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Le bloc-notes de cirk75

Chronique au fil du temps et de la mémoire d'un circophile amateur

Grimaces et Misères. Les Saltimbanques, au Musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris (Petit-Palais)

Publié le 24 Octobre 2016 par cirk75 dans Art

Cette immense huile sur toile (627x222cm) de Ferdinand Emmanuel Pelez de Cordoba d'Aguilar, dit Fernand Pelez réalisée en 1888, que l'on peut contempler au Petit-Palais à Paris, montre admirablement la parade des humbles où, sous leurs oripeaux du cirque, sous leurs costumes de piste, se cachent la désolation des pitres, la honte des parias, le désespoir des Paillasse. Et derrière la parade se cachent la fatigue et la misère des baladins qui vont de ville en ville, pour gagner difficilement leur vie. Le spectacle qu’ils donnent, qui devrait paraître gai et léger aux yeux du public, devient ici une mascarade sans joie. Et à travers l’étalement de l’âge des saltimbanques, croissant de gauche à droite, les vieillards figurant sans doute le sombre futur qui attend inexorablement ces enfants hagards, montre les différentes étapes de la vie...

Pelez ne connut jamais le succès… Il y a bien des raisons à cela : une société n’aime pas trop voir l’envers de son décor, surtout quand celui-ci est peuplé de malheur et d’accablement. La parole des humbles fait rarement recette…

Malheureusement de nos jours cette situation est devenue notre triste quotidien. Ainsi de l’autre côté de l’avenue, des enfants grassouillets posent dans des jardins pimpants et plus loin un peu en retrait, dorment sous des couvertures et des hardes trouées les exclus de notre société…

Et nul ne les regarde.

#petitpalaissaltinbanquespelez

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Francis Schoeller (1930-2016), une vie consacré au cirque !

Publié le 23 Octobre 2016 par cirk75 dans Personnalités

Nous avons aussi appris cet été le 8 septembre le décès à l’âge de 84 ans de Francis Schoeller. Revenons aujourd’hui sur le parcours atypique de cet infatigable saltimbanque et ancien directeur dans les années 70-80 du "Cirque de Paris "établissement qui n’a rien à voir avec un ancien cirque situé à Paris au 18 avenue de La Motte-Picquet et de nos jours démoli (voir blog20/11/2013).

Francis Schoeller n’était pas un enfant de la balle mais avait très jeune aimé le cirque. En effet en 1936 il a alors 6 ans, il monte avec un copain d’école dans le jardin familial son premier chapiteau, un mat central avec une capacité d’accueil limitée à 9 spectateurs.

François de Closet & Francis Schoeller

Puis après-guerre à 17 ans son cirque a 150 m² et 40 places. C’est le "Royal-Circus" qui deviendra un peu plus tard le "Folies-Circus", avec façade et voiture-caisse. Cirque nomade transporté de quartier à quartier de Paris à l’aide de bicyclettes et de remorques.

La troupe est constituée de Francis Schoeller et de 2 petits jeunes, un futur journaliste de la télévision François de Closet et une future pensionnaire du Français Danièle Lebrun. Au programme variétés, sketches entrecoupés par des numéros de magie, marionnette et entrées clownesques avec en Clown blanc François de Closet et en Auguste Francis Schoeller. Ce n’est pas encore Pinder, mais il y a du monde sous le chapiteau. Et ça marche, il n’y avait pas à cette époque d’écoles de cirques et si on n’était pas enfant de la balle, il fallait se débrouiller par soi-même pour entrer dans le monde de la piste et c'est ce que fait Francis Schoeller.

En 1952, il possède un chapiteau de 300 places et propose du cirque, de la variété et du théâtre…avec toujours comme associé François de Closet.

Plusieurs années plus tard en 1975, Francis Schoeller fonde le "Cirque de Paris" qui dans un premier temps continue sa vocation urbaine, en s’installant ponctuellement dans différents quartier de Paris

En 1988, marié dorénavant à une ancienne enseignante, Danielle qui partage sa passion, Francis Schoeller va dorénavant proposer en immigrant à Nanterre un cirque didactique et éducatif, ce sera "Une journée au cirque"è Avec ce projet novateur les spectateurs sont conviés non seulement à assister à un spectacle, mais aussi de partager la vie des artistes. Dès 10h adultes et enfants vont devenir artistes. Ils sont en piste, pris en charge par les vedettes qui les initient aux différentes disciplines. Le midi, un déjeuner avec toute la troupe comme si on était de la famille et l’après-midi représentation, où on applaudit comme jamais car les artistes sont désormais nos amis. Et on n’oublie pas la visite au zoo et au musée des arts forains où on trouve des objets dénichés dans des brocantes ou chez des collectionneurs avertis. Les pouvoirs publics sont sensibles à ce projet et des aides et des subventions, départementales, régionales ou nationales affluent. Malheureusement la construction d’une autoroute met fin à l’aventure nanterroise.

