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Le bloc-notes de cirk75

Chronique au fil du temps et de la mémoire d'un circophile amateur

Le Festival Mondiale du Cirque de Demain 2013, commence à se paupériser !

Publié le 19 Avril 2013 par cirk75gmkg dans Festivals

Demain34-copie-1.jpgOn sait bien qu’on ne peut pas regarder un Festival comme un spectacle, un Festival est une compétition et le déroulé du programme est forcément plus austère qu’une suite de numéros organisée pour en mettre plein la vue aux spectateurs. Mais force est de constater que les numéros vus cette année lors de la 34ème édition du Festival Mondial du Cirque de Demain étaient, et c’est le moins que l’on puisse dire, fort dépouillés et par moment pouvaient semblés avoir été happés par la paupérisation qui semble atteindre notre société.
 
2Dmain.jpgPour faire un bon Festival de cirque il est nécessaire d’avoir au moins 4 ingrédients : un lieu, des spectateurs, des numéros de classe internationale et un bon palmarès. Le lieu, le cirque Phénix, est un bel écrin même si ce n’est pas le cirque d’hiver, mais grand avantage par rapport à ce dernier il peut contenir 5 500 spectateurs, et c’est un grand plus ne serait-ce qu’au niveau ambiance  et économique, deux données non négligeables. Le palmarès est ce qu’il est et chaque année il n’est jamais scandaleux. Reste les numéros là aussi il faut aussi 5 conditions pour qu’une prestation soit réussie. Une lumière et une musique qui mettent l’artiste en valeur, une bonne technique et une originalité du numéro présenté, enfin une tenue de scène qui valorise le ou les artistes
CalixteDeNigremont2Si la lumière, la technique et l’originalité sont toujours au rendez-vous, force est de constater qu’il y a beaucoup à dire sur la musique et les vêtements d’une grande partie des artistes. Ainsi la tendance musicale actuelle ne semble même plus à la bande musicale, ce qui était déjà une régression par rapport à un orchestre, mais à la suppression pure et simple de l’illustration musicale. Pourtant la musique est un élément moteur au cirque, aussi est-il regrettable de voir bon nombre d’artiste s’en passer. Que donnerait un spectacle Bouglione, Gruss ou du Cirque du Soleil sans musique, je vous laisse imaginer.
vetement.jpgvetement2.jpgQuant aux vêtements, ils sont très sommaires, un jean, un maillot, une chemise ou un short acheté certainement chez Tati. C’est dommage que les jeunes artistes n’aient pas compris l’intérêt de la tenue vestimentaire dans une prestation scénique. Que donnerait la présence de Calixte de Nigremeont en short et t-shirt ? Là aussi je vous laisse l'imaginer. Le Cirque du Soleil et en France le Cirque Arlette Gruss, pour ne citer que ces 2 exemples, savent que leurs spectacles sont moins magiques avec des tenues qui ressemblent à celles de la rue. Nous ne sommes pas les seuls à le penser, en effet dans le dernier numéro de la revue "Bretagne Circus", on peut lire un verdict sans appel, laissons leur la plume. "Nous écrivions notre étonnement, l’an passé sur l’abondon récurrent de la tenue de scène chez de nombreux jeunes artistes participant à ce Festival, comme si le technique et l’originalité devaient être les seuls atouts à mettre à mettre en valeur et la rupture avec la tradition le meilleur moyen de paraître dans le vent, donc de demain ! … Et de repenser à cette récente interview du violoncelliste Renaud Capuçon, au cours de laquelle il confiait continuer à jouer en frac, considérant que c’est un respect pour le public !" Alors Mesdames et Messieurs les artiste des Festivals, n’oubliez pas que la musique mais aussi la tenue vestimentaire sont des éléments essentiels au spectacle en général et au cirque en particulier.                             
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Massy 2013, un Festival qui tourne le dos à son essence !

