur de journées (voir blog13/11/17) dans leurs sempiternelles logorrhées.  

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La Ferme du Buisson à Noisiel (Seine-et-Marne),

Publié le 18 Mai 2018 par cirk75 dans Bâtiments

Cet établissement public de coopération culturelle (EPCC) subventionné par les pouvoirs public au budget annuel de 4,5 millions d’euros est situé dans la région parisienne à Noisiel. Ce Centre culturel comprend  six salles de spectacle, un centre d'art et deux salles de cinéma et accueille également un restaurant, une médiathèque, des ruches ainsi que des jardins partagés. Ces endroits ont été aménagés dans une ancienne ferme du XIX° siècle, appartenant à l’origine à la famille Meunier, qui en avait fait à l’origine un lieu d'innovations technologiques dans le domaine agricole, et qui en 1889 avait accueilli le concours des machines agricoles lors de l'exposition universelle.

 

Aujourd’hui labellisée scène nationale depuis 1990, La Ferme de Buisson, sous la présidence d’Annie Denis propose une programmation pluridisciplinaire articulée autour de concerts, de festivals, d'expositions, de conférences, de films, de théâtre et sans oublier le cirque. En parallèle cet établissement  s’engage auprès de nombreux artistes en les accueillant en résidence au sein de l’un de ses espaces pour les accompagner dans leur processus de création. La Ferme de Buisson participe activement à l’animation du territoire en s’associant aux communes voisines et aux structures culturelles locales afin de proposer des événements hors les murs.

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5èmes Hurlants un spectacle de Raphaëlle Boitel

Publié le 17 Mai 2018 par cirk75 dans Nouveau-Cirque

Créé au TANDEM Scène Nationale Arras Douai en décembre 2017, lors du Festival de cirque Les Multipistes, le troisième spectacle de Raphaëlle Boitel (voir blog01/07/14) est aujourd’hui présenté à l’Académie Fratellini. et propose une réflexion pleine de sensibilité sur l’équilibre et le déséquilibre, la chute et la persévérance…

Ce sont en effet entre tentatives, efforts, ébauches et aboutissements que l’artiste, diplômée de l’Ecole des arts du cirque Annie Fratellini, utilise à travers sa troisième création. Après avoir travaillé sous la direction de James Thierrée, (voir blog03/07/12) Aurélien Bory, Marc Lainé…, Après avoir proposé en 2013 "Consolations ou interdiction de passer par-dessus bord " et   l’année suivante "L’Oublié(e)"elle a mis en piste avec "5èmes Hurlants" en quelque sorte l’envers du décor autrement dit, l’avant du numéro.  Ils sont 5 apprentis apprentis de l’Académie Fratellini sur piste (Aloïse Sauvage, Julieta Salz, Salvo Capello, Alejandro Escobedo, Loïc Leviel) issus de cultures et de pays différents qui cherchent à renouveler leur discipline (cerceau, danse-acrobatique, sangles, jonglage, fil ) à travers la répétition de leur quotidien circassien. Deux jeunes femmes et trois jeunes hommes qui s’élancent, chutent, se relèvent, sur des airs de Verdi ou de Bach, ou dans le silence le plus brut, s’échauffent, dérapent, rient, persévèrent, s’épaulent, se soutiennent…

Des moments d’espoirs et de difficultés partagés qui, à travers l’exigence du cirque, laissent entrevoir nos vies dans ce qu’elles ont d’incertain, de fragile et de grand à la fois. C’est bien entendu avant tout la vie qui s’exprime par le biais de cette succession de  tableaux  poétiques, chorégraphiques, climatiques. Et quand une jeune artiste effectue dans les airs de vertigineuses arabesques, aidée en cela par les tractions conjuguées du reste de la troupe, la beauté d’une forme de communion se mêle à la prouesse technique de l’exercice.  C’est finalement ça, "5èmes Hurlants" spectacle qui tourne en ce moment et, qui en région parisienne sera présenté à Noisiel  à La Ferme du Buisson le 18 mai.

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Palmarès de la VII° édition de l’International Circus Festival “Golden Trick of Kobzov”

Publié le 16 Mai 2018 par cirk75 dans Festivals

A l’issu de ce Festival (voir blog11/05/18) essentiellement composé de numéros acrobatique et sans animaux, comprenant deux compétitions dont une junior, les 15 membres du jury ont tenu à récompenser les artistes suivants

Palmarès de la  VII° édition de l’International Circus Festival “Golden Trick of Kobzov”

Gold Prize

Oleg Spigin, Trapèze-Washington (Israël),

 "Duo Silver Stones", Sangles aériennes (Ukraine),

 

Silver Prize

Sofia Komenda, Mât vertical (Hongrie),

Nadia et Victor Polishchuk, Sangles aériennes (Ukraine),

"195/45", antipodiste (Finlande),

 

Bronze Prize

"Duo Zontli", Acrobates capillaires aériens (Mexique)

"Duo Ray of Hope", Main à main (Ukraine),

"Duo Men in black", Main à main (Ukraine),

Viatcheslav Popil, Sangles aériennes (Ukraine)

 

Gold Prize (Compétition Junior)

