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Publié par cirk75

En découvrant Millésime 25, cette création audacieuse et inventive du cirque Phénix, où dix numéros d’une maîtrise technique irréprochable s’enchaînent, baignés de lumières subtiles et portés par des musiques entrainantes, une foule de réflexions me traverse l’esprit sur l’avenir du cirque.

Comme le soulignent de nombreux passionnés de cirque, cet art traverse à l'heure actuelle une mutation profonde, presque une dissolution de son identité. Il y a encore dix ans, sa singularité résidait dans la variété de ses numéros. Le public y expérimentait toute une gamme d’émotions — l’émerveillement, le frisson, le rire, la stupéfaction.

Le cirque était aussi ce spectacle unique où humains et animaux se partageaient la piste, non pour dominer l'autre, mais pour rappeler que la Terre appartient autant aux uns qu’aux autres.

Pourtant, aujourd’hui, une frange militante a décrété que les animaux souffraient sous le chapiteau, condamnant toute collaboration entre artistes à deux et quatre pattes. Par contre les mêmes détracteurs ferment les yeux sur les chevaux de course, parfois dopés ou maltraités, réduits souvent à de simples outils de profit pour leurs propriétaires et les parieurs. Mais ce combat ne les intéresse guère : ils savent que cet affrontement ne jouerait pas en leur faveur.

Un autre symbole du cirque s’efface peu à peu : le clown. Nous vivons une époque étrange où ces figures de joie disparaissent, emportant avec elles le rire qui enchantait petits et grands.

Même les numéros aériens, autrefois sources d’une admiration teintée de vertige, ont perdu de leur éclat. Où sont les légendaires Rose Gold, Elsane, Betty Stom, Raymonde Marcoud, André Jan, Maryse Beguary, toutes ces trapézistes d’exception qui défiaient le vide sans filet, sans longes, sans cuissardes ni jambières artifices ? Aujourd’hui, les sécurités modernes ont remplacé l’audace pure et la magie du risque. Le cirque a-t-il oublié aussi l’art de faire frissonner ?

Enfin, la piste devient de plus en plus un terrain de reconversion pour des sportifs de haut niveau, dont la technique est impeccable mais l’émotion souvent absente. Autrefois, les artistes dialoguaient avec le public, pour lui faire ressentir la difficulté d’un numéro ou simplement pour le faire participer de sa place au numéro, un peu comme les supporters portent leur équipe lors d’un match, le public vibrait pour un artiste.
Dans Millésime 25, seuls trois numéros arrivent à créer cette alchimie : le jongleur Alan Suc, l’excentrique Rachel Montfroy et sa roue Cyr, et les acrobates tanzaniens qui clôturent le spectacle.

Ne nous méprenons pas : Millésime 25 est un spectacle de grande qualité technique, mais qui manque cruellement d’interaction avec le public, d'éclats de rire et d'un véritable numéro aérien à couper le souffle.

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A
C'est pour cela que j'ai arrêter d'Aller au cirque. A cause de ses debiles profond de pseudos militants de la cause animale. Qui ont tué l'identité même du cirque. Tout ca pour faire du buzz via les Réseaux sociaux à la con. Certes la protection animale c'est une noble cause lorsqu'elle defendue avec intelligence et intégrité, hors les Animalistes n'ont ni l'un ni l'autre ( aucune intelligence, aucune intégrité) . Et cette cause est entaché par les dérives sectaires de quelques imbéciles qui ce sont crus tout permis. Pourtant malgré que les animaux aient disparus des pistes la maltraitance animale n'a pas disparue pour autant. Toujours autant d'individus qui abandonnent leurs Animaux de compagnie, toujours autant de chasseurs pour tués des espèces etc... comme quoi les Gens de cirque étaient vraiment des amoureux des animaux.
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