En 1996 l’aventure reprend pour s’installer à Villeneuve-la-Garenne dans un parc de 2 ha où sont installés 4 chapiteaux, un pour le spectacle, un deuxième pour les ateliers, un troisième pour le musée et un dernier pour la restauration. Là aussi la municipalité s’implique beaucoup et Francis Schoeller en est très reconnaissant. Et comme à Nanterre dans cette ville francilienne du sud de Paris, le succès est grandissant.

Mais avec le temps et l’âge Francis et Danielle Schoeller ont envie d’autre chose. Ils apprennent que le "Zèbre de Paris" salle située au cœur du quartier de Belleville est à vendre. En janvier 1999, Francis Schoeller rachète les murs. Voilà une nouvelle aventure qui commence.

 

L'année 2001 sera consacrée à des travaux dantesques. Et depuis son ouverture, en 2003, le Zèbre de Belleville (Le Plus Petit Cabaret d’Europe) ne cesse d’offrir aux publics bellevillois et francilien âgé de 4 à 104 ans des spectacles de qualité pour enfants, des concerts, du théâtre, etc.. Une salle de spectacles pour toute la famille. Là Francis Schoeller retrouve ses rêves d’enfants le terrain vague est remplacé par un local plus luxueux, mais la magie est la même et la fête illumine tout sur son passage.

Et depuis le 9 septembre dernier gageons que Francis Schoeller s’occupe dorénavant des fêtes dans l’au-delà et que Saint-Pierre ne doit pas regretter de s’est adjoint un tel saltimbanque…

#francisschoeller

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Le cœur sur la main (1949),

Publié le 22 Octobre 2016 par cirk75 dans Cinéma

Film français réalisé après-guerre par André Berthomieu, relatant l’histoire d’un  bedeau, Léon Ménard (Bourvil) dans un village de Normandie et accordéoniste de talent. Il est renvoyé de son église, pour avoir accompagné à l'accordéon la chanteuse Mary Pinson, dont il est secrètement amoureux....

 

Venu à Paris pour retrouver sa belle, il devient curieusement propriétaire de la boite de nuit où elle commet. La belle le gruge sans pitié. Désespéré, Léon Menard abandonne tout, chante dans les rues, et est finalement engagé par le Cirque Rémy. C'est alors que le succès vient, encouragé par l'amour de la tendre Solange, la fille du directeur du cirque.

Comme on le lit l’action se termine par des scènes tournées dans un cirque parisien bien connu des circassiens. Il s’agit tout bonnement du célèbre cirque Medrano (voir blog07/04/2011). Ce film nous permettra d'apercevoir la façade de cet établissement puis sur la piste Bourvil grimé en auguste, interprétera une danse dont il avait le secret. Et l’ultime scène filmée dans une loge de ce cirque verra notre héro se démaquiller tout en discutant avec le clown blanc en auguste qui lui indiquera qu’il est à la bonne avec la fille du patron.

En quelques mots un film réservé aux medranophiles avertis, encore nombreux de nos jours.

Et pour ceux qui souhaiteraient visionner cette œuvre immortelle, on peut bien entendu se la procurer en DVD.      

#medranobourvil

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Le remarquable et stupéfiant M. Léotard

Publié le 21 Octobre 2016 par cirk75 dans Livres

Vient de paraître aux éditions  "çà et là, une B.D. anglo-saxonne, “ The Amazing Remarkable Monsieur Leotard qui n'a cependant rien d'une BD historique au sens classique. Traduite par Martin Richet, dessins signés Eddie Campbell, et  scénario Dan Best - dont le métier est  avocat associé dans un grand cabinet  australien- ce livre est un hommage aux arts forains de jadis. Et s'il s'appuie sur des faits et des personnages réels  -Jules Léotard (voir blog 01/05/2012) ou l'intrépide Blondin, le premier funambule à traverser les chutes du Niagara, en 1859-  ce récit haut en couleur tient davantage des Aventures du baron de Münchhausen que de la ­reconstitution minutieuse.

Conçue comme une suite d'épisodes, cette fresque s'apprécie comme un spectacle de cirque à l'ancienne. Chaque chapitre est un numéro graphique où le lecteur-spectateur retient son souffle, se prend à sourire ou bat des mains. Teintée d'un humour absurde et surréaliste cette histoire montre qu'en BD tout est toujours possible, même et surtout la poésie.