Publié le 18 Avril 2013 par cirk75gmkg dans Festivals

Massy1994La XXI° Festival International du Cirque de Massy marque cette année plus qu’un bouleversement, il tourne carrément le dos à son histoire, aussi petit rappel pour les non initiés. Créé il y a 21 ans pour faire le pendant du Festival Mondial du Cirque de Demain qui ne présentait aucun numéro avec animaux, ainsi pour preuve ne pouvait-on pas lire dans le programme du XIV Festival du Cirque de Demain, en haut page 4 : "Le député Maire de Massy, M. Claude Germon et l’un de ses adjoints M. Michel Bruneau, véritables fans de cirque voulaient créer une manifestation importante en faveur des Artistes de la Piste …. (les organisateurs du Festival du Cirque de Demain leur ont)proposé de prolonger le Festival de 3 jours …en présentant une compétition réservée aux Dompteurs et aux Dresseurs." et, mieux encore dans le programme du XV° Festival, on pouvait voir page 6 : "Le XV° Festival Mondial du Cirque de Demain continue à Massy avec le Concours des dompteurs et des dresseurs du Cirque de Demain"
Massy2013.jpgL’essence même du Festival de Massy est de reconnaître et de récompenser les jeunes dompteurs et dresseurs. Or qu’avons-nous vu à Massy cette année ? Ssur les 19 numéros en compétition, seuls 7 numéros avec animaux et parmi ces 8 prestations 4 provenaient de la Famille Caselly (Pas de 2 équestre, saut à la bascule avec éléphants, chevaux e éléphants et cheval-Pégase). Quant aux dompteurs je ne pense pas que l’on puisse appeler ainsi la famille Saabel qui présentait des chiens ou Nathascha dirigeant sa cavalerie en liberté. Peut être que le dompteur était Rafaela Honden avec ses loups à moins que ce soit Andrejs Fjodorovs avec ses pigeons. Tous ces numéros étaient de belle  facture mais le côté Concours de Dompteurs ou de Dresseurs est malheureusement dorénavant  absent. Nous savons bien que le cirque sans animaux est à la mode, mais pas à Massy, pas ici de cirque politiquement correct. Massy doit rester la référence internationale pour les numéros d'animaux !
 
Heureusement il avait la famille Casselly, Clown d’Or 2012,  qui a régalé tout le monde avec leur prodigieux numéros. Que du bonheur avec Alexia, Marylu, Réné Sénior et Junior, récompensés comme il se doit  par une Piste d'or ainsi que par Le Prix du Président de la République.
 
 
 
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Alain M. Pacherie homme de spectacle et de cœur

