La 52° création, signée Stephan Gruss
/image%2F0991454%2F20260316%2Fob_2c5411_folies-gruss-bis.png)
Le Cirque Alexis Gruss, devenu en 2019 Les Folies Gruss, propose désormais un concept mêlant spectacle équestre, musique, cabaret et restauration. Ce choix semble s’inspirer des grands music-halls parisiens, tels que les Folies Bergère, afin d’évoquer un grand spectacle festif signé par la famille Gruss. Le terme cirque, disparaît de l’appellation officielle, comme si cette célèbre dynastie circassienne souhaitait marquer une évolution de son image. Cette omission du terme cirque pourrait être une tactique pour neutraliser les oppositions des mouvements animalistes. En évitant une terminologie clivante, le spectacle se soustrait aux controverses et aux critiques des activistes les plus engagés.
Depuis le 19 octobre 2025 et jusqu’au 29 mars 2026, la troupe des Folies Gruss présente au public francilien sa 52ᵉ création, dans le droit fil du spectacle précédent conçu en 2024 pour célébrer les 50 ans du cirque fondé par Alexis Gruss, une sorte de témoignage de la transmission entre les générations
Dans ce spectacle plus court — 90 minutes sans entracte — apparaît cette année la sixième génération de la famille, avec des artistes ayant entre 9 et 19 ans. Parmi eux, Venecia Florees, la fille cadette de Maud Gruss, et Jeanne Gruss, un des filles de Firmin Gruss. Toutes deux témoignent déjà d’un goût affirmé pour les numéros aériens. La première fait preuve d’agilité et d’audace à la corde lisse, tandis que sa cousine présente un numéro déjà très abouti à la corde volante, exécuté à grande hauteur. On retrouve un peu plus tard cette jeune artiste dans un numéro de sulky aux côtés de sa tante Maud, de sa sœur Gloria Florees, et de son autre cousine Célestine Gruss, la fille aînée de Firmin. Et n'oublions un petit nouvau, vu déjà cet été à Béziers, Alexander Milachikhine, un descendant de la famille Orfei, qui propose un beau numéro de sangles aériennes avec grand écard,
/image%2F0991454%2F20260316%2Fob_f37ac4_gipsy.jpg)
Tout en intégrant ces nouveautés, le spectacle reste ancré dans l’univers emblématique d’Alexis Gruss : il s’amorce par un carrousel majestueux avec 50 étalons de dix races, puis célèbre Gipsy Gruss (voir blog 26/12/2022) avec la scène "Elle l’a fait", alliant musique et vidéo.
Au fil de la représentation, le public retrouve également Firmin Gruss, accompagné de son épouse Svetlana Gruss, dans trois entrées comiques. De son côté, Stephan Gruss prouve qu’à 55 ans il possède toujours les réflexes qui firent de lui un remarquable jongleur équestre. Quant à Maud Gruss, elle offre comme à chaque fois un moment fort lors de la présentation de la cavalerie familiale.
En revanche, la dimension de comédie musicale — mêlant chants, danses et dialogues — n’apporte rien de vraiment marquant au spectacle. Si les membres de la famille Gruss excellent incontestablement dans l’art de l’acrobatie équestre, leurs prestations comme chanteurs, danseurs ou comédiens apparaissent en comparaison plus modestes.
Le triumvirat formé par Stephan, Firmin et Maud, les enfants de Gipsy Gruss et d’Alexis Gruss, assure désormais la direction. Tous trois restent des artistes de premier plan tout en assumant avec efficacité et bonheur les responsabilités administratives de la compagnie.