Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Le bloc-notes de cirk75

Depuis 2010, Chronique au fil du temps et de la mémoire d'un circophile amateur

Articles avec #personnalites catégorie

Phineas Taylor Barnum (1810-1891) le roi du bluff ou le prince des mystificateurs

Publié le 1 Avril 2015 par cirk75 dans Personnalités

Phineas Taylor Barnum (1810-1891) le roi du bluff ou le prince des mystificateurs

Ce roi du coup publicitaire surnommé aussi le prince des charlatans issu d’une modeste famille d'agriculteurs est né en 1810 dans le Connecticut. Il commence sa carrière comme simple vendeur de billets de loterie. Grâce à son sens des affaires et ses incursions dans le monde du divertissement avec ses "freak shows" et son cirque il devient un homme d’affaires prospère et puissant.

Sa première incursion dans l’industrie du spectacle se fait par une première supercherie : l’exhibition de Joice Heth, présentée comme la nourrice de George Washington, âgée soi-disant de 161 ans, dans la réalité une esclave achetée 1 000 dollars à un planteur du Kentucky. Toujours conscient de l’impact de la publicité sur la foule, et jamais à court d’idées, Barnum va utiliser tous les moyens de communication pour faire connaitre ses phénomènes et autres curiosités qu’il présente dans le cadre de son "freak shows". Et c’est ainsi qu’il exhibe des géants d’Islande, des femmes de Pentagonie, des nains, des serpents de mer, la sirène des Fidji, Charles Sherwood Stratton autrement dit le général Tom Pouce, les femmes à barbe ou les hommes-caoutchouc… En 1850, il fait de la chanteuse Jenny Lind une véritable vedette en lui programmant une tournée gigantesque à travers les États-Unis.

En 1971 il décide sa retraite et c’est pendant cette période un peu oisive qu’il rencontre Don Costello et William Cameron Coup avec qui va tenter l’aventure du cirque en créant le "P.T. Barnum’s Great Museum, Menagery and Circus" qui devient un an plus tard le "P.T. Barnum’s Great Travelling Exposition and World’s Fair".

Pour son cirque Barnum fait fabriquer un chapiteau pouvant accueillir 10 000 personnes, avec deux pistes. Cet établissement circule à travers tout le pays, par voies ferrées avec environ 80 wagons à plateformes plates pour embarquer les remorques. The "Greatest Show on Earth" est né, ainsi que le gigantisme américain. Cependant, des mésententes concernant la manière de gérer le cirque apparaissent entre les associés qui se séparent, avant qu’une nouvelle association voit le jour entre Barnum et son rival de l’époque, James Anthony Bailey propriétaire du "Great London Circus and Ganger’s Royal British Menagerie". Ce cirque connaît un succès immense tant aux États-Unis qu’en Europe.

Barnum décède le 7 avril 1891, à Bridgeport où un musée perpétue son souvenir. Bailey de son côté continue à assurer la direction de "The Greatest Show on Earth" jusqu’à sa propre mort en 1906. Le cirque passera alors entre les mains des frères Ringling sous le nom "Ringling Bros. and Barnum & Bailey Circus".

commentaires

Jules Verne cheville ouvrière de la construction du cirque d’Amiens

Publié le 23 Mars 2015 par cirk75 dans Personnalités

Jules Verne cheville ouvrière de la construction du cirque d’Amiens

Le cirque Jules Verne à Amiens, lieu culturel incontournable de la ville, va fêter en 2015 ses 125 ans. Cet éclatant édifice devenu aujourd’hui un lieu de création contemporaine, a été inauguré le 23 juin 189 par l'auteur de "Tour du Monde en 80 jours", alors Conseiller Municipal, et depuis 2003 cet édifice porte son nom, n'oublions pas qu'il il fut en effet à l'époque son plus fervent défenseur.

