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Publié par cirk75

Si le Cirque Pinder propose en 2026 un spectacle traditionnel, son histoire plus que centenaire révèle une programmation bien plus éclectique. Entre 1953 et 1955, puis en 1960, l’établissement a surpris son public avec des shows inspirés d’Holiday on Ice en seconde partie. Dans les années 1960 et bien avant, place au music-hall : des artistes comme Luis Mariano (voir blog15/05/2011), Danny Boy (voir blog29/01/2011), Georges Milton (voir blog07/04/2017) ou Gloria Lasso (voir blog25/06/2015) ont illuminé la piste.
Mais c’est dans les années 1930, à l’aube de la Seconde Guerre mondiale, que Pinder a osé un mélange audacieux : le cirque et le sport. Entre 1936 et 1938, cyclistes, lutteurs et boxeurs se sont succédé sous le chapiteau. La tournée 1938, baptisée "3ème Grand Festival des Vedettes Internationales du Cirque et du Ring", mettait en vedette Marcel Thil, alors sur le point de partir aux États-Unis pour un championnat du monde. Ce boxeur, icône du sport français, attirait les foules, au grand plaisir de Charles Spiessert (voir blog24/06/2015), le directeur de Pinder. 
Pour sublimer ses démonstrations, le cirque avait même conçu une remorque-podium surélevée, transformant la piste en ring improvisé. Marcel Thil y offrait des exhibitions avec des partenaires comme Georges Riez ou le Russe Dimitri. En ouverture, le public pouvait admirer Charles Rigoulot (voir blog01/03/2011), champion olympique et du monde de force, en combat de catch as catch can.​​​​​​​

Marcel Thil, poids moyen, a dominé sa catégorie de 1932 à 1937. Après sa carrière, il est devenu entraîneur et président du Club de boxe dieppois. Décoré de la Légion d’honneur en 1961, il décède tragiquement en 1968. Pinder n’était pas le seul à surfer sur la popularité des boxeurs : Medrano avec Robert Cohen en 1954 (voir blog26/02/2011) et Amar avec Alphonse Halimi en 1958 (voir blog27/02/2011) ont aussi exploité l’aura de ces champions pour remplir leurs gradins. Preuve que, sous le chapiteau, tout est spectacle !
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