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Publié par cirk75

Le Cirque du Soleil, nom du premier spectacle créé par Guy Laliberté (voir blog30/03/2015) et Daniel Gauthier a depuis 1984 beaucoup changé. Aujourd'hui le premier producteur mondial de spectacle circassien, emploie 14 000 salariés dont 1 200 artistes repérés parmi les meilleurs à travers le monde. 

Pour créer une nouvelle production, et quel que soit le metteur en scène ou le chorégraphe invité à concevoir un spectacle, la recette est toujours immuable. Le concepteur du spectacle est toujours accompagné par deux compères : un directeur de création, qui répond à ses besoins artistiques, et un directeur de production, qui veille au budget (environ 25 millions d’euros pour une production sous chapiteau).

Le spectacle naît toujours autour d’un fond acrobatique où se déclineront moult numéros de différentes disciplines servant à illustrer la proposition narrative. Se greffent ensuite la scénographie, la chorégraphie, la construction d’agrès, les costumes, les maquillages. Il faut en général deux ans pour construire une nouveau programme. Après six mois de recherche, les répétitions commencent pour environ quatre mois. Enfin quelques semaines avant la première et devant des publics choisis, arrive l’étape du stop ou encore. C'est le moment où seront supprimés les éléments jugés trop faibles voire  pas assez spectaculaires.

Enfin, pour recruter les artistes composant le spectacle, une équipe de dépisteurs recruteurs, composée de 17 personnes, court les spectacles, les sorties d’écoles de cirque, de musique, les cabarets. « Nos exigences sont élevées avec des artistes athlètes de très haut niveau pour des performances exceptionnelles, déclare Brigitte Scherrer, conseillère principale au recrutement des acrobates. Parmi eux, 50 % viennent du cirque, 25 % du sport et les 25 % restants du chant, de la danse et du théâtre. » Et en tête des fournisseurs de talents, les Etats-Unis, avec 26 % des interprètes de la troupe, la Russie, avec 9 %, puis le Canada (7 %). Quant à la France, malgré ses nombreuses écoles de cirque,  elle ne fournit que 5 % de l'effectif artistique.

Chaque année environ 8 000 dossiers sont étudiés pour n'en retenir que 10 %, candidatures, qui serviront à approvisionner la banque d’artistes qui atteint aujourd'hui 17 500 noms, réservoir dans lequel on pioche pour trouver les artistes adéquats. Autour de ces perles, plus d’une centaine d’entraîneurs, de coachs, de kinés veillent pour réaliser les éblouissantes performances acrobatiques.

Autre élément à prendre en compte dans la réussite du Soleil, la collaboration, à Las Vegas, avec MGM Resorts est très importante. Cet appui a permis notamment la construction d’hôtels et, à l’intérieur de théâtres spécialement conçus autour d’un projet du Cirque du Soleil. Le plus bel exemple est celui du Bellagio. La coupole du théâtre, façon ailes de libellule, dialogue en miroir avec un plateau qui se transforme en piscine grâce à une cuve d’eau souterraine d’une contenance de 5,5 millions de litres. La salle a été construite en 1998 pour le ballet aquatique O, signé par Franco Dragone (voir blogs 10/10/2015 & 03/10/2022), metteur en scène emblématique de la compagnie de 1985 à 1999.

La formule "le soleil ne se couche jamais sur l’empire du Cirque du Soleil" n’est pas inexacte, car comme le souligne Daniel Lamarre, le président et chef de la direction du groupe Cirque du Soleil : "quelle que soit l’heure du jour ou de la nuit, il y a un spectacle en représentation quelque part dans le monde". Il faut distinguer parmi les 17 productions à l’affiche, celles en tournée (Kooza, Luzia, Alegria…) et celles résidentes et permanentes au Mexique, à Hawaï et, bien sûr, à Las Vegas, socle de son économie, avec ses millions de touristes, et rien de moins que cinq productions actuellement.

Grace à cette organisation le Cirque du Soleil a créé 32 productions, dont 17 tournent actuellement. Certains spectacles tel Alegria  existe depuis 1984. Actuellement ce spectacle arrive à Chatou, près de Paris à partir du 20 novembre dans une version remaniée avec 54 acrobates en scène, dont cinq musiciens et deux chanteuses.

Créée en 1984, cette valeur sûre a déjà attiré plus de 14 millions de spectateurs dans 255 villes à travers le monde jusqu’en 2013. Remonté en 2019, le spectacle, dont le tube musical Alegria imprime vite les neurones, est emblématique de l’esthétique chamarrée de la compagnie. Sur un fil narratif flottant autour d’un personnage de roi bouffon, il combine numéros acrobatiques renversants, musiques et chants, apparitions de personnages fantastiques jaillis d’un univers parallèle. Et, bien sûr, des costumes mirobolants et des maquillages en rapport, heureusement allégés, avec le temps, pour laisser respirer le visage et la personnalité de chacun des acrobates.

Un seul bémol et ce n’est pas nouveau le prix des places qui n’est vraiment pas digne d’un spectacle populaire (voir blog29/09/2011).

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