Publié le 17 Avril 2013 par cirk75gmkg dans Personnalités

Alain_M_PACHERIE.jpgLe Président-fondateur du Cirque Phénix a longtemps vécu, ignorant tout de ses origines jusqu’en 1975 où, un appel téléphonique lui apprend qu’il est petit fils d’un trapéziste et fils d’un forain. Peut être est-ce de cette origine, que lui vient sa penchant pour les spectacles ? En 1967 Alain M. Pacherie, crée l’Européenne de Spectacles, agence qu’il dirige depuis plus de 40 ans qui à l’origine organise des concerts et des carnavals tout en gérant la carrière d’artistes existentialistes comme Eva et Monique Morelli. Puis, dans les années 70, nouvelle rencontre: Annie Fratellini, qui l’initie aux arts du cirque et à ses côtés, il se forge sa propre vision des arts du cirque moderne qui doit être résolument ancré dans son temps, tout en s’appuyant sur la tradition permettant ainsi des passerelles entre les disciplines.
Phenix.jpgEn octobre 1999, après avoir produit de très nombreux spectacles, Alain M Pacherie acquiert son premier chapiteau, mais deux mois après, le 26 décembre, la tempête dévastatrice qui déferle sur la France a raison de cette enceinte. Et c’est dans ces circonstances qu’il imagine le chapiteau de ses rêves, sous forme d’une immense nef de toile dépourvue de toutes structures internes offrant une visibilité totale à chaque spectateur. Douze mois plus tard en décembre 2000, tel le phénix de ses cendres, le cirque d’Alain Pacherie renait et prend comme nom celui de cet animal mythique. Et depuis, Alain Pacherie parcourt chaque année le monde entier à la recherche de numéros originaux qu’il adaptera au thème de ses spectacles. Sa dernière production Cirkafrika (voir blog08/04/2013) a séduit critiques et spectateurs devrait reprendre à partir du 23 novembre prochain une nouvelle tournée.
Demain34.jpgPrésident de l’Académie Fratellini et, du Festival Mondial du Cirque de Demain qui célèbrera en 2014 sa 35ème édition, Alain M. Pacherie permet à cette compétition internationale, réservée aux artistes de moins de 25 ans, s’exprimer l’éclectisme pour que ce rendez-vous annuel reste un des grands festivals de cirque moderne. Côté moins connu du bonhomme, Alain M. Pacherie n'oublie pas d'où il vient, Vice Président Fondateur de l’Association Culture du Cœur, qui offre des places invendues aux plus démunis, Secrétaire Général de l’Association Les Petits Princes, qui permet aux enfants atteints de maladies graves d'aller à Roland-Garros, de plonger avec les dauphins en mer des Caraïbes ou de prendre le Train des nuages en Argentine, enfin avec Clowns sans frontières, il soutient la création de spectacles pour enfants dans les zones de conflit ou d'extrême. Alain M. Pacherie, plus qu’un Directeur ou producteur de spectacle, un homme de cœur.
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I Baccala, excentriques Italo-suisse

Publié le 16 Avril 2013 par cirk75gmkg dans Clowns

Ibaccala.pngDiplômé de l’Université des Arts et Sciences Appliqués de Suisse et du Teatro Scuola Dimitri, Camilla Pessi et Simone Fassari fondent en décembre 2005 leur duo clownesque dénommé I Baccala. Après avoir vécus diverses expériences ils affinent leur travail et offre l’image d’une complicité comique très efficace sur toutes les générations de spectateurs. Acrobates confirmés ils insufflent à leurs personnages une dimension très physique et leur jeu est constamment soutenu par des caractères très structurés, que leur virtuosité ne les rend pas moins attachants.
Ibaccala.jpgAprès avoir tourné dans plusieurs cirques internationaux, dont le cirque Phénix en 2010, I Baccala nous proposent un spectacle intitulé "PSS PSS" sous la direction du metteur en scène Louis Spagna où, seuls sur scène pendant 1h05 ils nous emportent dans un tourbillon de situations clownesques naïves et hilarantes. Une performance hors du temps, avec une histoire tendrement fascinante où tout leur est permis: les cascades les plus époustouflantes comme de nous regarder une pomme dans la main, sans un mot, sans un geste.
Ibaccala2.jpgIls offrent un spectacle authentique et spontané qui nous donne le sourire et qui nous questionne bien au-delà de nos attentes. Tout commence doucement et naïvement. Le spectacle va crescendo pour arriver à des acrobaties à la fois drôles et spectaculaires. Nous déambulons avec le duo de surprise en surprise. Le duo joue sur des choses simples mais très efficaces. Une touche de spontanéité, un brin de naïveté, un soupçon de clownerie, une pointe d’acrobaties, tout ceci saupoudré d’humour et de talent. Et voilà, on est parti pour le voyage dans leur monde imaginaire.
Ibaccala1.jpgI Baccala des clowns contemporains possédant une vraie marque de fabrique pour faire rire le public dans un spectacle pour rêveurs, petits et grands qui n'ont jamais grandi, un théâtre de l'âme où l’on peut se perdre pour retrouver la fantaisie et le jeu.
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La Fête Lilloise du Cirque toujours dans la cour des grands

