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Le bloc-notes de cirk75

Depuis 2010, Chronique au fil du temps et de la mémoire d'un circophile amateur

Jean Carlu (1900-1997)

Publié le 23 Mai 2019 par cirk75 dans Affiches

Georges Léon Jean Carlu, dit Jean Carlu  est un dessinateur publicitaire et affichiste français ayant eu au milieu du XX° siècle une grande renommée. Ses illustrations pour des affiches publicitaires furent très à la mode auprès du grand public à cette époque et même de nos jours il reste un des maîtres de cet art servant à mettre en avant une marque commerciale. Pourtant au départ rien ne semblait le conduire à être illustrateur publicitaire, il se destinait en effet comme son père à être architecte.

Jean Carlu naît au début du XX° siècle un 3 mai, mais suite à un accident, il a le bras droit sectionné par un tramway aussi il doit à 18 ans, subir une amputation de ce membre ce qui lui fait abandonner à tout jamais ses études pour se tourner vers l’affiche. Et c’est ainsi qu’il devient au siècle dernier avec Cassandre, Loupot, Francis Bernard (voir blog04/02/2012) et Colin (voir blog07/10/2014) un de ses meilleurs représentants de cet art éphémère où son style Art déco (voir blog03/04/2015) attire immédiatement l’œil.

Au cours de sa longue carrière il réalise quelques œuvres qui ont marqué les esprits, en se servant principalement des formes schématisées et des couleurs très expressives. Ainsi en 1925, sa création Monsavon l'impose parmi les noms de l'art publicitaire d'avant-garde; avec une technique dérivée du cubisme, cette affiche – véritable coup de poing pour le spectateur – représente au premier plan un bras tendant une savonnette.

Dans les années 50 on lui doit aussi la célèbre affiche pour  Pschitt, une boisson gazeuse fort connue après-guerre, où il met en scène un clown orange et un auguste jaune pour célébrer une boisson commercialisée par Perrier. Cette affiche met en exergue, grâce à une débauche importante de couleurs vives, le slogan utilisé à cette époque : "Pour toi chère Ange, Pschitt Orange, pour moi Garçon, Pschitt Citron".

 Mais Jean Carlu malgré son appétence prononcée pour les clowns et le spectacle n’a jamais créée  d’affiche pour le cirque. C’est dommage car son imagination matinée art déco aurait fait merveille, d’autant plus qu’il fut un des premiers affichistes à intégrer la photographie dans ses dessins ce que certains cirques (Radio Circus, Grand Cirque de France...) utilisèrent  beaucoup aussi dans ses visuels.

On lui doit aussi une célèbre affiche illustrant à merveille Le Gosse, (The Kid) le film de Charlie Chaplin.

Jean Carlu (1900-1997)
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Une soirée au Cirque d’Hiver, le 17 janvier 1897

Publié le 22 Mai 2019 par cirk75 dans Cirques d'hier

Ce programme  plus que centenaire fut présenté sur la piste parisienne du plus vieux cirque du monde, il y 122 ans. Inauguré le 11 avril 1852 par l’Empereur Napoléon III le Cirque d’Hiver (voir blog25/02/2011) a alors 45 ans d’existence lorsque cette production est proposée aux parisiens avides à cette époque de type de spectacle, et si à l’origine l’établissement de la rue Amelot à Paris était dirigé par Louis Dejean (voir blog20/03/2015), un ancien garçon boucher devenu directeur de cirque, ce programme est à mettre sur le compte de son successeur Victor Franconi (voir blog30/03/2018).

Parmi les artistes présents notons Antonet (voir blog16/04/2012) qui vient de quitter son frère Bébé, un pitre à la carrière mouvementée. Antonet est à l‘aube de sa brillante carrière, il joue l’auguste et est associé pour deux entrées à Tonino, ou Tonyno, un clown blanc d’origine espagnol né Arturo Aragon et assez réputé en cette fin du XIX° siècle.

Notons dans programme avec animaux, et sous la baguette musicale du Maestro Latour, l’écuyer  J. Gauthier un habitué des lieux présente un mulet récalcitrant et non un groupe de chevaux comme il en avait la coutume de le faire. Les chevaux sont cette fois sous la direction de M. Schumann et le dompteur Emmanuel lui propose un numéro avec lions et panthères. Enfin en seconde partie une pantomime, comme c’était la mode,  nommée " Chasse au renard' (Foxhunting) est proposée par M. Loyal. Des acrobates et des excentriques complètent cette soirée du 17 janvier 1897.

