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Le bloc-notes de cirk75

Depuis 2010, Chronique au fil du temps et de la mémoire d'un circophile amateur

I Baccala, excentriques Italo-suisse

Publié le 16 Avril 2013 par cirk75gmkg dans Clowns

Ibaccala.pngDiplômé de l’Université des Arts et Sciences Appliqués de Suisse et du Teatro Scuola Dimitri, Camilla Pessi et Simone Fassari fondent en décembre 2005 leur duo clownesque dénommé I Baccala. Après avoir vécus diverses expériences ils affinent leur travail et offre l’image d’une complicité comique très efficace sur toutes les générations de spectateurs. Acrobates confirmés ils insufflent à leurs personnages une dimension très physique et leur jeu est constamment soutenu par des caractères très structurés, que leur virtuosité ne les rend pas moins attachants.
Ibaccala.jpgAprès avoir tourné dans plusieurs cirques internationaux, dont le cirque Phénix en 2010, I Baccala nous proposent un spectacle intitulé "PSS PSS" sous la direction du metteur en scène Louis Spagna où, seuls sur scène pendant 1h05 ils nous emportent dans un tourbillon de situations clownesques naïves et hilarantes. Une performance hors du temps, avec une histoire tendrement fascinante où tout leur est permis: les cascades les plus époustouflantes comme de nous regarder une pomme dans la main, sans un mot, sans un geste.
Ibaccala2.jpgIls offrent un spectacle authentique et spontané qui nous donne le sourire et qui nous questionne bien au-delà de nos attentes. Tout commence doucement et naïvement. Le spectacle va crescendo pour arriver à des acrobaties à la fois drôles et spectaculaires. Nous déambulons avec le duo de surprise en surprise. Le duo joue sur des choses simples mais très efficaces. Une touche de spontanéité, un brin de naïveté, un soupçon de clownerie, une pointe d’acrobaties, tout ceci saupoudré d’humour et de talent. Et voilà, on est parti pour le voyage dans leur monde imaginaire.
Ibaccala1.jpgI Baccala des clowns contemporains possédant une vraie marque de fabrique pour faire rire le public dans un spectacle pour rêveurs, petits et grands qui n'ont jamais grandi, un théâtre de l'âme où l’on peut se perdre pour retrouver la fantaisie et le jeu.
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La Fête Lilloise du Cirque toujours dans la cour des grands

Publié le 15 Avril 2013 par cirk75gmkg dans Programmes

Lille2012.jpgChaque année Thierry Fééry (voir blog14/10/2011) nous enchante en proposant au public lillois un des meilleurs spectacles de cirque qu’on puisse voir dans l’hexagone. L’édition 2012, qui s’est tenue du 13 octobre au 18 novembre n’a pas échappé à la règle où sous un chapiteau rond et sans mât se sont côtoyés le meilleur du cirque dit à tord traditionnel, car parle-t-on d’opéra traditionnel ?
Totti---Feery.jpgPour être certain de remplir les gradins, Fumagalli est la vedette de cette production ; mais qu’en dire car depuis de nombreuses années il ne propose que les mêmes entrées (par exemple la sempiternelle petite abeille alcoolique) ce qui tendrait à prouver que le public n’est pas très exigeant et qu’il aime bien revoir toujours la même chose, mais passons et je pense que le bonhomme peut mieux faire…et se renouveler. Beaucoup plus intéressant Totti, toujours aussi dynamique qui lui renouvelle ses entrées d’une année sur l’autre.
Casselly.jpgLe programme comprend Mister Dalmatien qui présente un numéro où poneys et dalmatiens offrent une prestation originale et désopilante. Mêler deux types d’animaux ne rend pas toujours une prestation attrayante c’est ce qui est le cas du numéro alliant otaries et perroquets donnant un numéro décousu et sans suite logique. Parmi les artistes qui valent à eux seuls le déplacement, citons cet extraordinaire jongleur Ty Tojo qui avec sept balles et trois boites à cigares montre une folle dextérité et multiplie les prouesses. Puis on peut applaudir les acrobaties à cheval avec les 6 membres de la Troupes Eschimbekov, enfin vient compléter la première partie une pagode des bols montrée par une troupe de la République Populaire Chinoise. Au retour après l’entracte Eric Bormann nous présente son numéro 7 de tigres qui s’achève par le célèbre saut d’une tigresse entre les jambes du dompteur, lui-même en équilibre sur une main. Frissons garanties aussi avec Super Silva un casse-cou qui alterne marche au plafond et saut au trapèze. Les Félines Azzario-Sisters avec sourire et décontraction proposent leurs prodigieux équilibres de main à main. Puis un numéro magique ou plutôt exceptionne, la Famille Cassely et leurs pachydermes qui proposent équilibres, magie, cascades. René Cassely Jr. tourne un triple saut périlleux à la bascule propulsé par un éléphant, et se réceptionne sur le dos d’un second pachyderme, un rare moment d’exception. Enfin les Flying trapèze, troupe chinoise complète ce prodigieux programme. Comme l’on voit le cru 2012 était de haute facture, que va nous proposer Thierry Fééry pour 2013, jusqu’à maintenant ont filtré deux éléments: les dates du 12 octobre au 17 novembre avec en tête David Larible, alors on se donne rendez-vous que l’on attend avec impatience !
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Arturo Savaira Mendes d'Abreu dit Porto (1888-1941)