Publié le 15 Avril 2013 par cirk75gmkg dans Programmes

Lille2012.jpgChaque année Thierry Fééry (voir blog14/10/2011) nous enchante en proposant au public lillois un des meilleurs spectacles de cirque qu’on puisse voir dans l’hexagone. L’édition 2012, qui s’est tenue du 13 octobre au 18 novembre n’a pas échappé à la règle où sous un chapiteau rond et sans mât se sont côtoyés le meilleur du cirque dit à tord traditionnel, car parle-t-on d’opéra traditionnel ?
Totti---Feery.jpgPour être certain de remplir les gradins, Fumagalli est la vedette de cette production ; mais qu’en dire car depuis de nombreuses années il ne propose que les mêmes entrées (par exemple la sempiternelle petite abeille alcoolique) ce qui tendrait à prouver que le public n’est pas très exigeant et qu’il aime bien revoir toujours la même chose, mais passons et je pense que le bonhomme peut mieux faire…et se renouveler. Beaucoup plus intéressant Totti, toujours aussi dynamique qui lui renouvelle ses entrées d’une année sur l’autre.
Casselly.jpgLe programme comprend Mister Dalmatien qui présente un numéro où poneys et dalmatiens offrent une prestation originale et désopilante. Mêler deux types d’animaux ne rend pas toujours une prestation attrayante c’est ce qui est le cas du numéro alliant otaries et perroquets donnant un numéro décousu et sans suite logique. Parmi les artistes qui valent à eux seuls le déplacement, citons cet extraordinaire jongleur Ty Tojo qui avec sept balles et trois boites à cigares montre une folle dextérité et multiplie les prouesses. Puis on peut applaudir les acrobaties à cheval avec les 6 membres de la Troupes Eschimbekov, enfin vient compléter la première partie une pagode des bols montrée par une troupe de la République Populaire Chinoise. Au retour après l’entracte Eric Bormann nous présente son numéro 7 de tigres qui s’achève par le célèbre saut d’une tigresse entre les jambes du dompteur, lui-même en équilibre sur une main. Frissons garanties aussi avec Super Silva un casse-cou qui alterne marche au plafond et saut au trapèze. Les Félines Azzario-Sisters avec sourire et décontraction proposent leurs prodigieux équilibres de main à main. Puis un numéro magique ou plutôt exceptionne, la Famille Cassely et leurs pachydermes qui proposent équilibres, magie, cascades. René Cassely Jr. tourne un triple saut périlleux à la bascule propulsé par un éléphant, et se réceptionne sur le dos d’un second pachyderme, un rare moment d’exception. Enfin les Flying trapèze, troupe chinoise complète ce prodigieux programme. Comme l’on voit le cru 2012 était de haute facture, que va nous proposer Thierry Fééry pour 2013, jusqu’à maintenant ont filtré deux éléments: les dates du 12 octobre au 17 novembre avec en tête David Larible, alors on se donne rendez-vous que l’on attend avec impatience !
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Arturo Savaira Mendes d'Abreu dit Porto (1888-1941)

Publié le 14 Avril 2013 par cirk75gmkg dans Clowns

Porto4.JPGArturo Savaira Mendes d'Abreu dit Porto d’origine portugaise, fit la majeure partie de sa carrière au Cirque Medrano (voir blog07/04/2011) qui était à cette époque le Cirque des clowns. Auguste d’une grande subtilité, Porto débuta sous le nom de Sednem, (anagramme de Mendes) et s’imposa rapidement par un jeu expressif et de grandes qualités d’improvisateur. Par son jeu, il sonna le glas d’un certain type d’augustes qui était la plupart du temps le souffre-douleur du clown blanc et donna aux pitreries un relief qui dégageait l’humanité du personnage. Et c’est grâce à lui que l’expression "ce pauvre idiot d’auguste" devint caduque.

Porto3.JPGNovateur dans l’art clownesque, dont le respect des traditions interdisait à l’auguste d’aborder des entrées en se passant de clown blanc, l’influence de Porto fut si grande qu’elle jeta le trouble dans la profession en lézardant ce qu’elle voulait structurer. Pour la première fois Porto fit ressortir la valeur propre du pitre en ne s’interdisant pas d’être un véritable partenaire pour le clown blanc.