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La Rançon de la Gloire (2015)

Publié le 21 Mai 2019 par cirk75 dans Cinéma

Ce film de Xavier Beauvois met en image l’histoire d’Eddy (Benoît Poelvoorde), un féru de littérature tout juste sorti de prison accueilli par son ami Osman (Roschdy Zem) un émigré algérien confronté à des difficultés financières. Ils ont tous deux convenu d’un marché. Osman héberge Eddy, en échange de quoi celui-ci s’occupe de sa fille de sept ans, Samira, le temps que sa femme Noor (Nadine Labaki) subisse des examens à l’hôpital. Mais en cette veille de Noël, le manque d’argent se fait cruellement sentir. Aussi, lorsque la télévision annonce la mort du richissime comédien Charlie Chaplin, Eddy a une idée : subtiliser le cercueil de l’acteur et demander une rançon à la famille !

Le scénario s'inspire d'un fait divers similaire où en mars 1978 deux mécaniciens automobile immigrés un Polonais Roman Wardas et un Bulgare Gantscho Ganey, décidèrent sur un coup de tête de voler le cercueil de Charlie Chaplin, décédé trois mois plus tôt, dans le but de demander une rançon à la famille du célèbre cinéaste.

Malgré cette histoire qui peut sembler loin de la piste, ce film peut cependant intéresser un circophile car certaines scènes ont été tournées au cirque Nock. Cirque suisse qui depuis le 10 mai 2019 est en liquidation judiciaire (voir blog17/05/2019).

 

Notons que le metteur en scène Xavier Beauvois joue dans son film le rôle de M. Loyal, qu’Eugène Chaplin en est le directeur du Cirque et que l’acteur Roschdy Zem a réalisé le célèbre film Chocolat (voir blog27/02/2017). Complètent aussi le distribution Chiara Mastroianni (Rosa) et Peter Coyotte (John Crooker). 

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Le Cirque Réno

Publié le 20 Mai 2019 par cirk75 dans Formation

C'est en 1974, lorsque quelques amis après avoir travaillé sur beaucoup de pistes fondent leur propre entreprise. Au début Le Cirque Réno est composé d’un petit chapiteau blanc et rouge à deux mats, de 14 m sur 20, pouvant accueillir 600 sièges avec des gradins et des loges très près de la piste permettent un contact hors du commun entre les artistes et le public. Mais chez Réno, au lieu de travailler de manière traditionnelle en voyageant de ville en ville, on souhaite aussi être moins nomade pour créer un centre de formation. Surement que la présence de Jean-Yves Renoux un ancien instituteur y est pour quelque chose. C'est ainsi que sont créées dans la foulée les classes de cirque et les animations scolaires. Une des particularités de Réno dans les années 1970 ce sont justement ses ateliers du cirque, où le jeune public qui souhaite être initié aux  arts de la piste, peuvent par exemple apprendre le trapèze, l'acrobatie, le fil-de-fer, ou l'art clownesque avec comme  professeurs  les artistes du cirque. Et à la fin du stage, les enfants peuvent montrer leur talent au public. Ils se produisent dans un spectacle auquel se mêlent leurs professeurs. A cette époque c’est novateur n’oublions pas que les écoles de cirque (voir blog10/06/2014) voient aussi le jour dans les années 70. Seul Cadet Circus (voir blog20/06/2016) créé en 1927 fait figure de précurseur.