Le XXe siècle est le siècle des cirques et du cirque. Le foisonnement des cirques nomades, venus de toute l'Europe et même des Etats-Unis, est à l'origine de ce grand mouvement de construction de cirques en dur un peu partout en France (voir blog 02/12/2010) . La décision d'en construire un à Amiens est prise en 1887 pour honorer, entre autres le centenaire de la Révolution française.

Et le Cirque d’Amiens est bien celui de l’écrivain français le plus lu dans le monde. Passionné de cirque, Jules Verne s’est complètement investi dans cette construction. Non seulement le romancier a soutenu le projet mais il a aussi suivi de très près les travaux et n'a pas hésité à prendre parti contre tous les détracteurs opposés à ce projet coûteux.

Comme dans les cirques de Paris (voir blogs 23 & 26/02/2011), d'Elbeuf (voir blog08/02/2015), de Reims ou de Châlons-en-Champagne (voir blog06/05/2011) construits à la même époque, des centaines d'artistes se sont produits dans celui d'Amiens, dont les Rancy, lieu culturel incontournable de la ville (siège social du Cirque Arlette Gruss. Aujourd’hui le cirque Jules Verne d’Amiens est la figure de proue du Pôle National Cirque et Arts de la Rue et depuis 2011, la création contemporaine est valorisée avec des résidences d'artistes et des collaborations culturelles aux influences nomades

commentaires

Louis Dejean (1792-1879) un garçon boucher devenu directeur de cirques

Publié le 20 Mars 2015 par cirk75 dans Personnalités

Louis Dejean (1792-1879) un garçon boucher devenu directeur de cirques

Né en 1792 en pleine période révolutionnaire Louis Dejean n’avait rien au départ pour devenir directeur de cirques. Mais grâce à son sens des affaires, à son flair pour saisir les opportunités et aux aléas de l’histoire, ce simple garçon boucher a réussi à bâtir un empire dans le monde du spectacle et à porter au XIX° le cirque français au pinacle.

Son épopée commence en 1811 par une faillite ; celle de son patron. Le jeune Louis, il est alors âgé de 19 ans, rachète l’affaire puis à 27 ans à la tête d’un joli pécule il décide de se lancer dans les affaires. Dans un premier temps il achète à Paris un terrain situé faubourg du Temple, terrain sur lequel se trouve le Cirque Olympique des Franconi. Puis 7 ans après il fait l’acquisition de cette salle de spectacles au bord du dépôt de bilan. Ne connaissant pas le milieu de la piste Louis Dejean s’entoure de deux spécialistes, Adolphe Franconi et Ferdinand Laloue qui connaissent parfaitement la gestion de ce genre d’établissement en leur promettant à chacun, en cas de succès le tiers des bénéfices. Inutile de préciser que Franconi et Laloue s’investissent complètement dans cette entreprise et que le résultat est au bout.

Louis Dejean (1792-1879) un garçon boucher devenu directeur de cirques

L’époque où vit Dejean avec l’arrivée de Louis-Philippe sur le trône de France est celle du faste et des distractions mondaines. Aussi le Roi accorde à Dejean l’autorisation de dresser au carré Marigny un chapiteau, qui se transformera rapidement en cirque en planches. Puis dans le cadre des transformations de Paris, Dejean demande à l’architecte Jacques-Ignace Hittorf de construire un cirque en pierres, qui selon les aléas des régimes politiques se nommera cirque des Champs-Elysées, cirque de l’Impératrice, cirque National, ou cirque d’Eté (voir blog23/02/2011). Mais Louis Dejean ne se contente pas de gérer 2 cirques (Olympique l’hiver et Champs-Elysées l’été) il veut des programmes fastueux et marquants. Ainsi l’orchestre de ses cirques ne compte pas moins de 40 musiciens, les meilleures écuyères (Caroline Loyo, Pauline Cuzent, Virginie Kenebel…) sont conviées sur ses pistes ainsi que les artistes les plus réputés : le clown Jean-Baptiste Auriol (voir blog30/04/2012) ou l’écuyer François Baucher (voir13/03/2012)... Toutes et tous sont pensionnaires généralement pour une année chez Dejean car en plus il organise des tournées en Europe. Et même à Berlin où sa troupe obtient un triomphe il fait construire le premier cirque en dur, qui sera quelques années plus tard repris par son grand rival outre-Rhin, Ernst Renz.