Publié le 14 Avril 2013 par cirk75gmkg dans Clowns

Porto4.JPGArturo Savaira Mendes d'Abreu dit Porto d’origine portugaise, fit la majeure partie de sa carrière au Cirque Medrano (voir blog07/04/2011) qui était à cette époque le Cirque des clowns. Auguste d’une grande subtilité, Porto débuta sous le nom de Sednem, (anagramme de Mendes) et s’imposa rapidement par un jeu expressif et de grandes qualités d’improvisateur. Par son jeu, il sonna le glas d’un certain type d’augustes qui était la plupart du temps le souffre-douleur du clown blanc et donna aux pitreries un relief qui dégageait l’humanité du personnage. Et c’est grâce à lui que l’expression "ce pauvre idiot d’auguste" devint caduque.

Porto3.JPGNovateur dans l’art clownesque, dont le respect des traditions interdisait à l’auguste d’aborder des entrées en se passant de clown blanc, l’influence de Porto fut si grande qu’elle jeta le trouble dans la profession en lézardant ce qu’elle voulait structurer. Pour la première fois Porto fit ressortir la valeur propre du pitre en ne s’interdisant pas d’être un véritable partenaire pour le clown blanc.

Porto2.jpgEn trio avec Carlo & Mariano, puis avec Cairoli (voir blog17/03/2012) et Carletto, ou en duo avec Alex (voir blog20/12/2011) ou Maïss, Porto laissa de merveilleux souvenirs aux spectateurs de Médrano. Ce nouveau style d’entrées qu’imposa Porto ne mettait jamais l’auguste dans une situation d’infériorité, et son jeu permit aussi au clown blanc de briller. Tristan Rémy grand amateur de cirque et ayant bien connu Porto indique dans son livre "Les Clowns" qu’il "restituait à la personnalité de l’auguste le caractère de la mouche du coche. En piste, il vivait dans un état parfait d’ébullition. Nerveux, exubérant, batailleur, il avait acclimaté au cirque l’esprit comédien."

PortoPorto n’avait copié aucun de ses prédécesseurs et personne après lui ne se risqua non plus à imiter un comique aussi exceptionnel. Malheureusement de nos jours Porto est quasiment oublié, et si on tape son nom sur le net on ne trouve pratiquement rien sur cet amuseur qui fut avec Rhum (voir blog23/03/2011) un des très grands comiques que le cirque peut se vanter d’avoir découvert.

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Achille Zavatta un blagueur né!