Désormais, Réno possède deux chapiteaux, le premier pour faire découvrir les métiers de la piste aux enfants, le second pour produire des spectacles qualité, avec des artistes  jeunes et plein de fougue dont la plupart sont issus de la famille Regazzoni. Ainsi on peut applaudir sur la piste du Cirque Réno. Sylvana Regazzoni, qui a appris le dressage et l'acrobatie chez Patrick Gruss (voir blog10/04/2016)  présenter un numéro de poneys dans lequel intervient une chèvre au caractère facétieux. Bruno Arlès, un jongleur qui sait faire virevolter assiettes, torches, balles, cerceaux et massues, il aime aussi faire frissonner le public avec un impressionnant numéro d'épées en équilibre. Gipsy Regazzoni  qui comme sa mère, est à l'aise au faîte du chapiteau sur un trapèze. Elle a reçu un K d'Or lors du Festival Premières Rampes de Monaco. Yves Regazzoni, le clown blanc, et Jean-Yves Renoux l’auguste forment les Reno's et apportent la note de rire et de merveilleux à ce spectacle. Et n’oublions pas Christophe présentant un numéro d’automate, un artiste qui a débuté par le spectacle de rues ; il a d'ailleurs été primé au Festival des espoirs de Tournai. Mick Noakes le jongleur, qui présente un numéro d'assiettes et de boomerangs. Lili Clennel, issue d'une famille circassienne depuis 6 générations, son père était fil-de-fériste, elle présente un numéro d'antipodiste où sont mêlés la finesse et le charme. Enfin ne taisons pas le travail de  Gérard Fardet et Joël Rousselle à la musique, de Christian, Pascal, Guillaume et Olivier à la technique ainsi que Michèle Regazzoni dans les coulisses qui supervise le tout, que ce soit le spectacle ou les ateliers pour jeunes.

De nos jours et depuis 2013 le Cirque Réno a pris attache dans l’Aube à Villemoreien ; dirigé par la trapéziste Gipsy Regazzoni, il continue son travail pédagogique dans le milieu scolaire.

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Des Rudi Llata aux Martini-Llata

Publié le 19 Mai 2019 par cirk75 dans Clowns

Ces  clowns ibériques tant ils étaient désopilants et drôles ont marqué pendant 20 ans l’histoire de la piste. Les grands cirques se disputaient pour avoir à leur programme les facéties des augustes Pepi et Joselito, encadrés par Nolo, le blanc auxquels s’ajoutait comme accompagnateur musical Leo.  Tous 4 formaient la célèbre et mythique troupe des Rudi Llata (voir blog08/05/2011) qui enchanta pendant de 35 ans toutes les pistes et qui posa ses valises en 1973. Cependant Joselito eut du mal à supporter du jour au lendemain cette inactivité et chercha à reformer le quatuor, ce qu’il fit en 1974 avec la complicité de compatriotes les Martini, dans un premier temps trio composé de Juanito, Manolo et Rino, puis de Manolo, Lorenzo Massot et Carlos Vidal.

Avec l’arrivée Joselito, les Martini évoluèrent totalement  pour se couler dans le moule créé par les Rudi Llata. Ainsi Manolo se costuma et se grima comme Pepi, Carlos devient le blanc et Lorenzo Massot dit Loren joua le rôle de complice, sorte de M. Loyal. L’équipe des Martini Llata était née, et se produisit jusqu’en 1980 notamment en France (Cirque Pinder-Jean Richard)  mais aussi au Danemark et au Portugal.

En 1981 Joselito tourna avec Johnny Diaz et Fernando Alvarez, un ancien du cirque des Muchachos (voir blog05/02/2011) pour former le trio Llata qui se produisit en Afrique (Cameroun, Cte d’Ivoire, Sénégal). Ce fut l’ultime tournée pour Joselito qui décéda en 1992.

En 1992 apparaissent sur piste les Rudi Llata Junior composés d’Oslo Hendricks (Oslito) et Jose (Pepito) et de Carmen Riuz Diaz, remplacée en 2001 par Rudi. Ce dernier est Neil le fils de Carmen et d’Oslo. De son côté l’auguste Lorenzo Massot perpétua le nom des Martini sur les pistes françaises, avec notamment ses deux fils Serge (le blanc) et David (contre pitre) forma un trio où le comique de David débordait d’imagination. Ils se produisirent notamment au cirque d’hiver lors du programme Festif en 2009 mais aussi à Massy en 2012 avec leur entrée de la cible. Actuellement la famille Massot est à la tête du cirque–cabaret Imagine (voir blog07/04/2016) situé en banlieue lyonnaise.

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Cheval de cirque (1990)

Publié le 18 Mai 2019 par cirk75 dans Art

Voici une œuvre due au talent d'un peintre contemporain: Maurice Porte, artisteà ne pas confondre avec le publicitaire du même nom décédé en 1941. En effet les indications de cette peinture indiquent 1990, soit 49 ans après la mort de cet entrepreneur du monde publicitaire. Ce tableau n'est pas signé mais porte en bas à gauche l’estampille de l'Atelier Maurice Porte.