Louis Dejean (1792-1879) un garçon boucher devenu directeur de cirques

Enfin le 18 décembre 1851, Louis Dejean, directeur du cirque d’été il a revendu l’Olympique, obtient de la part du duc de Morny, le ministre de l’intérieur, l’autorisation d’implanter à Paris rue Amelot un nouveau cirque d’hiver, qui sera inauguré par l’Empereur Napoléon III en personne 11 décembre 1852. A cette époque cette salle de 4 000 places est baptisée Cirque Napoléon. Il faut bien glorifier le pouvoir en place ! Le futur Cirque d’Hiver de Paris (voir blog25/02/2011) est construit selon les plans de Jacques Ignace Hittorff déjà architecte du cirque d’été. Et c’est dans cette salle temple de l’art équestre et des pantomimes patriotiques que se produit en 1859 un jeune trapéziste toulousain, Jules Léotard (voir blog01/05/2012) inventeur du trapèze volant.

Jusqu’à 84 ans Louis Dejean proposera dans ces cirques les programmes les plus riches, avec les artistes les plus célèbres accompagnés par des orchestres symphoniques. En 1876 il se retire et laissent ses salles aux Franconi, qui à leur tour écriront le deuxième chapitre de l’histoire du Cirque d’Hiver de Paris.

Louis Dejean décède le 12 octobre 1879 et laisse l’image d’un directeur de cirques ayant porté au plus haut le nom du cirque français.

commentaires

Une Place Pierre Lartigue à Toulouse

Publié le 16 Mars 2015 par cirk75 dans Personnalités

Une Place Pierre Lartigue à Toulouse

La municipalité de Toulouse a lundi 16 mars 2015, débaptisé la place des Chapiteaux pour la nommer Place Pierre Lartigue, (voir blog24/12/2010) rendant ainsi un hommage posthume au créateur du Cirque de Noël de Toulouse, décédé en 2012.

Tour à tour M. Loyal, magicien, trapéziste, écrivain, Pierre Lartigue, a eu toute sa vie la passion du cirque. Aussi à la fin de la dernière guerre avec quelques amis il décide de faire aimer aux enfants du personnel de la ville, aux gamins des quartiers défavorisés de la cité toulousaine et aux CE toulousains cette école du courage, de volonté et d’ouverture aux valeurs humaines, qu’est le cirque. Membre fondateur de l'association artistique des Cheminots de Toulouse, il propose dès 1945 un premier Cirque de Noël qui selon les années se produira dans un premier temps sur la piste étoilée de la Halle aux grains puis sous des chapiteaux dressés non loin du Zénith. Cette manifestation présente chaque année en décembre à plus de 100 000 spectateurs, des numéros sans cesse renouvelés et de grande qualité. Le Cirque de Noël de Toulouse, devenu depuis un événement incontournable pour petits et grands, va cette année fêter son soixante-dixième anniversaire.

Infatigable artisan d'une culture populaire, Pierre Lartigue, est aussi le coauteur d'un ouvrage sur l'inventeur du trapèze volant, le toulousain Jules Léotard (voir blog01/05/2012).