Porto2.jpgEn trio avec Carlo & Mariano, puis avec Cairoli (voir blog17/03/2012) et Carletto, ou en duo avec Alex (voir blog20/12/2011) ou Maïss, Porto laissa de merveilleux souvenirs aux spectateurs de Médrano. Ce nouveau style d’entrées qu’imposa Porto ne mettait jamais l’auguste dans une situation d’infériorité, et son jeu permit aussi au clown blanc de briller. Tristan Rémy grand amateur de cirque et ayant bien connu Porto indique dans son livre "Les Clowns" qu’il "restituait à la personnalité de l’auguste le caractère de la mouche du coche. En piste, il vivait dans un état parfait d’ébullition. Nerveux, exubérant, batailleur, il avait acclimaté au cirque l’esprit comédien."

PortoPorto n’avait copié aucun de ses prédécesseurs et personne après lui ne se risqua non plus à imiter un comique aussi exceptionnel. Malheureusement de nos jours Porto est quasiment oublié, et si on tape son nom sur le net on ne trouve pratiquement rien sur cet amuseur qui fut avec Rhum (voir blog23/03/2011) un des très grands comiques que le cirque peut se vanter d’avoir découvert.

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Achille Zavatta un blagueur né!

Publié le 13 Avril 2013 par cirk75gmkg dans Clowns

CartoucheZavatta.jpgSi Achille Zavatta était un artiste complet, clown, acrobate, trapéziste, écuyer, dompteur, compositeur de musique et musicien, il aimait aussi faire des blagues à ses amis ou à ses camarades de cirque. Dans un de ses livres "Trente ans de cirque, souvenirs et anecdotes" il nous en raconte de bien bonnes, sauf peut être pour la victime. Cependant il  arrivait que son souffre-douleur devienne à son tour tourmenteur et prenne alors  sa revanche sur Achille. Parmi les nombreux exemples que Zavatta raconte, la plaisanterie qu’il fit à Beby (voir blog15/04/2012) qui ne resta pas sans revers de médaille, Aristodemo Frédiani, véritable nom de Beby, savait aussi être plaisantin, mais laissons la plume à Zavatta qui relate cette blague aller retour.
Antonet-Beby.jpg"C’était pendant l’occupation à l’époque où le gigot ne courrait pas les rues. Chacun se débrouillait pour pouvoir améliorer l’ordinaire réduit à sa plus simple expression. Pour fêter avec des amis le réveillon de 1941, Beby avait reçu de ses parents résident à la campagne, une superbe dinde bien grasse, bien dodue. Il devait s’en pour lécher d’avance, lorsque le soir, vers six heures, il l’apporta pour être rôtie chez un boulanger de la rue des Martyrs. Qui me donna le tuyau ? Je ne m’en souviens plus indique Zavatta. Ce dont je me rappelle, c’est que sous le coup de huit heures, je me présentais chez le dit boulanger.
                - Bonjour Monsieur !
                -Bonjour ! Vous ne me connaissez pas, mais je suis un ami de Beby. Je viens chercher la volaille qu’il vous a confiée. J’espère qu’elle n’est pas brulée.
                - A point, me dit le mitron qui tomba dans le panneau et s’en fut chercher au fournil la fameuse dinde sans me demander de plus amples précisions.
Elle avait un fumet, je ne vous dis que ça ! Je partis comme un voleur retrouver les amis que j’avais mis dans la combinaison et dans le caboulot proche nous dégustâmes ensemble le plat que Beby destinait aux siens. Bien entendu je n’allai pas chez le boulanger attendre le fils Frédiani. Je pense qu’il dut faire une drôle de bougie quand il revint bredouille à la maison devant ses invités affamés…
amar08AZ.jpgBeby ignora fort longtemps le responsable de ce qu’il appelait "une vacherie sans nom". Puis les langues se délièrent. Quand il connut le fin mot de l’histoire, il ne me fit aucune réflexion, au contraire.
Au cours de l’entrée comique que je présentais à l’époque rappelle Zavatta, je lançais très haut en l’air un œuf cru, que je réceptionnais sur le crâne, non pas pour entretenir ma chevelure comme il est indiqué dans certains magazines voués à la beauté féminine, mais pour tenter de faire rire les spectateurs. On n’a pas tous les soirs des idées géniales ! Mais quand l’œuf me dégoulinait sur le visage, ça faisait quand même son petit effet. Durant une certaine représentation, je lançais donc comme de coutume mon œuf très haut dans l’air et j’attendis. Malheur ! Je crus défaillir, tant le choc fut brutal. Je pense que vous connaissez le principe de la chute des corps. Or ce soir la, mon bien cher ami Beby avait eu la mauvaise idée de remplacer mon œuf cru par un œuf dur ! Ce qui me valut, vous vous en doutez, une "tape" vis-à-vis du public que la chose ne fit pas rire le moins du monde et une superbe bosse sur le front qui m’empêcha, durant plus d’une semaine de porter un chapeau.
Dans la coulisse, Beby et tous mes camarades alertés se mourraient de rire. Comme il a des lettres, le partenaire de Beby, Antonet (voir blog16/04/2012) me glissa :
                -Achille, souviens toi de la dinde de Noël ! Aujourd’hui c’est toi le dindon."
Et oui à cette époque comme disait ma grand-mère on savait s’amuser.
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Frédéric Edelstein, profession dompteur de fauves.