Publié le 13 Avril 2013 par cirk75gmkg dans Clowns

CartoucheZavatta.jpgSi Achille Zavatta était un artiste complet, clown, acrobate, trapéziste, écuyer, dompteur, compositeur de musique et musicien, il aimait aussi faire des blagues à ses amis ou à ses camarades de cirque. Dans un de ses livres "Trente ans de cirque, souvenirs et anecdotes" il nous en raconte de bien bonnes, sauf peut être pour la victime. Cependant il  arrivait que son souffre-douleur devienne à son tour tourmenteur et prenne alors  sa revanche sur Achille. Parmi les nombreux exemples que Zavatta raconte, la plaisanterie qu’il fit à Beby (voir blog15/04/2012) qui ne resta pas sans revers de médaille, Aristodemo Frédiani, véritable nom de Beby, savait aussi être plaisantin, mais laissons la plume à Zavatta qui relate cette blague aller retour.
Antonet-Beby.jpg"C’était pendant l’occupation à l’époque où le gigot ne courrait pas les rues. Chacun se débrouillait pour pouvoir améliorer l’ordinaire réduit à sa plus simple expression. Pour fêter avec des amis le réveillon de 1941, Beby avait reçu de ses parents résident à la campagne, une superbe dinde bien grasse, bien dodue. Il devait s’en pour lécher d’avance, lorsque le soir, vers six heures, il l’apporta pour être rôtie chez un boulanger de la rue des Martyrs. Qui me donna le tuyau ? Je ne m’en souviens plus indique Zavatta. Ce dont je me rappelle, c’est que sous le coup de huit heures, je me présentais chez le dit boulanger.
                - Bonjour Monsieur !
                -Bonjour ! Vous ne me connaissez pas, mais je suis un ami de Beby. Je viens chercher la volaille qu’il vous a confiée. J’espère qu’elle n’est pas brulée.
                - A point, me dit le mitron qui tomba dans le panneau et s’en fut chercher au fournil la fameuse dinde sans me demander de plus amples précisions.
Elle avait un fumet, je ne vous dis que ça ! Je partis comme un voleur retrouver les amis que j’avais mis dans la combinaison et dans le caboulot proche nous dégustâmes ensemble le plat que Beby destinait aux siens. Bien entendu je n’allai pas chez le boulanger attendre le fils Frédiani. Je pense qu’il dut faire une drôle de bougie quand il revint bredouille à la maison devant ses invités affamés…
amar08AZ.jpgBeby ignora fort longtemps le responsable de ce qu’il appelait "une vacherie sans nom". Puis les langues se délièrent. Quand il connut le fin mot de l’histoire, il ne me fit aucune réflexion, au contraire.
Au cours de l’entrée comique que je présentais à l’époque rappelle Zavatta, je lançais très haut en l’air un œuf cru, que je réceptionnais sur le crâne, non pas pour entretenir ma chevelure comme il est indiqué dans certains magazines voués à la beauté féminine, mais pour tenter de faire rire les spectateurs. On n’a pas tous les soirs des idées géniales ! Mais quand l’œuf me dégoulinait sur le visage, ça faisait quand même son petit effet. Durant une certaine représentation, je lançais donc comme de coutume mon œuf très haut dans l’air et j’attendis. Malheur ! Je crus défaillir, tant le choc fut brutal. Je pense que vous connaissez le principe de la chute des corps. Or ce soir la, mon bien cher ami Beby avait eu la mauvaise idée de remplacer mon œuf cru par un œuf dur ! Ce qui me valut, vous vous en doutez, une "tape" vis-à-vis du public que la chose ne fit pas rire le moins du monde et une superbe bosse sur le front qui m’empêcha, durant plus d’une semaine de porter un chapeau.
Dans la coulisse, Beby et tous mes camarades alertés se mourraient de rire. Comme il a des lettres, le partenaire de Beby, Antonet (voir blog16/04/2012) me glissa :
                -Achille, souviens toi de la dinde de Noël ! Aujourd’hui c’est toi le dindon."
Et oui à cette époque comme disait ma grand-mère on savait s’amuser.
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Frédéric Edelstein, profession dompteur de fauves.