Mais peu importe, ce qui est important c’est cette œuvre. Est-ce une aquarelle ou une lithographie, là aussi aucune indication, pour ce visuel trouvé sur la page Facebook Circus & Fairground Art, dessin qui représente un trio de chevaux sur la piste d’un cirque voyageur  à la toile jaune et bleue.

Le peintre illustrateur Maurice Porte s’est placé au niveau du rideau rouge autrement dit la gardine pour montrer, et fortement éclairé par la poursuite maniée par l’éclairagiste, le travail du Maître Ecuyer tout de noir vêtu, avec trois équidés équipés comme il se doit selon les canons de la mode circassienne dans les années 90. Au fond dans l’obscurité une multitude de ronds représentent les spectateurs qui semblent bien concentrés sur le numéro.

De plus tous les protagonistes de la scène semblent immobiles donnant à cette œuvre une impression statique et non dynamique comme l’est le spectacle de cirque. 

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Le cirque Nock à son tour tire sa révérence

Publié le 17 Mai 2019 par cirk75 dans cirques étrangers

Notre époque n’est pas et c’est un doux euphémisme favorable aux cirques traditionnels. La désaffection du public, les charges de plus en plus importantes, les mouvements animalistes, la frilosité de certaines municipalités à accueillir ce type de spectacle bref tout cela témoigne d’une profonde crise du cirque, non seulement au niveau national mais aussi à l’échelon mondiale. Ainsi certains parmi les plus prestigieux tels Ringling Bros. and Barnum & Bailey Circus aux USA (voir blog31/05/2017), Pinder en France (voir blog07/05/2018) ont déjà mis les pouces et on vient d’apprendre le 10 mai que le plus ancien cirque helvète le cirque Nock, après 158 ans d'existence arrête ses tournées.

Qui pensait en assistant à 11 novembre 2018 lors de la dernière du spectacle "Bravo Bravissimo" que c’était l’ultime représentation de cet établissement légendaire qui depuis 1860 voyageait depuis 7 générations à travers la Suisse, Que ce rideau rouge ne s'ouvrirait plus jamais? Que le chapiteau bleu aux étoiles rouges resterait plié à tout jamais? Que les lumières de projecteurs n'éclaireraient plus le rond de sciure entouré des lettres "N" rouges sur leurs panneaux de bois blanc? Et c’est le cœur gros que l'entreprise familiale argovienne a pris cette décision en raison des déficits récurrents, de la concurrence et de la difficulté à trouver des lieux pour planter le chapiteau. En effet depuis quelques années l’établissement helvète n'arrive pas à stopper l'érosion du nombre de ses visiteurs. Ainsi après avoir subi une baisse de fréquentation de 5% en 2017, l’an dernier il en a été de même. Et même avec un autofinancement important, les déficits s'accumulaient années après années. Dans un premier temps les familles Nock d'Oeschgen  avaient pensé limité les dégâts en diminuant de 4 mois la tournée annuelle qui traditionnellement débutait en mars pour s'achever en novembre, en la commençant en 2019 en juin pour se terminer en octobre, en renonçant ainsi à la  Suisse romande et au Tessin, mais cela n’a pas suffi et le 10 mai un communiqué a mis fin à 158 ans de tournée.

Triste époque où les clowns et les écuyères n’ont plus la cote, la magie n’est plus de mise….

 

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Sampion Bouglione (1938-2019) un véritable enfant de la balle

Publié le 16 Mai 2019 par cirk75 dans Personnalités

Troisième du nom, Sampion Bouglione surnommé l’avocat, codirecteur avec son frère Emilien (voir blog01/04/2019) du cirque d’Hiver de Paris mais véritable patron de la piste parisienne, c’est lui qui tenait la boutique comme il aimait dire, est décédé mardi 14 mai 2019, à l’âge de 82 ans. Franc, direct, économe de ces mots, un coup d’œil sûr, donnant son avis sans ambages mais non sans glisser au passage une pointe d’humour parfois très virile, Sampion III était le cinquième des sept enfants de Rosa (voir blog21/12/2010) et Joseph Bouglione (voir 29/11/2014).