Publié le 12 Avril 2013 par cirk75gmkg dans Dompteurs

Pinder2005.jpgNé le 30 juillet 1969 à Lyon, fils de Gilbert et Andrée Edelstein, Frédéric se passionne très jeune pour les animaux en général et les fauves en particulier. Lorsque son père rachète en 1983 le Cirque Pinder, Frédéric pense qu’il va pouvoir suivre le Cirque, mais ses parents l’obligent à poursuivre ses études. Profitant des vacances scolaires passées au Cirque, où déguisé en clown "Titi" il participe aux Parades, il en profite aussi pour admirer, soigner et observer les animaux et notamment les tigres. Puis un jour en cachette de ses parents, il a alors 14 ans, il fait installer par le personnel la cage et rentre au milieu de quelques fauves.
fredericedelstein.2.JPGQuelques années plus tard il remplace, sans l’accord ses parents, un dompteur absent et ce n’est que quelques jours après qu’ils apprennent par un ami que leur fils présente tous les soirs le numéro de fauves. Par la suite Frédéric Edelstein bénéficie des conseils de deux experts, les dompteurs Dick Chipperfield et Wolfgang Holzmaïr
fredericedelstein.JPGSa vie au cirque Frédérique Edelstein ne la changerait pour rien au monde, même si ses parents auraient préféré qu'il soit plutôt dans la gestion pure du cirque, mais une casquette visée sur la tête, au volant d’un tracteur Kenworth, comme ceux que l’on voit dans les films américains, suivi d’une semi-remorque habitation le directeur du Cirque Pinder, est sur le terrain, donnant ordres et conseils pour diriger et manager une entreprise de transport, de restauration, d’hôtellerie et de spectacle qu’est un cirque comme Pinder. Mais ce qu'il préfère c'est d'être avec ses amis les  fauves  
 
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Analyse d’un tableau de Georges Seurat, "Le Cirque"

Publié le 11 Avril 2013 par cirk75gmkg dans Art

               PeintGeorges-Seurat---Le-cirque---1891.jpg Peinture bien connue du grand public, qui a d’ailleurs fait l’objet en 1969 d’un timbre poste gravé par l’artiste Gandon, représente la piste du Cirque Medrano (voir blog07/04/2011), toile que l’on peut voir à Paris au Musée d’Orsay "Le Cirque" de Georges Seurat a été loin de faire l’unanimité de la critique. Certains trouvaient cette œuvre figée "sans vie, sans couleurs, sans lumière" d’autres au contraire soulignaient "les heureux effets d’une composition savamment concertée".

