Le Grand Cirque Britannique,
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On le sait peut-être moins aujourd’hui, mais le célèbre cirque Pinder doit son nom à la famille britannique qui l’a fondé. Retour sur les origines de cette aventure circassienne.
Tout commence avec deux frères, William Jr. (1823–1916) et George Pinder (1830–1906), sujets de Sa Majesté britannique. Initialement, leur cirque, baptisé Circus Britannia en hommage au navire dont les voiles servirent à confectionner le chapiteau, tourne en Grande-Bretagne. Face à une concurrence féroce, ils décident, avant la guerre de 1870, de traverser la Manche pour s’installer d’abord en Hollande, puis en France. C’est en 1904 que le cirque Pinder s’y enracine définitivement. Cette épopée prend fin en 1928, lorsque Charles Spiessert rachète les actifs du cirque aux héritiers de la famille (source : blog, 30/01/2021).
Le nom du cirque évolue avec le temps : Grand Cirque Britannique lors des tournées en Europe continentale, puis Cirque Pinder frères, et enfin Cirque Hippodrome Pinder ou Grand Cirque Hippodrome Pinder.
Un programme des années 1880, dirigé par William Pinder, met en avant des numéros emblématiques, comme les Éléphants Jumelles, présentés comme "acrobates, musiciens, équilibristes, les plus savants du monde" par le dompteur américain J. Macarto.
Le cirque Pinder marque l’histoire du spectacle itinérant en instaurant des innovations majeures : les grandes parades gratuites dans les villes visitées, le principe "une ville, un jour" (grâce à une organisation autonome et indépendante du chemin de fer), et l’exploration des villes dites "mortes", c’est-à-dire en dehors des périodes de fêtes locales et sans concurrence.
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Pinder est la plus ancienne enseigne de cirque encore en activité en France, puisque cette piste est à nouveau présente dans de nombreuses villes du pays depuis l’année dernière.