L’Inde, une source d’inspiration inépuisable pour la famille Bouglione
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Dans les années 1950 et 1960, afin de rivaliser avec les grandes revues des music-halls parisiens, les Bouglione avaient pris l’habitude de conclure leurs spectacles par de somptueux tableaux mêlant danse classique, chant et arts du cirque.
Pour les fêtes de fin d’année 1961, comme l’annonce le programme du Cirque d'Hiver, le public parisien découvrait un final avec une fantaisie musicale hindoue. A cette époque ce genre de tableau connaissait alors un immense succès dans les grands cirques parisiens. Ce final permettait de réunir, dans une même fresque spectaculaire, numéros équestres, éléphants, ballets, chœurs et décors exotiques inspirés d’une Inde idéalisée, héritée des opérettes et des grandes revues de music-hall.
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Il faut dire que les Bouglione avaient déjà rencontré un vif succès, dans les années 1930, avec la pantomime La Perle du Bengale (voir blog 08/12/2015). Fascinés par cet univers oriental et féerique, ils n’hésitaient pas à renouer régulièrement avec cette esthétique spectaculaire, comme en témoigne ce grand final présenté en 1961.
Parmi les artistes réunis pour ce spectacle figurent aujourd’hui des noms largement oubliés : la soprano Micheline Tessier, le ténor Raoul Valmont et le maître de ballet André-René Bertin.
Micheline Tessier, qui participait au tableau chanté, mena une carrière dans le monde de l’opérette et du théâtre musical au tournant des années 1960. On la retrouve notamment à la Gaîté-Lyrique dans Mam’zelle Nitouche, ainsi que dans plusieurs productions lyriques, dont Carmen qu’elle chante à Toronto.
Le chorégraphe André-René Bertin, à cette époque maître de ballet, était quant à lui un habitué des spectacles mêlant cirque, revue et danse classique, un genre particulièrement prisé dans les grandes productions du Cirque d’Hiver.
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Le cas de Raoul Valmont demeure plus mystérieux. Les archives sont très lacunaires à son sujet : aucune photographie ni véritable biographie ne figurent dans le programme Bouglione de 1961, et les recherches actuelles ne permettent de retrouver que peu de traces de sa carrière, sinon l’enregistrement d’un disque 45 tours paru en 1964.
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Preuve que cette fascination pour l’Inde et ses fastes n’a jamais totalement quitté l’univers Bouglione, les Juniors désormais aux manettes. renouèrent encore avec cette veine orientale lors du spectacle présenté au Bourget en 2011 (voir blog 11/12/2011), dans une nouvelle odyssée aux accents indiens.