               Seurat Voyons l’analyse que l’on peut faire de cette toile. Deux espaces se juxtaposent : celui de la piste et des artistes (tout en courbes, en arabesques stylisées et en spirales, en tension dynamique, voire en déséquilibre) et celui des gradins et du public, (rigide, orthogonal, immobile, d'une rigoureuse géométrie). L'ordre des couleurs obéit aussi à des règles précises: la couleur primordiale, celle de la lumière pure, le blanc, domine la toile. La palette accorde ensuite les trois teintes fondamentales: le rouge, le jaune et les bleus, modulés en petits traits méthodiques qui font écho au rythme des lignes

               Seurat2.JPG Au premier plan de dos, se tient le clown à la tête rouge, directement inspiré des affiches de l’époque, notamment celles de Jules Chéret. Il témoigne des rapports entre la peinture et la société d’images alors naissante. Au centre le centre de la piste est occupé par une écuyère sur un cheval blanc et un acrobate. A l’arrière-plan, les gradins sont rythmés par des silhouettes figées des spectateurs dont le chapeau (hauts-de-forme dans les premiers gradins et caloquets de feutres dans les gradins supérieurs) nous indiquent les classes sociales. La stabilité des lignes verticales et horizontales du fond rééquilibre les courbes et les diagonales du premier plan. L’harmonie de la composition de cette œuvre fait une place importante à des lignes obliques et serpentines ainsi qu'à la représentation de mouvements rapides. Elles reflètent les théories de Charles Henry (auteur d'une Introduction à une esthétique scientifique) sur le dynamisme de certains rythmes linéaires et sur leur signification psychologique. Selon ce savant, la composition qui repose sur des horizontales donne une impression de calme, tandis que les diagonales suggèrent le dynamisme et la gaité sensibles d’ailleurs dans cette œuvre. La palette, réduite, est d’une luminosité remarquable. Seurat applique ici la théorie du chimiste Eugène Chevreul sur le contraste simultané des couleurs. L’œil parvient à reconstituer une forme suggérée par la juxtaposition des petites touches de couleurs pures dont le rendu est plus lumineux que si elles étaient mélangées sur la palette du peintre. D’où ces petits points superposés à sec qui donnent aux pigments solidité et éclat. Cette technique inventée par Seurat est appelé "pointillisme ou divisionniste" elle est en fait prolongement et une systématisation scientifique des recherches empiriques des impressionnistes.

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Gigantisme ou démesure es cirques

Publié le 10 Avril 2013 par cirk75gmkg dans Bâtiments

Xiamen.JPGLe dernier numéro de la revue "Le Cirque dans l’Univers" nous apprend qu’à Xiamen en Chine, dans le district de Jimei, sera inauguré dans le cadre de la Foire Internationale de la ville en septembre prochain, un cirque monumental d’une longueur de 120m et d’une capacité de 10 000 spectateurs. Rappelons que le célèbre cirque romain le "Circus Maximus" dont les dimensions étaient de 370 m de long et 83 m de large pouvait, selon Pline accueillir 250 000 spectateurs et plus encore dans ses dimensions maximales atteintes au IV° siècle, où on cite le chiffre de 385 000 personnes. Ce qui reste à ce jour le plus grand édifice de spectacles jamais construit. Notons qu’en France le Cirque Phénix, appartenant à l’Européenne de Spectacle et qui revendique le titre de plus grand chapiteau du monde, ne peut recevoir que 9 000 personnes en version réception et 5 500 en version cirque. Et pour faire bonne mesure le "The Greatest Show on Earth" cher à Barnum et Bailey ne pouvait aussi recevoir que 10 000 personnes. Comme quoi le gigantisme n’a pas de nationalité.

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