Le Cirque Lavrat (1950-1962), le premier cirque à avoir eu les honneurs de la télévision française
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Le Cirque Lavrat raconte l’aventure d’une bande de copains des années 1950, unis par leur passion pour la gymnastique et le spectacle, mais dont rien ne laissait présager qu’ils deviendraient un jour des saltimbanques. Parmi eux, on trouve André Lavrat, tôlier de métier, Lucien Blanc (dit Biquette), typographe, Pierre Brunet, maçon, Guy Lacour, mécanicien, Jean, plombier, Jacques, menuisier, Léon Bellanger, mécanicien, Renée Lavrat, postière, ainsi qu’André et Maurice Gascoin.
Ces amis se sont rencontrés au Cercle Michelet, rue des Écoles, dans le quartier des Aydes, où des jeunes orléannais se retrouvaient régulièrement pour pratiquer la gymnastique.
Au centre de cette épopée se dresse André Lavrat, champion de gymnastique et passionné de cirque depuis l’enfance. Fasciné par les acrobates et l’univers des saltimbanques, il décide, une fois adulte, de concrétiser son rêve en créant son propre cirque. Grâce à son métier de métallier-chaudronnier, il conçoit et fabrique lui-même tous les éléments nécessaires : gradins, installations de funambules, trapèzes…

La première représentation du Cirque Lavrat se tient en 1949, sur le terrain où se dresse aujourd’hui l’église Saint-Jean-Bosco.
Pendant plusieurs étés, le cirque, reconnaissable à ses couleurs jaune et rouge inspirées de celles d’Orléans, parcourt les routes de France. André Lavrat, quant à lui, enchaîne les exploits : sauts périlleux sur un fil, et même une traversée de la Loire sur un fil le 8 mai 1952, à 12 mètres de hauteur, à Meung-sur-Loire.
L’aventure atteint son apogée le 5 décembre 1950, lorsqu’un reportage sur le cirque est diffusé à la télévision française. Une première dans l’histoire du cirque en France, six ans avant la célèbre émission "La piste aux étoiles" !
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Même avec des poches vides mais les yeux pleins d’étoiles, il est possible de réaliser des exploits extraordinaires. Pourtant, les difficultés financières, les contraintes professionnelles, les engagements familiaux et les défis de la vie d’artiste finissent, avec le temps, par avoir raison des plus belles aventures.
C’est ainsi qu’en 1962, la troupe du Cirque Lavrat prit la décision de mettre un terme à cette magnifique épopée circassienne.
Sans devenir un grand cirque national, le cirque Levrat représente un bel exemple de ces initiatives populaires des années 1950, où des passionnés tentaient de faire vivre l’esprit du cirque en dehors des grandes familles professionnelles. Il témoigne aussi de la vitalité associative et sportive du quartier des Aydes à cette époque.