Un livre à emporter dans sa valise pour ceux qui prennent quelques jours de congés… 

#BDcirqueleotard

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29ème Festival du cirque actuel Circa

Publié le 20 Octobre 2016 par cirk75 dans Nouveau-Cirque

Si vous souhaitez mieux connaître le nouveau cirque, le Festival du cirque actuel Circa qui se tient chaque année à Auch (Gers) est fait pour vous. Sa 29e édition se tient, du 21 au 29 octobre pendant les vacances scolaires de la Toussaint. Rendez-vous incontournable du cirque contemporain, cette manifestation est depuis son origine un rendez-vous pédagogique pour les écoles de cirque et, réunit chaque année des troupes circassiennes venues du monde entier afin de montrer toute la diversité du nouveau cirque.

Au programme de l’édition 2016: Cie Bivouac, Cie Césure à l’hémistiche, Collectif Porte 27, L’Attraction Céleste, Cie Les Apostrophés, Mathieu Ma Fille Foundation, Collectif Petit Travers, Cie Sans-Dessus-Dessous, L’Éolienne, Collectif Malunés, Groupe Acrobatique de Tanger, Cie Jérôme Thomas, Claudio Stellato, Cie Rasposo, Cie Marcel et ses Drôles de Femmes, Cie Pré-O-coupé–Nikolaus, Cie Max et Maurice, Cridacompany, The Ricochet Project, CNAC (voir blog02/05/2011), Lido (voir blog10/10/2013), 22ème promotion, les écoles de cirque de la FEDEC et de la FFEC.

Autrement dit, 20 compagnies et pas loin de 200 artistes, 22 spectacles, 86 représentations et plus de 500 jeunes et encadrants d'école du cirque, sans oublier des scènes ouvertes, des ateliers cirque, des expositions, des rencontres avec les artistes, des rencontres professionnelles, des soirées musicales et festives et des films…

Alors un petit tour dans le Gers, d’autant plus que la gastronomie locale ne sera pas absente.

#circaauch

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Miss Lilian Leitzel de retour prochainement… au cinéma

Publié le 19 Octobre 2016 par cirk75 dans Cinéma

L'actrice et productrice australienne Margot Robbie a été choisie par Warner Bros pour incarner à l’écran d’après le roman de Dean N. Jensen, "Queen of the Air" la mythique trapéziste "aerial wonder dainty" Lillian Leitzel (1892-1931). 

Ce livre relate l'histoire tragique de cette vedette du trapèze qui fit les beaux soirs au début du XX° siècle chez Ringling Brothers, Barnum & Bailey. Vie tragique, en effet car un certain vendredi 13 février 1931 pendant son numéro une fixation d’un de ses anneaux s’étant brisée, Lillian Leitzel fit à une chute mortelle de 7 mètres.

Le Film retracera aussi son édile sentimentale et dramatique avec Alfredo Cardona, un merveilleux trapéziste qui tournait régulièrement le triple, rattrapé par son frère Lalo.  

Comme on le voit cette histoire de la piste à tous les ingrédients pour faire un film dramatique et lacrymal, mais est-ce suffisant pour en faire un succès ?

L’avenir nous le dira…

#Lillianleitzel

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Fabrice Fraisse, un élégant M. Loyal

Publié le 18 Octobre 2016 par cirk75 dans M. Loyal

Chez Fabrice Fraisse, le spectacle est une passion. Déjà petit il était fasciné par les marionnettes et par le cirque. Et adulte il réalise ses deux rêves d’enfants car il commet aussi bien derrière un castelet de marionnettes que sur une piste de cirque où il est un M. Loyal distingué. Mais au départ ce n’était pas gagné car il n’est pas issu du milieu du spectacle, son père est neuropsychiatre, et sa mère artiste-peintre.
Son premier métier marionnettiste il l’exerce notamment au guignol du Jardin du Luxembourg ou à celui du Parc de Sceau. Mais à  17 ans, grâce à son ami Jean Arnaud (voir blog06/11/2011) à cette époque directeur commercial du cirque Pinder il endosse le frac de M. Loyal de cet établissement pour des galas de Noël dans un second chapiteau à Lyon. En réalité c’est le spectacle parisien qu’il va présenter deux années de suite. 
 