Publié le 12 Avril 2013 par cirk75gmkg dans Dompteurs

Né le 30 juillet 1969 à Lyon, fils de Gilbert et Andrée Edelstein, Frédéric se passionne très jeune pour les animaux en général et les fauves en particulier. Lorsque son père rachète en 1983 le Cirque Pinder, Frédéric pense qu’il va pouvoir suivre le Cirque, mais ses parents l’obligent à poursuivre ses études. Profitant des vacances scolaires passées au Cirque, où déguisé en clown "Titi" il participe aux Parades, il en profite aussi pour admirer, soigner et observer les animaux et notamment les tigres. Puis un jour en cachette de ses parents, il a alors 14 ans, il fait installer par le personnel la cage et rentre au milieu de quelques fauves.
fredericedelstein.2.JPGQuelques années plus tard il remplace, sans l’accord ses parents, un dompteur absent et ce n’est que quelques jours après qu’ils apprennent par un ami que leur fils présente tous les soirs le numéro de fauves. Par la suite Frédéric Edelstein bénéficie des conseils de deux experts, les dompteurs Dick Chipperfield et Wolfgang Holzmaïr
fredericedelstein.JPGSa vie au cirque Frédérique Edelstein ne la changerait pour rien au monde, même si ses parents auraient préféré qu'il soit plutôt dans la gestion pure du cirque, mais une casquette visée sur la tête, au volant d’un tracteur Kenworth, comme ceux que l’on voit dans les films américains, suivi d’une semi-remorque habitation le directeur du Cirque Pinder, est sur le terrain, donnant ordres et conseils pour diriger et manager une entreprise de transport, de restauration, d’hôtellerie et de spectacle qu’est un cirque comme Pinder. Mais ce qu'il préfère c'est d'être avec ses amis les  fauve.

En 2018 suite aux déconvenues financières du cirque Pinder (voir blogs 07/05/2018 & 12/05/2018) qui dorénavant ne souhaite plus proposer des animaux dans ses programmes, Frédéric Edelstein se retrouve sans piste où présenternson groupe de fauves. Après une tentative avortée pour assurer la partie féline lors du "Grand Cirque de Noël Américain" de Jean Arnaud à Paris-Nord-Villepinte, il signe son premier contrat hors du cirque familial avec Raoul Gibault (voir blog11/09/2016). Ainsi le 24 décembre 2018 et pour les fêtes de fin d'année, il propose sous le chapiteau du "Grand Cirque de Noël" Medrano son groupe de fauves à Nantes, puis Tours.

Et depuis février 2019 il fait partie de la tournée du Cirque Claudio Zavatta (famille Prein). C'est donc la première tournée de Frédéric Edelstein sans le Cirque Pinder, une première.

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Analyse d’un tableau de Georges Seurat, "Le Cirque"

Publié le 11 Avril 2013 par cirk75gmkg dans Art

               PeintGeorges-Seurat---Le-cirque---1891.jpg Peinture bien connue du grand public, qui a d’ailleurs fait l’objet en 1969 d’un timbre poste gravé par l’artiste Gandon, représente la piste du Cirque Medrano (voir blog07/04/2011), toile que l’on peut voir à Paris au Musée d’Orsay "Le Cirque" de Georges Seurat a été loin de faire l’unanimité de la critique. Certains trouvaient cette œuvre figée "sans vie, sans couleurs, sans lumière" d’autres au contraire soulignaient "les heureux effets d’une composition savamment concertée".

               Seurat Voyons l’analyse que l’on peut faire de cette toile. Deux espaces se juxtaposent : celui de la piste et des artistes (tout en courbes, en arabesques stylisées et en spirales, en tension dynamique, voire en déséquilibre) et celui des gradins et du public, (rigide, orthogonal, immobile, d'une rigoureuse géométrie). L'ordre des couleurs obéit aussi à des règles précises: la couleur primordiale, celle de la lumière pure, le blanc, domine la toile. La palette accorde ensuite les trois teintes fondamentales: le rouge, le jaune et les bleus, modulés en petits traits méthodiques qui font écho au rythme des lignes

               Seurat2.JPG Au premier plan de dos, se tient le clown à la tête rouge, directement inspiré des affiches de l’époque, notamment celles de Jules Chéret. Il témoigne des rapports entre la peinture et la société d’images alors naissante. Au centre le centre de la piste est occupé par une écuyère sur un cheval blanc et un acrobate. A l’arrière-plan, les gradins sont rythmés par des silhouettes figées des spectateurs dont le chapeau (hauts-de-forme dans les premiers gradins et caloquets de feutres dans les gradins supérieurs) nous indiquent les classes sociales. La stabilité des lignes verticales et horizontales du fond rééquilibre les courbes et les diagonales du premier plan. L’harmonie de la composition de cette œuvre fait une place importante à des lignes obliques et serpentines ainsi qu'à la représentation de mouvements rapides. Elles reflètent les théories de Charles Henry (auteur d'une Introduction à une esthétique scientifique) sur le dynamisme de certains rythmes linéaires et sur leur signification psychologique. Selon ce savant, la composition qui repose sur des horizontales donne une impression de calme, tandis que les diagonales suggèrent le dynamisme et la gaité sensibles d’ailleurs dans cette œuvre. La palette, réduite, est d’une luminosité remarquable. Seurat applique ici la théorie du chimiste Eugène Chevreul sur le contraste simultané des couleurs. L’œil parvient à reconstituer une forme suggérée par la juxtaposition des petites touches de couleurs pures dont le rendu est plus lumineux que si elles étaient mélangées sur la palette du peintre. D’où ces petits points superposés à sec qui donnent aux pigments solidité et éclat. Cette technique inventée par Seurat est appelé "pointillisme ou divisionniste" elle est en fait prolongement et une systématisation scientifique des recherches empiriques des impressionnistes.