Une Place Pierre Lartigue à Toulouse
commentaires

Cabu (13 janvier 1938-7 janvier 2015)

Publié le 10 Janvier 2015 par cirk75 dans Personnalités

Cabu (13 janvier 1938-7 janvier 2015)

Pour les amateurs de cirque, Châlons-en-Champagne, c'est le CNAC, le Centre National des Arts du Cirque, hébergé dans son magnifique Cirque Municipal datant de 1899. Pour les amateurs d'art, c'est la cathédrale et les églises ou les cloîtres de l'époque médiévale. Mais pour le monde de la bande dessinée et pour les Châlonnais en général, c'était Jean Cabut, dit Cabu né le 13 janvier 1938 à Châlons-sur-Marne, aujourd'hui Châlons-en-Champagne. Dessinateur et caricaturiste prodige, il avait popularisé sa ville natale en publiant les aventures du "Grand Duduche" dans plusieurs albums. Ce personnage, potache au lycée de Châlons-sur-Marne, éclairait de son sourire innocent une ville souvent grise qui, pour beaucoup de Français, n'évoquait que la période de leur service militaire obligatoire. Duduche, c'était Cabu, non Cabu, c'était Duduche!

commentaires

Bernhard Paul, créateur et directeur du cirque Roncalli

Publié le 29 Décembre 2014 par cirk75 dans Personnalités

Bernhard Paul, créateur et directeur du cirque Roncalli

D’origine autrichienne, né en 1947, Bernhard Paul le co-fondateur du cirque Roncalli est un collectionneur passionné de tout ce qui touche au cirque et à son mythe. N’étant un enfant de la balle, il commence sa vie professionnelle comme directeur artistique du magazine autrichien Profil puis devient graphiste dans une agence internationale de publicité. Mais à 30 ans voyant son avenir bouché il décide de faire ce qui lui tient le plus à cœur monter son propre cirque. C’est ce qu’il fait en 1976 avec le metteur en scène André Heller, en fondant le cirque Roncalli rendant ainsi hommage au pape Jean XXIII. Après de nombreuses crises et péripéties financières, Roncalli est aujourd’hui un des cirques les plus populaires en Allemagne avec une recette simple, proposer le cirque que Bernhard Paul souhaiterait voir.

Bernhard Paul, créateur et directeur du cirque Roncalli

Chez Roncalli tout est raffiné: les billets, les stands, les costumes, les lumières, les programmes, les roulottes, la musique et bien entendu le chapiteau. Tout est conçu pour replonger le spectateur dans un monde féérique, afin qu’il retrouve l’espace d’un spectacle, son enfance, et ses rêves. Pour cela Bernhard Paul donne priorité aux comiques en reconstituant des trios de clowns. Ainsi on a pu applaudir sur la piste de ce cirque les clowns : Cerventes, Pipo, Yann Rossyan, Tino Fratellini, Gensi et Francesco Caroli… associés aux augustes Gaston, Angelo Munoz, Fumagalli, Petit Gougou, Fredi Codrelli et entourant le contre-pitre maison Zippo qui n’est autre que Bernhard Paul car le patron chez Roncalli est un joyeux luron. Chez Roncalli on donne la priorité au rire et on fait aussi appel à des excentriques ayant pour nom : David Shiner, Peter Shub, les frères Taquin, Jigalov, Pic ou David Larible beau-frère du patron, car en 1990 Bernhard Paul a épousé Eliana Larible avec qui il a trois enfants, Vivien, Adrian et Lilian qui depuis plusieurs années foulent la piste de ce cirque allemand. Bon sang ne saurait mentir et la relève est assurée.

Bernhard Paul, créateur et directeur du cirque Roncalli

Bernhard Paul un directeur qui aime vraiment le cirque et qui a su allier tradition et modernisme, les chevaux ne sont pas absents chez Roncalli mais qui a, à une époque où les arts de la piste n’étaient pas très tendance, créé un nouveau style basé sur la beauté et le raffinement du spectacle présentée. Et le public aime cela et se laisse entrainer dans une sorte de carnaval enchanteur.

