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Comme chaque année et pour deux mois, de fin novembre à début janvier, Phenix le cirque comme se nomme fort modestement cette salle parisienne de spectacle, dresse son immense toile sur la pelouse de Reuilly pour proposer depuis une dizaine d’années des spectacles politiquement corrects en surfant sur l’air du temps.

Programmée l’année dernière mais reportée pour les raisons sanitaires que nous connaissons, la production GAIA comprend non seulement 40 artistes féminins (acrobates, clowns, danseuses, équilibristes, jongleuses…) mais aussi un orchestre composé que des misiciennes sous la baguette, ou plutôt l’archet de la violoniste Emma Sempéré.

Seul ombre au tableau, ou plutôt seul homme du spectacle, l’inénarrable Calixte de Nigremont (voir blog25/01/2014), le M. Loyal du Cirque de Demain en le Maître de Cérémonie, pour les représentations parisiennes, dont le rôle est de mettre en valeur toutes ces artistes. Il sera lors de la tournée dans l’hexagone remplacé par un autre capteur de joyeuseté, un ”mangeur de lapins” l'inconoclaste Sigrid La Chapelle (voir blog16/09/2018).

 

Dans ce spectacle quelques numéros se détachent. D’abord le meilleur me semble-t-il en fin de première partie, un somptueux ballet sur monocycles présenté par six talentueuses artistes japonaises. Dans une prestation endiablée et toniques ces demoiselles élégamment vêtues de robes rouges tourbillonnantes, nous montrent qu’avec un monocycle on peut présenter une chorégraphie acrobatique pétillante et acrobatique.

Avec les trois brillantes artistes éthiopiennes, dont deux étaient déjà présentes lors du spectacle CirkAfrika3 (voir blog08/01/2018) on a le droit à deux prestations. En première partie un numéro de mains à mains de haute qualité puis après l’entracte, un beau numéro d’antipodiste où elles font virevolter les coussins avec leurs pieds que leurs mains.

Enfin un grand plaisir de revoir les Sœurs Pillères (voir blog02/12/2018) composées aujourd’hui de Suzanne da Cruz et Darya Samyolenko dans leurs excentricités en tutu et chaussons de danse, qui se terminent comme toujours en castagne. Un moment de rire et de sourire, ce qui est rare au Phenix, d'autant plus qu'il manquait à l’appel Anaëlle Molinaroles proposant un original et créatif numéro de contorsions comiques avec des skis aux pieds.

Côté regrets, la sempiternelle parade des animaux du monde, vue au moins par deux fois lors des spectacles à CirkAfrika 2 & 3. C’est curieux ce désire chez Phenix de vouloir toujours  caricaturer les animaux et les montrer comme des marionnettes faites de carton-pâte et tissu pour un établissement qui se veut défenseur des animaux, çà la fout mal.

Au programme aussi 6 argentines proposant un numéro avec tambours et bolas ayant plus sa place dans un spectacle de music-hall et de danses fomkloriques que dans l’enceinte d’un cirque, terminent le spectacle. 

Ultime déception aucune artiste n’était présente pour dédicacer la brochure papier  lors de la pause. Par contre dans les couloirs du Cirque Phénix on peut avec bonheur profiter du travail photographique de Pierre Danès (28/04/2016) retraçant les dix dernières années du Festival Mondial du Cirque de Demain. 

Cerceau aérien, équilibres sur échelles, patins à roulettes, anneaux aériens complètent un spectacle harmonieux mais un peu court, moins de 2h, entracte de 20 mn compris, qui se regarde en famille.

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