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Gigantisme ou démesure es cirques

Publié le 10 Avril 2013 par cirk75gmkg dans Bâtiments

Xiamen.JPGLe dernier numéro de la revue "Le Cirque dans l’Univers" nous apprend qu’à Xiamen en Chine, dans le district de Jimei, sera inauguré dans le cadre de la Foire Internationale de la ville en septembre prochain, un cirque monumental d’une longueur de 120m et d’une capacité de 10 000 spectateurs. Rappelons que le célèbre cirque romain le "Circus Maximus" dont les dimensions étaient de 370 m de long et 83 m de large pouvait, selon Pline accueillir 250 000 spectateurs et plus encore dans ses dimensions maximales atteintes au IV° siècle, où on cite le chiffre de 385 000 personnes. Ce qui reste à ce jour le plus grand édifice de spectacles jamais construit. Notons qu’en France le Cirque Phénix, appartenant à l’Européenne de Spectacle et qui revendique le titre de plus grand chapiteau du monde, ne peut recevoir que 9 000 personnes en version réception et 5 500 en version cirque. Et pour faire bonne mesure le "The Greatest Show on Earth" cher à Barnum et Bailey ne pouvait aussi recevoir que 10 000 personnes. Comme quoi le gigantisme n’a pas de nationalité.

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Pierre Etaix au festival cubain du film français

Publié le 9 Avril 2013 par cirk75gmkg dans Clowns

PierreEtaixL'acteur et cinéaste français Pierre Etaix (voir blog21/01/2011), selon le journal "Le Monde", se rend pour la première fois à Cuba pour participer au Festival du film français, qui présentera à partir de mercredi 10 avril 2013, un rétrospective de son œuvre. Le Festival dont la 16ème édition aura lieu du 12 au 30 avril à La Havane, "rendra un hommage à cet artiste octogénaire, l’un des comiques français les plus remarquables de l’histoire", a déclaré la directrice adjointe de la cinémathèque de Cuba, Dolores Calvino. Le réalisateur, dessinateur, acteur, graphiste et clown inaugurera une exposition qui présentera différentes facettes de son œuvre.

EcoleFratellini.JPGannie-fratellini---pierre-etaix.jpgRappelons qu’avec son épouse Annie Fratellini il a non seulement effectué la tournée 70-71 du cirque Pinder en endossant le sac du blanc mais a aussi en 1973 fondé l’Ecole Nationale du Cirque où les deux artistes se produisaient.

 