commentaires

Les 4 Frères Bouglione, les rois du Cirque

Publié le 25 Décembre 2014 par cirk75 dans Personnalités

Les 4 Frères Bouglione, les rois du Cirque

Famille composée au XVIIIe siècle en Italie de nombreux montreurs d’ours, l’histoire contemporaine des Bouglione remonte dit-on au début du XX° siècle avec un Joseph dit Sampion Bouglione (1875-1941) qui est non seulement l’heureux père des 4 frères, Alfred (dit Alexandre, 1900-1954), Joseph (1904-1987), Firmin (1905-1980) et Nicolas (dit Sampion II, 1910-1967), mais a en peu de temps réussi à créer une des principales ménagerie itinérante de France. En 1924, la famille transforme leur zoo ambulant en cirque et chaque garçon se spécialise. Ainsi Alfred dit Alexandre devient administrateur du cirque, Joseph dresseur d’éléphants, Firmin dompteur de fauves, et Nicolas dit Sampion II dresseur de chevaux. Et le 28 octobre 1934 : les quatre frères Bouglione reprennent le Cirque d’hiver de Paris et deviennent locataires de cette salle, établissement qu’il était aussi convoité par la Famille Amar. Ils sont à cette époque non seulement à la tête du cirque de la rue Amelot mais pendant la belle saison ils dirigent le Cirque itinérant portant leur nom.

Les 4 Frères Bouglione, les rois du Cirque

Hubert de Malafosse, grand circophile et agent artistique du temps des frères Bouglione qui les a bien connu, les présentait ainsi:

”Alexandre, hélas ! trop tôt disparu, était le chef d’état-major. Penché sur les cartes à combiner les itinéraires pour éviter la route d’un concurrent, pour gagner cet autre de vitesse. Alexandre était le manœuvrier. “

”Joseph, c’est un cas. Oui car il est extraordinaire de le voir dès 4 heures du matin, se démener pour mettre les convois en branle, de l’entendre hurler ses ordres la journée entière, de le voir aux lumières, veiller à l’installation de son public et de l’écouter, le dernier spectateur parti, raconter les bonnes histoires cueillies dans ses souvenirs, attablé devant un immense bol de café noir.“

”Impassible, distrait, humoriste à froid, tel est Firmin. Une cigarette éteinte au coin de la bouche, il reste des heures, dans la grande cage, face à ses tigres, à ses lions ou à ses ours blancs.”

”Et enfin voilà Sampion, le dernier. L’hiver c’est le premier levé car il lui faut profiter des premières heures du jour pour occuper la piste et faire inlassablement tourner en rond les chevaux qu’il dresse. “

Aujourd’hui, il reste un témoin de cette époque, et quel témoin. Il s’agit de Mme Rosa Bouglione, l’épouse de Joseph, née Rosalie Van Been et prénommée Rosa. Elle est née le 21 décembre 1910, et dimanche dernier elle a fêté ses 104 ans entourée des siens car chez les Bouglione la famille est sacrée et Mme Rosa est toujours présente règne aujourd'hui sur cinq générations de Bouglione.

commentaires

La nouvelle génération Bouglione

Publié le 23 Décembre 2014 par cirk75 dans Personnalités

La nouvelle génération Bouglione

Elle avait fière allure dans les années 70, la nouvelle génération Bouglione, et quarante ans plus tard ce sont eux qui tiennent les rênes du Cirque d’hiver. Ils ont abandonné depuis longtemps leur tricycle pour les arts de la piste, en acteurs pour certains ou en administrateur pour beaucoup, ils restent sous l’œil bienveillant de leurs grands ainés et parents: Emilien le casse-cou, Joseph l’idole des chimpanzés et Sampion dit le Bricoleur, car tels étaient leurs surnoms quand les actuels directeurs du cirque de la rue Amelot étaient eux-mêmes, juniors.

Comme quoi une génération pousse l’autre…

commentaires

Emilien Bouglione collectionneur en arts du cirque

Publié le 20 Décembre 2014 par cirk75 dans Personnalités

Emilien Bouglione collectionneur en arts du cirque

Emilien Bouglione, dit Julot, le casse-cou de la fratrie, dresseur et présentateur de chevaux, clown d’argent 1974, a tout fait au cirque acrobate, trapéziste, clown, dompteur, et même homme canon. Mais ce qui est peut-être moins connu c’est qu’il est un collectionneur acharné à la recherche de la pièce qui lui manque sur les arts de la piste en général et sur les Bouglione en particulier.