"Duo Firevorks" (Yesenia Sobko et Marina Proskuryakov), Acrobates,

Girl with the ball (Yesenia Sobko), Equilibres sur cane avec ballon

Silver Prize (Compétition Junior)

Diana Serkina, gymnastique aérienne avec cerceau aérien (Ukraine)

Bronze Prize (Compétition Junior)

"Prince and Rose",(Kira Zabudʹko et Alexander Shevchenko) , Sangles aériennes (Ukraine)

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Moscou à New York (1984)

Publié le 15 Mai 2018 par cirk75 dans Cinéma

Ce flm réalisé par Paul Mazursky avec Robin Williams relate l’histoire d'une troupe du Cirque de Moscou parti se produire en tournée à New York. Alors que son ami clown, qui souhaiterait profiter de l'occasion pour demander l'asile politique, se défile, le saxophoniste Vladimir Ivanoff (Robin Williams) s'enfuit en plein grand magasin. Poursuivi par le KGB et le FBI, il est protégé par l'agent de sécurité de l'établissement, et tombe amoureux d'une vendeuse...

Mais ce qui est plus intéressant pour un circophile, c’est que pendant environ un quart de l‘heure, et tout au début du film, des scènes se déroulent à l'intérieur du Cirque de Moscou où dans un premier temps on voit le saxophoniste Vladimir Ivanoff arriver en retard pour l’ultime répétition avant le départ de la troupe  pour les USA. Nous pouvons voir par exemple le bâtiment avec sa coupole en bois lamés, la loge de l’orchestre au-dessus du rideau de la gardine. Puis sur la piste on entraperçoit quelques artistes répétant leur numéro. On peut ainsi reconnaître des acrobates à la bascule, des jongleurs avec massues, un groupe de poneys ainsi qu’un ours équilibriste, Un peu plus tard dans la ménagerie un éléphant, des chameaux et des chevaux sont visibles.

Comme on voit Moscou à New York est un film qui n’a pas de quoi affoler un amateur de cirque, mais qui reste toutefois agréable et bon enfant pour passer 1h55 sans se prendre la tête. Oeuvre cinématographique qui montre un nouvelle fois la fuite en Occident de sujets soviétiques, car au moment où elle a été tournée en 1983, l'URSS existait encore et le mur de Berlin ne tombera que 6 ans plus tard.

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L’éléphante Népal, est morte à l’âge de 48 ans

Publié le 14 Mai 2018 par cirk75 dans Animaux

Il y a 6 ans en 2012, France s’était passionnée pour le sort de Baby et Népal deux éléphantes appartenant au cirque Pinder et qui dans les années 90 avaient été les partenaires de piste de Sophie Edelstein (voir blog 27/03/13). Depuis une bonne dizaine d’années pensionnaires du Parc de la Tête d’Or à Lyon, elles avaient pour compagne une autre éléphante Java, qui meurt de vieillesse, à 67 ans en août2012. L’autopsie révèle qu’elle était porteuse du bacille de la tuberculose, maladie commune à l’homme et à l’animal. Or, les articles L223-8 et R223-4 du Code rural, précisent quen cas de présence d’un animal contaminé, tout le troupeau doit être considéré comme infecté et devra être abattu. Jusqu’ici cette loi était surtout appliquée dans les cas d’épidémie de vache folle, de tremblante du mouton ou de grippe aviaire. Mais par principe de précaution l’arrêté préfectoral est signé le 11décembre et les condamne à être euthanasiées le 20 décembre 2012.

Devant cette situation, Gilbert Edelstein l’énergique patron du Cirque Pinder (voir blog13/05/18) s’adresse aux autorités publiques, envoie des communiqués aux médias dans lesquels il indique que Baby et Népal sont restées 6 ans au Cirque Pinder  et depuis 13 ans elles sont pensionnaires du Parc de la Tête d’Or. Et c’est donc à cet établissement qu’incombe la responsabilité de les soigner; d(autant plus que le Maire de Lyon lui avait fait cette promesse  lors d’un entretien en avril 2011.

La Fondation Brigitte Bardot intervient à son tour en indiquant que " Baby et Népal n’ont pas à payer de leur vie les négligences de Monsieur Edelstein !" Puis les animalistes à leur tour entrent dans la danse et comme à leur habitude se déchaînent contre les cirques et le zoo qui selon eux condamnent à l’esclavage les animaux. Le sort de Baby et Népal dépend alors du Conseil d’Etat. Leurs défenseurs espèrent quil suspendra l’arrêté préfectoral et ordonnera de nouveaux tests. Maitres  Francis Lefaure et François Molinié, les avocats du cirque Pinder, comptent aller même plus loin: le cas devrait faire lobjet dune question prioritaire de constitutionnalité (QPC), "pour que soit déclarée contraire à la Constitution la procédure prévue par le Code rural ", expliquent-ils.   L’Hebdomadaire Paris-Match sentant la bonne manchette journalistique titre "Qui a peur de Baby et Nepal?" Même le très sérieux journal Le Monde dans son édition du 14 janvier 2013 titre " Baby et Népal, quel cirque !" Le Gouvernement prié de prendre l’affaire en main précise  qu’Il n'appartient plus au gouvernement d'intervenir dans le déroulement de la procédure judiciaire en cours. Bref la France s’enflamme, se divise, on est à deux doigts de la guerre civile dans le microcosme animalier.