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Le Cirque Africain

Publié le 8 Avril 2013 par cirk75gmkg dans Programmes

Circafrika.JPGLors du dernier spectacle du Cirque Phénix, Alain M. Pacherie a proposé une somptueuse production nommée "Cirkafrika", qui a permis à beaucoup d’entre nous de prendre conscience de la diversité et du dynamisme du Cirque en Afrique.  Les circophiles se souviennent certainement, que du 8 au 11 février 2001, Isabelle et Dominique Mauclair avaient produit dans la foulée du "XXII° Festival du Cirque de Demain" un "Festival d’Art acrobatique Africain" dénommé "Circafrica", sans K mais avec 2C. Cette manifestation avait permis de faire un inventaire sur l’acrobatie et les arts traditionnels de ce continent. Eblouissant voire époustouflant, tels étaient les commentaires des spectateurs à la sortie de cette manifestation qui s’était tenue sous les ors du Cirque d’Hiver Bouglione. Trapézistes et burlesques sud-africains, acrobates de Burkina Fasso, jongleurs de javelines d’Egypte, portées acrobatiques du Gabon, musiciens acrobates de Guinée Conakry, sauts et équilibres du Kenya, clownettes et géant du Sénégal composaient un spectacle montrant ainsi la richesse et l’énergie de ce continent. Et s’il ne fallait retenir qu’une image c’était celle de ces trois jeunes ghanéens à peine âgé de 20 ans, la troupe Assassissou qui jonglait avec des bassines et des baquets tout en faisant des équilibres ou déroulant des contorsions. Un moment inoubliable.
CirkafricaSpectacle sans lendemain et il aura  fallu attendre 2012 et "Cirkafrika" pour revoir un spectacle totalement africain ; même si entre temps certains artistes africains avaient faits les beaux soirs des programmes chez Pinder, Phénix, Bouglione. La dernière production Phénix nommée "Cirkafrika" est sûrement le programme le plus joyeux, le plus tonique, le plus excitant que l’on ait pu voir à Paris pendant 7 semaines lors des fêtes de fin d’année 2012. D’ailleurs la plupart des séances se sont déroulées à guichets fermés c’est vous dire la réussite de ce spectacle. 43 artistes, 12 numéros, acrobaties individuelles et collectives, jonglage, numéros aériens, intermèdes comiques, ballets traditionnels mais aussi un orchestre traditionnel ont été réunis pour donner un spectacle beau, moderne, surprenant, mais aussi exigeant montrant ainsi que l’Afrique ou plutôt la Tanzanie et l’Afrique du Sud, car tous les numéros provenaient de ces 2 pays, se sont définitivement éveillée au Cirque. Fin 2013 le Cirque Phénix renoue avec la fibre chinoise en présentant son sempiternel spectacle des Etoiles du Cirque de Pékin. Nous attendons avec impatience le millésime 2014 en espérant revoir un "Cirkafrika" bis, car les artistes du cirque  africains n'ont plus rien à envier à leurs confrères chinois et en plus ils sont joyeux .
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Boris Grinsson (1907-1999)

Publié le 7 Avril 2013 par cirk75gmkg dans Affiches

Grinson.jpgD’origine russe, le jeune Boris fuit la révolution bolchevique et se retrouve en Estonie où il fréquente l'Académie des Beaux-Arts, avant de tenter de s'établir à Berlin où attiré par le monde du cinéma il fait de la figuration pour quelques films et s'essaye à ses premières affiches. En 1932 pendant la campagne électorale, il conçoit une affiche représentant Adolf Hitler en personnage de la mort tenant une faux stylisée en croix gammée. L’année suivante suite à cette caricature, les nazis étant arrivés au pouvoir, il doit s’enfuir pour s'installer en France où il va apprendre la technique de la lithographie. Dès lors il va se spécialiser dans l’affiche de cinéma, travaillant principalement pour les majors américains, mais également pour de nombreux studios et distributeurs français et européens.
Grinson2.jpgGrinson3.jpgBoris Grinsson semble avoir souffert des exigences de certains de ses employeurs qui tenaient à ce que ses affiches soient très chargées, très riches en détails et dominées par l'action et le côté sexy des stars féminines, bien qu’il aurait préféré travailler dans une ligne plus sobre, épurer ses dessins, car selon lui une affiche simple est plus lisible qu'une illustration compliquée. Boris Grinsson fut, des années 30 aux années 70, un des créateurs les plus prolifiques du monde de l'affiche de cinéma. Il commit aussi des affiches pour le cirque essentiellement pour le Radio-Circus ou le Circus 58.
RadioCircus57.JPGRadioCircus58.JPGCes affiches dédiées au cirque représentent tous les artistes, les Ruddy LLatas (voir blog08/05/2011), Dany Renz (voir blog17/06/2012), les 3 Fratellini…qui interviennent dans les programmes du Radio-Circus 57 ou du Circus 58, on y reconnait aussi au premier plan les animateurs radiophoniques: François Chatelard, ou Roger Lanzac (voir blog25/09/2011)ou Marcel Fort (voir blog06/10/2011).
Le-clown-est-roi.jpgGrinson.jpgUn livre richement documenté de Jacques Segura édité chez Intemporel retrace la longue carrière de ce grand peintre illustrateur qui laisse une œuvre artistique variée de plus de 2 000 affiches, maîtrisant aussi bien l'académisme, la caricature que la composition .
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