Ensuite il se frotte à l’itinérance avec la tournée d’été du cirque Achille Zavatta en 1992, puis rencontre Raoul Gibault (voir blog11/09/2016) et de 1993 à 2003 sera le M. Loyal chez Medrano. Voulant voir autre chose, il quitte ce circuit pour se consacrer à des événements plus ponctuels, galas, festivals de cirque où il participe notamment à la création du Festival de Domont à plus récemment à celui de Corse... 
Ardant défenseur du rôle de M. Loyal, Fabrice Fraisse conçoit mal un spectacle de cirque sans la présence de ce personnage emblématique de la piste. Non par goût du vedettariat mais pour mieux mettre en valeur les artistes et leur numéro, afin que les spectateurs en saisissent toute la difficulté et la beauté. Selon lui pour être un bon M. Loyal il faut posséder du charisme, de l'esprit, un sens poussé de l'improvisation ainsi qu’une aptitude à organiser le spectacle, qualités qu’il possède assurément avec sa diction et son élégance parfaites.

#fabricefraisse

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Judith Hüsch, styliste et créatrice de costumes de cirque

Publié le 17 Octobre 2016 par cirk75 dans Personnalités

Native de Düsseldorf en Allemagne, Judith Hüsch il y a près d’un demi-siècle après un premier détour par Nancy, se fixe à Paris à l'âge de 22 ans où elle peut donner libre-cours à sa passion de créatrice à partir de belles étoffes. Après une formation de 2 années de styliste au Studio Berçot, complétée par une année dans une école de coupe, elle perfectionne sa pratique chez Karl Lagerfeld ou chez Balenciaga. Parallèlement elle fait la connaissance de  Joseph Mazarin, un maître-tailleur qui habille nombre d'acteurs ce qui va la mettre en contact  avec le milieu du théâtre où ses créations vont faire merveille.

Elle réalise ainsi des costumes pour le théâtre, le cinéma, mais aussi pour le cirque. Ainsi de 2003 à 2007 Judith Hüsch va créer les costumes de trois spectacles du Cirque National Alexis Grüss. Puis elle œuvre aussi pour l’Académie Fratellini (voir blog24/01/2013), pour les cirques Amar, ou Boreno-Bormann. Elle habille aussi les artistes du Festival du Loiret ou ceux du Grand Céleste... Le 'Musée du Cirque et de l'Illusion" de Rémy Demantes, aux portes de La Sologne à Dampierre en Burly, expose certaines de ses crétaions circassiennes. 

Judith Hüsch une passionnée du monde du spectacle qui en le parant de ses plus beaux atouts, a réalisé son rêve.

Judith Hüsch, styliste et créatrice de costumes de cirque
Judith Hüsch, styliste et créatrice de costumes de cirque

# judithhusch

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Pierre Etaix (1928-2016) Clown ou Auguste ?

Publié le 16 Octobre 2016 par cirk75 dans Clowns

Clown, cinéaste, dessinateur, gagman, magicien, affichiste et que sais-je encore, tant la palette du talent de Pierre Étaix est large et variée. Graphiste de formation mais initié à l’art du vitrail, Pierre Étaix a construit sa carrière autour de la dérision et du rire. Enfant non issu du monde du spectacle, né à Roanne en 1928, il s’établit à Paris et vit d'illustrations tout en se produisant dans des cabarets et music-halls, ainsi que sur la piste avec le clown Nino. En 1954 sa rencontre avec Jacques Tati (voir blog08/04/2011) lui permet de travailler comme dessinateur et gagman à la préparation du film "Mon oncle", dont il réalise l'affiche, tout en étant assistant réalisateur sur le tournage. Il participe aussi en 1960 au spectacle que Jacques Tati a donné à l'Olympia: "Jour de fête".

Comme Tati, Étaix s'inscrit dans la lignée des grands maîtres comiques du cinéma muet tels, Buster Keaton (voir blog14/12/2010), Harold Lloyd, Harry Langdon, Max Linder (voir blog07/02/2015), Charlie Chaplin (voir blog03/07/2012) voire Laurel et Hardy qu'il admire sans limite et auxquels il a souvent rendu graphiquement de nombreux hommages.

Son apprentissage avec Tati le conduit assez naturellement à la réalisation de ses premiers courts métrages que sont "Rupture" et "Heureux anniversaire" (oscar du meilleur court métrage 1963) qu’il cosigne avec Jean-Claude Carrière. Il réalise ensuite son premier film "Le Soupirant", puis vient "Yoyo" (voir blog20/01/2011) où il rend un vibrant hommage au monde du cirque qui le fascine depuis toujours. Puis ensuite il tourne deux autres longs métrages "Tant qu'on a la santé" et "Le Grand Amour" toujours coécrit avec Jean-Claude Carrière. Mais durant l’été 1969 il réalise "Pays de cocagne", film pour lequel il est vivement malmené par la critique et le public qui ne lui pardonnent pas son triste constat de l'épanouissement de la société de consommation et qui le met un peu en retrait du monde cinématographique.