Né en 1938, véritable enfant de la balle, il avait tout appris dans les caravanes rouges des Bouglione ou sur la piste de la rue Amelot à Paris. Il avait débuté sa carrière à 12 ans avec des chevaux, à l’âge où d’autres usent leurs fonds de culotte sur les bancs de l’école. Passionné par les pachydermes, il s’était fait une spécialité dans la présentation d’un troupeau d’éléphants sur la piste familial. Bel homme à la petite moustache à la Clark Gable, toujours tiré à quatre épingles, l’élégance même, il officia même un temps en tant que M. Loyal, avant de laisser la place à un nommé Sergio.

 

Dans un long communiqué, le cirque Bouglione lui rend hommage : "Papouk en imposait. Et adorait ça. Ce surnom affectueux aux consonances slaves ne résonnera plus dans l'enceinte du Cirque d'hiver où il vivait avec sa femme Anna dans un appartement niché au-dessus de la piste." Le couple a eu deux enfants : Francesco et Sandrine. Il a aimé les éléphants et les chevaux dès son plus jeune âge. S'il était parfois un peu complexé d'avoir quitté l'école très tôt, il s'est enrichi aux côtés des artistes de la piste aux étoiles.

"On ne la lui faisait pas, à Sampion Bouglione, écrivent ses proches dans leur communiqué. Sous des dehors bourrus, il était la tendresse et la générosité même. Toujours le mot pour rire, la blague virile. Pour tester son auditoire... Quand on lui disait qu'il avait appris à la dure avec Joseph, son père, d'une intransigeance sans égale, il préférait parler de "respect" même si, derrière ses lunettes fumées, les larmes au bord des yeux laissaient deviner un manque de reconnaissance, peut-être. Mais en ce temps-là, l'amour père-fils ne se formulait pas..."

Sampion Bouglione (1938-2019) un véritable enfant de la balle
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10ème Journée Mondiale du Cirque

Publié le 20 Avril 2019 par cirk75 dans Economie

C’est la très officielle "Fédération mondiale du cirque" qui en est à l'origine de cette manifestation. Elle est célébrée chaque 3ème samedi d'avril depuis 2009 et est déjà relayée dans au moins 36 pays. Elle est dorénavant connue selon un anglicisme dont on est friand notamment en France "World Circus day". cette année la Journée Mondiale du Cirque aura lieu le jour de Saint Anselme, autrement dit le samedi 21 avril. Pour tout renseignement se reporter au site http://www.circusfederation.org/

En France, le monde du cirque traditionnel a souhaité se saisir de l'occasion de cette journée pour promouvoir son métier et plus particulièrement les numéros faisant intervenir des animaux. Ils luttent en cela contre une tendance récente qui voudrait éradiquer les animaux des cirques. Imaginez un peu un cirque sans chevaux, sans otaries et sans lions... autant rester à la maison et jouer à la belote ou au bilboquet .

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Carmen version cirque

Publié le 19 Avril 2019 par cirk75 dans Opéra

Après avoir été présenté à l’Opéra de Rouen du 24 février au 2 mars, c’est au tour du théâtre des Champs-Élysées à Paris de proposer du 13 au 21 mai, une Carmen, Etoile du Cirque, une version inédite et circassienne du célèbre opéra de Georges Bize. Et ceux qui s’attendent à trouver des cigarières, des toréros et des contrebandiers en seront pour leurs frais. Aussi afin de préserver ce climat espagnol caractérisé par l’atmosphère et la musique, le jeune metteur en scène Andrea Bernard a choisi de situer sa Carmen dans un cirque et particulièrement au cirque Séville, où , elle est la reine de ce cirque, Don José, en est le gardien, et Escamillo, l’homme de fer. Cette production permet de mettre en relief deux thématiques liées parce qu’une des conditions détermine l’autre une histoire d’amour et de liberté,.  C’est ainsi que Carmen, pour rester libre, est prête à affronter la mort. Mais la fin n’est pas forcément celle que l’on connaît. Car au cirque, tout n’est qu’illusion…

Dans cet opéra se côtoient autour de Carmen l’Etoile, ses  deux prétendants, Don José le gardien du cirque et Escamillo, l’homme d’acier, mais aussi un lanceur de couteaux, un trapéziste, un fakir, des jongleurs, acrobates, danseurs… Cet œuvre musicale comprend une partie saltimbanque important composée de : Alice Macchi (jonglage, cerceau aérien, acrobaties et danse), Marcel Zuluaga Gomez (jonglage, monocycle, acrobaties et danse), Anne-Claire Gonnard (corde, acrobaties et danse), Marianna De Sanctis( hula hoop, acrobaties et danse).

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