Après plusieurs mois de bataille juridique, la décision préfectorale est finalement suspendue et demande de nouveaux examens médicaux, puis annulée en mai 2013. La Princesse Stéphanie fait savoir qu’elle peut accueillir les deux pachydermes dans une propriété à Fontbonne. Ce sera le cas le 12 juillet 2013 où depuis elles coulent une retraite heureuse.  

 

Mais le dimanche 29 avril 2018, suite à une insuffisance rénale chronique Népal  décède, laissant seule Beby mettant un point final à cette histoire pour le moins hors du commun, devenue avec le temps si rocambolesque voire ubuesque, qu’aucun scénariste n’aurait osé l'écrire.

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Gilbert Edelstein, un commercial né

Publié le 13 Mai 2018 par cirk75 dans Personnalités

Né le 20 juillet 1938 à Lyon, de parents négociants dans le textile Gilbert Edelstein, est une personnalité importante du monde du cirque français et grand défenseur du cirque avec une piste occupée par des acrobates, des clowns, des animaux... Président du Syndicat National du Cirque , mais il est surtout connu du grand public en tant que PDG de Promogil, (Promo comme promotion et Gil comme Gilbert), société d’’exploitation des Cirques Pinder et Jean Richard.  

Mais rien au départ ne le prédisposait à œuvrer dans le monde circassien. En effet il débute dans le commerce familial comme vendeur de tissus où il apprend vite les ficelles du commerce. Puis plus passionné par les spectacles que par l’étoffe, il un temps il devient organisateur de spectacles et propose dans les années 60 des orchestres de rock régionaux mais aussi un chanteur prénommé "Hector et ses Médiators", connu selon Dutronc comme le champion de la provocation. Parallèlement il ouvre dans sa bonne ville de Lyon un restaurant nommée "La Cruche", qui devient rapidement un rendez-vous pour les artistes locaux. Et en 1967 grâce à un ami commun, André Wylar, il fera la connaissance de Jean Richard qui lui proposera quelques années plus tard de prendre en charge les galas de la Société Chapiteaux Spectacles que le comédien a créé pour gérer ses cirques.

Mais en 1973, le 10 mai, Jean Richard suite à un très grave accident de voiture, doit délèguer à des proches pas toujours compétents une grande partie de la direction de son groupe de spectacles. Il faut dire que cet accident de la route survient, après une série de déboires dans les activités circassiennes de l’acteur, ce qui désorientent la gestion de la Société Chapiteaux Spectacles et rendent l’entreprise ingouvernable. Bref Gilbert Edelstein est remercié et doit quitter Jean Richard pour prendre en charge les ventes annexes, mais aussi l’organisation des galas de Noël ainsi que la régie publicitaire chez Amar, cirque appartenant dorénavant à Firmin Bouglione. Pour gérer ses activités commerciale, Gilbert Edelstein crée la Société Promogil, et devient un temps le concessionnaire des produits dérivés chez  Bouglione, Amar, Albert Rancy et au cirque d’Hiver de Paris.

Mais suite à la faillite en 1983, des chapiteaux Jean Richard, Gilbert Edelstein se porte acquéreur et devient le propriétaire des cirques Jean-Richard et Pinder Jean-Richard (voir blog10/05/10). En quelques temps il redresse les comptes en appliquant de nouvelles techniques de vente, depuis copiées par tous, pour attirer les spectateurs. Ainsi il prospecte les Comités d’entreprise, les groupes scolaires, les maisons de retraite, les mairies, les associations locales pour remplir les gradins, il propose notamment le célèbre "2 places achetés 1place offerte", il utilise aussi le nom Pinder pour multiplier les galas de bienfaisance, et signe des contrats avec de nombreuses marques (Corgy Toy, Majorette, Altaya, Minicirque) pour utiliser l’image de son cirque. Bref les affaires sont prospères , Pinder devient ou redevient un établissement renommé et prospère, jusqu’au 2 mai 2018, jour où la Société Promogil a été placée en liquidation judiciaire par le Tribunal de Commerce de Créteil (voir blog07/05/18) , avec l’espoir, selon Gilbert Edelstein, de repartir cet été en tournée.

 

Alors, attendons la suite et espérons la, car le paysage circassien français ne peut se passer d’un cirque légendaire et centenaire comme Pinder… mais ce futur ne pourra se faire sans de profonds changements et notamment dans les programmes (voir blog12/05/18) mais pour cela Gilbert Edelstein vendeur né doit bien avoir encore par devant lui quelques recettes, alors à suivre…

Signalons qu'en 2003 est paru aux éditions Mango, un livre signé Christian Boner et François Cazenave relatant avec force détails l'aventure circassienne du père de Sophie et Frédéric Edelstein deux artistes renommés du monde du spectacle et de la piste (voir blogs 27/03/13 & 12/04/13). Ouvrage que l'on peut trouver sur la toile.

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