Pierre Etaix a toujours été fasciné par le spectacle en général et le cirque en particulier, et c'est naturellement vers les clowns et les comiques que va sa préférence née parait-il, de la vue d’un clown paradant sur la piste du cirque Pinder. Depuis, Etaix a su être un admirable clown blanc sur la piste de ce même cirque lors de la tournée 71 avec sa femme Annie Fratellini (voir blog29/03/2015), mais c’est surtout un prodigieux auguste lorsqu’il endosse l’habit de Yoyo, la vedette de son film éponyme où là, sa personnalité s’exprime totalement.

Devant la raréfaction des artistes de cirque français, Pierre Étaix et Annie Fratellini prennent la décision de fonder en 1972 l’École nationale de cirque (voir blog30/06/2014) qui ouvre à Paris dans une Maison pour les Jeunes au 20 Avenue Marc-Sangnier, où il se produit essentiellement en clown blanc avec Annie Fratellini en femme clown.

Acteur dans une trentaine de film (voir blog03/01/2012) et auteur de pièces de théâtre et sketchs de cabaret dont "Miousik Papillon", où il apparaît sous les traits de son personnage fétiche et légendaire Yoyo. En novembre 2012 Pierre Etaix ressuscite une dernière fois Yoyo pour se produire sur la piste au cirque Joseph Bouglione.

Pierre Etaix admirateur inconditionnel du cirque et des clowns est décédé vendredi 14 octobre à 87 ans.

Artiste universel, sur lequel les aléas de la vie avec ses épreuves et ses injustices, semblent avoir glissé, sans écorner sa capacité d'émerveillement, apanage des plus grands. 

Et pour le plaisir voici une vidéo où Yoyo (Pierre Etaix) vient perturber une musicienne (Annie Fratellini) jouant d'un instrument mythique au cirque le concertina.

Un bonheur!

Page centrale du programme Pinder 1771 dédicacée par Annie Fratellini et Pierre Etaix

Page centrale du programme Pinder 1771 dédicacée par Annie Fratellini et Pierre Etaix

#pierreetaixanniefratellini

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Je ne suis pas un ange (1933)

Publié le 15 Octobre 2016 par cirk75 dans Cinéma

Film américain réalisé par Wesley Ruggles avec la pulpeuse Mae West et Cary Grant. Cette œuvre cinématographique relate l’histoire de Tira danseuse et dompteuse dans un cirque. Mais pour arrondir les fins de mois, elle se montre légère avec des messieurs richissimes, et gravit ainsi les échelons de la fortune, jusqu’à vraiment tomber amoureuse de Jack Clayton (Cary Grant)… mais son ancien petit-ami, qui a fait de la prison après avoir agressé un de ses galants, veut la récupérer… 

Pour Mae West ce film dont elle donnait corps, il faut bien le reconnaître à son personnage de dompteuse, représentait un rêve d’enfant. Car enfant, et cela est peu connu des admirateurs de ce sex-symbol des années 30, lors d’une représentation du cirque américain "Bostock" à Cosney elle fut fascinée par le travail avec les félins. Aussi son ambition secrète fut de devenir dompteuse de lions.

Est-ce le costume qui la subjuguait ? On ne le sait mais dans ce film elle porte une tenue splendide qui la met particulièrement en valeur. Moulée dans une veste blanche à brandebourgs dorés, cape militaire en hermine posée sur ses épaules ; tête coiffée d'un shako garni de plumes immaculées elle a fière allure, une vraie dompteuse ... cirque.

 

Il faut voir ou revoir son entrée sur piste, en costume étincelant, juchée sur le dos d’un éléphant à cape brodée ce n’est pas une entrée d’une artiste de cirque, mais d’une diva idolâtrée par son public. Et pour les besoins de ce film, il parait que c’est elle-même, elle n’aurait pas été doublée, qui met la tête dans la gueule du lion.

La présence de Mea West dans "Je ne suis pas un ange" fut un succès très profitable et rentable pour la Paramount, ce qui la sauva parait-il de la banqueroute.

 

Rappelons en conclusion qu’Archibald Alexander Leach, nom de naissance de Cary Grant, la vedette masculine du film, fut à 13 ans acrobate dans un cirque avant de devenir l’acteur de cinéma à succès que nous connaissons.  

#maewestjenesuispasunange

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