Les origines du Festival International du Cirque de Massy
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Dernière grande manifestation circassienne du mois de janvier, le rendez-vous massicois se profile à l’horizon. Les trois coups seront frappés le jeudi 29 sous le chapiteau, fidèlement installé, comme chaque année, dans les jardins du parc Georges-Brassens.
C’est l’occasion de revenir sur la genèse du plus important festival de cirque d’Île-de-France, qui célèbrera jusqu’au 1er février sa 32ᵉ édition.
L’histoire débute en 1988 avec l’accueil du cirque d'Achille Zavatta à Massy. Cette venue marque le point de départ d’un véritable engouement pour les arts de la piste dans cette commune de l’Essonne. À l’initiative de Michel Bruneau (voir blog15/01/2024), passionné de cirque, la municipalité autorise l’installation du cirque de notre Auguste national pour cinq représentations. Le vendredi 25 mars, le célèbre pitre y célèbre d’ailleurs ses 73 ans.
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Michel Bruneau
Face au succès populaire rencontré, Claude Germon, alors maire de Massy et fervent amateur de cirque, confie à Michel Bruneau la mission d’organiser chaque année une grande manifestation circassienne. Le projet, d’abord modestement adossé au Festival Mondial du Cirque de Demain, se développe grâce aux échanges engagés avec Dominique Mauclair (voir blog20/05/2025), président fondateur de cette prestigieuse manifestation parisienne.
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Ainsi, les 1er, 2 et 3 février 1991, cinq représentations sont proposées sous le titre de Concours de Dresseurs du Festival Mondial du Cirque de Demain. Présenté par Robert Lepoix, ce programme prolonge le festival parisien tenu quelques jours plus tôt au Cirque d’Hiver. Par ce choix, Michel Bruneau affirme clairement sa volonté de lier Massy au cirque animalier et équestre, une orientation symbolisée par la piste ronde.
Le chapiteau de 2 500 places, loué à la société Cuellar et implanté au parc Georges-Brassens, s’avère cependant surdimensionné : le public ne dépasse pas les 500 spectateurs. Le programme n’en demeure pas moins ambitieux, réunissant chevaux, zèbres, animaux de ferme, chats, colombes, éléphants africains, lions et même les oies du jeune Émilien Santus, alors âgé de neuf ans.
Comme tout concours, la manifestation distingue ses lauréats : les Médailles de bronze sont attribuées à Bob Navarro, à Anne, Lionel et Éric pour la voltige équestre, ainsi qu’à Adrian et Ramona Van Goll pour leurs animaux de la ferme. Un prix spécial du jury récompense également les chats de Marina Uyterlinde.
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Une seconde édition, rebaptisée Concours des Dompteurs et Dresseurs du Cirque de Demain, se tient en 1992. Le public massicois applaudit alors lions, éléphants, singes trapézistes, otaries géantes et la grande cavalerie de Lucien Gruss. Les distinctions honorent notamment Nadia Gasser, Graham T. Chipperfield et Brigitte Gruss. Malgré ce succès artistique, une rupture avec Dominique Mauclair au sujet de la retransmission télévisuelle met fin à cette première formule.
Michel Bruneau propose alors la création du Festival International du Cirque de Massy, dont la première édition a lieu en janvier 1993 sous le chapiteau Arlette Gruss. L’événement s’entoure dès ses débuts de grands professionnels : Sergio (voir blog02/03/2011) en maître de piste, Carmino d’Angelo (voir blog08/01/2017) à la direction musicale et Robert Vasseur (voir blog08/12/2014) à la régie.
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Au fil des éditions, le festival rend hommage à plusieurs grandes figures du cirque, dont Zappy Max (voir blog16/10/2022) lors de la 13ᵉ édition. Depuis Christophe Ivanès, Frédéric Colnot, Arta Sosnowski-Danetto, Céline Moreno et Carrie Harvey, ont tour à tour animé la piste massicoise. Depuis la 29ᵉ édition, c'est Pierre-Marie Charpentier assure la fonction de maître de cérémonie.
Enfin, l’évolution récente de la législation, notamment la loi contre la maltraitance animale interdisant à partir de 2028 la détention et la présentation d’animaux sauvages dans les cirques, a profondément modifié la physionomie de cette manifestation souhaitant mettre en valeur les animaux au cirque. Anticipant ces changements, les numéros animaliers se sont progressivement raréfiés, jusqu’à disparaître totalement lors de l’édition 2025. Une absence regrettable qui interroge la pertinence même de l’appellation cirque pour une manifestation privée de l’un de ses fondements historiques, le cheval.
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Grâce à ce visuel, nous pouvons d’ores et déjà entrevoir ce que nous réserve l’édition 2026. Parmi les éléments annoncés, le lapin semble occuper une place centrale.