Cette année en parallèle du spectacle ”Géant“ (voir blog09/12/2014) il expose pendant toute la durée de la dernière production Bouglione, à Paris au Restaurant ”Les petits papiers“ situé 18 rue Oberkampf, les trésors qu’il a amassé (affiches, bronzes, photos, objets divers ayant un lien avec l’histoire de la famille Bouglione...) avec en point d’orgue l’affiche du premier spectacle présenté en 1934 lors de l’acquisition par la famille du cirque de la rue Amelot.

Exposition signée Emilien Bouglione à voir ou revoir jusqu’au 1er mars en buvant un verre ou en se sustentant

Emilien Bouglione collectionneur en arts du cirque
commentaires

Louis Bernard, un passionné de cirque (1926-2008)

Publié le 3 Octobre 2014 par cirk75 dans Personnalités

Louis Bernard, un passionné de cirque (1926-2008)

Ce passionné de cirque débute, comme coiffeur dans sa bonne ville du Puy-en-Velay, mais comme il la bougeotte il préfère comme son père, devenir V.R.P. En 1948, un évènement fortuit le fait fouler pour la première fois la piste du cirque sa passion. En effet suite à la tournée en Afrique du Nord que le cirque Amar vient de réaliser, et recherchant un présentateur. Louis Bernard va voir Mustapha Amar, et c’est ainsi que dans la capitale phocéenne de but en blanc il se retrouve M. Loyal. La passion du cirque le taraudant toujours, quelques années plus tard il va en pur bénévole, tout en continuant d'exercer son métier de représentant, s'investir dans la vie administrative de nombreux cirques afin de mettre à leur service ses connaissances en communication et en publicité. C’est ainsi qu’il devient l'homme de confiance de Sabine Rancy qui l’appelait du surnom de ”saucisson“ en référence à son métier de représentant en produits charcutiers. En coulisses ou sous les projecteurs, Louis Bernard, avec la générosité et la gentillesse qu’on lui connaissait, devient rapidement un pion essentiel de l’établissement où il occupait à la fois les rôles de présentateur, de clown, de responsable de l’affichage ou des relations publiques, d’animateur de parade et du car podium, ou encore d’avant-courrier pour préparer le passage du cirque dans les communes.

Louis Bernard, un passionné de cirque (1926-2008)

En 1979, suite à l’arrêt du cirque Sabine Rancy en proie à de graves problèmes financiers après une désastreuse tournée en Italie, Louis Bernard reprend la tournée avec James Carrington. Pendant 6 ans, il sera administrateur de cet établissement qui changera à plusieurs reprises de nom : Sabine Rancy-Carrington, Rancy-Carrington, Jean Richard et enfin Amar.

Homme passionné, toujours disponible pour aider les établissements qui défendaient les valeurs du cirque traditionnel.

Jusqu’à ses derniers mois, il décède le 24 juillet 2008, il participe à l’organisation des tournées des cirques Amar, Pinder, Medrano… en Auvergne ou en Rhône Alpes.

On pourrait écrire un livre sur les souvenirs circophiles de ce passionné. C’est ce qu’a fait en 2002 Jean-Luc Chaputen en rédigeant un petit opuscule intitulé " Louis Bernard...Cirque, ma passion" un ouvrage qui fourmille d’anecdotes. On y apprend entre autres qu'il est le créateur du célèbre clown qui pointe du doigt qui des nos jours est utilisé par le cirque Pinder et qu'un rose porte le nom de Louis Bernard...

Louis Bernard, un passionné de cirque (1926-2008)
Louis Bernard, un passionné de cirque (1926-2008)
Louis Bernard, un passionné de cirque (1926-2008)
Louis Bernard, un passionné de cirque (1926-2008)
commentaires
<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 > >>